Loi bancaire • Mon partenaire ? La finance
Lors de son discours du Bourget, François Hollande avait désigné la finance comme « son véritable adversaire ». Il déclarait alors : « Si la finance est l’adversaire, alors il faut l’affronter avec nos moyens et d’abord chez nous ». Les moyens dont la France s’apprête à se doter, regroupés dans une loi bancaire initialement promise pour l’été 2012, s’avèrent très largement insuffisants. La position du Parti de Gauche n’a pas changé : on ne combat pas la finance avec un pistolet à bouchons.
Seule la séparation entre banques de dépôts et banques de marché permettrait de limiter les risques de nouvelles crises financières en laissant les spéculateurs faire faillite sans menacer outre mesure le financement de l’économie et sans que le contribuable n’ait à en payer les pots cassés. Par ailleurs, la séparation, en supprimant la garantie de l’Etat sur les activités de marché, réduirait l’importance des banques de marché dans l’économie française rétablissant ainsi un usage utile de l’épargne des ménages en direction de l’économie réelle.
Lobby bancaire
Dès la phase de rédaction du projet de loi, l’influence du lobby bancaire s’est fait sentir. Les auditions devant les parlementaires ont réuni en majorité des personnes issues des milieux bancaires dirigeants plutôt que des associations ou des universitaires spécialistes de ces questions. Le « Collectif pour un Pôle Public Financier » a une nouvelle fois été écarté, comme lors de la discussion sur la Banque Publique d’Investissement.
Le caractère opaque et anti-démocratique de la démarche transparaît jusque dans le projet de loi : un paragraphe écarte toute possibilité d’étude sur les conséquences de la loi pour le secteur bancaire, et ce « pour des raisons de confidentialité et de secret des affaires ». L’intérêt général et l’accès des citoyens à la transparence de l’information s’effacent au profit des intérêts privés de quelques dirigeants de banques surpayés.
La « séparation » abandonnée
Le discours du Bourget promettait « le vote d’une loi sur les banques qui les obligera à séparer leurs activités de crédit de leurs opérations spéculatives ». Il s’agissait de l’engagement n°7 du programme du candidat Hollande. En définitive, le projet de loi bancaire ne vise qu’à « filialiser » les activités de spéculation pour compte propre. La filialisation n’est pas la séparation : la structure juridique des banques universelles (ou mixtes) qui regroupent activités de crédit et de marché ne change pas. Les grands groupes bancaires ont déjà filialisés la plupart de leurs activités de marché. C’est le cas par exemple de la BNP. Il s’agit donc dans la plupart des cas de reconduire l’ancien système. Une filiale en difficulté peut pourtant facilement mener à l’effondrement d’un groupe solide, comme l’a montré l’exemple d’AIG aux Etats-Unis.
L’utile et l’inutile…
Lors de leur audition devant la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale, les dirigeants des trois plus grosses banques françaises se sont déclarés satisfaits de la loi. Non seulement il n’y aura pas de séparation, mais selon le PDG de la Société Générale, Frédéric Oudéa, à peine 1% du produit net bancaire (PNB) sera filialisé. Une étude d’Alphavalue évoquait le chiffre de 2%. Ce chiffre ridiculement bas est à comparer aux 78% du PNB que ces mêmes banques consacrent à des activités qui ne relèvent ni du crédit aux ménages, ni du crédit aux entreprises.
L’accumulation des exceptions inscrites dans le projet de loi conduit à qualifier « d’utiles » des activités de pure spéculation n’ayant rien à voir avec des activités de couverture de risques classiques. Il en va ainsi de l’échange de produits de spéculation sur les matières premières agricoles, du carry trade qui permet de spéculer sur les taux de change ou de la vente à un Hedge Fund domicilié dans un paradis fiscal d’un CDS sur dette souveraine. Enfin, le Trading Haute Fréquence (THF) qui devait être interdit n’est en fait que très partiellement régulé : selon Finance Watch, 90% des ordres relevant du THF ne seront pas concernés par la mesure.
Avec un salaire moyen de 20 000 euros par jour, qui dépend beaucoup de la poursuite de ces activités de marché, les dirigeants des principaux groupes bancaires ont donc de bonnes raisons de se réjouir.
Certains médias veulent croire que les amendements déposés en commission vont dans le bon sens, notamment sur l’obligation de faire un rapport des activités par pays, mais aucun moyen réel n’est donné aux autorités de contrôle indépendantes alors qu’il faudrait interdire certaines activités à l’international. À l’image du discours du Bourget, le gouvernement se contente d’effets d’annonce mais cède au lobby bancaire. Il faut exiger de publier les impôts payés par pays et limiter par un ratio maximum les activités spéculatives dans le BNP entre 10 et 15%.
Les contribuables garants
La garantie implicite par l’Etat se justifie pour les activités de dépôts et de crédit. Ces services relèvent de l’intérêt général et du financement de l’économie. En grande partie assurés par des banques privées depuis la fin des années 80, iles devraient pourtant relever d’un Pôle Financier Public, tirant les leçons du passé, comme nous le proposons dans notre programme.
Dans la mesure où le projet de loi ne revient pas sur l’association entre banques de dépôts et banques d’affaire (le modèle dit de « banque universelle »), cette même garantie publique s’applique également aux activités de marché, c’est à dire à toute l’intermédiation financière « innovante », contribuant à son expansion vertigineuse depuis 30 ans. Il en va ainsi des activités décrites précédemment qui se caractérisent par un niveau de risque élevé. Les spéculateurs transfèrent une partie de ce risque aux contribuables qui viennent secourir le système bancaire le moment venu. Si un système de résolution des faillites bancaires est proposé dans le projet de loi, celui ci demeure imprécis et très limité. Il ne permettra pas de faire face à des organismes de crédit dont la taille est comparable au PIB de la France.
Aucun autre secteur économique ne bénéficie d’un tel soutien de l’Etat. La New Economic Foundation chiffre à 48 milliards d’euros la subvention (implicite) annuelle du contribuable aux grandes banques françaises. C’est près de 5 fois plus que la contribution fiscale de ces mêmes banques au budget de l’Etat (11 milliards en 2010). Ceci est d’autant plus choquant que les banques d’investissement augmentent sensiblement le risque de crises financières en orientant l’épargne disponible vers des investissements de très court terme, excessivement rentables, sans lien avec l’économie réelle et la réorientation industrielle dont notre pays a besoin.
Statut quo européen
Contrairement à ce qu’affirme le gouvernement, cette réforme bancaire n’est ni la première, ni la plus ambitieuse des réformes bancaires qui l’ont précédée. Au contraire. A la différence du projet Volcker (Etats-Unis), le projet du gouvernement n’interdit pas les activités qu’il souhaite filialiser ; contrairement au projet Vickers (Royaume Uni), il ne porte pas sur toutes les activités de marché et contrairement au rapport Liikanen (auprès de la Commission Européenne), pourtant peu ambitieux, il ne cantonne pas bon nombre d’activités de marché tels que les produits dérivés accordés aux hedge funds.
En réalité, la faiblesse du projet français incite déjà nos partenaires européens à en rabattre. L’Allemagne entend ainsi copier le projet français en limitant la filialisation à un nombre très restreint d’activités, et seulement à partir d’un certain seuil. Le risque est donc qu’à travers cette réforme à minima la France entraîne toute l’Europe vers le statu quo sur les pratiques financières et bancaires pourtant à l’origine de la crise.
La Banque de France n’est pas la banque Noyer !
Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, veut réorganiser la banque centrale nationale. Il prévoit la suppression de 2 500 emplois d’ici 2020 au détriment des missions d’intérêt général. Les activités de traitement des billets de banque verraient la fermeture de 40 des 72 Caisses, obligeant les convoyeurs de fonds à des trajets plus longs et plus risqués. Vingt succursales traitant les dossiers de surendettement des particuliers seraient aussi fermées. Enfin, l’activité de notation gratuite des PME cherchant un crédit auprès des banques serait drastiquement concentrée alors que c’est la proximité qui en fait aujourd’hui la force.
Ce sont des missions fixées par la loi qui sont visées. Alors pourquoi le gouvernement reste-t-il inactif ? Au moment où il prétend réguler l’activité bancaire, pourquoi laisse-t-il un technocrate bancaire, ancien conseiller de Balladur nommé gouverneur sous Chirac, redéfinir comme il l’entend la politique de la banque des banques !
Les contribuables ne doivent pas payer pour la finance !
Lire l’appel de 75 économistes pour une séparation stricte des activités bancaires.
Parti de Gauche Val d’Oise (95) • Logements vides: Plus on en cherche, plus on en trouve !
La crise du logement fait rage. Aujourd’hui, c’est plus de 3,6 millions de personnes mal-logées et plus de 5 millions qui sont fragilisées par rapport à leur logement (chiffres fournis par la fondation Abbé Pierre). Dans le Val d’Oise, plus de 30 000 demandes de logements sont en attente. Par contre, on ne compte plus les expulsions et les contentieux. En réalité, c’est 1/6 des ménages qui font face à un problème de logement. Pendant ce temps là, les bidonvilles se développent et les marchands de sommeil se multiplient.
C’est pour cette raison que les militants du Parti de Gauche sont entrés en campagne afin de recenser sur le département l’ensemble des bâtiments pouvant abriter des sans-logis ou des personnes désireuses d’avoir enfin un logement digne. Il suffit de chercher et on en trouve à la pelle ! Nous sommes maintenant rejoints par La Gauche Anticapitaliste, le NPA, Europe-Ecologie-Les Verts, le Parti Communiste et même par certains militants socialistes.
Jean-Yves, notre rouge-gorge local, a réalisé une banderole : « Réquisition des logements vides ». Chaque militant a pris son appareil photo. Nous avons décidé de faire le « Presse-Bouc du Mal-Logement » en montant à l’assaut des « mauvaises » résistances, surtout celles des maires de certaines villes du département qui ne respectent pas la loi SRU. Ce « Presse-Bouc » sera remis très prochainement en préfecture. Pour nous, l’urgence est de réquisitionner ces logements !
La presse a vite été intéressée et s’est emparée de l’affaire. D’autant plus que nous avons lancé cette opération lors de la visite de François Hollande, accompagné de Cécile Duflot, à Ermont-Eaubonne le 2 février. Cela ne pouvait pas mieux tomber ! Alors que d’un côté, une entreprise comme Nexity se goinfre au passage 18 millions d’euros de bénéfices sur la ZAC d’Ermont en nous construisant du Grand-Paris à « en veux-tu, en voilà » et laissant à la commune 15 millions de déficit (ce qui est dénoncé par les militants élus socialistes locaux), 25 communes du département ne respectent pas la loi SRU (imposition de 20% de logements sociaux et bientôt 25 %). Nous militons contre l’étalement urbain, alors commençons ce « ménagement » territorial en aidant à réhabiliter les logements vides. Quand les maires de certaines communes du Val d’Oise disent qu’ils n’ont pas assez de terrain pour construire des logements, nous voulons leur prouver que sur leur commune, de nombreux bâtiments sont bien vacants.
A l’heure actuelle et en seulement deux semaines de campagnes, nous avons déjà dénombré deux cliniques, une base militaire, une ancienne préfecture, un ancien commissariat, un ancien tribunal, des usines disponibles pour des places d’urgence sans compter les maisons et appartements vides où l’on pourrait reloger des familles. Cette action a cependant valu une convocation par la Sous-direction de l’information générale à Patrice Lavaud (SDIG), co-secrétaire départemental du Parti de Gauche 95, montrant toute l’attention que porte les autorités à cette initiative.
Cette action prend aujourd’hui de l’ampleur et la grande question des journalistes est : « Cette opération va-t’elle devenir nationale ? » Une certaine inquiétude commence à pointer à quelques mois des élections municipales !!!
Voir le reportage de Vonews: Des milliers de m² vacants en Val d’Oise
Parti de Gauche Val d’Oise (95) • Logements vides: Plus on en cherche, plus on en trouve !
La crise du logement fait rage. Aujourd’hui, c’est plus de 3,6 millions de personnes mal-logées et plus de 5 millions qui sont fragilisées par rapport à leur logement (chiffres fournis par la fondation Abbé Pierre). Dans le Val d’Oise, plus de 30 000 demandes de logements sont en attente. Par contre, on ne compte plus les expulsions et les contentieux. En réalité, c’est 1/6 des ménages qui font face à un problème de logement. Pendant ce temps là, les bidonvilles se développent et les marchands de sommeil se multiplient.
C’est pour cette raison que les militants du Parti de Gauche sont entrés en campagne afin de recenser sur le département l’ensemble des bâtiments pouvant abriter des sans-logis ou des personnes désireuses d’avoir enfin un logement digne. Il suffit de chercher et on en trouve à la pelle ! Nous sommes maintenant rejoints par La Gauche Anticapitaliste, le NPA, Europe-Ecologie-Les Verts, le Parti Communiste et même par certains militants socialistes.
Jean-Yves, notre rouge-gorge local, a réalisé une banderole : « Réquisition des logements vides ». Chaque militant a pris son appareil photo. Nous avons décidé de faire le « Presse-Bouc du Mal-Logement » en montant à l’assaut des « mauvaises » résistances, surtout celles des maires de certaines villes du département qui ne respectent pas la loi SRU. Ce « Presse-Bouc » sera remis très prochainement en préfecture. Pour nous, l’urgence est de réquisitionner ces logements !
La presse a vite été intéressée et s’est emparée de l’affaire. D’autant plus que nous avons lancé cette opération lors de la visite de François Hollande, accompagné de Cécile Duflot, à Ermont-Eaubonne le 2 février. Cela ne pouvait pas mieux tomber ! Alors que d’un côté, une entreprise comme Nexity se goinfre au passage 18 millions d’euros de bénéfices sur la ZAC d’Ermont en nous construisant du Grand-Paris à « en veux-tu, en voilà » et laissant à la commune 15 millions de déficit (ce qui est dénoncé par les militants élus socialistes locaux), 25 communes du département ne respectent pas la loi SRU (imposition de 20% de logements sociaux et bientôt 25 %). Nous militons contre l’étalement urbain, alors commençons ce « ménagement » territorial en aidant à réhabiliter les logements vides. Quand les maires de certaines communes du Val d’Oise disent qu’ils n’ont pas assez de terrain pour construire des logements, nous voulons leur prouver que sur leur commune, de nombreux bâtiments sont bien vacants.
A l’heure actuelle et en seulement deux semaines de campagnes, nous avons déjà dénombré deux cliniques, une base militaire, une ancienne préfecture, un ancien commissariat, un ancien tribunal, des usines disponibles pour des places d’urgence sans compter les maisons et appartements vides où l’on pourrait reloger des familles. Cette action a cependant valu une convocation par la Sous-direction de l’information générale à Patrice Lavaud (SDIG), co-secrétaire départemental du Parti de Gauche 95, montrant toute l’attention que porte les autorités à cette initiative.
Cette action prend aujourd’hui de l’ampleur et la grande question des journalistes est : « Cette opération va-t’elle devenir nationale ? » Une certaine inquiétude commence à pointer à quelques mois des élections municipales !!!
Voir le reportage de Vonews: Des milliers de m² vacants en Val d’Oise
Accord sur l’emploi (Rue89) • La condamnation de France Telecom ne serait plus possible
L’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013 pour la compétitivité des entreprises et la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés comporte 24 pages contenant 28 articles et quatre annexes. Les syndicats et le patronat avaient à peine quitté les salons du Medef que le gouvernement se félicitait de cet accord et demandait aux parlementaires de le transcrire dans la loi tel quel.
Positon surprenante tant ce texte marque un recul général des droits des salariés et est au seul profit du patronat. Mais le gouvernement l’avait-il lu en détail – annexes comprises – avant de se prononcer ?
L’accord mérite d’être examiné de manière approfondie et suscite de multiples inquiétudes et interrogations, entre autres, du point de vue de la santé des salariés et des conditions de travail.
Nous allons essayer de les éclairer sur deux points en nous appuyant sur l’expérience de ce qui s’est passé à France Télécom/Orange ces dernières années.
France Télécom au tribunal : plus possible
Si les dirigeants de France Télécom/Orange ont pu être poursuivis en justice après des suicides, c’est sur la base d’expertises réalisées dans l’entreprise à la demande des Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT).
Ce sont aussi ces rapports qui ont permis de faire reconnaître des suicides comme accidents du travail.
Avec l’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013, cela n’aurait pas été possible. Le texte aurait interdit les nombreuses expertises qui se sont déroulées dans les différents CHSCT de France Télécom et qui ont permis de mettre en lumière les causes de la souffrance au travail des salariés de cette entreprise.
Lire la suite en cliquant sur le lien.
Accord sur l’emploi (Rue89) • La condamnation de France Telecom ne serait plus possible
L’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013 pour la compétitivité des entreprises et la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés comporte 24 pages contenant 28 articles et quatre annexes. Les syndicats et le patronat avaient à peine quitté les salons du Medef que le gouvernement se félicitait de cet accord et demandait aux parlementaires de le transcrire dans la loi tel quel.
Positon surprenante tant ce texte marque un recul général des droits des salariés et est au seul profit du patronat. Mais le gouvernement l’avait-il lu en détail – annexes comprises – avant de se prononcer ?
L’accord mérite d’être examiné de manière approfondie et suscite de multiples inquiétudes et interrogations, entre autres, du point de vue de la santé des salariés et des conditions de travail.
Nous allons essayer de les éclairer sur deux points en nous appuyant sur l’expérience de ce qui s’est passé à France Télécom/Orange ces dernières années.
France Télécom au tribunal : plus possible
Si les dirigeants de France Télécom/Orange ont pu être poursuivis en justice après des suicides, c’est sur la base d’expertises réalisées dans l’entreprise à la demande des Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT).
Ce sont aussi ces rapports qui ont permis de faire reconnaître des suicides comme accidents du travail.
Avec l’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013, cela n’aurait pas été possible. Le texte aurait interdit les nombreuses expertises qui se sont déroulées dans les différents CHSCT de France Télécom et qui ont permis de mettre en lumière les causes de la souffrance au travail des salariés de cette entreprise.
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Isère • Hommage à Chokri Belaïd
Ce Samedi 09 Février 2013 à Grenoble, a été rendu un hommage à la mémoire de Chokri Belaïd au cours d’un rassemblement de soutien au peuple démocrate de Tunisie.



(1) Lecture des messages de soutien au peuple démocrate de Tunisie et vibrant hommage rendu à l’opposant Chokri Belaïd (fondateur du Mouvement des patriotes démocrates qui participa à la création du Front Populaire, une coalition de plusieurs partis de gauche) lâchement assassiné ce mercredi 6 février 2013
(2) et (3) Le cortège se rend au consulat de Tunisie pour y remettre un message de protestation contre la violence et les assassinants politiques d’opposants.
Isère • Hommage à Chokri Belaïd
Ce Samedi 09 Février 2013 à Grenoble, a été rendu un hommage à la mémoire de Chokri Belaïd au cours d’un rassemblement de soutien au peuple démocrate de Tunisie.



(1) Lecture des messages de soutien au peuple démocrate de Tunisie et vibrant hommage rendu à l’opposant Chokri Belaïd (fondateur du Mouvement des patriotes démocrates qui participa à la création du Front Populaire, une coalition de plusieurs partis de gauche) lâchement assassiné ce mercredi 6 février 2013
(2) et (3) Le cortège se rend au consulat de Tunisie pour y remettre un message de protestation contre la violence et les assassinants politiques d’opposants.
Oise • Les militants du PG de toutes les luttes
En Picardie, ce ne sont pas les luttes qui manquent.
Nous sommes régulièrement appelés à soutenir les salariés craignant pour leur emploi, des syndicalistes victimes de répression liée à leur mandat…
Nous venons aux cotés de l’ACCIDE et des habitants de Villers Saint Sépulcre et des environs de féter ce mardi 12 février l’enterrement du projet d’incinérateur de déchets après 4 années de luttes durant lesquelles les camarades du PG et du front de Gauche ont été fortement mobilisés.
Il nous reste désormais à nous battre pour pouvoir mettre en place des solutions alternatives telles que nous les avions défendu lors des différentes enquêtes publiques liés à ce projet polluant.
Nous soutenons activement les travailleurs sans papiers grévistes de Creil. Si bon nombre d’entre eux ont été régularisés, la bataille continue pour les autres.
L’obtention des papiers n’est pas tout. Certains ont durant ses années de travail clandestin payé un prix très lourd: leur santé.
L’un des leurs ne peut plus travailler tant son dos a été abimé. Il a beaucoup de mal à se déplacer. Pour pouvoir obtenir un reclassement professionnel, il lui faut suivre une formation. Pour accéder à une formation, il lui faut maitriser la base: lecture et écriture.
Les militants du PG se mobilisent aux cotés d’autres bénévoles depuis de nombreux mois et viennent donner des cours de lecture et d’écriture très régulièrement à la bourse du travail de Creil où vivent les grévistes sans papier.
Trois d’entre eux sont lecteurs depuis peu.
Ce sont des petites victoires comme celles ci qui permettent de continuer en se disant qu’au final ça va payer!!!
Oise • Les militants du PG de toutes les luttes
En Picardie, ce ne sont pas les luttes qui manquent.
Nous sommes régulièrement appelés à soutenir les salariés craignant pour leur emploi, des syndicalistes victimes de répression liée à leur mandat…
Nous venons aux cotés de l’ACCIDE et des habitants de Villers Saint Sépulcre et des environs de féter ce mardi 12 février l’enterrement du projet d’incinérateur de déchets après 4 années de luttes durant lesquelles les camarades du PG et du front de Gauche ont été fortement mobilisés.
Il nous reste désormais à nous battre pour pouvoir mettre en place des solutions alternatives telles que nous les avions défendu lors des différentes enquêtes publiques liés à ce projet polluant.
Nous soutenons activement les travailleurs sans papiers grévistes de Creil. Si bon nombre d’entre eux ont été régularisés, la bataille continue pour les autres.
L’obtention des papiers n’est pas tout. Certains ont durant ses années de travail clandestin payé un prix très lourd: leur santé.
L’un des leurs ne peut plus travailler tant son dos a été abimé. Il a beaucoup de mal à se déplacer. Pour pouvoir obtenir un reclassement professionnel, il lui faut suivre une formation. Pour accéder à une formation, il lui faut maitriser la base: lecture et écriture.
Les militants du PG se mobilisent aux cotés d’autres bénévoles depuis de nombreux mois et viennent donner des cours de lecture et d’écriture très régulièrement à la bourse du travail de Creil où vivent les grévistes sans papier.
Trois d’entre eux sont lecteurs depuis peu.
Ce sont des petites victoires comme celles ci qui permettent de continuer en se disant qu’au final ça va payer!!!
Mali • Non à la dérive guerrière et néo-coloniale de l’intervention française au Mali
Le Parti de gauche constate que l’intervention militaire française au Mali a largement débordé de ce qui pouvait la justifier, à savoir empêcher une progression des djihadistes vers la capitale Bamako. Le Président Hollande pris d’une fureur guerrière qui lui permet de masquer les reniements de sa politique économique et si peu sociale, aime à se présenter comme le libérateur du Mali en recourant à des stratagèmes médiatiques visant à nous faire croire que l’armée française ne fait que soutenir l’armée malienne dans sa guerre de libération de son territoire. Noam Chomsky dit que la violence en démocratie est la propagande : nous avons la démonstration de cette violence avec les medias français qui ne font que répéter cette propagande gouvernementale sans même être capables de questionner et les chiffres (un coût exorbitant) et les faits (une guerre sans victimes).

Le Président Hollande a le souci de préserver l’approvisionnement en uranium et autres matières premières stratégiques pour la France, il prétend mener une guerre contre le terrorisme alors que sa seule préoccupation est d’installer une présence militaire française permanente à Kidal, la seule ville où les militaires français sont entrés seuls certainement pour préserver les intérêts des indépendantistes Touaregs du MIA et à Tessalit seul aéroport de la région, de façon à s’assurer le contrôle de toute cette riche région sahélienne. Si le Président Hollande justifiait cette guerre par une résistance aux stratégies anglo-saxonnes et des pays du Golfe de créer un Sahélistan islamique et réactionnaire à leur profit, nous pourrions le comprendre. Mais une telle stratégie d’endiguement se retrouverait mise en œuvre dans d’autres zones en conflit, ce qui n’est pas le cas. Il préfère être l’instrument d’une dynamique capitaliste fondée sur l’extractivisme. Sans elle, ni productivisme, ni consumérisme, ni profits.
Le Président Hollande devrait se souvenir qu’il y a 120 ans le corps expéditionnaire français a lui aussi connu des succès immédiats avec la prise rapide de Gao et Tombouctou, déclenché la liesse populaire, pour se faire ensuite tailler en pièces dans le désert au cours des mois qui ont suivi. Il devrait savoir que cette stratégie renforcera la détermination des djihadistes qui seront tentés soit de faire des attentats soit de mener une guérilla en se fondant dans la population et dans le désert ; dans tous les cas les populations locales et les militaires africains et français risquent d’en être les victimes. La situation actuelle à Gao confirme ces craintes.
Pour arriver à ses fins, François Hollande n’hésite pas à rassembler autour de lui tous les tyrans africains auxquels il a soi-disant promis la fin de la Françafrique. Il leur accorde, en fait, la garantie de pouvoir continuer à opprimer leurs peuples contre la promesse d’un soutien sans faille à l’impérialisme français. Là encore les media RFI et France 24 en tête se gardent bien d’expliquer au peuples africains et français les mécaniques de corruption, de dettes, de complicités ploutocratiques de la plupart des dirigeants des pays de la région.
Mais le gouvernement français porte une responsabilité encore plus grande qui serait de provoquer une guerre civile au Mali si jamais il ne jouait pas le rôle qu’il s’est donné sans en demander l’autorisation à l’ONU : apporter la paix et de créer les conditions d’une réconciliation entre les communautés. Le gouvernement français ne peut rester indifférent aux règlements de comptes à caractère raciaux, qu’ils soient le fait de l’armée malienne ou de milices ou des groupes rebelles, puisqu’il est à l’origine de cette situation.
Après avoir organisé le chaos en Lybie et en autorisant le retour des Touaregs lourdement armés présents dans ce pays, non pas au Niger mais au Mali, le gouvernement français a clairement favorisé leur vieux rêve d’un Azawad indépendant et allié de la France. Le gouvernement français en pompier pyromane qu’il est, ne doit plus se tromper d’interlocuteur et continuer à favoriser, comme il l’a fait lors de la création de l’Azawad et certainement bien avant, des groupuscules non représentatifs comme le MNLA. Ces derniers sont responsables de la plupart des viols et des vols perpétrés dans le nord du Mali. Ils sont également responsables de la déroute de l’armée malienne, celle-là même que nous « aidons » maintenant à reconquérir le nord du pays. Ce serait une grave faute que de se servir de certains groupes armés contre d’autres, afin de mieux contrôler le terrain.
Enfin, le gouvernement français, dans sa grande manipulation de l’opinion, n’oublie pas la diaspora malienne présente depuis longtemps en France. Elle souffre de la politique injuste et inhumaine d’immigration/expulsion de Valls. Cette communauté est victime de la communication biaisée d’une guerre néo-coloniale présentée comme une guerre de libération.
Le Parti de gauche appelle le peuple malien à se rassembler au sein d’une Conférence nationale souveraine. C’est aux maliens de redéfinir les conditions d’une réelle indépendance par rapport aux impérialismes.
Le Parti de gauche exige du gouvernement français qu’il cesse son aventure militaire le plus rapidement possible, qu’il instaure une liberté de circulation et d’installation des travailleurs migrants dans un cadre pré-défini et qu’il affirme une totale neutralité dans les pourparlers qui doivent s’engager entre toutes les communautés afin de laisser le Mali retrouver l’héritage socialiste de Modibo Keita et reprendre en main son destin.





