Les barbares campent sur Twitter
Insultes sexistes et racistes, menaces physiques, appel au viol… Des cyber-activistes d’extrême droite se déchaînent sur la toile contre une jeune militante du Parti de gauche, coupable d’avoir raconté sur Twitter sa participation à la manifestation organisée à Marseille contre l’université du Front national, samedi.
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Politis blog • Les barbares campent sur twitter
Insultes sexistes et racistes, menaces physiques, appel au viol… Des cyber-activistes d’extrême droite se déchaînent sur la toile contre une jeune militante du Parti de gauche, coupable d’avoir raconté sur Twitter sa participation à la manifestation organisée à Marseille contre l’université du Front national, samedi.

La violence et la haine envahissent dangereusement les réseaux sociaux. C’est devenu banal de le dire.
Pourtant, je n’ai pas l’impression qu’on prenne pleinement la mesure du fumet sorti des égouts qu’exhale de plus en plus la toile à mesure qu’enflent les intentions de vote en faveur du Front national de Marine Le Pen.
Si l’on n’y remédie pas, notamment en appliquant aux infractions et aux délits les plus flagrants les lois qui encadrent la liberté de la presse, il est plus que probable que des esprits simples (le web en attire beaucoup), chauffés par des excités, passent à l’acte.
Présent sur le plateau de LCI au moment de l’annonce de la mort de Clément Méric, j’avais dit à chaud ne pas être surpris par l’agression violente de ce jeune militant, ayant constaté depuis plusieurs mois, sur le net, une montée de la violence verbale des militants et sympathisants d’extrême droite à l’encontre de tous leurs contradicteurs.
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Les menaces de mort et de viol contre Julie del Papa doivent être sanctionnées !
Depuis samedi, notre camarade Julie del Papa – militante du PG à Avignon – en raison de sa participation à la manifestation anti-FN de Marseille, a été victime d’un ignoble déversement de haine sur twitter. Des militants d’extrême droite, défendant le Front national, lui ont envoyé plus d’une centaine de messages mêlant menaces de morts et de viols avec des insultes racistes et sexistes. Pour ceux qui en douteraient, ils montrent là leurs vrais visages.
Notre camarade s’est immédiatement rendue au commissariat pour porter plainte, mais les services de police ont cherché à l’en dissuader, considérant qu’il s’agissait là d’une conséquence presque normale de son engagement politique au PG et n’ont fait finalement qu’accepter qu’elle dépose une main courante.
Nous demandons solennellement au Ministre de l’intérieur de se saisir de cette affaire afin que les différents responsables de ces menaces soient identifiés et sanctionnés. Le cas de Julie del Papa est révélateur de l’utilisation croissante de réseaux sociaux, pour faire prospérer les discours racistes et violents.
Il n’est pas tolérable que des fonctionnaires de police banalisent la situation et refusent de recevoir un dépôt de plainte, lorsqu’une jeune femme se fait menacer de mort et de viol et se sent en danger. L’impunité dont bénéficient ces militants d’extrême droite fait augmenter encore plus leur violence verbale, qui ouvre généralement la voie à la violence physique.
ATD Quart Monde démonte les (nombreux) clichés sur les pauvres
L’association ATD Quart Monde vient de publier le livre « En finir avec les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté » (1). Dans cet ouvrage de 188 pages, elle revient sur 88 clichés qui touchent les sans-abris, les familles, les immigrés… Un sujet brûlant d’actualité dans un pays qui compte 8,6 millions de pauvres. La Tribune en a sélectionné cinq d’entre-eux.
le travail dominical ne fait pas l’unanimité
En faisant une recherche bien ciblée sur le repos dominical, je découvre des sites très commerciaux qui sous prétexte de journalisme font de la propagande néolibérale.
Sortir de l’Europe austéritaire !
« Il faudra qu’il y ait un autre plan [d’aide] en Grèce ». Ces propos ont été tenus le 20 août dernier par Wolfgang Schäuble, ministre des Finances du gouvernement allemand d’Angela Merkel. Ils sonnent comme un aveu. En avouant que l’Etat grec aura besoin d’une nouvelle « aide » de l’Union européenne et du Fonds monétaire international pour ne pas faire faillite, le ministre allemand reconnait l’échec des politiques d’austérité imposées en Europe depuis 2010 dont la Grèce a été le cobaye. Le 5 septembre, le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a lui aussi jugé « réaliste de penser qu’une aide supplémentaire sera nécessaire ». Selon le FMI, la Grèce aura besoin de 11 milliards d’euros supplémentaires dès l’an prochain.
Un désastre total
Nous avons annoncé ce désastre le premier jour. Alors que l’austérité devait remettre les comptes publics grecs à l’équilibre, elle a aggravé la crise. Elle a plongé le pays dans la dépression avec une sixième année consécutive de récession attendue en 2013. Le pays produit aujourd’hui 25% de richesse de moins en une année qu’il n’en produisait en 2007. Tous les sacrifices et reculs sociaux imposés au peuple grec l’ont été pour rien. Après avoir promis le retour de la croissance pour 2012, puis 2013, le FMI annoncé désormais la fin de la récession pour 2014. Mais le PIB devrait encore reculer de plus de 4% cette année !
Les coupes drastiques dans les budgets publics et les baisses des salaires (revenus à leur niveau de 1997 soit 25% de moins) et prestations sociales ont contracté l’activité. En conséquence le chômage a explosé. La catastrophe dépasse l’imaginable. 28% de la population grecque vit sous le seuil de pauvreté. Le chômage a doublé depuis les premiers plans d’austérité. Il frôle désormais les 30% de la population active et atteint même 60% des jeunes. Et, comme partout où l’austérité est appliquée, les déficits et la dette publics ont explosé au lieu de diminuer.
Pourtant, depuis 2010, le FMI et les Etats européens ont prêté près de 240 milliards d’euros à la Grèce. Malgré cela, la dette grecque pèse aujourd’hui 309 milliards d’euros. Soit à peine un milliard d’euros de moins qu’en mars 2010 ! Pire, la dette publique grecque qui représentait 127% de la richesse produite par le pays en une année en 2010 représente désormais 160% du PIB alors même qu’une partie de la dette a été annulée en mars 2012. Elle devrait même atteindre 190% du PIB fin 2014 ! Les aveux de Wolfgang Schäuble ne sont donc qu’un tardif et timide éclair de lucidité. L’aveuglement des eurocrates devant cette catastrophe est effrayant. Le 18 juillet 2013, en visite à Athènes, le même Wolfgang Schäuble se disait ainsi « très impressionné par ce que la Grèce a déjà réalisé en matière de rééquilibrage budgétaire et de modernisation de l’économie » !
Le hold-up des banques
Où sont passés les 240 milliards d’euros d’« aide » européenne ? Pourquoi le peuple grec vit-il plus mal aujourd’hui qu’hier ? La réalité est la suivante. Les grands gagnants de ces plans « d’aide » sont les financiers. Et eux seuls, ou presque. C’est ce qu’a démontré une étude réalisée par la branche autrichienne de l’association ATTAC[1]. Cette étude porte sur les plans d’aide à la Grèce. Le bilan est saisissant : « depuis mars 2010, l’UE et le FMI ont attribué 23 tranches de financement au prétendu « sauvetage de la Grèce », pour un total de 206,9 milliards d’Euros. Ils n’ont cependant fourni presque aucune précision sur l’utilisation exacte de ces énormes sommes, provenant de fonds publics. C’est pourquoi Attac Autriche a entrepris une étude sur cette question : au moins 77% de l’argent du plan de sauvetage ont bénéficié directement ou indirectement au secteur de la finance ». Les trois quarts de l’argent versé officiellement en « solidarité » avec les Grecs sont en fait revenus dans la poche des financiers.
ATTAC fournit les détails de ses résultats. Premièrement, « 101,331 milliards d’Euros (48,98%) sont allés aux créanciers de l’État grec », essentiellement des banques. Deuxièmement, « 58,2 milliards d’Euros (28,13%) ont servi à recapitaliser les banques grecques – au lieu de restructurer ce secteur trop grand et moribond de manière durable et de laisser les propriétaires des banques payer pour leurs pertes ». Les 23% restants « ont alimenté le budget de l’État ou n’ont pu être clairement affectés, et une petite partie (0,43%) a constitué la contribution de la Grèce au financement du nouveau fonds de sauvetage, le MES « .
Les conclusions d’ATTAC sont implacables : « Le but des élites politiques n’est pas de secourir la population grecque mais de sauver le secteur financier. Ils ont utilisé des centaines de milliards d’argent public pour sauver les banques et autres acteurs financiers – en particulier leurs propriétaires – de la crise qu’ils ont provoquée ».
Renverser la table
Cette situation insupportable est la conséquence des politiques menées pour plaire à la finance et au capital par les gouvernements européens, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy en tête. Loin de ses promesses, François Hollande n’y a rien changé. La droite et les sociaux-libéraux sont d’accord pour appliquer la même politique d’austérité. La situation s’est donc encore aggravée avec une année d’austérité supplémentaire.
Cette politique découle directement des traités européens rédigés, approuvés appliqués par la droite et les sociaux-libéraux européens. Le traité de Lisbonne est une des causes de la crise. Il interdit en particulier à la Banque centrale européenne de prêter aux Etats obligeant ceux-ci à se tourner vers les banques et les marchés financiers – et leurs taux d’intérêts usuraires – pour financer leurs déficits ou leurs investissements publics. L’euro actuel condamne donc l’Europe à l’austérité à perpétuité. Il sacrifie les peuples sur l’autel de la finance. Ainsi vont les règles des traités européens, exigées par le gouvernement allemand en 1992 et toujours défendues de manière intransigeante par le gouvernement allemand actuel, quel qu’en soit le prix économique, social, humain.
François Hollande avait promis pendant la campagne électorale de « réorienter » le rôle de la BCE pour qu’elle serve « la croissance ». Il n’a rien fait. Il n’a même pas demandé que ce sujet soit débattu avec les autres gouvernements européens. Sa proposition était pourtant bien timide. L’euro actuel est condamné car les peuples n’accepteront plus longtemps les politiques d’austérité et la négation de la souveraineté populaire qu’il exige. La BCE doit pouvoir prêter directement aux Etats à des taux faibles ou nuls. Et elle doit être soumise à la souveraineté populaire et contrôlée démocratiquement.
Pour cela, il faut sortir du traité de Lisbonne. Cela ne peut pas se faire en voulant être « le bon élève » de l’Europe libérale et austéritaire comme se présente François Hollande. Cela n’est possible qu’en renversant la table en Europe. L’affrontement avec le capital et la finance est indispensable : les dettes publiques doivent être renégociées et en partie annulées. Et la confrontation avec le gouvernement allemand est inéluctable sauf à renoncer à toute volonté de changement et de progrès.
Matthias Tavel
[1]Voir le résumé sur le site d’ATTAC France : http://www.france.attac.org/articles/plans-de-sauvetage-de-la-grece-77-des-fonds-sont-alles-la-finance
Sortir la finance de la vie communale
Le capitalisme financier, non content d’asservir les États, s’est attaqué aux communes. Les multinationales, les spéculateurs sont autant de vautours qui rôdent autour des mairies, de nos bassins de vie et siphonnent les finances communales et détournent les services publics à leur profit. Tout y passe ! Délégations de service public, partenariats public-privés, sociétés publiques locales assurent des mannes financières énormes aux multinationales, qui surfacturent les prestations et gèrent dans la plus grande opacité. Et c’est nous qui les payons, à cause de châtelains municipaux acquis aux principes du capitalisme ! De l’autre côté, les promoteurs immobiliers prennent à la gorge des millions de ménages en faisant sans cesse gonfler les prix.
Il faut chasser ces charognards !
Réhabilitons d’abord la puissance publique en développant des services publics communaux dans de multiples domaines (crèches, petite enfance, écoles, restauration collective, bibliothèques, centres culturels et sportifs, déchets, pompes funèbres) et en créant des régies publiques (transports , eau , assainissement…)
Éco-socialistes de cœur, engageons la planification écologique pour assurer la transition énergétique et respecter la règle verte. Agissons pour une énergie propre et accessible à tous grâce à des économies d’énergies et des régies publiques (géothermie et biomasse). Garantissons l’accès à l’eau par la gratuité à son accès. Aménageons le territoire dans un souci de préservation de notre écosystème et d’un équilibre entre ville et campagne.
Étendons la gratuité ! Quand le capitalisme privatise ce qui était commun, la gratuité socialise ce qui était privé. Étendre la gratuité, c’est combattre le capitalisme dans ses principes mêmes.
Refuser l’austérité, c’est aussi lutter contre l’acte III de la décentralisation en réaffirmant la centralité de la commune comme échelon démocratique. Le capitalisme, incrusté dans nos vies, maîtrise le temps et l’espace. Il faut se les réapproprier, en ralentissant la ville, maîtrisant le foncier, aménageant des espaces de vivre-ensemble.
Le capitalisme honnit la démocratie, parce qu’il a besoin de contrer les intérêts du peuple. Développer la démocratie participative, les contre-pouvoirs, lutter contre le cumul des mandats, soutenir le droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales, favoriser les médias alternatifs sont autant de solutions pour redonner la place au peuple.
Gabriel Amard
2013 • 2013.09.14 Fête de l’Humanité
Faites l’alternative !
« There is no alternative » disait Thatcher. Comment le traduire en français ? « Il n’y a pas d’alternative » ? Pas si simple. Car cette formule née en Grande-Bretagne, qui ne connut ni révolution ni république, sonne curieusement en France, qui connut cinq républiques en deux siècles ainsi que deux empires, plusieurs monarchies et le régime de Vichy. Chez nous, l’idéologie dominante dit donc la même chose avec d’autres mots. Elle susurre : il n’y a qu’une seule alternative, les partis officiels ou Le Pen. Tel était le message même pas subliminal répété tout ce week-end après que le navire amiral de la propagande médiatique, le journal Le Monde, ait choisi de saluer le lancement de la fête de l’Humanité en placardant à sa Une « le FN part à la conquête du pouvoir ».
Nous avons souvent décortiqué l’appui qu’apportent les médias dominants au FN. La nouveauté est qu’il est devenu à ce point insistant que cela commence à se voir un peu trop. Pour la première fois, un journal, le média en ligne Médiapart, consacre un papier à la manière dont Le Pen instrumentaliste des journalistes prompts à répéter ses bobards et assurer sa réclame. Le Parisien a même fini, quelle audace ! par signaler que la Le Pen recueille 65% d’opinions négatives dans les sondages. Il ne s’agit certes là que de rares dissonances dans le concert louangeur qui se joue sous ses fenêtres. Les sondages nationaux annoncent ainsi un score inédit du FN aux municipales, en faisant mine de croire qu’il aura partout des listes ! Et les journalistes comparent ce score théorique avec le résultat officiel obtenu en 2008, qui est amputé des nombreuses communes où le FN n’était pas représenté. Quant à celui publié sur Marseille, il ne marque aucune progression pour ce parti. Mais il est interprété comme la « preuve » de la dynamique frontiste dans une ville récemment endeuillée par plusieurs règlements de compte.
La vérité est que le FN n’est pas aux portes du pouvoir. Bien sûr ce parti se nourrit de la démoralisation et de la colère que produit la politique de Hollande. Mais il dépend intégralement de ses pourvoyeurs de voix solfériniens et de ses griots médiatiques. Jamais depuis 2012, malgré les reculades de Hollande, le FN n’a pas été capable de transformer son résultat électoral en une force sociale active et rassemblée. Vous souvenez-vous qu’au moment où Hollande reniait sa parole en ratifiant le traité Merkozy sans en changer une virgule, Le Pen annonça une gigantesque campagne… de cartes postales. Une fois moissonnés les articles de presse qui suivirent, elle n’en parla plus jamais. Le Front de Gauche, à l’inverse, réussissait la manifestation du 30 septembre. Quant à l’affaire Cahuzac, la seule réplique de masse furent les balais du 5 mai pour la Sixième République.
Le Pen n’est donc pas aux portes du pouvoir. Elle n’y parviendra pas car l’effondrement du hollandisme ne produit pas uniquement débandade et démoralisation. Il libère aussi des énergies anesthésiées par le prétendu « vote utile ». Il émancipe des électeurs qui voulaient en finir avec le sarkozysme et partagent les objectifs du Front de Gauche. Le FN sera bloqué parce que le Front de Gauche est là, force autonome et conquérante. Capable de dénoncer le coup d’état financier mais aussi de s’y opposer concrètement en rassemblant le peuple français et en construisant avec les pays de la Méditerranée une issue à l’Europe dominée par Merkel, ce que le FN ne pourra jamais faire. Le Pen échouera donc à conquérir le pouvoir parce qu’il y a bien une alternative.
Crédit photo photosdegauche.fr (alexis_cesar)
Laïcité à l’école: les 15 points revisités par le PG
Aujourd’hui, le Ministre de l’Education Nationale Vicent Peillon est à Marseille. Il vient cibler l’éducation prioritaire dans une ville où les inégalités se creusent chaque jour un peu plus, où les politiques d’austérité accroissent ici comme partout en France la misère des familles et fragilisent les enfants. Assez d’hypocrisie ! Le ministre ne peut pas venir impunément s’agiter pour se préoccuper des problèmes du peuple dont son gouvernement est coupable.
Les gesticulations ça suffit ! Nos concitoyens ont besoin de rupture avec les politiques menées afin de retrouver le souffle de vivre décemment et de pouvoir prendre en main leur avenir.
Le parti de Gauche profitera de ce déplacement à Marseille pour remettre au Ministre les 15 points revisités de la charte de la laïcité et ses déclinaisons immédiates dans l’Education nationale pour démontrer qu’au delà des bavardages ministériels et présidentiels, l’action concrète est possible.
Pour en finir avec les effets d’annonce et les affichages, le Ministre doit se mettre concrètement au travail pour l’école, pour l’avenir. S’il ne sait pas faire, qu’il s’en aille, nous, nous pouvons le faire.







