L’Union européenne reçoit le prix nobel de la paix !
On comprend qu’elle n’ait pas reçu le prix nobel d’économie tant sa politique aggrave la crise et le chômage.
Certes, l’Union européenne a garanti la paix aux marchés financiers, aux spéculateurs et aux profits bancaires.
Mais ne mène-t-elle pas une guerre contre les peuples qui la composent et leurs droits sociaux ?
Dans ces conditions, autant lui accorder aussi le prix nobel de littérature pour la qualité littéraire de ses traités.
Le comité nobel mérite quant à lui, le prix nobel de l’humour noir !
Question de Marc Dolez au ministre du budget Jérôme Cahuzac
Le 10 octobre 2012, Marc Dolez s’adressait à Jérôme Cahuzac, ministre du budget, pour le questionner sur le transfert prévu des cotisations patronales vers la CSG.
Ces prix Nobel que méritait aussi l’UE !

L’Union européenne a reçu le prix nobel de la paix.
Quelle injustice ! Pourquoi seulement celui-ci ? Elle en méritait tant d’autres !
Les milliers de pages de traités, directives et règlements européens méritaient bien le prix nobel de littérature !
L’UE aurait aussi pu recevoir le prix nobel de physique pour sa capacité à imaginer des structures toujours plus complexes pour éloigner le peuple du pouvoir.
Elle aurait aussi pu recevoir le prix nobel de chimie pour ses expériences visant à faire exploser les services publics et les droits sociaux.
L’Union européenne ne méritait-elle pas le prix nobel de médecine tant elle met ses pas dans ceux du médecin de Molière réclamant « la saignée ! la saignée, vous dis-je ! encore la saignée ! »
Plus sérieusement, l’attribution du prix nobel de la paix est une farce de mauvais goût : les traités européens, la politique d’austérité et l’alignement sur l’OTAN aggravent les tensions dans et entre les nations et dans le monde.
La seule paix que défend l’Union européenne, c’est la paix qu’elle laisse aux spéculateurs et aux banquiers rapaces !
On comprend dès lors que l’Union européenne n’ait pas reçu le prix nobel d’économie tant sa politique d’austérité aggrave la crise et fait exploser le chômage.

Le Blocus économique des Etats-Unis contre Cuba doit être levé maintenant!
En 2011, L’Assemblée générale des Nations-Unies condamnait pour la vingtième année consécutive le Blocus des Etats-Unis contre Cuba. Encore une fois, le 13 novembre prochain, le gouvernement cubain remettra son rapport sur les conséquences du blocus économique, commercial et financier contre le peuple cubain.
En vigueur depuis 1962, ce blocus imposé par l’ex-président John F. Kennedy, n’a cessé depuis d’être aggravé par différents décrets-lois tels que les lois Torricelli en 1992 et Helms Burton en 1996 qui l’ont rendu extra-territorial. Il interdit l’importation par l’île de tout produit contenant des biens et services d’origine étatsunienne, même via des pays tiers, lesquels encourent des sanctions américaines. Cette traque des transactions financières avec Cuba, opérée par l’organisme de contrôle financier étasunien (OFAC) a par ailleurs été quintuplé entre 2011 et 2012. Non seulement cela constitue une grave atteinte à la souveraineté nationale des pays mais conduit à l’étranglement économique d’un Etat et de son peuple.
Au-delà des pertes économiques considérables, s’élevant aujourd’hui à plus de 1000 milliards de dollars pour le pays, les conséquences pour le peuple sont des plus graves. En effet, parmi les secteurs les plus touchés, se trouvent ceux de la santé, de l’alimentation et de l’éducation. Les restrictions à l’exportation de produits pharmaceutiques vers Cuba constituent une violation de la convention de Genève et du Droit international.
Le Parti de Gauche rappelle au prix Nobel de la Paix Barack Obama que cet embargo n’est rien d’autre qu’une guerre économique menée unilatéralement contre le peuple cubain au mépris des résolutions adoptées par l’ONU et des demandes réitérées d’une grande partie de la communauté internationale. Le Blocus doit être levé ! La prison de Guantanamo doit être fermée comme l’a promis le locataire de la maison blanche ! « Les cinq cubains de Miami » injustement emprisonnés doivent être libérés de façon effective et autorisés à retourner à Cuba !
SANOFI – Quatre mille emplois détruits en trois ans, ça suffit !
Article qui a été publié sur le blog de Christophe Miqueu le 3 octobre 2012

Le Parti de Gauche de Gironde soutient les salariés de SANOFI en lutte aujourd’hui à Paris
Après l’annonce de la suppression de 900 postes en France, les syndicats de Sanofi appellent à une nouvelle journée de mobilisation, mercredi, jour d’un comité de groupe du laboratoire pharmaceutique. « Quatre mille emplois détruits en trois ans, ça suffit ! Nous refusons ce nouveau plan de démantèlement de nos activités qui serait catastrophique pour l’avenir de l’industrie pharmaceutique en France », déclare l’intersyndicale CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT et FO dans un communiqué.
En Gironde le groupe SANOFI possède le centre de production d’Ambares, celui de St Loubes et une unité de soutien informatique basée à Floirac. Le Parti de Gauche de Gironde sera particulièrement vigilant au maintien de l’ensemble des postes sur ces trois sites. En liaison avec les toutes les organisations syndicales, le PG33 se mobilisera aux côté des salariés en lutte comme chaque fois que des emplois sont menacés qui plus est dans un but uniquement financier.
Les 4 millions d’électeurs du Front de Gauche aux élections présidentielles exigent qu’une loi sur les licenciements boursiers soit adoptée dans les plus brefs délais, comme l’a rappelé Jean-Luc Mélenchon lors de sa visite de soutien aux employés du pôle recherche de Sanofi à Toulouse jeudi dernier. Il en va de la responsabilité du gouvernement. Nous ne pouvons pas nous contenter des effets d’annonce de Michel Sapin comme le 4 juin dernier, des atermoiements ou des larmes de crocodiles de celles et ceux qui aujourd’hui sont en capacité de décider une autre politique, à gauche, mettant l’humain d’abord comme l’ont exigé les 4 millions d’électeurs du Front de Gauche au Mois de Mai 2012 en chassant la droite du pouvoir.
Le Groupe SANOFI bénéficie chaque année de 150 millions de crédit d’impôts recherche. Il est maintenant indispensable que celui-ci soit intégré à un pôle public du médicament, composante d’un pôle de santé public, pour que la recherche et la production de médicament reste en France, moyens et leviers d’un droit fondamental à l’accès et aux soins pour tous.
SANOFI – Montebourg, place à l’intox !
Contrairement à l’annonce retentissante, hier, d’Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, le PSE des SANOFI Toulouse n’a pas été retiré, loin de là. 
La direction a annoncé ce matin, lors d’un CCE, que ce plan avait été validé par écrit au ministre et que les 914 suppressions d’emplois avaient bien été confirmées. Pour Arnaud Montebourg, le « sauvetage » équivaut à « une étude de la situation par une commission interministérielle ».
La suppression annoncée des 914 emplois est donc toujours bien à l’ordre du jour. Nombre que les syndicats mettent en doute. Ils craignent qu’a terme, ce nombre soit plus près des 2000 à 3000 suppressions d’emplois.
Pour Laurent Ziegelmeyer, militant au Parti de Gauche et délégué syndical chez SANOFI sur le site de Vitry-Alforville : « C’est de l’enfumage : rien ne change ! Une nouvelle fois, beaucoup de bruit pour rien. L’intersyndicale exige le retrait du plan et renouvelle sa demande d’une loi contre les licenciements boursiers. »
Le Parti de Gauche et les parlementaires du Front de Gauche continuent et continueront à être auprès des SANOFI en les soutenant dans leur combat. Il rappelle également à Monsieur Montebourg ce qu’il avait annoncé le 8 juin 2012 sur une radio française lors de la campagne des législatives : « Nous travaillons à un texte pour lutter contre les excès de la finance. On a vu des usines fermer parce qu’elles ne rapportaient que 9%. Notre choix est de dire : « il y a des gens qui veulent continuer à donner du travail aux salariés, qui veulent faire vivre tout le monde, nous pouvons vivre avec une rentabilité financière moindre mais avec plus d’emploi ». Priorité à l’emploi industriel plutôt que priorité à la finance »….
Le Parti de Gauche rappelle que SANOFI a fait plus de 8,8 milliards de bénéfices en 2011. Il serait donc temps que le ministre s’empare du projet de loi contre les licenciements boursiers qu’ont déposé les parlementaires du Front de Gauche en juillet dernier. Voilà qui serait de nature à mettre en accord les déclarations de Monsieur Montebourg avec ce que peut décider le ministre du redressement productif aujourd’hui.
Amiante – Bastamag
Les responsables des 100 000 morts de l’amiante seront-ils traduits en justice ?
16 ans après le premier dépôt de plainte, les dizaines de milliers de victimes de l’amiante attendent toujours un procès pénal. Le jugement de ceux qui les ont empoisonnés n’a toujours pas eu lieu. En Italie, deux dirigeants de la société Eternit ont écopé de 16 ans de prison. De ce côté-ci des Alpes, la justice traîne, faute de moyens et de soutiens politiques. Le nouveau gouvernement osera-t-il mettre fin à cette scandaleuse impunité ?

Silence au ministère de la Justice. Interpellée par les associations de défense des victimes de l’amiante sur la tenue d’un procès pénal, Christiane Taubira demeure pour l’instant muette [1]. 16 ans que ce silence judiciaire perdure… 16 ans, c’est le temps qui s’est écoulé depuis le dépôt des premières plaintes contre X pour « empoisonnement et homicide involontaire » par l’Andeva, l’Association nationale des victimes de l’amiante. L’association continue de demander inlassablement la tenue d’un grand procès pénal de l’amiante, à l’image du procès du sang contaminé.
« On parle de 3 000 à 4 000 morts par an. Ce n’est donc pas une mince affaire » , rappelle Roland Hottelard, président de l’association en Loire-Atlantique (Addeva 44). Voir le visage de leurs empoisonneurs, alors que les dangers liés à l’amiante étaient connus et documentés, voilà ce que souhaitent les victimes et leurs familles. Malgré l’attente d’un procès pénal, ils n’en sont pas à leur première bagarre – et victoire – judiciaire.
A Saint-Nazaire, salariés victimes de l’amiante et veuves de travailleurs décédés viennent chaque jour à la maison Henri Pézérat (du nom du toxicologue qui fut l’un des premiers lanceurs d’alerte sur l’amiante dans les années 70). En cette matinée du 24 septembre, c’est la commission « Anxiété » qui se réunit. D’anciens salariés des chantiers de l’Atlantique sont occupés à vérifier le contenu des dossiers qui doivent être déposés d’ici juin. Reconnu en mai 2010 par la Cour de cassation, le préjudice d’anxiété permet aux travailleurs exposés à l’amiante d’obtenir une indemnisation par les Prud’hommes pour l’angoisse causée par le risque de développer une maladie grave due à cette fibre tueuse.« Quand on a travaillé dans l’amiante, on vit avec une épée de Damoclès au dessus de la tête, explique Roland Hottelard. On stresse à chaque bronchite. Ou à chaque fois qu’un ancien collègue décède. »
100 000 travailleurs concernés
Depuis la création de l’Andeva en 1996, le droit est devenu leur arme principale. L’association est forte de 22 000 adhérents dans une soixantaine d’antennes locales. Leur colère est à la mesure de l’ampleur du drame. En France, au moins 35 000 travailleurs sont déjà morts prématurément de l’amiante. 100 000 seraient concernés d’ici à 2025 selon un rapport du Sénat rendu en 2005. Et si le dossier ne fait plus la une des médias, la mobilisation reste très forte. De même que les souffrances endurées par les victimes.
« En Loire-Atlantique, en 1998, nous étions 78 adhérents. Nous sommes aujourd’hui 5 000. Et nous avons réglé plus de 10 000 dossiers », illustre non sans fierté Roland Hottelard. Reconnaissance de maladies professionnelles – fibroses ou cancers –, préretraite amiante, création d’un fonds d’indemnisation spécial (le FIVA), reconnaissance par les tribunaux de la faute inexcusable de l’employeur : le volet civil de la lutte juridique des victimes de l’amiante est très fourni. L’investissement, sans précédent, des militants de l’Andeva dans cette bagarre administrative a permis à des dizaines de milliers de victimes d’être indemnisées.
Faute inexcusable de l’employeur
Ces victoires doivent aussi au soutien de plusieurs cabinets d’avocats. Jean-Paul Teissonnière, Michel Ledoux et Sylvie Topaloff ont ainsi joué un rôle très important, en épluchant le droit français pour y trouver des armes juridiques. Certains magistrats ont de leur côté rendu des décisions historiques. Ainsi Pierre Sargos, président de la chambre sociale de la Cour de cassation, qui rendra en 2002 les arrêts qui permettront la reconnaissance quasi-systématique de la faute inexcusable des employeurs dans les affaires amiante. « Les victoires des uns donnent du courage aux autres, constatent Roland Hottelard et son collègue Alain Viot. Mais aller au tribunal reste une épreuve pour de nombreuses victimes. Et c’est difficile d’attaquer en justice un patron qui fait encore travailler la famille. En plus, il faut être patient. La veuve d’un gars des chantiers de l’Atlantique a dû attendre 16 ans pour que la faute inexcusable de l’employeur de son mari, mort à 43 ans, soit reconnue ! » Pourquoi, malgré ces avancées, le procès pénal tarde tant ?
Connus depuis un siècle, les dangers de l’amiante ont été activement dissimulés en France [2]. Composé d’industriels, de représentants de ministères, de scientifiques, d’organisations syndicales de salariés et d’employeurs, le Comité permanent amiante (CPA) a été constitué en 1982, alors que se multipliaient les informations sur les dangers de l’amiante, et les restrictions – voire interdictions – de son usage ailleurs dans le monde. Censé améliorer la gestion de l’amiante et prévenir les risques pour la santé, le CPA, hébergé dans les locaux d’une société de communication payée par les industriels (!), a exercé un lobbying très efficace pour que dure le plus possible l’usage de la fibre tueuse [3]. Les premières publications scientifiques – et anglo-saxonnes – sur la relation entre amiante et cancer datent des années 1930. Mais la fibre n’est interdite en France qu’en 1997.
Obstruction du Parquet
Traduire en justice les responsables du lobbying pro-amiante inquièterait bien du monde. Et pas seulement les industriels ayant eu recours à l’amiante, de l’entreprise du BTP Eternit à Saint-Gobain en passant par l’équipementier automobile Valeo, les anciens chantiers de l’Atlantique ou la SNCF. Le Comité permanent amiante avait en effet l’oreille du pouvoir. Des décisions en faveur de la poursuite de l’utilisation de la poussière tueuse ont été prises, notamment par les ministères du Travail et de la Santé, alors même que les dangers étaient connus, et soulignés par certains fonctionnaires ! « La mise en cause de l’État dans une affaire de santé publique est l’une des raisons pour lesquelles l’instruction patine », indique Odile Barral, du Syndicat de la magistrature.
Le Parquet, chargé de poursuivre les infractions à la loi pénale au nom de l’intérêt général… fait tout pour qu’il n’y ait pas de procès. Suivant les instructions du ministre de la Justice, auquel il est inféodé. L’Andeva s’est même entendu dire à plusieurs reprises par certains de ses membres : « Mais pourquoi voulez-vous un procès pénal, puisque vous avez obtenu des indemnisations ? Pour de nombreuses personnes, ce ne sont pas des délinquants. Ils n’ont ni volé, ni violé… », raconte François Desriaux, vice-président de l’Andeva.
Martine Aubry mise en examen ?
Le volet pénal a malgré tout marqué quelques points. Une petite dizaine de personnes, dont d’anciens membres du CPA ont été mises en examen par Marie-Odile Bertella-Geofroy, magistrate en charge du dossier amiante au pôle de santé publique de Paris. Un temps dessaisie d’une partie du dossier, elle se rapproche peu à peu du cercle des politiques, comme le montre l’annonce de la probable mise en examen de Martine Aubry, directrice des relations du travail de 1984 à 1987 au ministère du Travail (occupé par Michel Delebarre, maire de Dunkerque et sénateur du Nord, puis Philippe Séguin, décédé en 2010).
« Les premiers responsables sont les industriels et les scientifiques qui ont participé au Comité permanent amiante, insiste François Desriaux. Mais toutes les personnes qui ont participé de près ou de loin à ce scandale doivent être entendues par la justice, qui fera ensuite son travail. » Fonctionnaires des ministères, mais aussi médecins ou inspecteurs du travail pourraient être convoqués par la Justice si l’enquête se poursuit. Pour cela, Marie-Odile Bertella-Geffroy aurait besoin de moyens supplémentaires. Elle affirme que si elle disposait de davantage de magistrats et d’enquêteurs, elle pourrait avoir bouclé l’enquête d’ici un an. « Mais le voudra-t-on ? » , interrogeait-elle le 4 juillet dernier dans les colonnes du Parisien. Pour Odile Barral, du Syndicat de la magistrature, il faudrait aussi que l’institution judiciaire sorte de la culture du chiffre : « L’amiante, c’est un seul dossier. Cela pèse moins que de poursuivre quantité de petits délinquants. »
Un code pénal inadapté
Dernier verrou à faire sauter pour que les responsables de catastrophes sanitaires puissent répondre de leurs actes devant la Justice : la définition pénale des délits non intentionnels. Encadré par la loi Fauchon de 2000, l’homicide involontaire est selon divers responsables d’associations et juristes, totalement inadapté pour des affaires comme l’amiante. « Ce délit ne fait pas de différences entre la ménagère qui tue quelqu’un en faisant tomber par mégarde un pot de fleurs, et un industriel responsable de la mort de milliers de personnes », explique François Desriaux. « Nous avons des industriels qui s’organisent pour cacher les dangers d’un matériau. Il y a tricherie, tromperie. Mais le but du jeu, ce n’est pas de tuer. Simplement de faire un maximum d’argent. » Pour le code pénal, ce ne sont pas des délinquants.
La notion d’homicide involontaire ne permet pas non plus de prendre en compte le caractère collectif de la catastrophe. Avocats et magistrats sont obligés de traiter ce phénomène social sous l’angle individuel, en décalage complet avec la réalité. En Italie, où deux anciens dirigeants d’Eternit, fabriquant d’amiante, ont été condamnés à 16 ans de prison, il existe une incrimination de « désastre environnemental », qui restitue aux faits leur caractère collectif. 6 000 parties civiles étaient réunies !
Les milliers de victimes de l’amiante se feront à nouveau entendre ce samedi 13 octobre dans les rues de Paris, où aura lieu la grande manifestation annuelle de demande de procès pénal. « 16 ans, ça suffit ! tempête Roland Hottelard. Si on ne donne pas tout de suite les moyens à la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy, c’est qu’il n’y a pas de justice en France pour les petits que nous sommes. »
Nolwenn Weiler
Photo : © Ivan du Roy/Basta !
Notes
[1] Son ministère n’a pas non plus donné suite aux différentes sollicitations de Basta !.
[2] Le premier inspecteur du travail à évoquer les dangers de l’or blanc l’a fait en 1906. Soit 90 ans avant son interdiction officielle !
[3] Lire à ce sujet Derniers recours, Le monde du travail devant les tribunaux, Françoise Champeaux, Sandrine Foulon, Seuil.
Source: Bastamag
Réaction au vote du TSCG au Sénat
Le Sénat vient de ratifier le TSCG. Si on peut comprendre que l’UMP et les centristes votent avec enthousiasme pour un traité qui a été négocié entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, on ne peut que s’étonner de voir les sénateurs PS et EELV voter dans le même sens. Ceux qui à gauche, en dehors des sénateurs Front de Gauche, auront osé braver le gouvernement sont une infime minorité comparée à l’Assemblée.
Globalement la ratification de ce traité au Parlement n’aura été possible que grâce à la droite, confirmant ainsi la vraie nature de ce traité.
Pour le Parti de Gauche, la lutte contre l’austérité continue car les orientations contenues dans ce traité vont s’appliquer immédiatement dans le budget pour 2013. Dans ces conditions, il n’y aura pas d’autre issue que de refuser ce budget.
Espagne – Non à la hausse de la TVA sur l’eau et l’énergie !
La Commission européenne a proposé cette semaine de supprimer le taux réduit de TVA (10%) que l’Espagne applique pour le moment notamment à l’eau et à l’énergie.
Pour la Commission européenne, l’existence de ces taux réduits « contredit les objectifs stratégiques de l’UE de limiter la consommation des ressources naturelles et la nécessité pour les Etats d’obtenir de nouvelles sources de recettes ».
Alors que le revenu minimum en Espagne est aujourd’hui l’un des plus bas d’Europe (640 euros par mois), que le chômage touche plus d’un quart de la population et plus de la moitié de la jeunesse et que les expulsions locatives ont atteint un taux record en cette année 2012 (estimation à 180.000 sur l’année) la Commission européenne propose donc au gouvernement espagnol d’augmenter le coût de ce qui est le plus essentiel pour vivre : l’eau et l’énergie.
Nous dénonçons cette proposition criminelle. Le droit à l’eau et à l’énergie pour tous doit être défendu partout.
La gratuité des mètres cube d’eau nécessaire à la satisfaction des besoins quotidien , la taxation progressive des mètres cube suivants et la différenciation entre les usages domestiques et professionnels sont la seule solution valable pour faire respecter le droit universel d’accès à l’eau et l’obligation de ne pas gaspiller la ressource. Il en va de même pour l’énergie.
Ukraine – Le Parti de Gauche condamne l’adoption de la loi homophobe 8711
La proposition de loi 8711 visant à lutter contre la «promotion de l’homosexualité» a donc finalement été adoptée mardi dernier par le Parlement ukrainien par 289 voix sur 450 en toute violation du droit international et même du droit constitutionnel de ce pays.
Si l’objectif de la loi est en soi condamnable, l’étendue potentielle de son application est, elle, parfaitement délirante. Le terme « promotion » n’y est tout simplement pas défini, laissant la porte ouverte à la censure la plus arbitraire en la matière.
Le Parti de Gauche avait déjà dénoncé ce projet de loi lors de sa première publication en 2011.
Le Parti de Gauche condamne fermement le vote du Parlement ukrainien et demande à l’Union européenne, dont les condamnations en matière de droits de l’Homme sont toujours si sélectives, de condamner l’adoption de cette loi et d’agir en conséquence.
