La première Conférence de la Gauche méditerranéenne s’est ouverte aujourd’hui à Palerme, où elle se poursuivra jusqu’à dimanche.
Organisée à l’initiative du Parti de la Gauche européenne, cette conférence réunit les pays du nord et du sud de la méditerranée.
Le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Egypte, le Liban, la Palestine, Israël, la Jordanie, la Syrie, l’Irak et la Turquie sont présents, aux côtés des pays affiliés au PGE (Espagne, Italie, Grèce, France).
Cette conférence est le premier rassemblement de ce type depuis les révolutions arabes, et met à jour la nécessité d’une convergence des luttes, tant l’ensemble des pays, au nord comme au sud, sont victimes des mêmes politiques ultra libérales.
Raquel Garrido, porte parole du PG à l’International, et Alain Billon, délégué national Maghreb-Machrek, sont sur place pour le Parti de Gauche, qui s’est fortement impliqué dans la tenue de cette conférence.
Raquel Garrido présidera une table ronde sur la démocratie, les droits civiques et la justice sociale.
Alain Billon est chargé de proposer les perspectives de coopération pour l’avenir.
Suivez la conférence sur Twitter avec Raquel Garrido (@RaquelGarridoPG), hashtag #CGM
5 octobre 2012 | Classé Dans
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Commentaires fermés sur Le Parti de Gauche présent à la Conférence de la Gauche méditerranéenne
Jeudi, 4 octobre 2012
Aujourd’hui a eu lieu à Caracas le rassemblement de clôture de la campagne d’Hugo Chavez. L’objectif était de remplir 7 avenues : pari gagné, une immense marée humaine toute vêtue de rouge s’est déversée dans Caracas.
J’essaie toujours de vérifier les affirmations qui nous sont assénées en France à propos du Venezuela. Hier soir j’ai donc regardé la retransmission en directe d’un rassemblement de soutien à Henrique Capriles, le candidat de la droite. Et oui, cela est retransmis sur la chaîne de télévision de l’opposition et n’importe qui peut le regarder et comme c’est une télévision qui le soutient on ne peut l’accuser de déformer ce qui se passe. Le moins qu’on puisse dire est que ce n’est pas un très bon orateur : il se perd dans ses papiers, perd le fil de son discours, essaie de copier les effets de Hugo Chavez mais n’y arrive pas et répète en boucle beaucoup de phrases creuses. Aussi excité que Nicolas Sarkozy, mais bien moins bon orateur et aucun fonds contrairement à lui.

Aujourd’hui donc direction le rassemblement de soutien à Chavez. Mais il faut d’abord savoir que ce pays ne brille pas par la précision dans l’organisation et cela ne date pas de Chavez. Donc à la question, à quelle heure est le rassemblement, à quelle heure est le discours de Chavez, impossible d’avoir une réponse précise.
J’opte donc pour sortir vers 10h30 du matin pour sentir l’atmosphère. Les rues se remplissent déjà de manifestants, le métro est plein, mais chacun fait sagement la queue pour acheter son ticket et il ne viendrait à l’idée de personne, contrairement à la France, de sauter le portillon pour passer sans payer sous prétexte d’aller manifester. Décidément ce pays est plein de surprises. Mais si chacun attend en colonne sur le quai, l’arrivée du train provoque de telles bousculades que je me retrouve séparée du camarade d’Izquierda Unida (Espagne) avec qui j’étais partie. Je l’attends donc à la station d’arrivée. Nous rejoignons un des points de rassemblement. Il est 11 heures et il y a déjà beaucoup de monde. Nous devions retrouver des camarades vénézuéliens à cet endroit. Mais cela s’avère impossible. J’opte au bout d’un moment pour repasser à l’hôtel d’où finalement je repars avec des camarades français. Cette fois-ci nous allons vers l’avenue du Libertador. Pas facile d’avancer avec toute cette foule bonne enfant et qui avance tranquillement en chantant, en criant des slogans, en dansant et, moins drôle, en soufflant dans cette horrible invention qui s’est imposée depuis la coupe du monde de foot en Afrique du Sud. Beaucoup de jeunes, à un point impressionnant et un public très, très populaire, beaucoup plus que la marche des jeunes de Capriles que j’ai vu la veille. Nous arrivons quand même à nous frayer tant bien que mal un chemin tout en discutant avec des gens sur le parcours. Nous marchons ainsi un bon bout quand la pluie commence. Nous allons prendre la plus belle pluie tropicale que j’ai jamais vue. Nous aurons mouillé la chemise si on peut dire. Nous sommes rentrés à l’hôtel totalement trempés avec une seule option : se changer intégralement. Les manifestants sont restés stoïques eux.
Que dire en bilan : une ambiance très relaxe à Caracas, une liesse populaire indéniable aujourd’hui. Un discours de Chavez sans aucune attaque contre son adversaire, orienté sur la défense de la patrie et la poursuite du socialisme. C’est vrai que pour nous en France, écouter défendre le socialisme apparaît comme quelque chose de totalement passéiste. Mais pourtant, il s’agit bien d’une campagne électorale ligne contre ligne : le rétablissement du libéralisme avec l’abandon de toutes les avancées sociales ou la poursuite d’un pouvoir qui veut poursuivre dans une meilleure répartition des richesses. Ce qui me frappe c’est que ce qui apparaît comme une violence expropriation est en fait au niveau de ce qui existait en France en 1982 avant le tournant de la rigueur et les privatisations opérées par le gouvernement socialiste de l’époque.
Mais voilà, lorsque les intérêts des multinationales et de la bourgeoisie sont remis en cause, la droite verse immédiatement dans les menaces, quand ce n’est pas dans la violence.
L’Amérique Latine, à commencer par le Chili, a malheureusement souvent vécu des situations de coup d’état pour interrompre des processus où des gouvernements de gauche osaient mener des politiques pour une autre répartition des richesses avec plus de justice sociale.
A 48 heures du scrutin, j’émettrais donc un voeu : que la droite vénézuélienne et la droite internationale, respectent les résultats dimanche soir. Si le peuple Vénézuélien vote ce dimanche pour la poursuite du gouvernement de Hugo Chavez, ce sera tout simplement parce qu’entre les deux programmes, il préférera continuer avec celui qui change ses conditions de vie.
On peut comprendre que cela ne plaise pas à tous ceux qui n’ont comme projet politique que d’enrichir toujours plus ceux qui gagnent déjà de trop. Mais pour ma part, tout en restant les yeux ouverts et en gardant mon esprit critique, je me trouverais toujours du côté du peuple qui souffre et qui se bat pour améliorer sa vie et la situation de son pays dans le respect de sa souveraineté.
Source : Le blog de Martine Billard
5 octobre 2012 | Classé Dans
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Commentaires fermés sur Venezuela – Rassemblement monstre de soutien à Chavez
Vu sur www.regards.fr
Lundi, 9h00, petit déjeuner de la gauche radicale dans le bureau de Ian Brossat, conseiller de Paris en compagnie de Myriam Martin, Éric Coquerel et Christophe Aguiton.
Au menu, l’avenir du Front de Gauche, ses débats stratégiques, ses formes d’organisation.
5 octobre 2012 | Classé Dans
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Le Front de Gauche Latino organise une soirée festive à l’occasion des élections au Venezuela, en présence de personnalités sud-américaines.
Dimanche 7 Octobre à partir de 18h
à l’Usine – 8 rue Chassagnolle, Les Lilas.
Cette soirée permettra de suivre en direct l’élection présidentielle vénézuélienne, grâce notamment à Christophe Ventura, Secrétaire national du Parti de Gauche, qui suivra le déroulement du scrutin et du dépouillement sur place, dans l’Etat de Tachira.
5 octobre 2012 | Classé Dans
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Ce lundi 1er octobre, Mittal a tombé le masque.

Après des mois de silence assourdissant, des mois de mépris des salariés, l’annonce de la fermeture de la filière liquide, qui a donc enfin été officialisée, semble avoir surpris le gouvernement. Il n’en est pas de même pour les 629 salariés de l’entreprise.
Malgrè cette annonce, les salariés sont plus que déterminés à poursuivre le combat engagé depuis plus de 14 mois. Aujourd’hui, chaque sortie d’usine est bloquée par une tente ou se relayent, jours et nuits, les sidérurgistes.
Il est vrai qu’Arnaud Montebourg, de passage à Florange le jeudi 27 septembre, n’avait pas convaincu les travailleurs. Aujourd’hui, nous lançons un avis de recherche : ou est donc le bras de fer dont a parlé le Ministre au cours de cette visite, alors que Mittal a lancé au gouvernement l’ultimatum suivant : vous avez deux mois pour nous retrouver un repreneur ! Qui va donc compter les bouses à la fin, Monsieur Montebourg ?
Nous avons un gouvernement, élu démocratiquement, qui accepterait de se plier face aux exigences de Monsieur Mittal, financier, homme d’argent et de gain à n’importe quel prix ? Un homme qui ne prend en compte qu’un seul intérêt : celui de ses actionnaires ? Inutile d’espérer que sort des salariés, sans compter la sous traitance, la vie sociale locale, les commerçants, lui importent un jour. Ceux-ci se voient classés au rang de pertes et profits, au mépris de leur vie de famille, de leur avenir et de celui de leurs enfants.
Le Parti de gauche soutient depuis le début la lutte des sidérurgistes de Florange. Et aujourd’hui comme hier, nous sommes à leur cotés. Ces hommes ont un savoir faire enviable et envié dans de nombreux pays. Ne laissons pas perdre à jamais leurs capacités hors pairs.
Aidons-les à faire aboutir leur projet alternatif, le projet Ulcos. Ce projet, qui entre dans le cadre du programme Ulcos-BF (48 compagnies européennes de 15 pays, dont 10 sidérugistes majeurs), est le projet le plus avancé visant à réduire les émissions de CO2 du haut-fourneau et par suite de la filière fonte. Le site d’ArcelorMittal Florange a été retenu pour accueillir le premier haut-fourneau à recyclage des gaz (TGR-BF) associé à la captation et à la séquestration du CO2 (CCS)
Aucune hésitation à avoir ! Aidons les sidérurgistes maintenir l’emploi à Florange Ce projet qui lie la reconversion industrielle du site tout en pensant planification écologique et développement durable doit donc être réalisé à Florange ! Car si Mittal est dans l’incapacité de maintenir l’emploi sur le site, les ouvriers, eux, le peuvent !
Car la fermeture sonnerait définitivement le glas d’un des fleurons de notre industrie nationale. La nationalisation semble une mesure efficace et rapide pour mener à bien leur projet. C’est également l’une de leur revendication ! Au Front de Gauche, nous proposons un pole public de l’industrie. Chiche Monsieur Montebourg ?
Et il est grand temps, Monsieur Ayrault, que votre gouvernement écoute vraiment les salariés, que vous preniez conscience qu’eux savent faire. Il est aussi temps que vous puisiez votre projet de changement et vos futurs projets de loi dans le programme du Front de Gauche, l’Humain d’Abord.
5 octobre 2012 | Classé Dans
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Commentaires fermés sur Mittal prend le gouvernement pour Pôle Emploi
Ce vendredi 5 octobre 2012 a lieu un colloque « Regards croisés sur quarante ans de Zone franc » en présence du ministre de l’économie, Pierre Moscovici et des finances et d’Alassane Ouattara, Président douteusement élu de la République de Côte d’Ivoire. Pendant qu’un panel de Gouverneurs et de Présidents vont célébrer un des principaux outils de domination de l’impérialisme français en Afrique, il nous semble important de citer un extrait du document du Front de gauche Afrique concernant « une nouvelle politique entre la France et l’Afrique sub-saharienne » et de rappeler notre détermination à mettre fin à cette situation de façon concertée avec les pays concernés.
Rendre aux Africains l’autonomie de gestion du Franc CFA
Le Franc CFA qui fut d’abord « Franc des Colonies Françaises d’Afrique » avant de devenir « Franc de la Communauté financière africaine », même s’il présente l’intérêt d’être une monnaie commune régionale, présente le grave défaut de lier les choix financiers de cette partie de l’Afrique à la BCE et à l’Europe et empêche les pays concernés d’entrer dans la construction d’une Banque centrale africaine. Il est urgent de rendre aux banques centrales la gestion de la politique monétaire qui serait alors adaptée au cycle de leurs économies. Ceci s’accompagnerait d‘un abandon par la France de son droit de vote et de veto dans toutes les instances de ces banques, de l’abandon de l’obligation de déposer 50% des avoirs des pays CFA à la Banque de France, ainsi que l’abandon du pouvoir du conseil des ministres Français de décider des parités et dévaluations du CFA.
Cette réforme majeure, qui peut préfigurer d’autres évolutions en lien ou non avec la proposition de l’Union Africaine de créer une monnaie commune à toute l’Afrique, devrait permettre de mettre fin à la deuxième extraversion des économies africaines (la première étant les filières de rente) et autoriserait ces banques de jouer pleinement leur rôle dans le financement du développement. Nous devrions défendre le droit des gouvernements des pays africains, s’ils veulent bénéficier d’un minimum de moyens pour orienter les investissements publics, de prendre des mesures de prise de contrôle des filiales des banques privées, essentiellement Françaises, qui constituent souvent le seul réseau bancaire existant.
5 octobre 2012 | Classé Dans
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Si on n’avait toujours pas compris, François Hollande a brisé les dernières illusions que d’aucuns auraient pu encore garder : l’austérité n’épargnera personne. Il a aujourd’hui déclaré devant les états généraux de la démocratie territoriale, organisés à la Sorbonne, à Paris que«des efforts seront demandés à tous, et donc aux collectivités territoriales » .
Cette déclaration vient renforcer les annonces de la loi de finance pour le budget 2013, où le gel des dotations pour les collectivités territoriales marque la perte de 400 millions d’euros pour les budgets locaux. Pire les récentes annonces de Mr Laignel, président du comité des finances locales ne laissent pas présager d’un avenir meilleur puisqu’il a chiffré l’effort global qui serait demandé aux collectivités à « 2,250 milliards sur 2013-2015 ».
Pas de quoi rassurer les élus locaux qui subissent depuis les années Raffarin le rabotage annuel de leurs marges de manœuvre, et qui espéraient que la gauche au pouvoir leur permettrait d’échapper à l’asphyxie programmée de leurs budgets. Des budgets de plus en plus sollicités pour répondre aux besoins grandissants liés au chômage, à la misère et la précarité de leurs administrés, pour prendre en charge les transferts de compétences directs ou indirects dont l’Etat s’est délesté par souci d’économie, ou tout simplement pour éponger la hausse du coût de la vie, du gaz, de l’électricité….
On avait reproché à François Hollande de n’voir pas eu un mot pour les collectivités dans son programme : on comprend mieux pourquoi.

La Révision Générale des Politiques Publiques non remise en cause, pire appliquée ! Le gel des dotations aux collectivités et leur baisse annoncée en 2014 et 2015 ; l’absence de réforme fiscale en profondeur pour un système plus juste…ne comptons pas sur ce gouvernement pour sauver le service public mis à genoux par la droite ces 10 dernières années.
Elus et citoyens, soyons conscients qu’ils appliquent déjà le Traité de l’austérité.
5 octobre 2012 | Classé Dans
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Commentaires fermés sur L’austérité à tous les étages !

La conférence environnementale qui s’est tenue les 14 et 15 septembre derniers n’a pas été « historique » comme l’affirmait Mme Duflot. Au sortir de cette conférence, le Parti de Gauche a toutes les raisons d’être inquiet quant à la trajectoire que souhaite poursuivre le gouvernement socialiste et leurs alliés d’Europe Écologie. La question du nucléaire fut la grande absente de cette conférence et l’annonce de la fermeture de Fessenheim en 2016 est source pour nous de nombreuses incompréhensions.
La centrale nucléaire de Fessenheim est la plus vieille centrale du parc nucléaire français. Inaugurée en 1978 dans le cadre du programme nucléaire civil entamé par le Général de Gaulle au début des années 60, Fessenheim est aujourd’hui le symbole de l’ « exception française » en matière d’industrie électronucléaire. En effet, comme le parc nucléaire français dans son ensemble, Fessenheim est une centrale vieillissante et dangereuse mais elle bénéficie d’un soutien aveugle des gouvernements successifs quelle que soit leur couleur politique. Elle est le symbole de cette industrie électronucléaire verrouillée de l’intérieur par des ingénieurs et des lobbys surpuissants dont la parole ne saurait être remise en cause. Autant le dire clairement : en ce qui concerne le nucléaire, le citoyen n’a plus sa place.
Le récent incident survenu dans l’unité de production n°1 le 5 septembre dernier (11 salariés touchés dont 2 à la main selon le rapport public) est le symbole de la dangerosité de l’industrie électronucléaire, tant pour les salariés que pour l’ensemble de la population. Cet incident n’est d’ailleurs que le dernier d’une longue série de 23 autres incidents survenus dans la centrale depuis la réouverture du réacteur n°2 suite à sa 3e visite décennale le 8 mars dernier1. La réalité est cinglante et ne peut être niée : la centrale nucléaire de Fessenheim enregistre 4 fois plus d’incidents que la moyenne des autres centrales du parc nucléaire Français2. De quoi remettre en cause les propos de Jean-Marie Bockel, largement partagés par les défenseurs de l’industrie électronucléaire, pour qui « Fessenheim est une des centrales les plus sûres de France »3.
Rappelons que la centrale de Fessenheim est située à 9 mètres en contrebas du Grand Canal d’Alsace qui assure son refroidissement. Elle est, qui plus est, située sur une faille sismique, dans le fossé rhénan, dont le risque fut sous-évalué lors de la construction de la centrale4. Si bien que la centrale est construite sur un radier épais de 1,5 mètres, alors même que le radier de la centrale de Fukushima était d’une épaisseur de 8 mètres. L’autre préoccupation majeure autour de Fessenheim concerne une éventuelle rupture de la digue du Grand Canal d’Alsace. En effet, l’éventualité de la rupture de la digue n’est pas à écarter en cas de séisme important, voire en cas d’attaque terroriste. Or ce risque n’est pas du tout pris en compte par EDF, qui le juge trop improbable, et ce, malgré les demandes répétées d’une meilleur prise en compte de ce risque par le Conseil Général du Haut-Rhin et la Commission locale d’information et de surveillance de la centrale nucléaire (Clis)5. En cas de rupture de cette digue, le cœur de la centrale pourrait être submergé sous 1 mètre d’eau, bloquant ainsi le fonctionnement des mécanismes de refroidissement comme cela fut le cas à Fukushima. En cas d’incident la fonte du radier en béton serait inévitable et, la centrale de Fessenheim ne possédant pas de cuve de récupération du corium, c’est toute la nappe phréatique rhénane située entre 4 et 8 mètres sous la centrale qui serait touchée. Cela contaminerait pour des milliers d’années l’une des plus importante réserve en eau souterraine d’Europe, qui alimente en eau plus de 6 millions de personnes. La question n’est donc pas uniquement franco-française mais européenne, et si la population française serait la première victime d’un accident à Fessenheim, nos voisins allemands, hollandais et suisses le seraient aussi. C’est pourquoi le Parti de Gauche et Die Linke se sont déjà associés pour demander la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim6. L’industrie électronucléaire représente pour le pays un véritable danger. En Europe, contrairement à ce que déclarait M. le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg sur BFM-TV le 27 août dernier, l’heure est à la sortie du nucléaire. Seule la France a fait le choix de continuer dans le sens de l’utilisation du nucléaire comme source principale, et quasi exclusive, de production d’électricité. Le choix de prolonger la durée de vie de la centrale de Fessenheim jusqu’en 2016, qui aura alors 39 ans, participe à cette aberration.
En première ligne en cas d’accident à Fessenheim : les travailleurs de la centrale et les personnels civils et militaires qui seront envoyés comme « liquidateurs » dans la centrale. Les conditions de travail dans la centrale nucléaire de Fessenheim sont loin d’être aussi parfaites que ce que EDF prétend. Si bien que dans son « Appréciation 2011 » sur la centrale de Fessenheim, l’ASN déclare que « la radioprotection des travailleurs ne s’améliore pas, malgré la proposition d’un plan d’actions à la suite de constats de l’ASN en 2010. L’exploitant n’a, dans ce domaine, pas suffisamment tiré les leçons des années précédentes. »7. Le choix pour les travailleurs de la centrale ne se situe donc pas entre travailler ou se retrouver au chômage. Comme l’ont très bien exprimé une quarantaine de salariés de la centrale dans un appel à la fermeture de la centrale le 5 mai dernier : « La fermeture peut se faire sans licenciements, il faudra notamment travailler longtemps à la mise en sécurité puis au démantèlement du site […] si on prenait l’argent dépensé à entretenir la centrale pour l’affecter à la formation et à l’accompagnement des salariés »8
Et nous touchons ici au second problème de la centrale, indissociable du premier, qui est celui du coût de la centrale et de son entretien. Dans son avis du 4 juillet 2011 sur la poursuite d’exploitation du réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Fessenheim après 30 années de fonctionnement, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) impose de « Renforcer le radier du réacteur avant le 30 juin 2013, afin d’augmenter sa résistance au corium en cas d’accident grave avec percement de la cuve [et d’] Installer avant le 31 décembre 2012 des dispositions techniques de secours permettant d’évacuer durablement la puissance résiduelle en cas de perte de la source froide »9. Ces dispositions ne seront pas suffisantes en cas d’accident grave car le béton fond à 800°C. Ainsi, un renforcement du radier n’aurait pour seul effet que de gagner un peu de temps. De plus, aucun renforcement des parois latérales des enceintes de confinement n’est prévu. Enfin, le mécanisme de refroidissement, même renforcé, risquerait d’être immédiatement détruit, comme ce fut le cas à Fukushima.
Le Parti de Gauche estime que ces mesures, en plus d’être inefficaces, seraient extrêmement coûteuses pour la collectivité. En effet : on estime à plus de 200 millions d’euros la somme des investissements nécessaires à la prolongation de l’exploitation de la centrale de Fessenheim au-delà de 2012. Sachant qu’en moyenne 100 millions d’euros sont investis chaque année dans la centrale et que, dans le cadre des 2 visites décennales réalisées entre 2009 et 2012, près de 380 millions d’euros ont déjà été investis10 . La centrale nucléaire de Fessenheim, à l’image de l’industrie électronucléaire, est donc un gouffre financier dont seul l’arrêt immédiat permettra de mettre un terme. Les exigences, toujours accrues mais jamais suffisantes, de sécurité exigent des investissements faramineux pour une centrale qui fonctionne par intermittence. L’arrêt immédiat est possible : la production annuelle de Fessenheim est de 10 à 12 TWh quand la France produit chaque année 541 TWh. Autrement dit : Fessenheim ne représente qu’un peu plus de 2% de la production annuelle d’électricité en France. De plus : la fermeture le 6 juin dernier de l’usine d’enrichissement d’uranium EURODIF a « libéré » 15TWh d’électricité.
Il est grand temps d’arrêter ce gaspillage sans fin et dangereux. Comme le rappelait Jean Luc Mélenchon durant la campagne présidentielle : « La recherche du profit ne peut plus primer sur les impératifs écologiques et humains. C’est pourquoi je suis favorable à l’arrêt immédiat de Fessenheim ». La centrale nucléaire de Fessenheim doit devenir l’exemple de la reconversion nécessaire et inévitable de la production énergétique française par la planification écologique. Fessenheim et le nucléaire sont aujourd’hui à bout de souffle. Il est temps que nous saisissions l’opportunité de la vétusté de nos centrales nucléaires pour sortir du nucléaire et offrir au pays une véritable alternative durable ainsi qu’une véritable indépendance énergétique, respectueuse des autres pays et de l’environnement. Car comment parler d’indépendance énergétique quand on sait que la France n’extrait plus d’Uranium depuis 20 ans, et que, par conséquent, nous sommes dépendants des approvisionnements venants, pour 40%, du Niger? La recrudescence des tensions dans cette région de l’Afrique, sous la pression notamment de AQMI, prouve la fragilité de cet approvisionnement et la situation de dépendance dans laquelle se trouve le pays. Sans compter la charge morale qui pèse sur ce mode d’approvisionnement : perpétuation de la Françafrique et conditions déplorables de travail dans les exploitations minières. Comment parler du nucléaire comme une énergie « durable » quand on sait que les réserves d’Uranium dans le monde s’épuisent rapidement (réserves estimées à 50 ans en l’état actuel de la consommation mondiale d’uranium) et quand on connait le casse-tête sans fin que représente la gestion des déchets qui ne sont pas, contrairement à ce qu’essaye de faire croie AREVA, recyclés. Enfin : comment parler du nucléaire comme une énergie « propre » alors que de nombreuses études évaluent les émissions par kilowattheure de nucléaire à environs 65g de CO2.
Pour le Parti de Gauche, l’heure n’est plus à la poursuite du programme électronucléaire Français, devenu couteux et obsolète. Nous appelons de nos vœux à ce que l’argent dépensé pour le nucléaire en France le soit uniquement pour la création d’une filière de démantèlement des centrales. Nous souhaitons en outre la création d’un pôle public de l’énergie, étape incontournable pour la mise en place d’une vaste filière industrielle de production et de recyclage des énergies renouvelables. La création d’un pôle public, par la renationalisation de EDF et d’AREVA, permettrait aussi au peuple de reprendre le contrôle de cette filière et d’arrêter immédiatement la pratique intolérable et dangereuse de la sous-traitance et de l’interim des salariés du nucléaire. Elle permettrait aussi de garantir pour tous le droit à l’énergie, droit incontournable à nos yeux. Enfin : la voie de la sobriété énergétique par l’isolation des bâtiments, le remplacement du chauffage électrique, le développement des transports en commun et du fret, la relocalisation de l’économie et de la production d’énergie (afin de réduire les déperditions d’énergie liées à son transport), la lutte contre les agressions publicitaires lumineuses est incontournable pour stopper ce monumentale gâchis d’électricité en France qui n’est que la conséquence de ce rêve illusoire d’une source énergie propre et infinie que représentait le nucléaire. Un tel plan permettrait la création de centaines de milliers d’emplois sur le territoire Français et d’aller vers une véritable souveraineté énergétique de la France. La fermeture de Fessenheim sera la première pierre posée pour construire cette alternative indispensable sur la voie de l’écosocialisme que souhaite poursuivre le Parti de Gauche.
5 octobre 2012 | Classé Dans
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Dimanche 7 octobre aura lieu l’ élection présidentielle au Venezuela. Alors que j’ai déjà été dans plusieurs pays du cône sud de l’Amérique Latine (Chili, Argentine, Uruguay, Bolivie, Pérou), ou que je me suis intéressée à d’autres (Paraguay, Equateur), jusqu’ici mon attention s’était peu portée sur le Venezuela et mes informations se limitaient surtout à ce qui apparaît dans la presse française. Or le discours général des médias français consiste surtout à expliquer que le gouvernement de Chavez s’apparente à une dictature, qu’il n’y a pas de liberté de la presse, que tout est fait pour empêcher l’opposition de s’exprimer.
Aussi, j’ai accueilli positivement la possibilité d’aller voir sur place.
Je suis donc à Caracas depuis lundi soir et je découvre ce pays avec beaucoup de curiosité. D’abord contrairement aux pays du sud du continent c’est un pays très tourné vers les Caraïbes. La population est très métissée. Ayant séjournée en Espagne à l’époque franquiste et au Chili sous la dictature de Pinochet, je peux au moins faire des comparaisons d’ambiance. Rien à voir, pas ce sentiment d’oppression, de police avec le doigt sur la gâchette. Au contraire une ambiance décontractée, bon enfant.
Ma première préoccupation a donc été de vérifier si les médias étaient si verrouillés que cela. Surprise, au niveau des chaînes de télévision proposées : 77 dont FOX, CCN en espagnol, la télévision d’Espagne etc … Pour ce qui est des chaînes locales, ayant l’avantage de parler couramment espagnol, je peux donc regarder les différents journaux télévisés et me faire une idée. En fait, chaque camp a ses télés. Idem pour ce qui est de la presse écrite avec un avantage très net à la droite qui possède les journaux les plus vendus. Une affirmation donc qui tombe : oui il y a bien pluralisme des médias au Venezuela et même plus qu’en France puisque le gouvernement s’est effectivement donné les moyens d’avoir une presse, des radios et des télés indépendantes des pouvoirs financiers au service de la droite. La différence avec la France est, que selon le média que vous choisissez, vous avez la vision de l’opposition ou celle du gouvernement. Et franchement les deux sont aussi engagées politiquement ! Le journal télévisé de Globovision ou le journal El Unversal valent le Figaro et la Une sans problème !
Il y a 7 candidats à la présidentielle. En fait seulement 2 comptent réellement : l’actuel président Hugo Chavez qui postule à être réélu et Henrique Capriles, candidat de la droite, unie pour la première fois depuis longtemps. Et on ne voit partout dans les rues que la propagande pour ces deux candidats. Mais nouvelle surprise, les affiches et fresques des deux cohabitent sans problème. Quand j’explique à mes interlocutrices vénézuéliennes qu’en France nous nous livrons à des bagarres d’affichage, elles sont toutes étonnées parce que cela ne viendrait à l’idée personne ici d’arracher ou de recouvrir celles des adversaires, et c’est même interdit par la loi.
De la même façon, ce matin me promenant dans une rue piétonne très fréquentée, je croise simultanément les militants de Capriles puis ceux de Chavez distribuant leurs tracts et affiches et interpellant les passants pour les convaincre de voter pour leurs candidats. Cela m’a permis de récupérer les tracts des uns et des autres. Un peu plus et je pouvais me croire rue Montorgueil pendant les dernières élections. Encore un mensonge de plus qui tombe. Vers midi, j’assiste d’ailleurs à une marche de 2000 jeunes dans cette rue pour appeler à voter Capriles.
Hier mardi, j’étais dans la quatrième ville du Pays Barquisimeto, 1 million d’habitants pour un forum pour expliquer la situation en Europe. Débat intéressant avec des militants du PSUV (le parti qui soutient Chavez) et d’autres citoyens. L’un des présents viendra d’ailleurs discuter un moment à la fin en me disant qu’il est descendant de juif estoniens qui ont tous péri à Treblinka. Je me dis que s’il soutient Chavez, c’est quand même que les accusations d’antisémitisme souvent reprises en France et tout récemment encore par Cohn Bendit n’ont pas grand chose à voir avec la réalité. Même ambiance dans cette ville (avec un centre ancien très beau) qu’à Caracas. Nous avons même déjeuné dans un café avec à la table d’à côté des militants de Capriles.
Voilà ce dont je peux témoigner pour l’ambiance générale, bien loin de ce que nous raconte les divers médias français, y compris ceux se disant plus près de la gauche que de la droite.
Le programme du candidat de la droite tourne autour de trois grands axes : réduction du rôle de l’état aux stricts missions régaliennes. C’est drôle, c’est un discours que nous avons entendu durant ces dix dernières années dans la bouche des ténors de l’UMP décentralisation avec transfert de pans entiers d’interventions de l’état au niveau local : écoles y compris la fixation des programmes, l’état n’interviendrait plus que pour le paiement des enseignants ; santé etc … retour à l’économie de marché mise à mal par les nationalisations. Ainsi, il veut ouvrir le capital de l’entreprise nationale du pétrole Une autre proposition porte sur le statut de la banque centrale du Venezuela qu’il veut modifier pour lui donner un statut semblable à celui de la BCE. Ainsi elle ne prêterait plus à l’état. Lorsqu’on voit le désastre que cela provoque en Europe avec des banques qui s’enrichissent sur les différences de taux d’emprunt à la BCE et de prêts aux états ou entreprises, on ne peut que frémir sur les conséquences que cela pourrait provoquer pour l’économie vénézuélienne.
En résumé, le programme de la droite est un programme de facture libérale traditionnelle. Le gouvernement d’Hugo Chavez a beaucoup fait pour améliorer les conditions de vie de la population. L’arrivée de Capriles au pouvoir représenterait une vraie régression sociale.
Les sondages donnent Chavez gagnant. Les bureaux de vote ouvrent dimanche à 6 heures du matin et doivent fermer à 6 heures du soir. Mais différence avec la France, s’il reste des électeurs qui font la queue pour voter à 18 heures, le bureau ne ferme que lorsque tout les présents ont voté. Le système est informatisé avec impression du bulletin de vote qui est ensuite déposé dans l’urne. Il est donc facile de vérifier qu’il y a adéquation entre le nombre de votants et le nombre de bulletins déposés dans l’urne. Ce système est considéré par diverses instances internationales comme très sur. Il est donc particulièrement inquiétant que la droite refuse de s’engager à respecter les résultats et ait déjà appeler ses partisans à descendre dans la rue dès 16 heures et ce alors que les bureaux ne ferment qu’à 18 heures. Pourtant ces représentants siègent à la commission électorale et seront présents dans tous les bureaux de vote ainsi que de nombreux observateurs internationaux venus de tous les pays et de toutes les forces politiques. La CNE (commission nationale électorale) est chargée de vérifier le respect du déroulement des élections dont la partie financière puisque la loi oblige à une transparence totale. De fait, l’opposition semble attirer par une stratégie de la tension en annonçant que si les résultats ne lui conviennent pas, elle ne les reconnaîtra pas : déclaration d’un dirigeant du principal parti de droite qui soutient Capriles. Ceci est par ailleurs repris par la droite à l’échelle internationale (exemple le journal ABC d’Espagne). Leur volonté est de délégitimer Hugo Chavez à défaut de pouvoir le battre démocratiquement. Nous pouvons donc nous attendre à ce que lundi en France les médias prennent le relais.
Je ne regrette donc pas d’être ici car cela me permet de voir de visu ce qu’il en est. Mon but n’est pas de dire que tout est parfait au Venezuela (mais quel pays l’est?), de dire que je suis d’accord à 100 % avec Hugo Chavez (bien sûr que non à commencer par ses relations avec l’Iran) mais de discuter sur ce qui se passe réellement et non sur des mensonges qu’on nous assène régulièrement en Europe.
Source : Le blog de Martine Billard
4 octobre 2012 | Classé Dans
National |
Commentaires fermés sur Elections au Venezuela : pour rompre avec les mensonges
Ce matin à Paris, la rue de la Boétie avait perdu de son calme. C’était, en lieu et place des jeudi, un mercredi de la colère. Devant le siège social, les salariés de Sanofi s’installent : sono, café, viennoiseries… L’état de siège peut commencer.

Ils affluent de partout : Toulouse, Montpellier, Romainville, Chilly Mazarin. Des bus les déposent au bout de la rue et, avant même de les voir arriver, nous entendons les chants parvenir jusqu’à nous. En fin de matinée, ce sont près de 1300 salarié-e-s qui se sont retrouvés pour contrer la direction dans ses objectifs de suppressions d’emplois.
Laurent, délégué syndical, est stupéfait. Jamais un tel rassemblement ne s’était organisé malgré les plans sociaux a répétition qui ont fait perdre plus de 4000 emplois dans les différents sites en France dans les 5 dernières années.
Et pourtant, le moment le justifie. La multinationale a prévu a nouveau un plan social de grande ampleur. Près de 1500 postes de supprimés, concernant la recherche pharmaceutique. C’est purement scandaleux quand on sait que pour l’année 2011, la multinationale a déclaré 8,8 milliards de bénéfices !
Devons nous accepter que ces multinationales, quémandeuse de compétences et de subventions en France – Sanofi s’est vu alloué un crédit impôt recherche de 130 millions d’euros – réalisent plans sociaux sur plans sociaux pour uniquement rassasier la faim sans limite de ses actionnaires ?

Depuis l’annonce, le 5 juillet dernier, du Plan Sauvegarde de l’Emploi chez SANOFI, fleuron de la recherche française, les salariés, les élus, et les citoyens s’arment de courage et de ténacité pour la sauver.
A Monsieur Montebourg, Ministre du redressement productif, malheureusement absent lors rassemblement de ce jour, nous proposons à nouveau la Loi contre les licenciements boursiers du Front de Gauche, retoquée à 4 voix près sous un Sénat et une Assemblée Nationale de droite. Si elle était à nouveau présentée a ces mêmes institutions dorénavant à gauche, nulle doute que cette fois, elle serait votée et que Monsieur Montebourg aurait moins de travail. Nous lui rappelons également qu’allouer de nouveaux droits aux salariés leur permettrait de connaitre la stratégie économique de l’entreprise et donc d’activer leur droit d’alerte.

4 octobre 2012 | Classé Dans
National |
Commentaires fermés sur Sanofi – Une prescription qui fait monter la fièvre sociale
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