Congrès 2013 • Une vision ample
Le discours de Jean-Luc Mélenchon lors du meeting de Bordeaux, le 24 mars, a abordé les questions de l’écosocialisme, de la mer, de l’Euro-méditerranée. Des sujets dont la presse n’a pas parlé… En voici de courts extraits.
Ecosocialisme
Nous nous sommes positionnés, installés comme ce que nous sommes, par-delà toutes les différences, de sexe, de genre, de couleur de peau et de religion, comme êtres humains. (…) Nous avons conclu, en adoptant ce premier manifeste de l’écosocialisme. En dépit de toutes les tâches à accomplir, nous avons pris le temps de ce travail intellectuel parce qu’il trace une ligne d’horizon et donne du sens à chacun de nos combats particuliers. (…) L’écosocialisme tire le meilleur du passé de l’histoire progressiste et fait un bilan honnête de ce qui, dans cette histoire, ne doit pas être prolongé. (…) L’état du monde n’est pas un état de nature, c’est l’état qui résulte de l’application d’un modèle, le néolibéralisme, la finance libre, le marché partout, la compétition libre et non faussée qui ne sont que des inventions humaines. (…)
L’écosocialisme est non seulement un projet politique, mais un acte de conversion individuelle à une autre manière de vivre, à une autre culture du rapport aux autres. (…) Oui ! Nous savons que le développement illimité des forces productives n’est plus l’horizon du socialisme. Il ne suffit pas de dire qu’on va produire toujours plus, parce qu’on sait qu’en produisant toujours plus, on ne fait qu’augmenter la masse des frustrations. Il faut produire à bon escient, de bonne manière, sobrement, en mettant au centre de la vie, non pas le posséder, mais l’être ! (…)L’écosocialisme n’est pas une utopie sur laquelle le réel devrait se régler ; l’écosocialisme est la réponse concrète aux problèmes concrets que nous affrontons. L’écosocialisme est une stratégie économique. C’est par cette stratégie écosocialiste que se fera la relance de l’activité. Comment ? Il faut penser grand, il faut penser ample(…)
La Mer
Nous, les Français, du fait de l’histoire et la géographie, sommes le deuxième territoire maritime du monde. L’expansion de l’humanité en mer nous confronte à notre responsabilité. (…) Le capitalisme est déjà entré en mer ! Pour y faire des forages, pour y installer à nouveau des territoires privés où l’on ne respecte aucune norme, comme ils ne les respectent pas sur terre. Nous devons défendre l’ordre et les organisations de la biodiversité telle que nous la connaissons, parce que c’est la seule qui permet la vie humaine. (…) S’il n’y a qu’un seul écosystème compatible avec la vie humaine, alors il y a des biens communs qui ne peuvent pas être marchandisés, comme l’air, comme l’eau, mais aussi la part de la nature qui est en nous-mêmes, notre humanité, c’est-à-dire notre santé et notre droit à apprendre, parce que le droit à apprendre est une condition pour devenir un être humain. L’intuition fondamentale du communisme et du socialisme est vérifiée par l’écosocialisme. Et, s’il y a des biens communs, s’il y a un intérêt général humain, alors il faut découvrir cet intérêt général. Ce n’est pas à partir des vérités révélées que nous le ferons ; nous ne pouvons le faire qu’en confrontant des arguments. (…) L’éducation est la tâche numéro un des sociétés ; elle ne peut pas être transformée en marchandise. (…) C’est grâce à l’éducation que nous allons pouvoir régler les problèmes techniques que va nous poser notre entrée en mer et le développement de cette économie de la mer. (…)
Camarades, la mer, les océans nous donnent les clés de notre réflexion sur le futur d’une autre manière. Françaises, Français, pensez à qui vous êtes. Vous ne serez jamais des Lapons convaincants ; mais vous êtes des méditerranéens. La mer Méditerranée est une culture ; la mer Méditerranée est un espace en commun que partagent, unis par les liens du sang autant que par ceux de la culture, des peuples de religions différentes (…); la mer Méditerranée est un espace naturel sensible autour duquel, compte tenu de ce qu’elle est, se sont développés des modes civilisationnels dans lesquels est née la démocratie elle-même. Vous devez comprendre que vous êtes, Français, des euroméditerranéens (..). La mer Méditerranée est un enjeu entre les capitalistes productivistes et les peuples. (…) C’est eux qui ont commencé à vouloir faire des forages pour prélever l’énergie carbonée qui se trouve sous la mer. Et cet aspect du problème est une des composantes de la crise chypriote d’aujourd’hui. La mer Méditerranée va nous unir, elle forme un espace politique aujourd’hui le plus avancé dans la décomposition qui résulte de l’ordre néo-libéral. C’est la Grèce, qui est démolie, saccagée, pillée. (…) C’est en Italie, (…)en Espagne, (…) au Portugal (…). Et maintenant la France ! Il y a là un arc, une situation qui permet des mobilisations où se retrouvent les fondamentaux de la culture européenne.(…)
Chypre
Mes amis, un événement d’un ordre inouï s’est produit à Chypre. Il a accompli, cristallisé une tendance profonde, que nous avons mille fois expliquée (…) en pleine campagne présidentielle. (…) Nous vous disions : attention, l’Union Européenne est en train de franchir un seuil autoritaire (…).Quand on pense en français, qu’on est soucieux de liberté, d’égalité, de fraternité, ce qui constitue le cœur de l’identité française, on n’accepte une mesure pour les autres que si on l’accepterait pour soi (…). Ceux qui acceptent ce qui a été fait à Chypre l’acceptent pour demain, le cas échéant, pour la France. Je préfère dire que dans cette hypothèse et si c’est nous qui gouvernons, cela ne sera jamais accepté, quel qu’en soit le prix.
[Ainsi] parce qu’ils sont petits, on peut les accabler, les frapper, et dire : « Votre parlement, on s’en fiche ! Votre démocratie, ça n’existe pas ! » Voilà ce qu’ils ont dit au peuple chypriote. (…) Il y a un avant et un après Chypre. Ceux qui acceptent ce qui est fait à Chypre acceptent l’aliénation de la souveraineté de leur propre peuple. Nous ne l’accepterons jamais.
Euro
Amis, camarades, nous ne sommes pas en train de dire que nous proposons la sortie de l’euro (…). En sortir aujourd’hui, ce serait accepter le triomphe de l’euro Merkel, c’est-à-dire l’existence d’une zone monétaire exclusivement construite et organisée en fonction des intérêts d’une population extrêmement limitée, la clientèle électorale de la CDU-CSU qui fait la majorité du gouvernement allemand, c’est-à-dire des retraites par capitalisation. Eux ont besoin (…) d’un euro fort, celui qui nous étrangle chaque fois que les travailleurs augmentent les cadences, produisent davantage en moins de temps (…).A la place de l’euro Merkel, nous voulons l’euro des peuples, c’est-à-dire une monnaie qui nous permet de faire le salaire minimum commun dans toute l’Europe. Nicht Kapitulieren. Nous ne céderons pas.
Alors il faut pour cela aussi une nouvelle vision géopolitique. C’est pourquoi j’appelle les pouvoirs publics et les autorités de notre pays à comprendre qu’il faut contrebalancer la violence qui vient de la politique de la CDU-CSU allemande par une construction politique qui joindrait la France aux autres pays de la Méditerranée (…). »
Crédit photo photosdegauche.fr (octave_honorin)
FSM • A Tunis, le Parti de Gauche jette les bases de l’Euro-Méditerranée
La délégation du Parti de Gauche présente au Forum Social Mondial (FSM) à Tunis a rencontré le 28 mars une délégation représentant une dizaine de partis et d’organisations progressistes du Maghreb, prolongeant ainsi la récente tournée de Jean-Luc Mélenchon dans la région.
Ce moment a été l’occasion de consolider les liens et de mettre en lumière les volontés de construire une unité large contre l’oligarchie de la finance toute puissante et contre les diktats de l’Union Européenne qui s’imposent au-delà de ses propres frontières.
Le Parti de Gauche a présenté aux différentes organisations présentes les 18 thèses pour l’écosocialisme et les a mises en discussion pour construire un projet unificateur et concret pour les peuples en mouvement dans les pays du Maghreb, préfigurant ainsi un projet alternatif pour l’Euro-Méditerranée.
Cet échange est le prélude du travail à élaborer en commun pour offrir l’alternative internationaliste basée sur les revendications populaires universelles qui s’élèvent dans le pourtour méditerranéen.
Un beau congrès de combat pour l’avenir
Nous avons donc tenu notre 3ème congrès ce week-end à Bordeaux. C’était un moment important pour le Parti de Gauche car il témoignait d’un très net changement d’échelle. Avec maintenant plus de 12 000 adhérents, ayant subi l’épreuve du feu d’une élection présidentielle, notre parti s’est renforcé et se retrouve aujourd’hui avec des responsabilités bien plus importantes.
Après un congrès de lancement à Limeil Brévannes début 2009, un au Mans en novembre 2010 pour préparer la séquence des élections présidentielles et législatives sous le signe de la « Révolution citoyenne », nous avons voulu dans celui-ci affirmer clairement que nous nous n’avions pas l’intention de nous contenter d’être un parti de témoignage et de protestation mais que nous posions la question du pouvoir.
C’est le sens du titre de notre plate-forme politique, « Osons », adoptée à 95% des voix des délégués, et qui fixe notre feuille de route pour les 2 ans à venir. Cette affirmation, conjuguée avec notre volonté de ne rien lâcher, a été le fil conducteur de ce congrès tout au long des trois jours, jusqu’au meeting de clôture.
L’intervention de Jean-Luc Mélenchon a réuni quelques 5 000 personnes dimanche matin, une première pour un meeting du Parti de gauche. Certains y voient là une escalade de notre part.
Pour nous il ne s’agit que de responsabilité.
Au moment où la crise en cours à Chypre montre plus que jamais que la finance fait tout pour faire payer la note aux peuples et sauver par contre les intérêts des oligarchies de tous les pays, il est indispensable qu’il existe une alternative à ces politiques libérales, qu’elles soient menées par des gouvernements issus des rangs de partis de droite ou de partis de la social-démocratie. Oui, il nous faut construire en France et partout en Europe, une alternative à gauche. Cela choque le PS ? Mais, au vu du désaveu de plus en plus important de jour en jour de toutes celles et ceux qui ont voté pour François Hollande pour virer Sarkozy et pour faire une politique économique et sociale différente, il serait irresponsable de notre part de ne pas construire cette alternative, car cela signifierait laisser la porte ouverte à la désespérance.
Oui, il est possible de faire autrement et nous savons le faire. Et nous sommes bien décidés à le démontrer.
Martine Billard,co-présidente du Parti de Gauche
Crédit photo Remy Blang
Royaume-Uni • La politique énergétique de Cameron est irresponsable et dangereuse
Le Royaume-Uni connaît actuellement une pénurie énergétique. S’il reste le premier producteur de pétrole de l’UE, il pourrait être à court de gaz naturel d’ici avril. Au lieu de saisir cette opportunité pour entamer une politique de réorientation énergétique du pays, Cameron et son gouvernement persistent à vouloir faire des gaz de schiste et de l’énergie nucléaire l’alpha et l’oméga de leur politique en la matière, avec le soutien actif de la Commission européenne.
Cameron s’est ainsi félicité du nouvel accord conclu entre Centrica, compagnie britannique du secteur énergétique, et Cheniere Energy Partners, fournisseur états-unien de gaz et leader mondial dans l’exploitation du gaz de schiste. Cet accord est prévu pour une durée de 20 ans. Il fait suite à celui signé avec EDF pour la construction de 2 EPR, une première depuis 25 ans…
Cameron voit dans sa politique une « solution avant-gardiste » qui permettra de « fournir aux consommateurs britanniques une source de combustible sur le long terme, sûr, à un prix raisonnable ». Son gouvernement a même décidé de mettre en place un système d’allègement fiscal (de 62 à 30%) pour les entreprises qui souhaiteraient développer l’exploitation des Gaz de Schiste !
Le Parti de Gauche condamne ces accords et dénonce les choix énergétiques passéistes, irresponsables et dangereux du gouvernement conservateur britannique. M Cameron veut être « avant-gardiste » ? Qu’il devienne écosocialiste !
Crédit photo campaigncc.org
L’Elysée enlisé
S’il avait appliqué le choc de simplification à son discours François Hollande aurait pu dire: « ça ne marche pas mais je continue ». Sous une forme anesthésiante, le Président a annoncé deux très mauvaises nouvelles.
D’une part on devra partir encore plus tard en retraite. D’autre part le budget de l’Etat va encore baisser et les services publics reculer.
Il y a deux oubliés de taille dans la soirée. Le changement dont il n’est plus question. Et la finance qui était censée être l’ennemi. En fait le locataire de l’Elysée est enlisé et le pays avec lui.
Plus que jamais le changement de cap est urgent. Le Front de gauche le prépare.
Sarkozy, sors de ce corps !
Après quelques secondes d’émission, François Hollande avait tout dit ce soir : « tous les outils sont là ». Ni changement de cap, ni nouveauté donc dans l’arsenal d’une politique de l’offre et de l’austérité qu’il a vanté pendant une heure. Ou plutôt si une confirmation : le Président compte bien s’attaquer lui aussi aux retraites en allongeant la durée de cotisation. Et un renoncement : celui de la légitimité du Parlement à faire la loi puisque le président exige des parlementaires qu’ils se couchent devant l’accord Medef.
Pour le reste il a égrené pêle-mêle illusions et méthode Coué : le Président aurait sauvé l’Euro, Chypre serait sorti d’affaire, il ne ferait pas une politique de l’austérité et, enfin, la courbe du chômage devrait s’inverser… On pourrait parler de comique à répétition si la situation n’était pas aussi dramatique pour nos concitoyens. François Hollande n’est assurément plus un président socialiste (mais l’a-t-il un jour été ?) mais un illusionniste.
Au même moment des salariés de PSA défendant leurs emplois étaient embarqués devant le siège du MEDEF et conduits dans un commissariat parisien. Des travailleurs mobilisés pour leur emploi le Président n’a d’ailleurs pas dit un mot ce soir. Voilà le bien le résumé d’une politique qui ne change quasi en rien depuis son prédécesseur. On aimerait dire « Sarkozy sort de ce corps » mais ce serait encore semer trop d’espoir…
Elections européennes • Bouffonnerie à l’Assemblée
Une bouffonnerie ! Voila en quoi aura consisté le débat à l’Assemblée sur le rétablissement de la circonscription nationale pour les élections européennes.
L’UMP et le PS, en toute complicité, ont cruellement humilié les radicaux de gauche, auteurs de la proposition de loi.
Le reniement du Parti Solférinien est sans vergogne.
Après avoir voté pour la proposition de loi du PRG au Sénat en 2010, le PS a donc voté contre à l’Assemblée en 2013.
Comble du cynisme, le nouveau ministre des affaires européennes Thierry Repentin a passé sa journée à s’opposer à ce texte.
Pourtant, il y a moins de trois ans, en tant que sénateur de Savoie, M. Repentin avait voté pour ce texte comme l’ensemble des sénateurs de gauche.
Cet épisode bouffon montre la panique qui gagne Jean-Marc Ayrault.
Par peur du Front de Gauche, le PS passe par-dessus bord ses propres convictions préférant l’esquive au débat national sur l’Europe en 2014.
Classer les lycées pour déclasser l’école publique
Les medias dominants repoussent les limites de l’absurdité libérale. Du Figaro au Monde en passant par La Parisien-Aujourd’hui en France, la clique médiatique se bat à coup de « valeur ajoutée » pour établir son propre classement des lycées à partir des éléments fournis par le ministère de l’éducation nationale.
Ces classement des lycées n’ont ni queue ni tête. Ils ne servent qu’à mettre en concurrence les établissements, les personnels et les élèves tout en préparant ces derniers à se dévorer entre-eux. Comme si l’élévation de l’esprit humain et l’acquisition de qualifications reposaient sur la compétition ! Absurde.
Si l’égalité, l’émancipation, les qualifications ne sont jamais évoquées, l’entre soi et le privé se taillent la part des hyènes. Peu importe pour les traders de l’éducation que ce dernier déroge à toutes les contraintes qui sont l’honneur de l’école publique.
Le Parti de Gauche demande à Vincent Peillon de faire cesser immédiatement cette mascarade dangereuse à laquelle se prête tristement le ministère de l’éducation nationale qu’il dirige.
L’autre gauche en Europe
L’autre gauche en Europe
Unis nous sommes plus forts
L’autre gauche européenne est en pleine reconstruction. Partout le même phénomène de recomposition du paysage politique s’observe.
Dans tous les cas, une seule idée fait sens : il faut unir toutes les forces de gauche combattant l’austérité et le libéralisme, tirer ensemble les leçons du passé et ouvrir grand les portes de la nouvelle union aux citoyens de gauche d’où qu’ils viennent.
Comment les forces de l’autre gauche sont-elles parvenues à s’unir ? Quelles batailles ont-elles mené pour arriver sur le devant de la scène ? Ces forces ont-elles vocation à s’élargir encore ? C’est ce que cet ouvrage tente de décrypter.
Ce livre est un ouvrage collectif. Céline Meneses l’a réalisé avec plusieurs membres de la Commission Europe du Parti de Gauche et plusieurs responsables internationaux de formations membres du Parti de la Gauche Européenne.
Céline Meneses est en charge des questions européennes au Parti de Gauche et membre du Bureau exécutif du Parti de la Gauche européenne. Elle travaille au Parlement européen depuis juillet 2009 comme collaboratrice du groupe GUE-NGL.
Format : 12 x 17 cm ; 108 pages ; ISBN : 978-2-36488-051-1
L’autre gauche en Europe – Bruno Leprince Editions.
Allocations familiales au Sénat • L’austérité contre les familles
Une écrasante majorité de sénateurs et sénatrices (329 pour, 1 abstention, 16 contre) a adopté le 27 mars en première lecture une proposition de loi défendue par l’UMP concernant les enfants confiés au service de l’aide sociale à l’enfance par décision de justice. Jusqu’à présent il appartenait au juge des enfants de statuer, en fonction de la réalité des cas, sur le maintien ou non des allocations familiales. Avec cette loi, 65% des allocations seraient désormais versés automatiquement aux conseils généraux au détriment des familles. Cette proposition, en corsettant et uniformisant la décision judiciaire, ajoute la misère au malheur en stigmatisant des familles dont certaines sont déjà en grande précarité.
Rappelons qu’au terme de l’ordonnance de 1958, le retour de ces enfants dans leur famille est un objectif. Le travail des juges des enfants et des services éducatifs œuvrant à leurs côtés se trouvera bouleversé par cette proposition de loi. Comment en effet imaginer que nombre de ces familles puissent aller rendre visite à leurs enfants souvent placés dans des lieux éloignés de chez elles, retrouver les moyens d’une vie décente pour leurs enfants ou les recevoir dignement pendant les fins de semaine ou les vacances comme cela peut se faire aujourd’hui sur décision judiciaire ? On estime que 150 000 enfants et leurs familles seraient ainsi frappés par cette mesure.
Pour le Parti de Gauche, la logique de ce texte démontre la situation financière catastrophique des départements qui sont étranglés par l’austérité. Cela se fait au détriment des familles et des droits de l’enfant. Le Parti de Gauche s’oppose de manière résolue à cette proposition de loi. Il appelle tou-te-s les député-e-s se réclamant de la Gauche à la rejeter.




