Debout, les damnés de la terre !
Aujourd’hui, à 11h, j’irai manifester dans ma ville pour faire honneur à nos vaillants ancêtres, dont certains payèrent de leur vie les droits dont nous disposons plus aisément aujourd’hui.
Je défilerai aux côtés de ceux qui ont perdu leur emploi, ou le défendent.
Je défilerai pour dire non à l’allongement de l’âge de la retraite, déguisé par ces socialistes là sous celui de la durée de cotisation, qui risque encore d’augmenter avant que je ne l’atteigne, usé par un travail moralement très difficile…
je défilerai aussi parce que je refuse de considérer que voir des vieillards de 7O ans traîner des caddies dans un supermarché soit une réussite sociale qui nous honore collectivement (honte à nous si, comme aux usa, cela nous arrivait). je manifesterai pour dire non à l’ANI, qu’on nous présente (Medef et hollandais unis main dans la main comme jamais) tel un modèle social enviable, alors qu’il serait fondateur de la défaite de nos droits et d’une régression inadmissible qui ferait se retourner dans leur tombe ceux à qui nous devons cette fête internationale du travail.
Je défilerai pour dire non à l’austérité, que des hypocrites qui ne vivent pas sur le terrain les décisions qu’ils prennent préfèrent qualifier de rigueur, ce qui est la même chose, comme je l’ai démontré ici, De même qu’il s’agit de règles aux bases douteuses, dont on s’étonne qu’on puisse continuer de s’en inspirer à notre détriment.
Je défilerai également pour que notre système de santé ne soit pas remis en cause, au profit des plus riches,…. lire la suite
1er mai : Pas un mot de social chez Le Pen !
Décidément, Marine Le Pen, c’est un peu la Dalida de la lutte contre le système actuel : « Paroles, paroles, encore des mots, toujours des mots, rien que des mots.. » mais rien de concret pour les travailleurs.Malgré un vague verbiage mal maitrisé et pesant, emprunté frauduleusement au vocabulaire de la gauche, elle n’a pas dit un mot concret contre la finance, contre le système bancaire, contre la rigueur qui se concrétise dans la réduction des dépenses publiques, contre la scandaleuse loi dite de « modernisation sociale », contre la 5e République qu’elle ne veut modifier à la marge que par un peu plus de proportionnelle, etc.
Elle n’a pas fait une seule proposition sociale. Aucune mesure pour partager les richesses, aucune réforme fiscale, aucune augmentation de salaire, aucun encadrement des loyers, aucune loi ni proposition pour interdire les licenciements boursiers…
Nul travailleur de ce pays ne verrait son quotidien s’améliorer si elle venait par malheur, à exercer des responsabilités demain. Par contre, après un silence contre les banquiers, elle s’en est prise aux étrangers, jugeaient responsable de la crise, alors qu’ils n’en sont que des victimes, avec beaucoup d’autres.
Enfin, du point de vue de la mobilisation, cette journée fut un bide cinglant pour le FN. Seul quelques 3000 personnes sont venues l’écouter.
En réalité, Marine Le Pen parle à la droite et aux défenseurs du désordre actuel. C’est pourquoi elle insulte les syndicats et le Front de Gauche. Contrairement aux apparences, c’est « l’idiote utile du Medef ». Avec elle, l’oligarchie peut dormir tranquille. Le Fn aboie, divise, mais avec lui, la caravane des mesures antisociales passe.
L’appel à la marche s’élargit de jour en jour
Après les divers appels thématiques qui regroupent de plus en plus de signataires, plusieurs dirigeants nationaux d’Europe Ecologie-Les Verts ont décidé d’appeler sur leurs propres bases à la marche. Nous nous en félicitons.
Cette marche va se dérouler au moment où l’offensive pour des gouvernements « techniques » ou « d’union nationale » est de nouveau à l’œuvre en Europe. Que n’inventeraient-ils pas pour faire accepter l’austérité par les peuples ! En Italie, après la destruction du PCI, puis de la social-démocratie, c’est maintenant au tour du Parti Démocrate (PD) de s’effondrer. Faute d’avoir obtenu la majorité au sénat, et après des manœuvres diverses qui l’ont un peu plus déconsidéré, le PD en est arrivé à accepter une alliance avec le parti de Berlusconi derrière Enrico Letta, démocrate chrétien, ancien député européen libéral, et avec comme ministre de l’économie celui qui était jusqu’ici le directeur de la Banque d’Italie. Un banquier de plus à la manœuvre en Europe. Le peuple italien n’a pas fini de souffrir.
En France, tous les gens bien pensants s’inquiètent de la marche du 5 mai qui est devenue un événement politique national. Tout est donc bon pour essayer de la déconsidérer et pour dissuader toute personne de s’y joindre. Il y a le discours porté par le PS sur le thème : il est scandaleux de manifester le même jour qu’une manifestation de droite (ah bon ! et pour le mariage pour tous il fallait aussi laisser la rue à la droite et l’extrême-droite ?) Mais cela n’empêche pas de plus en plus de syndicalistes et de nombreuses personnalités et militants d’appeler à la marche (voir les signatures des divers appels sur le site www.marchepourla6eme.fr ). Nous assistons donc à une nouvelle attaque pour essayer d’affaiblir le Front de Gauche comme porteur d’une alternative à gauche de ce gouvernement : le peuple français voudrait un gouvernement d’union nationale. Il en serait ainsi pour 79 % des électeurs du Front National. Ils ont dû croire que cela voulait dire gouvernement du Front National, ce qui montre le sérieux du sondage en question. Depuis, tous les médias répètent en boucle cette soi-disant information qui en fait n’a qu’un objectif, toujours le même, nous faire avaler le discours « tout le monde doit faire des sacrifices », « nous devons être tous solidaires », etc. François Bayrou se voit déjà au gouvernement et l’Express ose titrer « Pour contrer les gauchistes du PS, l’aile droite se fédère », faisant référence à tous ceux qui tapent avec entrain sur leurs camarades de parti qui osent critiquer la politique de Hollande.
Nous appelons donc, au-delà de nos différences d’appartenance politique, toutes celles et ceux qui, au PS et à Europe Ecologie-Les Verts, veulent une autre politique qui rompe avec la finance et l’austérité, qui tourne la page de cette 5ème République, concentrée de présidentialisme et de bipartisme, à venir marcher avec nous le 5 mai pour la 6èmeRépublique.
Plus de 1000 écologistes se mobilisent le 5 mai pour la 6e République !
Plus de 1000 écologistes se mobilisent le 5 mai pour la 6e République !
Une bonne nouvelle n’arrive jamais seule !
Avec la tribune parue hier d’Eva Joly, Sergio Coronado, Francine Bavay, Julien Bayou et de nombreux élus et dirigeants d’EELV à marcher le 5 mai, c’est désormais l’appel lancé aux écologistes pour une 6e République qui dépasse les 1000 signataires.
C’est un véritable succès, en l’espace de quelques jours, et le signe de la très forte mobilisation qui se prépare pour le 5 mai prochain. L’écologie de gauche se rassemble contre l’austérité et pour un changement profond des institutions.
Lancé à l’initiative de personnalités de l’écologie politique comme Paul Ariès, Jacques Testart, Myriam Martin, Stéphane Lhomme, Jean Marie Brom, Hugues Stoeckel, Mickael Löwy ou encore Corinne Morel Darleux, cet appel a été depuis rejoint par de très nombreux militants, élus et citoyens de tout bords : syndicalistes, responsables associatifs ou d’ONG, objecteurs de croissance, responsables de revues et médias alternatifs, militants anti-nucléaires, faucheurs d’OGM ou de la Confédération Paysanne ainsi que de nombreux élus de gauche.
Parmi ces derniers, nous sommes heureux de compter là aussi de nombreux responsables locaux, élus et militants d’EELV. Comme Eva Joly qui la première s’y est déclarée prête, ils appellent toutes et tous, le 5 mai prochain, à une grande marche citoyenne pour une 6e République.
Mathieu Agostini, Corinne Morel Darleux
Marche du 5 Mai: Appel de dirigeants écologistes
Plusieurs dirigeants d’Europe Ecologie viennent de prendre la décision, aux côtés d’Eva Joly, d’appeler à se joindre à la marche du 5 mai pour la 6ème République.
Le Parti de Gauche salue leur décision et leur appel parce que nous pensons nous aussi que « La gauche et l’écologie ont besoin d’un sursaut démocratique » et que tout le monde doit y contribuer.
Au moment où tout est bon pour essayer d’imposer l’austérité, y compris la mise en scène médiatique d’une soit-disante majorité du peuple français pour un gouvernement « d’union nationale », il est fondamental que toutes celles et tous ceux qui veulent en finir avec la finance et l’austérité, qui aspirent à une nouvelle République démocratique, sociale et écologique, viennent le dire tous ensemble le 5 mai.
Manifestation du 1er mai
Agressés depuis 10 ans par les politiques de la droite libérale, les travailleuses et les travailleurs pensaient pouvoir défiler avec plus de sérénité le 1er mai 2013 après avoir chassé Sarkozy du pouvoir. Las, les mauvais coups continuent à tomber comme à Gravelotte. Du renoncement sur les licenciements boursiers au refus de l’amnistie sociale en passant par l’accord Made in Medef sur l’emploi ou le gel de la fonction publique, le gouvernement joue chaque jour un peu plus contre son camp.
Le Parti de Gauche sera lui présent partout en France dans la rue le 1er mai derrière les syndicats et aux côtés des travailleuses et des travailleurs qui résistent et ne se résignent pas au diktat de la finance et à l’horizon de l’austérité. Jean-Luc Mélenchon et Martine Billard, co-présidents du Parti de Gauche, seront ainsi sur le point fixe du Front de Gauche à Paris accompagnés de plusieurs responsables nationaux, quand d’autres secrétaires nationaux comme François Delapierre, Laurence Pache, Manuel Bompard, Marie-Laure Darrigade défileront à Marseille, Guéret, Toulouse ou Creil.
Le 5 mai, c’est la foule immense de ceux qui exigent une 6e République libérée des griffes de la finance et de l’oligarchie qui rechaussera ses souliers pour défiler à Paris entre Bastille et Nation.
Manifestation du 1er mai
Agressés depuis 10 ans par les politiques de la droite libérale, les travailleuses et les travailleurs pensaient pouvoir défiler avec plus de sérénité le 1er mai 2013 après avoir chassé Sarkozy du pouvoir. Las, les mauvais coups continuent à tomber comme à Gravelotte. Du renoncement sur les licenciements boursiers au refus de l’amnistie sociale en passant par l’accord Made in Medef sur l’emploi ou le gel de la fonction publique, le gouvernement joue chaque jour un peu plus contre son camp.
Le Parti de Gauche sera lui présent partout en France dans la rue le 1er mai derrière les syndicats et aux côtés des travailleuses et des travailleurs qui résistent et ne se résignent pas au diktat de la finance et à l’horizon de l’austérité. Jean-Luc Mélenchon et Martine Billard, co-présidents du Parti de Gauche, seront ainsi sur le point fixe du Front de Gauche à Paris accompagnés de plusieurs responsables nationaux, quand d’autres secrétaires nationaux comme François Delapierre, Laurence Pache, Manuel Bompard, Marie-Laure Darrigade défileront à Marseille, Guéret, Toulouse ou Creil.
Le 5 mai, c’est la foule immense de ceux qui exigent une 6e République libérée des griffes de la finance et de l’oligarchie qui rechaussera ses souliers pour défiler à Paris entre Bastille et Nation.
Non à la liquidation de l’argument militaire de la France
Austérité et atlantisme sont les maîtres mots du livre blanc de la Défense remis ce jour au président de la République. Ce sont deux dangers mortels pour la souveraineté et l’indépendance de la France.
Ce livre blanc est une nouvelle preuve de l’hypocrisie des solfériniens et de l’incohérence du gouvernement.
François Hollande annonce qu’il ne touchera pas à la dissuasion nucléaire mais il a accepté d’inscrire la France dans le projet atlantiste de bouclier anti-missile en Europe.
François Hollande annonce des moyens préservés pour le budget militaire mais le livre blanc prévoit des dizaines de milliers de suppressions d’emplois et la vente d’actions de l’Etat dans les industries de Défense.
Ce livre blanc marque un nouvel étiolement de la puissance militaire de la France. Il prépare les grandes phrases selon lesquelles « on ne peut rien faire sans les autres ». Air trop connu !
Le renoncement à l’indépendance et à la souveraineté est toujours présenté comme une fatalité indépendante de notre volonté.
Je refuse cette liquidation de l’argument militaire de la France. Loin de l’atlantisme et de l’austérité, la France doit construire une défense souveraine et altermondialiste.
Crédit photo photosdegauche.fr (michel_soudais)
Non à la liquidation de l’argument militaire de la France
Austérité et atlantisme sont les maîtres mots du livre blanc de la Défense remis ce jour au président de la République. Ce sont deux dangers mortels pour la souveraineté et l’indépendance de la France.
Ce livre blanc est une nouvelle preuve de l’hypocrisie des solfériniens et de l’incohérence du gouvernement.
François Hollande annonce qu’il ne touchera pas à la dissuasion nucléaire mais il a accepté d’inscrire la France dans le projet atlantiste de bouclier anti-missile en Europe.
François Hollande annonce des moyens préservés pour le budget militaire mais le livre blanc prévoit des dizaines de milliers de suppressions d’emplois et la vente d’actions de l’Etat dans les industries de Défense.
Ce livre blanc marque un nouvel étiolement de la puissance militaire de la France. Il prépare les grandes phrases selon lesquelles « on ne peut rien faire sans les autres ». Air trop connu !
Le renoncement à l’indépendance et à la souveraineté est toujours présenté comme une fatalité indépendante de notre volonté.
Je refuse cette liquidation de l’argument militaire de la France. Loin de l’atlantisme et de l’austérité, la France doit construire une défense souveraine et altermondialiste.
Crédit photo photosdegauche.fr (michel_soudais)
Aulnay : PSA veut en finir dès aujourd’hui
Ce matin, le groupe PSA est bien décidé à en finir et à faire passer son « plan de sauvegarde de l’emploi », qui se traduit par 11 200 suppressions d’emplois sur deux ans. A l’occasion du comité central d’entreprise qui se réunit ce lundi 29 avril, la direction du groupe va jouer sur du billard. A l’exception de la CGT, les organisations syndicales qui siègent au sein de l’assemblée consultative ont déjà signifié leur accord sur les mesures présentées par PSA. SUD, qui les refuse à l’instar de la CGT, n’est pas représenté au CCE. La fermeture du site d’Aulnay et les 1 400 suppressions d’emplois à l’usine de Rennes devraient donc bénéficier de l’imprimatur d’un CCE désemparé.
Le tribunal a en effet débouté la CGT et SUD de leur demande d’annulation du PSE vendredi 26 avril. Les deux syndicats devraient, selon toute vraisemblance, faire appel de la décision de justice. Ce qui amène PSA à accélérer le processus et le vidage de l’usine d’Aulnay. Pour ce faire, la direction bénéficie du désengagement total du gouvernement mais aussi des collectivités locales concernées. Ni la mairie d’Aulnay ni le conseil général de Seine-Saint-Denis ni le Conseil régional Île-de-France (pourtant concerné au regard de ses compétences en matière d’aménagement du territoire et de développement économique) n’ont dépassé le stade de la banderole de « soutien » aux salariés de PSA en grève depuis 3 mois. La CGT l’a encore rappelé vendredi dernier :
Force est de constater que les salariés n’ont bénéficié d’aucun soutien, ni de l’ancien gouvernement et encore moins de l’actuel, qui n’a fait que mettre des bâtons dans les roues à la mobilisation des salariés en se mettant clairement du côté des licencieurs et contre les travailleurs qui défendent l’emploi.
La direction de PSA continue à claironner qu’il y aura « zéro licenciements » en promettant des reclassements à Rennes comme à Aulnay. Les emplois détruits le seraient suite à des « départs volontaires » et à des non remplacements de départs en retraite. En matière de reclassements, les chiffres de départ – « 3 700 » pour le seul site d’Aulnay qui en emploie 3 000 – se sont considérablement réduits. La RATP, qui s’était engagée sur 1 000 reclassements, n’en confirme plus qu’une petite centaine. La SNCF avait aussi, par la voix de son PDG, fait de belles déclarations sur l’intérêt qu’elle portait aux salariés issus de l’automobile :
On souhaite aussi embaucher des gens expérimentés. On va embaucher 1 500 personnes sur l’entretien des voies, 900 personnes dans les ateliers du matériel (…) Il y a tout un savoir-faire dans les usines automobiles que nous savons, nous, utiliser à la SNCF.
Quelques mois plus tard, la SNCF annonce finalement 300 postes au total pour les PSA ! De la bouche d’un responsable de l’entreprise, pour le bassin d’Aulnay, ce chiffre se limite à 50 postes de travail dans la maintenance. Le reste sera réparti sur le reste des sites. Au final donc, les reclassements donnent : SNCF 50 postes ; RATP 100 ; Aéroports de Paris 100 ; ID Logistics 500. Soit un total de 750 propositions réelles, mais avec des pertes de salaire pouvant aller jusqu’à 660 € par mois. A noter que PSA s’est engagé à « compenser » les pertes de salaires à hauteur de 300 € par mois…
Le coût de l’ensemble des dispositifs liés au PSE s’élèvent, pour PSA, à plus d’un milliard d’euros. Une somme considérable pour nous autres mortels. Mais qu’en penser quand, mercredi 25 avril, le constructeur automobile a distribué 350 millions d’euros aux actionnaires, notamment sous forme de rachat d’actions ? Le tout, évidemment, sans qu’aucun ministre ne s’émeuve de cette mesure d’un cynisme sans bornes.
Côté CGT, on annonce déjà que, quel que soit le résultat du CCE, la lutte continuera…. lire la suite sur le Cri du Peuple
