PG 93 – Le mal-logement tue à Saint-Denis

 

Malgré l’intervention et le courage des pompiers l’horreur n’a pu être empêchée : l’incendie d’un immeuble insalubre à Saint-Denis (rue Gabriel Péri) a fait deux morts et plusieurs blessés. Le Front de Gauche exprime ses condoléances aux familles endeuillées et son soutien aux dionysiens qui se retrouvent à la rue. Nous exigeons que ces habitants de l’immeuble insalubre qui a brulé soient relogées immédiatement par les autorités et que ceux qui n’auraient pas de papiers soient régularisés.
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Cet événement n’est pas un « accident ». Il est le résultat de l’attitude de quelques « marchands de sommeil » qui louent des taudis aux plus pauvres d’entre nous et qui laissent se dégrader les immeubles les mettant sciemment en danger. Ceux qui se font de l’argent sur le dos des plus fragiles doivent être sévèrement sanctionnés.
Mais ce drame est aussi et surtout l’aboutissement de la crise du logement qui frappe le pays et spécialement la Seine-Saint-Denis depuis de trop nombreuses années. Déjà deux personnes étaient mortes en 2010 à Saint-Ouen, puis six l’année dernière à Pantin dans des conditions similaires. Face au manque de logements sociaux et à l’inflation des loyers du parc privé, les travailleurs et les chômeurs de nos villes populaires n’arrivent plus à se loger. Ils sont obligés d’accepter ces taudis au risque de leur santé et parfois de leur vie.
Il faut rapidement en finir avec cette situation inacceptable et injuste. Si un Plan National de Rénovation des Quartiers Anciens Dégradés (PNRQAD) existe bien, il ne concerne que quelques quartiers et ne répond pas à l’ampleur de la crise. Il est impératif que les moyens soient mis en urgence pour réhabiliter TOUS les immeubles insalubres et surtout pour reloger les mal-logés. L’hiver 2011-2012 a été marqué sur notre ville par une série d’expulsions qui ont laissé des dionysiens à la rue ou dans des conditions de logement très précaires. Cette situation ne doit pas se reproduire et le nouveau gouvernement doit s’y engager.
Pendant la campagne électorale, le Front de Gauche avait défendu la création d’un grand service public du logement et fait plusieurs propositions pour répondre rapidement au problème du logement : augmentation rapide et massive de la création de logements sociaux mais aussi blocage des prix des loyers et réquisition des logements vides. Les moyens existent pour reloger les sans-logis et les mal-logés de Saint-Denis et d’ailleurs. Le gouvernement doit s’y employer dès maintenant. Cela ne s’accommode pas de l’austérité. C’est une cause nationale d’urgence.
Une loi doit tout de suite permettre à la puissance publique de se substituer sans délai aux propriétaires défaillants en cas de risques et de leur imputer les frais engagés. Assez des marchands de sommeil…
Le Front de Gauche de Saint-Denis continuera de se battre auprès des mal-logés pour l’accès de tous à un logement pas cher et de qualité.

Voir l’article de Libération  » Saint-Denis: cynisme des proprios »

La 1ère Fête de l’Humanité – Le 7 septembre 1930

Le 7 septembre 1930, est inaugurée la 1ère Fête de l’Humanité, imaginée par Marcel Cachin alors directeur du journal. Conçue comme une manifestation de « solidarité prolétarienne », son objectif est de diffuser l’Humanité et de dégager des bénéfices pour assurer son financement. La première édition qui se déroule à Bezons est de faible ampleur. On dénombre 1000 participants et sa portée reste limitée puisqu’on ne compte qu’un seul stand non francilien, celui de la ville d’Alès. Cependant, rapidement elle se développe en accueillant concerts, spectacles, et des stands de plus en plus variés.

L’événement devient le rendez-vous des solidarités internationales dès 1936 avec le svoutien aux républicains espagnols et l’apparition des premiers stands internationaux. La Fête est également un lieu de convergence des luttes sociales, mais c’est surtout la dimension politique qui s’inscrit dans la Fête, avec au commencement le combat pour l’unité de la classe ouvrière symbolisée alors par le Front populaire. Chaque édition de la Fête apparaît alors comme un marqueur de son temps.

Après 5 années d’interruption, c’est près d’un million de participants qui s’y retrouvent en 1945, exprimant la reconnaissance du rôle du PCF dans la Résistance et la Libération.

Durant toute la guerre froide la visibilité de l’U.R.S.S y est très forte. Avec la célébration du Spoutnik en 1958, la venue de Youri Gagarine, le premier cosmonaute, qui suscite l’enthousiasme, l’hommage à la Révolution d’Octobre en 1967, la présence des Chœurs et danses de l’Armée soviétique en 1968… Et de manière parallèle les figures de la contestation américaine sont régulièrement invitées comme Joan Baez en 1971.

Avec la signature du programme commun de gouvernement (1972), l’union de la gauche redevient le thème central de la Fête. Communistes, socialistes, radicaux de gauche se côtoient et échangent dans des débats qui prennent de plus en plus d’ampleur au sein des stands.

En 2011 pour la première fois un dirigeant politique non communiste, Jean-Luc Mélenchon, prend la parole sur la grande scène, signe fort de l’engagement du PCF vers le Front de Gauche : la Fête est là encore fidèle à ses objectifs d’unité ouvrière et de front politique unique.

TSCG – Le traité décortiqué

Un atelier animé par Matthias Tavel du secteur Etudes et Arguments du Parti de Gauche. Il s’est déroulé lors du « Remue méninges », le 24 août 2012, à St-Martin-d’Hères. 
Télécharger la version audio.

Fête de l’Huma – Programmes des stands PG et Front de Gauche

Les programmes :

Conférence environnementale – CESE : si nous ne sommes pas dedans, nous serons devant !

Soutien et présence du PG au rassemblement devant le CESE.

Si certaines associations, collectivités et élus ont été autorisés à participer à la conférence environnementale des 14-15 septembre prochain, en revanche de nombreuses organisations, partis politiques et collectifs n’ont eux clairement reçu aucune invitation, voire se sont vu refuser leur participation. Sur quels critères ? Le gouvernement craindrait-il que des propositions écologiques incompatibles avec l’austérité soient énoncées ?

Ainsi, ni le Réseau « Sortir du nucléaire » ni le syndicat Sud-Solidaires, ni encore l’ACIPA, association qui lutte contre le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes, ne seront présents à la conférence. De même, le Parti de Gauche qui porte avec le Front de Gauche un programme de transition écologique et social n’a pas été invité, ni aucun de ses élus.

Qu’à cela ne tienne. Si nous ne sommes pas dedans, nous serons devant !

Le Parti de Gauche sera présent avec notamment Martine Billard co-présidente du Parti de Gauche, Corinne Morel Darleux Secrétaire nationale à l’écologie et Conseillère régionale, et Danielle Simonnet Conseillère de Paris, vendredi 14 septembre à 11h30 aux côtés des collectifs au rassemblement qui aura lieu devant le Conseil Économique Social et Environnemental (M° Iéna).

L’Europe de Karlsruhe

Les juges de la cour constitutionnelle allemande, basée à Karlsruhe, sont les vedettes médiatiques du moment. Ils émargent à la rubrique curiosité sympathique. Les titres de presse ânonnent que l’Europe et les marchés sont suspendus à la décision qu’ils vont prendre sur la compatibilité du TSCG avec la loi fondamentale allemande. Imaginons un instant que l’on attende la décision démocratique d’un peuple consulté par referendum comme ce fut le cas avec les Irlandais lors du traité de Lisbonne. Que n’entendrait-on pas sur l’insupportable épée de Damoclès d’une procédure démagogique, fauteuse d’angoisse sur les marchés ! Quelle serait la hargne des éditorialistes contre les partisans du « non » dans ce pays souverain, ingrats manipulés qui furent pourtant gavés de subventions européennes ! On se souvient comment les Irlandais eurent mauvaise presse pour crime de referendum après avoir été présentés comme les bons élèves de l’intégration européenne quand ils se livraient au dumping fiscal contre les autres pays de l’Union. Mais cette fois, le fait que le cours de la construction européenne dépende de la décision de 8 juges ne suscite aucun cri d’orfraie. Le Monde leur consacre même un papier fasciné. Vous rendez-vous compte, le public allemand ne connaît même pas leur nom ! Et de glousser : ces juges font trépigner de rage les politiques ! Merkel après les avoir traités de scorpions a tenté de se débarrasser du président de la Cour en lui proposant de devenir président du pays. Mais il a refusé cette fonction élective. Et voici la chute en forme de morale : « on n’attrape les scorpions avec des sucreries ».

L’idéologie dominante dans le nouvel âge du capitalisme austéritaire met au sommet de la pyramide des valeurs l’indépendance vis-à-vis du peuple. Il est devenu admirable de ne pas avoir de compte à rendre, sinon aux marchés, et les juges valent mieux que les élus. Cette philosophie est celle du nouveau traité qui multiplie les dispositifs juridiques pour retirer le pouvoir budgétaire des mains de la représentation populaire. Pour la pensée dominante, cela relève de l’évidence. Ce fait n’est donc ni exposé ni discuté. Aucun commentateur ne s’est ainsi étonné que François Hollande annonce la semaine dernière devant la Cour des Comptes la création d’une nouvelle autorité indépendante chargé de suivre la mise en œuvre des obligations budgétaires que nous fait le TSCG avant même que le Parlement ne l’ait adopté ni qu’il ait été informé d’un projet qui concerne au premier chef ses prérogatives. Quelle était donc l’urgence d’une telle annonce ? Les marchés ne peuvent attendre ? Ils attendent bien la décision des juges de Karlsruhe !

On voit qu’il est urgent de ressusciter l’esprit démocratique. Le réveil ne viendra ni des majorités parlementaires en place, ni des journalistes. Le mépris du peuple qu’ils sont censés servir est devenu hélas un pilier de leur autorité, un motif de superbe. Le rappel des principes démocratiques élémentaires ne peut venir que du peuple lui-même. C’est pourquoi nous avons voulu que la manifestation du 30 septembre prochain devienne celle du peuple tout entier. Cet objectif a beaucoup progressé. Cette initiative déborde désormais largement le Front de Gauche depuis que de nombreux mouvements en sont devenus les coorganisateurs. Preuve est faite que la bataille démocratique rassemble la société et entretient l’énergie créatrice que le monde mort de la finance et sa suite de courtisans s’obstine à vouloir étouffer.

Front des luttes – Les jeudis de SANOFI

Chaque jeudi depuis deux mois, les salarié-e-s de Sanofi se retrouvent dans le cadre d’une action publique afin d’informer la population du PSE et du désengagement de la multinationale du site de Toulouse, entrainant la suppression de 640 emplois. Le Front des luttes a toujours soutenu activement ces revendications alors même que ce groupe fait des bénéfices et profite d’investissements publics en matière de recherche.

C’est pourquoi jeudi 13 septembre une délégation du Front de Gauche sera présente à Toulouse à l’appel du rassemblement national des salarié-e-s de Sanofi. Eric Coquerel, secrétaire national du PG y apportera le soutien du Parti de Gauche.

Le lendemain de la conférence environnementale : – Le Front de Gauche réunit à la même table FNE, WWF, Greenpeace et Solidaires !

Grand débat dimanche 16 septembre à 11h sur le stand du Front de Gauche à la Fête de l’Humanité :

 » Entre cacophonie gouvernementale et traité de l’austérité, quel quinquennat pour l’écologie ? Au lendemain de la Conférence environnementale, premier état des lieux des débats avec les associations, ONG et syndicats« 

Le débat sera animé par la journaliste Jade LINDGAARD (Mediapart) avec la participation de : Corinne MOREL DARLEUX, Secrétaire nationale à l’écologie du Parti de Gauche et Conseillère régionale Front de Gauche ;Damien JOLITON, Gauche Anticapitaliste ; Michel DUBROMEL, Vice Président de France Nature Environnement ; Serge ORRU, Directeur général du WWF France ; Karine GAVAND, Chargée des questions politiques à Greenpeace France ; Didier AUBE, Secrétaire national et responsable de la commission écologie de Solidaires.

Au sortir de deux mois de cacophonie interministérielle sur les forages off-shore, le nucléaire et les gaz de schiste, on est en droit de s’interroger sur les menaces qui pèsent sur la politique des 5 ans à venir et quant à la réelle volonté du gouvernement Ayrault en matière de transition écologique et sociale. Quelles en seront les orientations : celles de la composante EELV, de la Ministre Delphine Batho ou encore celle d’Arnaud Montebourg ? Quels en seront les moyens, notamment en matière de financements publics à l’heure de l’austérité et du TSCG ? Le lien sera-t-il enfin fait avec le modèle économique et la question des emplois ?

Le gouvernement a multiplié ces deux derniers mois actes et déclarations contradictoires et inquiétants en matière d’écologie et ce, à quelques jours seulement de la Conférence environnementale proposée par le candidat aujourd’hui Président, François Hollande. Nous savons tous l’importance que pourrait revêtir cette concertation dans la politique du quinquennat à venir et dans l’orientation des politiques publiques face aux crises écologiques et sociales.

La Conférence environnementale se déroulera la même week-end que la Fête de l’Humanité, grand moment annuel de rassemblement et de débats politiques à gauche. Aussi, il nous a paru très important de rendre possible une discussion publique « à chaud » de cette concertation et de profiter de la tribune offerte par la Fête de l’Humanité pour pouvoir analyser et débattre de nos positions respectives, ainsi que des premiers retours et enseignements sur la tenue de cette Conférence environnementale.

Nous nous réjouissons vivement de réunir à la même table des représentant-e-s du Front de Gauche, de FNE, WWF, Greenpeace et du syndicat Solidaires. Nous n’aurons jamais suffisamment d’occasions d’ouvrir le dialogue et le débat entre nos associations, syndicats et organisations politiques.

 

Parlement européen – Ahurissante alliance de la droite, des sociaux-démocrates et des verts

Je dénonce l’ahurissante alliance de la droite, des sociaux-démocrates et des verts au Parlement européen.

Ceux-ci viennent de présenter une résolution commune de soutien au Semestre européen, au Pacte pour l’euro plus et au « Two Pack ».
Ils y  demandent ensemble un marché unique des services et un marché unique de l’énergie.
Ils y prônent la lutte contre le protectionisme et l’appui aux accords de libre échange.

Que la droite veuille cette politique, on le comprend. Mais pourquoi les sociaux-démocrates et les verts ne disent-ils jamais à leurs électeurs qu’ils la veulent aussi ?

 

Alternatives économique – Des pauvres plus nombreux, des riches plus riches

500 000 pauvres de plus en un an. Selon les derniers chiffres de l’INSEE, la pauvreté et les inégalités ont fortement progressé en France en 2010. La crise n’explique pas tout, car le problème est aussi dû à une protection sociale qui ne protège pas assez ceux qui en ont besoin…

Riches-et-pauvres

On s’en doutait, mais la réalité est encore pire que ce que l’on craignait : la pauvreté et les inégalités ont fortement progressé en 2010. Selon l’Insee, qui vient de publier les premiers chiffres, le nombre de personnes en situation de pauvreté en France a progressé de près de 500 000 en un an, et de plus de 800 000 en deux ans. Désormais 14,1 % de la population française dispose d’un niveau de vie[1] inférieur au seuil de pauvreté (964 euros par mois, contre 968 euros en 2009), alors que, en 2008 ; ce n’était le cas que de 13 % de la population.

Certes, la crise a frappé, et fortement. Mais elle a bon dos, si l’on ose dire, car elle n’explique pas tout. Le taux de pauvreté des chômeurs a effectivement augmenté, mais moins qu’on pourrait le croire : il s’établit désormais à 36,4 % ( !) contre  35,8 % en 2008. Un chiffre énorme – nettement plus d’un tiers des personnes concernées -, mais qui progresse de 0,6 point en deux ans, contre une progression de 1,1 point du taux de pauvreté général. En réalité, les sinistrés de la pauvreté sont principalement les inactifs autres que les retraités ou les étudiants (le taux de pauvreté passe de 29,3 % à 32,2 % entre 2008 et 2010, soit 2,9 points supplémentaires) et les enfants de moins de 18 ans (leur taux de pauvreté passe de 17,3 % à 19,6 %). Chez les étudiants, le taux de pauvreté progresse également sensiblement, passant de 18,1 % à 19,4 %, mais ces chiffres ne tiennent pas compte des aides familiales éventuelles.

Le visage de la pauvreté de masse se dessine ainsi nettement : il s’agit pour une part croissante de familles monoparentales (lorsque le parent isolé ne travaille pas, le taux de pauvreté explose à près de 80 %, ce qui explique la proportion élevée – et croissante – d’enfants touchés par la pauvreté), d’inactifs et de chômeurs. Certes, ces trois catégories (qui se recoupent partiellement) ont sans doute vu leur sort se dégrader du fait de la crise, en raison de l’absence d’embauches, des licenciements et de la réduction des emplois temporaires. Mais, pour elles, ce sont aussi les prestations sociales qui se révèlent fortement insuffisantes : le moindre incident économique les précipite alors dans la pauvreté ou aggrave cette dernière. Pour dire les choses brièvement, la protection sociale ne les protège pas, ou pas assez, pour qu’elles puissent faire face. Au cours de ces dernières années, la tendance dominante a été d’accuser « l’assistanat » de tous les maux : l’aide sociale, disait-on, inciterait les gens à ne rien faire au lieu de chercher à se former et à travailler. Les personnes assistées seraient le cancer de la société, des profiteurs suçant le sang des honnêtes travailleurs. L’urgence aurait été de travailler plus, et pour cela tous les moyens ont été jugés bons, certains évoquant même la contrainte.

En période « normale », déjà, cette idéologie était contestable, aussi bien moralement qu’économiquement : comme si, par exemple, le fait de ne pas disposer de quoi faire garder ses enfants n’expliquait pas une partie du « non-travail » des chefs de familles monoparentales. Mais en période de crise, elle devient criminelle : quand l’emploi se dérobe, il faut être aveugle pour avancer que c’est par calcul ou par fainéantise que l’on ne travaille pas, et il faut être pervers pour préconiser une réduction des aides sociales.  

Hélas, les chiffres de l’Insee dévoilent aussi une autre face de la réalité : la très forte progression des inégalités. En 2002, le cinquième le plus pauvre de la population percevait 9,3 % du niveau de vie total. Il en perçoit désormais 8,7 %, soit 0,6 point de moins, ce qui représente environ 6 milliards de moins que ce qu’il aurait perçu si la répartition des revenus ne s’était pas déformée à son détriment. Pendant ce temps, dans le cinquième le plus riche, c’est l’inverse qui s’est produit : de 37,7 %, sa part dans le revenu total est passée à 39 %, soit 1,3 points de plus, donc un gain supplémentaire d’environ 12 milliards issu de la déformation de la répartition des revenus à son avantage. Et l’on entend ces pauvres privilégiés hurler à l’oppression fiscale parce que l’Etat viendrait leur reprendre une part de ce surplus ? De qui se moque-t-on ?

 

 

Lecture : au seuil du 1er décile (10 % des français gagnent moins) les Français ont perdu 3 points de pouvoir d’achat entre 2008 et 2010, tandis qu’au seuil du 9ème décile (10 % des Français gagnent plus) ils en ont gagné 1 et même 2 si on s’intéresse au centile 95 (5 % des français gagnent plus). Source : INSEE

Denis Clerc 

Voir l’article sur le blog d’Alternatives économique

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