2013.05.05. Paris – Marche contre l’austérité, la finance et la 6ème République • 2013.05.05 – Marche pour la 6e République

Au coeur du 5 mai avec 180 000 !

2013-05-05-marche-6eme-republique-paris-photos-alparslan-coskun-marche_5_mai_068_a-coskun Nous ne reviendrons pas sur la double polémique lancée par notre Manu préféré, un certain Valls. Le large rassemblement de la gauche de ce dimanche 5 mai 2013 a réuni, selon lui, un petit groupe de sectaires. 30 000 illuminés, 30 000 minoritaires, 30 000 rêveurs et irresponsables. Seulement voilà. Nous étions 180 000. Nous étions diverses. Nous étions sérieux.

Sérieux étaient Marie et François, militants écologistes que nous avons croisés et qui revendiquaient l’impérieuse nécessité d’une 6e République pour mieux résister à une Europe libérale dont on nous impose les volontés, comme si elles devaient être nos dernières.

Nombreux étaient ces salariés, syndicalistes, venus ce 5 mai pour affirmer leur droit au travail, leur droit à des projets alternatifs de reprises de leurs entreprises tel Marc, ce travailleur de Fralib.

Les pieds sur Terre David, militant UTOPIA, pleinement conscient qu’aucune transition écologique ne se fera sous un régime monarchique où l’oligarchie financière prend le pas sur l’intérêt général.

Et que dire de Leïla, de Fabrice, de cette grand-mère venue de l’autre rive de la méditerranée, de cette autre femme dont nous avons oublié le nom. Simples citoyens comme on dit. Mais des citoyens sérieux, responsables, engagés, nombreux, très nombreux. Ils sont ces citoyens simples mais avertis. Ces citoyens qui ont fait une marée ce dimanche 5 mai.

Ecoutez les nous parler de la 6e République et vous comprendrez que les gens responsables et sérieux défilaient en masse entre Bastille et Nation ce 5 mai 2013. Et vous comprendrez que les illuminés à la bougie libérale, les oligarques sectaires, les irresponsables adorateurs du tout marché préféraient, eux, annoncer ce même dimanche 5 mai 2013 la privatisation des “bijoux de famille” au nom d’une dette que jamais aucun état ne remboursera.

Regardez la cette marée citoyenne. Plongez en son coeur et vous la rejoindrez…Regardez la vidéo sur le site de « A Gauche pour de vrai » vous ne le regretterez pas !

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L’amnistie vite ! • Non au test ADN sur les 5 de Roanne !

Le Parti de Gauche proteste contre l’obligation faite à cinq syndicalistes de Roanne de se soumettre à un test ADN le 22 mai prochain. Une fois de plus on veut renvoyer des militants syndicaux au rang de criminels de la pire espèce. C’est scandaleux. Rappelons que l’on reproche seulement aux « cinq de Roanne » d’avoir tagué le mur d’enceinte de la sous-préfecture de la Loire lors des mobilisations de 2010 contre la réforme des retraites ! Un geste pacifique si anodin que le Tribunal de Lyon avait finalement décidé de les déclarer « coupables » mais sans exécution de peine. Et pourtant on prétend leur imposer ces tests humiliants ce qu’ils refusent évidemment. Le Parti de gauche leur apporte toute sa solidarité. Ce cas révèle un peu plus la nécessité du vote de la loi d’Amnistie sociale le 16 mai prochain. Les « cinq » de Roanne seront d’ailleurs devant l’assemblée nationale pour le rassemblement visant à exiger des députés qu’ils votent cette loi déposée par le Front de Gauche. Le Parti de Gauche, comme tout le Front de Gauche, appelle également à ce rassemblement.

Hollande, un an après • Paroles de militants

Ils sont militants du Front de Gauche. Après un de de présidence Hollande, ils disent ce qu’ils retiennent de sa politique et de ses premières réformes.

Pourquoi marchent-ils ? • La marche pour la 6ème République

Ils étaient 180 000, dimanche 5 mai, à répondre à l’appel pour une 6ème République. La radio de Gauche leur a tendu son micro, avec une question : Pourquoi marchez vous aujourd’hui ?

Notre Dame des Landes • Chaîne humaine le 11 mai

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6ème République • Ce n’est pas le chiffre qui compte, mais le mouvement

2013-05-05-marche-6eme-republique-paris-photos-alparslan-coskun-marche_5_mai_063_a-coskun Aujourd’hui je marcherai de la Bastille à la Nation. Je le ferai pour recouvrer une existence civique dont on m’a dépouillée depuis un certain temps. Je ne supporte plus d’être une citoyenne « pour de faux ».

Comme on joue à maman-papa, ou au docteur, cette 5ème République nous pousse tous, perfidement, à faire semblant d’être des citoyens.

« Quand je me regarde je m’inquiète mais quand je me compare je me rassure ». C’est le raisonnement qui prévaut, habituellement, à l’heure de caractériser le régime politique dans lequel nous vivons. On nous dit que nous sommes en démocratie. On dit même que l’Europe est le lieu sur la planète où la démocratie est la plus avancée. Concrètement, je ne le vis pas comme cela, mais on a souvent un moment de recul au moment d’affirmer qu’en France, nous ne sommes plus en République. C’est vrai quoi, on est quand même mieux que dans les pays du Golfe, et puis on n’est pas dans une dictature comme sous Pinochet !

Bien sûr que nous ne sommes pas en dictature comme sous Pinochet. Je suis bien placée pour le savoir. Mes parents ont été arrêtés après le coup d’Etat au Chili, et puis ce fut l’exil, vers le Canada d’abord et vers la France ensuite. Oui, je le reconnais : lorsqu’en France je vais voter, je ne risque pas d’être arrêtée ou tuée sur le chemin. C’est appréciable. Mais on ne peut pas se contenter de cela.Lors de la Grande Révolution française, la souveraineté est passée d’entre les mains du seul monarque aux mains du peuple tout entier. La République, c’est donc l’exercice de cette souveraineté. Si, comme aujourd’hui, la souveraineté n’est exercée – au nom de tous – que par une poignée d’oligarques insubmersibles, alors nous ne sommes pas en République.
Ce pouvoir de la petite poignée est maintenue brutalement, mais ce n’est pas la brutalité des armes, c’est la brutalité des institutions de la 5ème République.

Chez nous, le Président est tout puissant. Pourquoi ? Parce qu’il est irresponsable. Politiquement, s’entend. Cela veut dire que dès lors qu’il est élu, il ne répond plus de rien, politiquement. Il n’est responsable devant personne. Ni le Parlement, et encore moins devant le peuple.

En France, lorsque le peuple s’exprime par les urnes contre les politiques du Président, le Président n’est pas obligé d’en tenir compte. Lorsque nous votons majoritairement contre une politique, il ne reste plus, dans le régime oligarchique français, qu’à croiser les doigts pour que le Président veuille bien octroyer une réponse au bon peuple. Le Président a le choix : la démission ou la dissolution de l’Assemblée Nationale, seraient des réponses logiques. Mais le plus souvent, on a le droit à un « remaniement ». Là aussi, le Président a le choix : nomination d’un nouveau Premier Ministre, ou alors changement de quelques Ministres. Nicolas Sarkozy a inventé la réponse la plus fadasse et ridicule : c’est l’annonce d’un remaniement qui en fait ne vient jamais. Rappelez-vous, après sa défaite aux élections régionales de 2010, le Président Sarkozy a tenu la France entière en haleine pendant tout un week-end en laissant penser que Jean-Louis Borloo prendrait la place de François Fillon !

Les institutions de la 5ème République éduquent le peuple à ne pas participer. Il le pousse, discrètement mais fermement, à ne pas s’impliquer, à rester chez lui. En effet, quand on a voté une ou deux fois « pour rien », on comprend vite la leçon et la fois d’après on reste chez soi. Il ne reste donc, dans la vie civique, qu’une petite part chaque jour décroissante de citoyens, alors que la grande masse est rejetée vers l’inexistence civique. C’est exactement ce qui se passe aux Etats-Unis, où la grande majorité du peuple populaire ne vote pas, mais où l’on prétend quand même être dans la « plus grande démocratie du monde ». Une démocratie sans vote, voilà la nouveauté.

En France, les principales victimes de l’abstention sont les ouvriers. Ils ne votent pas (à 70%), et……..Lire la suite sur le site du Huffington Post

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5 mai 1789

En janvier 1789, face à la crise des finances du Royaume et pour décider la levée de nouveaux impôts, Louis XVI convoque la réunion des Etats-Généraux. « Nous avons besoin du concours de nos fidèles sujets pour nous aider à surmonter toutes les difficultés où nous nous trouvons relativement à l’état de nos finances… ». Assemblées exceptionnelles instituées par Philippe Le Bel, les Etat-Généraux ne se sont pas réunis depuis 1614, où ils étaient alors constitués de 3 ordres : le clergé, la noblesse et le tiers état, représentés en nombre égal et votant séparément. Cette fois ci le doublement des représentants du Tiers est accordé, mais rien n’est dit sur le mode de scrutin dans la future assemblée.

Les modalités d’élection des représentants permettent au bas-clergé d’être bien représenté mais excluent de la représentation une part importante du tiers état. En effet, pour être électeur il faut être inscrit au rôle des impositions. De plus les élections du Tiers se font au suffrage indirect. Pourtant, dès ce moment le peuple participe au formidable mouvement de politisation qui voit le jour dans le pays à travers la rédaction des cahiers de doléances et la participation aux réunions électorales. Les revendications contre l’absolutisme et les privilèges sont nombreuses et l’espoir du changement est présent.

Le 5 mai, les Etat-Généraux s’ouvrent avec un discours de Louis XVI, puis un long rapport de Necker sur la crise des finances dont il atténue l’importance et les effets. Mais pas un mot n’est dit ni sur les modalités de vote (par ordre ou par tête) ni sur les réformes politiques attendues. Le soir même, les membres du Tiers déçus se concertent, province par province, et de ces réunions particulières sort une résolution identique : celle d’inviter les membres des deux autres ordres à se joindre à eux pour procéder en commun à la vérification des pouvoirs. En attendant, le Tiers refuse de se constituer en chambre particulière considérant comme inexistante la vieille division en ordre. Le 27 juin les trois ordres sont enfin réunis en une Assemblée Nationale qui se donne comme but de rédiger une constitution pour la France. Le peuple a su utiliser les institutions de l’Ancien Régime pour le renverser. C’est la Révolution.

Les inégalités se creusent

Logo_insee L’INSEE vient de publier son dernier rapport sur les « Revenus et patrimoines des ménages ». Dans cette édition 2013, l’Institut propose une vue d’ensemble sur l’évolution des inégalités de niveau de vie depuis la crise de 2008. Tout y est passé au crible : les revenus, le niveau de vie, la pauvreté, le patrimoine et l’endettement. On y apprend qu’en 2010 le niveau de vie médian des ménages français a baissé de 0,5% par rapport à 2009. Il atteignait 19.270€ annuels, soit 1.610€ par mois (la première moitié de la population ayant moins, la seconde plus).

Mais ce sont les plus pauvres qui voient leurs revenus le plus baisser, la diminution varie entre 1,3% et 1,6% pour les 30% les plus pauvres, quant elle est limitée à 0,3% pour les 10% les plus riches. Et à y regarder de plus près encore – en cette période de crise où on nous explique tous les jours qu’il faut faire des sacrifices – le niveau de vie des 5% les plus riches est reparti à hausse en 2010 (+1,3%) et les revenus des 1% « très, très riches » ont augmenté plus fortement encore. Conséquence, la quasi-totalité des indicateurs d’inégalité ont progressé en 2010, et le taux de pauvreté monétaire a atteint 14,1% de la population (en hausse de 0,6 point par rapport à 2009). Cela signifie qu’environ 440 000 personnes supplémentaires sont tombées sous le seuil de pauvreté. Preuve que la question numéro un de notre société, c’est le partage des richesses !

Ce rapport nous apprend également que la moitié des Français détiennent 93% des richesses et que 80 % des actions et obligations sont possédées par les 10% des ménages les plus riches. Sachant que « les actions ont un rendement plus élevé » d’autant plus que la fiscalité sur les placements financiers est celle qui échappe le plus à l’impôt : rappelons-nous le fumeux épisode des reculades de Bercy face à ces patrons qui ont obtenu le maintien de la niche Copé, sans parler des méthodes d’évasion fiscale… les hyper-riches continuent de se gaver puisque le système est organisé pour leur permettre d’accumuler toujours plus. Revenus_patrimoines_menage_insee Hasard de calendrier, le même jour que la publication du rapport de l’INSEE, Philippe Varin, patron de PSA (celui qui a annoncé 11.000 suppressions d’emplois et la fermeture du site de Aulnay, le gel des salaires et obtenu 7 milliards de garantie de l’Etat) demandait à l’assemblée générale des actionnaires que l’entreprise dépense 300 millions d’euros pour racheter ses propres actions… En toute impunité, le patron-voyou Philippe Varin relance le pillage financier. Et si, comme le disait un ministre britannique, « la différence entre l’optimisation et l’évasion fiscale, c’est l’épaisseur d’un mur de prison » ? Face à l’indécence, il faut un grand coup de balai !

Ni à l’Assemblée ni dans l’entreprise • Le MEDEF ne doit plus faire la loi

La bataille contre la désastreuse loi « Made in Medef », n’est pas terminée. Le vote définitif aura lieu le 14 mai. Le peuple a son mot à dire le 5 mai !

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Le gouvernement a tout fait pour accélérer le vote de cette loi qui représente une attaque sans précédent contre le code du travail, et empêcher qu’un réel débat s’instaure sur ce sujet.

Malgré l’implication des élus du Front de Gauche qui se sont vaillamment battus contre les désastres sociaux qu’il contient, le débat à l’Assemblée Nationale a très peu fait évoluer le texte de transcription de l’accord sur l’emploi. Il a été finalement voté sans le soutien des Verts, du Front de Gauche et de 41 députés socialistes. Craignant de longs débats autour des amendements déposés par le Front de Gauche au Sénat, le gouvernement a décidé d’accélérer la manœuvre au moyen du vote bloqué. La dernière fois que le 44-3 avait été utilisé auparavant, c’était par Nicolas Sarkozy lors du débat sur les retraites. Et comme si cela ne suffisait pas Le gouvernement a tenté de faire en sorte que le vote définitif ait lieu dans la foulée, avant le 1er et 5 mai. En vain ! Les sénateurs Front de gauche et EELV ont pu imposer, lors de la conférence des présidents de la haute assemblée, la date du 14 mai.

Une régression des droits sans précédent

Après le 1er, le 5 mai sera donc l’occasion de démontrer l’ampleur de l’opposition du peuple français aux innombrables atteintes au code du travail que contient cette loi. Si elle passe, le quotidien de l’ensemble des salariés sera en effet bouleversé. L’employeur pourra leur imposer des baisses de salaires et des augmentations du temps de travail sans leur accord. S’ils refusent, ils seront licenciés sans les droits collectifs afférents au licenciement économique. L’employeur pourra également les obliger à aller travailler loin de chez eux, et ils ne pourront là encore pas refuser, sous peine de licenciement sans les droits prévus dans le code du travail. Par ailleurs, les règles inscrites dans le code du travail sur le licenciement collectif pour motif économique pourront être bafouées par un accord majoritaire d’entreprise ou par l’homologation de l’inspection du travail dans un délai de 21 jours. Et les délais de contestation de tout licenciement individuel en prud’homme seront rabaissés à 2 ans, alors qu’ils s’élevaient à 30 ans jusqu’en 2008. Bref, les licenciements vont être facilités, accélérés, et sécurisés pour le patronat.

Pour une 6ème République des droits sociaux

Défiler le 5 mai ne démontrera pas uniquement une volonté d’opposition à la loi Medef mais également l’immense aspiration populaire au changement. La 6ème République ne sera en effet pas seulement un bouleversement institutionnel pour en finir avec la présidentialisation du régime et la confusion entre les intérêts de la Nation et les intérêts financiers qui gangrènent la 5ème République. Elle sera également la République des droits sociaux dans l’entreprise. Là où le gouvernement actuel limite les droits des élus des salariés dans l’entreprise, la 6ème République les renforcera. Il y a trente ans, le ministre du travail Jean Auroux faisait voter une série de lois en faveur des salariés : obligation des employeurs de financer les comités d’entreprise, création des négociations annuelles obligatoires sur les salaires, création des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT)… Nombreuses sont les avancées sociales de cette époque. Depuis, les droits des salariés n’ont cessé de reculer et le travail a été déréglementé, ce qui a accentué la montée déjà dramatique du chômage.

La 6ème République sera celle qui, à l’inverse du gouvernement actuel, poursuivra la dynamique initiée par les lois Auroux. Le comité d’entreprise sera doté d’un droit de veto suspensif lui permettant de s’opposer à toutes les décisions stratégiques des employeurs et de proposer des alternatives, qui seront finançables par un pôle public bancaire puissant issu des institutions bancaires existantes et de la nationalisation de la BNP et de la Société Générale. La 6ème République rétablira la hiérarchie des normes : le code du travail sera à nouveau au-dessus des accords individuels, d’entreprises et de branches. Ces derniers ne pourront lui déroger que s’ils lui sont plus favorables. Les licenciements boursiers seront abolis : une entreprise ne pourra plus effectuer des licenciements économiques si elle est dans une bonne situation financière. La loi d’interdiction des licenciements boursiers proposée par le Front de Gauche et refusé par le gouvernement aurait pu empêcher, par exemple, les licenciements chez Sanofi qui dégage des milliards d’euros de résultat et dont le bénéfice a encore doublé en ce premier trimestre 2013. Pour sécuriser l’ensemble des salariés, nous pourrons également créer une nouvelle caisse de cotisation patronale, avec un barème progressif selon la taille de l’entreprise, qui permettrait notamment de financer la sécurité sociale professionnelle, c’est à dire la continuité des droits des salariés, attachés à leur qualification, dans les périodes de non emploi.

Etablir la citoyenneté dans l’entreprise

La 6ème République étendra la citoyenneté au monde de l’entreprise. Elle mettra fin au privilège fondateur du capitalisme par lequel la totalité du capital accumulé par l’entreprise appartient unilatéralement aux actionnaires. Elle rompra avec ce vol légal en conférant la propriété d’une part croissante du capital aux salariés en tant que collectif de travail, au prorata de la contribution du travail aux richesses produites. Elle étendra au maximum le fonctionnement des Scop (Société coopérative de production) pour que les dirigeants des entreprises soient élus par les salariés selon le principe un homme, une voix et que l’ensemble des décisions stratégiques soient débattues par le collectif de travail. Cette réappropriation de l’entreprise et du pouvoir économique par les travailleurs est indispensable pour sortir du salariat, obstacle historique à l’émancipation des travailleurs comme le furent l’esclavage et le servage autrefois. Etablir la 6ème République, c’est sortir enfin du féodalisme économique et corriger ce qui n’avait pas été achevé quand, comme l’a dit Jean Jaurès, « la grande Révolution a rendu les Français rois dans la cité et les a laissés serfs dans l’entreprise ».

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