Mouvement pour un rassemblement citoyen – 3ème assemblée

Dans le cadre des assemblées citoyennes qui se sont constituées dans toute la France, et qui rassemblent les citoyens qui se reconnaissent dans le texte d’appel lancé début Mai, le Parti de gauche du 82 a participé à la réunion dont vous trouverez le compte rendu :

Mouvement pour un rassemblement Citoyen

3ème assemblée: Mardi 30 Juin, Maison du Peuple, Montauban

Synthèse des débats

20 participants, dont c’était pour la moitié, la première participation. Il a donc été difficile d’inscrire le contenu de la rencontre dans une continuité par rapport aux 2 réunions précédentes, les nouveaux venus souhaitant expliciter leur ressenti, et leurs attentes, par rapport au mouvement.

Le déroulement a mis en évidence des aller et retours entre interrogations et ébauches de réponses et de propositions.

1- débat concernant la définition du mouvement et son origine:

a) Une structuration du mouvement, telle qu’elle est en train de se profiler est elle nécessaire? Souhaitable? Incontournable? Compatible avec la vocation citoyenne affichée? Néfaste?

b) Quel sens met on derrière«échange citoyen», et derrière les termes: citoyen, politique, républicain? En exerçant notre rôle de citoyen n’est on, pas, de fait, en train de faire de la politique ? Peut on refuser le rôle des partis dans ce mouvement et y discuter leur place?

Le mouvement n’en est qu’à son début. Son fonctionnement n’est pas figé. Il est dangereux d’être anti partis. Les militants sont d’abord des citoyens avec des convictions, comme tout un chacun. 

On ne peut bâtir un rassemblement sur l’exclusion; il nous faut au contraire mettre en commun les valeurs que nous défendons, et qui nous fédèrent. Maintenant c’est à nous, les citoyens de nous saisir des manettes, de nous emparer du mouvement, et de dire ce que nous voulons en faire. Il paraît impossible de ne pas structurer, sauf à créer un brouhaha stérile.

Le terme de citoyen est trop vague. Appartenir à la cité n’implique pas nécessairement d’en être acteur et de veiller à la préservation des valeurs de la république. Mais celui qui le fait, fait de la politique. Il faut revenir à l’origine du sens du mot politique, largement dévoyé par des pratiques douteuses et un fonctionnement perverti.

2- L’ objectif du mouvement:

a) Ce mouvement veut il se contenter d’élaborer un programme politique pour les Régionales ou a-t-il une vision à plus long terme en créant une dynamique vers l’écriture d’un projet de société?

b) En travaillant à un programme pour les Régionales ne cautionne-t-on pas la survivance d’un système qui nous a conduit à la catastrophe? Estil raisonnable d’imaginer être en capacité d’apporter de la citoyenneté dans le fonctionnement de cette méga région qui va encore plus éloigner le citoyen du politique?

Les régionales sont une étape vers la constituante . «C’est en avançant qu’on fait le chemin». 

Le travail sur le programme n’est pas contradictoire avec l’élaboration d’un projet de société, à plus long terme. C’est même indissociable.

Ce qui peut se passer, c’est l’accélération des événements. Nous sommes dans une période charnière, où le futur imaginé doit cohabiter avec l’ancien cadre. Nous ne pouvons balayer d’un revers de main les élections régionales, et nous contenter d’un droit d’inventaire. Il est important de dire ce que nous voulons faire de notre territoire. Nous avons besoin d’avoir le pouvoir pour être en capacité de nous attaquer à la question de l’inégalité sociale et territoriale, de l’amélioration du sort des individus, du soutien aux associations et aux collectivités, et pour remettre la dignité humaine et le bien commun au centre de la politique régionale.

3- Démocratie citoyenne et rôle de l’élu:

Comment remettre de la parole citoyenne dans l’institution? Quelle place proposons nous pour la  société civile au sein du Conseil régional?

Sommesnous d’accord pour une rupture totale avec les principes actuels de gouvernance ou est ce que nous considérons que la souveraineté des élus est inaliénable?

Quelles mesures peut on proposer pour contrôler l’action de l’élu et établir une souveraineté citoyenne?

Il s’agit de redonner à la société civile droit de regard et droit de parole.
Cela passe par le contrôle de l’action de l’élu et la participation citoyenne dans les débats.

Nous proposons:

4- Politique de santé Publique:

Il avait été demandé à la réunion précédente d’aborder ce thème, sujet très sensible dans notre département. Le fonctionnement actuel des comités de surveillance fait l’objet de très vives critiques. Il faudrait travailler à leur redonner un cadre qui leur permette de ne plus être de simples chambre d’enregistrement, mais qui les dote d’un vrai pouvoir critique et décisionnel.

Quelques rappels d’infos:

Compte rendu rédigé par Catherine Laparre
pour le Mouvement pour un rassemblement Citoyen 82