Le gouvernement se soumet une fois de plus aux lobbies patronaux
Après le cadeau fiscal de 20 milliards du pacte de compétitivité, après la pathétique loi bancaire, après l’accord « made in Medef » qui s’attaque au code du travail, François Hollande vient de franchir une nouvelle étape dans sa capitulation face aux lobbies patronaux. Dans une longue déclaration d’amour au patronat, il a notamment annoncé de nouvelles mesures de défiscalisation du capital. Le gouvernement créé notamment un nouveau régime fiscal sur les plus-value de cessions, dit «incitatif», visant à récompenser la « prise de risque », avec un abattement majoré à 85% au-delà de huit ans, contre 40% aujourd’hui. Il commencera à s’appliquer à 50% dès un an de détention des titres, ce qui va grandement favoriser les fonds spéculatifs. Le leader des pigeons, le multimillionnaire Carlos Diaz qui réside à San Francisco, a immédiatement déclaré sa satisfaction sur twitter : « Job done : François Hollande courtise le monde des affaires par des baisses d’impôts ».
Le Parti de Gauche dénonce cette politique qui favorise de manière démesurée les actionnaires. Cette défiscalisation du capital ne favorisera en aucune manière l’entreprenariat et l’emploi. Les véritables difficultés des petites entreprises sont dues à la difficulté d’accès au crédit et aux marges scandaleuses que les multinationales se font sur le dos de leurs sous-traitants. Pour soutenir l’entreprenariat, il faut investir massivement dans l’économie, sécuriser les salariés et lutter contre le capitalisme financier qui gangrène notre économie.
Le Parti de Gauche appelle tous les dirigeants des petites entreprises qui ne se reconnaissent pas dans cette capitulation du gouvernement à défiler le 5 mai pour exiger que le pouvoir en place tourne enfin sa politique vers l’intérêt général.
Hollande veut faire de l’école un nid de pigeons
Elle est belle la morale laïque de François Hollande. Son premier geste : offrir au Medef l’ »esprit » de nos enfants !
Hier, en cloture des assises de l’entrepreneuriat, François Hollande a proposé de » stimuler l’esprit d’entreprise » dans l’école. Plutôt que l’école de l’émancipation, François Hollande fait le choix de l’école de l’endoctrinement à la cupidité.
Une fois encore, François Hollande cède aux roucoulements des pigeons et balaye le collectif de travail qu’est l’entreprise pour légitimer « l’esprit d’entreprendre ». Pendant ce temps, la voie professionnelle nationale et publique continue d’être déconstruite, privant ainsi les salariés et ouvriers de notre pays du haut niveau de qualification lui permettant son émancipation.
A l’école comme dans le reste de la société il est temps d’en finir avec ces pratiques de classe. Il faut faire cesser la main mise de l’idéologie dominante d’une oligarchie sur les programmes scolaires.
Le Parti de gauche combat pour une laïcité totale des programmes de l’Education Nationale, libérant ainsi l’école et l’enseignement de la doctrine libérale et consummériste.
Yagg.Mag • Parti de Gauche: l’égalité au cœur de la Marche du 5 mai
Le 5 mai prochain, au même moment que plusieurs autres manifestations des opposant-e-s à l’égalité des droits à Paris et en province, se tiendra la Marche citoyenne pour la 6ème République du 5 mai menée par le Parti de Gauche. Événement symbolique visant notamment à protester contre les politiques d’austérité, cette mobilisation fait aussi la part belle à la lutte pour l’égalité et pour les droits des minorités.
L’ÉGALITÉ AVANT TOUT
Lors de cette marche défilera le cortège «Égalité civile et civique» qui rassemblera l’ensemble des luttes des minorités LGBT et féministes, les droits des étrangers, des malades, et des personnes en situations de handicap. «Il est important de ne pas faire d’opposition entre les combats pour l’égalité civique et l’égalité sociale», explique à Yagg Jean-Charles Lallemand, secrétaire national du Parti de Gauche à l’égalité des droits. A la lecture de l’appel de ce cortège, l’égalité comme valeur républicaine représente en effet un mot d’ordre et doit être remise au centre des préoccupations pour servir de levier contre l’ensemble des discriminations: «La Constitution de notre 6ème République sociale devra proclamer que l’égalité des personnes devant la loi s’étend aussi sans distinction de sexe, d’orientation sexuelle, d’identité de genre ou d’état de santé». Lutte contre toutes les discriminations et les stéréotypes, sensibilisation à l’égalité homme/femme dès le plus jeune âge seront parmi les priorités du Parti de gauche: «Dans notre 6ème République sociale, les genres, les amours, les sexualités et les familles sont égales en dignité et en droit, à l’opposé du projet de société réactionnaire de la droite et de l’extrême-droite qui convergent pour défendre une même vision essentialiste des genres, traditionaliste de la famille et naturaliste de la parenté.»
«UN VISAGE D’OUVERTURE ET DE GÉNÉROSITÉ POUR NOTRE PAYS»
Invité récemment sur plusieurs plateaux de télévision, Jean-Luc Mélenchon n’a pas manqué de saluer l’avancée sociale historique que représente l’adoption du projet de loi pour l’ouverture du mariage et de l’adoption pour les couples de même sexe le 23 avril dernier: «Je crois que c’était un beau moment, car pour notre pays, c’est un visage d’ouverture et de générosité» a-t-il déclaré dans l’émission «C à vous». Sur son blog, le co-président du parti de gauche a félicité le travail et l’investissement de la députée Marie-George Buffet durant toute la durée des débats sur le projet de loi. Enfin, l’ancien candidat à la présidentielle n’a pas manqué de critiquer vivement la frilosité du gouvernement, notamment par rapport à la PMA. Pour Jean-Charles Lallemand, l’ouverture du mariage et de l’adoption n’est clairement pas suffisante: «Cela fait partie des grands acquis, mais l’égalité doit être portée jusqu’au bout, avec le projet de loi sur la famille, avec l’extension des droits hors mariage, mais aussi avec des droits comme le changement d’état civil libre et gratuit pour les personnes trans’.»
Lire la suite sur le site de Yagg.Mag
Les 50 jours qui ont changé l’Italie
La réélection de Giorgio Napolitano comme Président de la République italienne n’est pas un fait anodin bien au contraire. En 67 ans, la jeune République parlementaire s’était bien gardée d’élire pour un second mandat de sept ans un président qui peut être selon ses ambitions politiques un garant neutre de la Constitution ou le démiurge de l’action gouvernementale. Pour préserver l’initiative parlementaire, les présidents, à la fin de leur septennat, étaient faits pères de la République, nommés sénateurs à vie, et certains d’entre eux (comme Pertini et surtout Ciampi) allaient jusqu’à théoriser l’inconstitutionnalité d’un second mandat présidentielles bien qu’il eut été aisé pour eux de briguer un second mandat. Giorgio Napolitano lui même, depuis la chute du gouvernement Berlusconi et l’entrée en fonction au poste de Premier ministre de l’ex-commissaire européen Mario Monti, n’avait eu de cesse de répéter qu’il était indisponible pour un second mandat. Et il a continué de le dire jusqu’au flinguage de Romano Prodi par 101 grands électeurs du Parti Démocrate. Alors pourquoi ce tremblement de terre institutionnel, cette remise en cause radicale des us et coutumes de la République ?
Pour comprendre ce grand chambardement, il faut revenir un an et demi en arrière et comprendre ce qui s’est joué lors de la chute du gouvernement Berlusconi. Contrairement à ce qu’une lecture peu attentive pourrait laisser entendre le gouvernement, Berlusconi n’est pas tombé sous les coups de son opposition de centre gauche, aphasique depuis trois ans, ni grâce au travail important de la magistrature. Non : il s’est fait descendre par la Banque Centrale Européenne, la Commission Européenne et Bankitalia, la banque centrale italienne. En effet ce gouvernement largement corrompu et profondément réactionnaire avait un seul vrai défaut pour le pouvoir de la finance : celui de ne pas appliquer assez vite les mesures contenues dans la lettre de Juillet 2011 que Jean-Claude Trichet, Olli Rehn et Mario Draghi avaient envoyée à Berlusconi. Au moment de la chute du gouvernement Berlusconi, Giorgio Napolitano avait la possibilité de convoquer des élections anticipées et de remettre dans les mains du peuple souverain le choix des politiques à mettre en place. Mais il n’en fit rien. Pour complaire à la BCE et à la Commission Européenne il nomma Mario Monti président du Conseil. Les dix-huit mois qui suivirent auront été, en toute logique, marqués par une application violente des politiques austéritaires européennes.
Ce qui se jouait avec l’élection du président de la République c’était la poursuite à outrance de l’austérité et la casse de l’État social sur ordre de la Troïka puisque le Parlement issu des élections de février est divisé en trois blocs plus ou moins égaux. Il ouvrait une crise politique dans lequel d’aucuns virent le meilleur alibi pour passer d’une République parlementarisme à un présidentialisme revendiqué. C’est en ce sens il fallait lire la création des deux commissions de « sages » par Giorgio Napolitano entre le résultat des élections législatives et sa réélection. Ces deux commissions, composées par des personnalités de « centre-gauche », du « centre » et du « centre-droit », toutes très attentives aux injonctions bruxelloises avaient pour mission de réactualiser et amplifier la lettre de Juillet 2011 pour contraindre le futur Président de la République à obéir aux ordres de la finance. À ce moment-là, l’éventualité de la réélection de Giorgio Napolitano n’était pas à l’ordre du jour. On assistait donc à une situation ubuesque où un futur ex-président se chargeait de faire tracer la route de son successeur par une commission de prétendus sages. C’est aussi dans ce sens de la soumission aux diktats européens qu’il fallait comprendre le mandat d’explorateur que Giorgio Napolitano avait confié à Pierluigi Bersani juste après les élections. Le Président de la République avait en effet chargé l’ex-secrétaire national du Parti Démocrate (et grand perdant des élections) d’essayer de former un gouvernement. Ce mandat avait été donné à Bersani sans lui donner la possibilité de se présenter devant le Sénat, celle des deux chambres ou le PD n’avait pas la majorité. Il en avait pourtant absolument besoin pour y chercher la dizaine de votes qui lui manquaient et obtenir ainsi la confiance parlementaire nécessaire pour mettre sur pied un nouveau gouvernement.
C’est dans cette condition où l’agenda austéritaire européen doit à tout prix être confirmé que nous arrivons à la date de l’élection du Président de la République. Des quatre candidats réellement en lice un seul avait les caractéristiques nécessaires pour continuer à appliquer la lettre rénovée de Juillet 2011 : celui qui l’avait déjà acceptée, Giorgio Napolitano. Franco Marini, pourtant ex-président du Parti Populaire Italien, ex-démocrate chrétien, ne donnait pas assez de garanties à l’aile affairiste réactionnaire du Popolo Della Libertà (le parti de Berlusconi) sans qui aucun président n’était éligible durant les trois premiers tours de l’élection. Quant à Romano Prodi, le candidat phare du PD, il est apparu trop modéré aux ultralibéraux réunis autour de Mario Monti et à certains élus dans les files du Parti Démocrate ou trop droitier pour l’aile la plus à gauche de celui-ci qui lui préférait Rodotà, à l’instar de Sinistra Ecologia e Libertà (les sociaux-démocrates de Vendola) et des élus du Mouv5 étoiles de Grillo. Seule la continuité du personnel pouvait assurer la continuité des politiques d’austérité imposées contre sa volonté au peuple italien.

Giorgio Napolitano et Enrico Letta
Ce n’est donc pas une surprise de voir qu’à peine confirmée la réélection de Giorgio Napolitano, tous les problèmes sur la composition du futur gouvernement semblent être tombés d’un coup. Une « Sainte-Alliance » PDL/PD/Scelta Civica (Monti) reconnaît dans Enrico Letta, un « jeune » (47 ans) démocrate chrétien et ex vice secrétaire (de droite) du Parti Démocrate, « l’homme providentiel » autour duquel former le nouvel exécutif. Pendant 24 heures, on donnait comme grand gagnant de la débâcle de Bersani, son ex-outsider lors des primaires de Décembre 2012 Matteo Renzi, mais on lui a préféré l’homme de la commission trilatérale et de l’Aspen Institute, qui a aussi l’avantage d’être le neveu de l’éminence grise de Silvio Berlusconi depuis son entrée en politique : Gianni Letta.
Cinq longues années d’austérité attendent désormais l’Italie parce qu’avec une majorité « présidentielle » qui dépasse les 2/3 des députés et sénateurs et le travail préparatoire des « sages » en matière de réformes constitutionnelles, tout est désormais possible, et tout sera rendu possible pour assurer le bon étranglement des classes moyennes et populaires pour la joie d’une oligarchie antidémocratique.
Sauvons les centres culturels français à l’étranger!
Pour une autre politique culturelle à l’étranger, Non aux restrictions budgétaires qui frappent les centres culturels français ! C’est l’appel que lancent les candidates du Front de Gauche dans la 1ère et 8ème circonscription des Français de l’étranger.

Non content d’apparaître comme le premier gouvernement de gauche à réduire fortement le budget du Ministère de la Culture dans le projet de loi de finance 2013, le gouvernement PS-EELV poursuit le démantèlement du réseau culturel français dans le monde. Il annonce la fermeture de la Maison de France à Berlin et s’inscrit une fois de plus, dans une continuité choquante avec les politiques Sarkozy dans ce domaine : application dogmatique de l’austérité tous azimuts et mise en œuvre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP).
« Nous mettrons en œuvre un plan quinquennal de relance de l’action culturelle extérieure de la France » lisait-on dans le programme socialiste en 2012. En oubliant une fois de plus leurs promesses, le gouvernement Hollande et les actuels députés de l’étranger PS-EELV qui ont voté les plans d’austérité, s’attaquent désormais à l’un des fleurons de la coopération culturelle franco-allemande, l’année même de l’anniversaire des 50 ans du traité de l’Élysée.
Dans les années 2000, sous la droite, une première vague de fermetures et de restructurations a ainsi touché de nombreux centres dans le monde : réduction des dotations, suppression de postes, fusion des services culturels des ambassades et des instituts, précarisation scandaleuse des personnels en contrats locaux, marchandisation des programmes culturels en exigeant une augmentation du taux d’autofinancement de ces centres. Près d’un tiers des centres culturels français a fermé dans les années 2000 et la dotation qu’ils reçoivent a baissé de 10% en 2011-2013 par rapport à 2010. Aujourd’hui, cette hémorragie continue.
Le Front de Gauche des Français de l’étranger condamne ces politiques comptables à courte vue et demande à ce que le réseau de coopération culturelle et linguistique dans le monde soit préservé et revitalisé. Celui-ci facilite les rencontres entre les publics et les artistes à travers le monde et reste le vecteur central d’une politique de coopération internationale enviée par de nombreux pays, dans le domaine de la francophonie, du livre, des échanges artistiques, du débat d’idées et du cinéma.
Les candidates du Front de Gauche apportent leur soutien aux personnels en colère de l’Institut de Berlin, au public attaché à ce centre dynamique et appuient les mobilisations que le Front de Gauche Allemagne des Français de l’étranger a entreprises. Elles s’associent à tous les acteurs de la diplomatie culturelle, précaires ou décideurs, qui pensent que cette situation ne peut plus durer.
Les candidates FG aux élections législatives partielles de la Ière et 8ème circo s’engagent à défendre une tout autre logique et à promouvoir à l’Assemblée nationale une vraie politique de gauche pour la culture !
signataires : Céline Clément, candidate Front de Gauche dans la Ière circo de l’étranger ; Michèle Parravicini, candidate Front de Gauche dans la 8ème circo de l’étranger ; Jean-Baptiste Plouhinec, candidat Front de Gauche suppléant dans la Ière circo de l’étranger ; Guillaume Mariel, candidat Front de Gauche suppléant dans la 8ème circo de l’étranger ;
>> Plus d’informations sur le blog de Michele Parravicini
Non à une OTAN économique!
Voici peu le président Obama a fait resurgir le vieux projet d’installation d’une zone de libre-échange transatlantique renforcée entre l’Union européenne et les États-Unis. Des deux côtés de l’Atlantique, on affirme qu’un accord devrait être conclu dans deux ans.
Ce projet, négocié dans une totale opacité et au mépris des règles démocratiques, avec la totale complicité des instances européennes vise, notamment, à poursuivre le démantèlement du secteur public, des protections sociales, à fragiliser l’emploi et les normes environnementales. Pour le dire clairement, il s’agit de soumettre l’ensemble des conquêtes que les peuples européens ont forgées au cours de décennies de luttes, aux visées mercantilistes des États-Unis et de la Troïka (Union européenne, Banque centrale européenne, FMI). C’est ce qui a été démontré, sur le continent américain, par la mise en œuvre du traité Alena («Association du libre-échange nord-américain») qui voit un pays comme le Mexique, naguère grand producteur de maïs et berceau de cette céréale, devoir maintenant en importer dans une version génétiquement modifiée. En Europe, l’exemple chypriote illustre de façon dramatiquement éloquente l’inhumanité des amères recettes ultralibérales.
Comme si tout ceci n’était suffisamment grave, différents documents préparatoires montrent qu’en plus d’organiser le marché de libre échange le plus vaste de l’histoire de l’humanité, ce projet a également des objectifs militaires. On y lit que ce marché sans frontières doit être «sécurisé». Nous savons ce que la «sécurisation» veut dire en langage politique étatsunien. Pas étonnant donc que le Président Obama, par ailleurs, prix Nobel de la paix, l’ait mentionné comme une des grandes priorités de son mandat. Quant à Hilary Clinton, alors Secrétaire d’État, elle parle de ce projet comme d’une «OTAN économique».
Comme bien des mouvements politiques, syndicaux et associatifs, nous disons «non» à ces ambitions impérialistes.
La mobilisation monte dans toute la France • 110 personnalités qui marcheront le 5 mai
Un an après l’élection de François Hollande, l’aspiration à une politique contre la finance et l’austérité et pour une véritable VIème République va se faire entendre avec force dans la grande marche citoyenne du 5 mai contre l’austérité, la finance et pour la 6ème République. Elle suscite en effet déjà une mobilisation militante qui ne laisse pas de doute sur son succès. A titre d’exemple, le seul Parti de Gauche aura distribué 2 millions de tracts et collé plus de 70 000 affiches sans compter les tracts locaux unitaires ou pas. 200 cars dont les 2/3 dans un cadre unitaire partiront de 90 départements et la totalité des régions françaises. On annonce même des cars de Belgique et d’Angleterre. C’est déjà bien plus que ce qui était recensé pour la marche du 30 septembre contre le TSCG
Des appels thématiques et sectoriels à la « marche citoyenne contre l’austérité, la finance et pour la 6ème république » naissent désormais tous les jours. On en recense près de 20 aujourd’hui qui cumulent des milliers de signatures : syndicalistes, économiste, professionnels de la santé, militants associatifs, personnel de l’éducation, culture, jeunes chercheurs, étudiants, pour l’égalité des droits, juristes etc…
A sept jours de la marche, nous publions une première liste de 110 personnalités qui ont déclaré qu’elles seraient présentes entre Bastille et Nation le 5 mai.
Parmi eux se trouvent évidemment des responsables politiques et associatif : Clémentine Autain, Eva Joly, Pierre Laurent, Paul Ariès, Myriam Martin, Jean-Luc Mélenchon ou encore Christian Picquet, Stéphane Lhomme mais aussi Anne Le Strat (porte-parole d’Utopia), les co-présidents de la fondation Copernic Caroline Mecary et Pierre Khalfa
Les syndicalistes représentent souvent les entreprises en lutte qui ouvriront le cortège : Sodimedical, Arcelor-Mittal, Fralib, Air France, Sanofi etc… Plusieurs sont concernés directement par le vote de la loi d’amnistie sociale tels Xavier Mathieu ou Sébastien Migliore… Les personnels de la santé ne seront pas en reste comme l’urgentiste Patrick Pelloux.
De très nombreuses personnalités affichent la diversité de la marche. Ils ou elles sont économistes, écologistes, artistes, gens de la culture, journalistes, intellectuels et scientifiques, juristes…
Les artistes, gens de la culture, journalistes comme Christophe Alevêque, Magyd Cherfi, Annie Ernaux, Robert Guédidjan, Patrick le Hyaric, Gérard Mordillat, Didier Porte, Marcel Trillat, Ignacio Ramonet, Rydan…
Des économistes, Jacques Généreux, Jean Galdrey, Jean-Marie Harribey, Michel Husson, Jacques Rigaudiat, Dominique Taddei, Dominique Pilhon..
Des intellectuels et scientifiques comme Jacques Bidet, Henri Pena-Ruiz, Lucien Sève, Jacques Testart
Des juristes Evelyne Sire-Marin, Dominique Noguères, Hélène Franco…
De nouvelles listes de personnalités suivront régulièrement d’ici le 5 mai.
Première liste de 110 personnalités qui marcheront le 5 mai
Dominique Adenot, Maire de Champigny, président de l’ANECR
Christophe Alévêque, Humoriste et chroniqueur
Gabriel Amard, Président d’à gauche par l’exemple, Pdt de la communauté d’agglomération Les Lacs d’Essonne
Paul Aries, Directeur de la rédaction du journal La vie est à nous ! / Le Sarkophage et de la revue les Z’indigné(e)s
Gérard Aschieri, syndicaliste
Eliane Assassi, Sénatrice, Présidente du groupe CRC – FDG
Clémentine Autain, Porte-parole de la FASE
Anna Azaria, présidente de Femmes égalité
Marinette Bache, République & Socialisme, conseillère de Paris
Tarek Ben Hiba, Président de la FTCR et CR Ile de France
Jacques Bidet, Philospohe
Martine Billard, Co-présidente du Parti de gauche
Guillaume Blavette, Collectif Stop EPR – Ni Penly Ni ailleurs
Jean-Luc Blindel, Responsable syndicaml dans l’agro alimentaire
Frédéric Boccara, économiste université Paris XIII
Jean-Jacques Boislaroussie, Porte parole des Alternatifs
Alima Boumédienne-Thery, Avocate au Barreau de Paris
Eugenio Bressan, syndicaliste enseignant Ex secrétaire national FSU
Marie-George Buffet, Députée
Lionel Burriello, syndicaliste Arcelor Mittal
Bernard Cassen, Mémoire des luttes
André Chassaigne, Député, Président du Groupe FDG à l’assemblée
Raymond Chauveau, syndicaliste/droit des migrants
Magyd Cherfi,Chanteur
Patrice Cohen Seat, avocat, espace Marx
Jean-Louis Comolli, Cinéaste
Laurent Cordonnier, économiste université Lille 1
Corinne Corinne Morel Darleux, SN du PG chargée de l’écologie
Leila Cukierman, Directrice du Théâtre d’Ivry-Antoine Vitez
Loic Daguzan, Banque de France CGT
Claude Debons, syndicaliste
Angelique Debruyne, Syndicaliste Sodimédical
Bernard Defaix, Militant pour le service public
Jean-Michel Devron, Syndicaliste
Annie Ernaux, écrivain
Ernest Pignon, artiste plasticien
Guillaume Etievant, économiste expert auprès des CE
David Flacher, Porte-Parole d’Utopia
Philippe Foulquié, consultant culturel
Hélène Franco, Magistrate, syndicaliste
Jacqueline Fraysse, Députée
Bernard Frize, compositeur
Bernard Friot, économiste IDHE Paris Ouest
Jean Gadrey, économiste université Lille 1
Gilbert Garrel, responsable syndical
Jacques Généreux, économiste sciences po paris
Karl Ghazi, syndicaliste
Robert Guediguian, Cinéaste
Jeannette Habel, universitaire
Jean-Marie Harribey, économiste université Bordeaux 4
Michel Husson, économiste
Nordine Idir, Secrétaire national du MJCF
Eva Joly, Députée Européenne EE-LV
Pascal Joly, syndicaliste cheminot
Pierre Khalfa, coprésident de Copernic
Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, sénateur.
Stéphane Lavignotte, militant écologiste
Patrick Le Hyaric, Directeur de l’Humanité, député européen
Matthieu le Quang, Enseignant chercheur à l’Instituto de Altos Estudios Nacionales de Quito (Equateur)
Anne Le Strat, adjointe au Maire de Paris, porte-parole d’Utopia
Frédéric Lebaron, Sociologue, université d’Amiens
Didier Le Reste, Co-animateur du Front des Luttes
Stéphane Lhomme, Directeur de l’Observatoire du Nucléaire
Dominique Liot, Militant Robin des Bois, syndicaliste de l’énergie Toulouse
Michael Loewy, directeur de recherches émérite au CNRS
Roger Martelli, Historien
Myriam Martin, Porte Parole de Gauche Anticapitaliste
Lydia Martins Viana, dirigeante du sport français
Christiane Marty, économiste
Gustave Massiah, économiste, école d’architecture de paris La Villette
Xavier Mathieu, Délégué syndical Conti
Claude Mazauric, Historien
Caroline Mécary, coprésidente de Copernic
Jean-Luc Mélenchon, Co-président du Parti de gauche, Député Européen
Daniel Mermet, Journaliste à France Inter « La-Bas si j’y suis »
Sébastien Migliore, Syndicaliste poursuivi en justice
Laurence Millet, Sanofi SUD Chimie
Didier Minot, militant associatif
Claudette Montoya, CGT Carrefour
Gérard Mordillat, Écrivain, cinéaste
François Morin, économiste professeur émérite
Dominique Noguères, Avocate au Barreau de Paris militante des droits de l’homme
Daniele Obono, Convergence & Alternative
André Ouzoulias, professeur agrégé honoraire de Philosophie, Université de Cergy-Pontoise (IUFM)
Willy Pelletier, secrétaire national de Copernic
Patrick Pelloux, Urgentiste
Henri Pena-Ruiz, Philosophe et écrivain
Gilbert Pernet, réalisateur « Walter, retour en résistance », « De mémoires d’ouvriers »
Jean-Claude Petit, Compositeur
Christian Picquet, Porte Parole de gauche Unitaire
Christian Pierrel, Porte-Parole national du PCOF
Guillaume Pigeard de Gurbert, philosophe
Dominique Pilhon, économiste université Paris 13
Jean-Paul Pollin,économiste université dOrléans
Hugo Pompougnac, Secrétaire national de l’UEC
Didier Porte, Humoriste et chroniqueur
Christophe Ramaux, université Paris I
Ignacio Ramonet, journaliste
David Ricatte, Syndicaliste Air France
Jacques Rigaudiat, ancien conseiller social des Premiers ministres Rocard et Jospin;
Jean-Marie Roux, Syndicaliste
Anita Rozenholc, comité de rédaction d’Ecorev
Rydan, chanteur
Laurence Sauvage, co-animatrice Front des Luttes
Lucien Sève, philosophe
Evelyne Sire-Marin, magistrate, syndicaliste
Mylène Stambouli, Avocate au Barreau de Paris militante des droits de l’homme
Dominique Taddéi, ancien président d’université, ancien Président de la Caisse des dépots et consignations;
Jacques Testart, directeur de recherche à l’Inserm
Stéphanie Treillet, économiste
Marcel Trillat, réalisateur
Anne Isabelle Veillot, Secrétaire Nationale du Parti Pour la Décroissance
à la bastille !
Allo la France ?
Soudain, samedi dernier à 15h, Jean-Marc Ayrault s’est mis à parler en allemand, promu langue de l’Europe austéritaire. C’était un tweet, gazouillis en français (en allemand, j’avoue ne pas savoir). Traduit en langue de fonte nationale, il dit : « L’amitié franco-allemande est indispensable pour redonner un nouvel élan au projet européen et trouver les voies du retour de la croissance ». Ce message codé voulait faire taire les critiques adressées par le PS à Merkel. Un projet de texte destiné à ouvrir le débat de la convention solférinienne sur l’Europe avait été révélé la veille. Il regrettait « l’intransigeance égoïste » de la « chancelière de l’austérité ». Cette charge rappelait les ruses des auteurs victimes de censure. Merkel était ainsi la cible de critiques destinées à d’autres. L’austérité, c’était elle et elle seule. Les « réformes structurelles » dérégulant le marché du travail et allongeant la durée de cotisation pour les retraites, elle uniquement. La baisse des dépenses publiques et le blocage des salaires, personne d’autre. Une politique de l’offre visant la croissance par l’exportation, une autre de ses singularités. A croire que c’est elle qui faisait alors en Chine le service après-vente de l’accord Made in Medef ! Ces habiletés étaient déjà attentatoires à la majesté du couple exécutif. Ayrault a gazouillé, et Cambadélis s’est exécuté promptement, promettant une nouvelle version du texte expurgée de toute référence à Madame Merkel devenue Celle-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom.
Cette péripétie n’est pas seulement ridicule. Elle est grave. La France ferme une porte qui commençait à peine à s’entrebâiller. Signe des craquements actuels au sein de l’Union Européenne, et de la pression qu’exerce sur lui le gouvernement des Etats-Unis catastrophé par la spirale récessive dans l’Union Européenne, Barroso vient pour la première fois d’admettre que les politiques d’austérité atteignent leurs limites. A la place, il propose certes d’aggraver les réformes libérales ! Mais cet aveu devait être saisi pour réorienter les politiques européennes. Il fallait le faire sans tarder car au même moment le gouvernement de Merkel radicalise ses positions. Mardi elle attaquait : « les membres de la zone euro doivent se préparer à céder une partie de leur souveraineté à des institutions européennes s’ils veulent surmonter la crise de la dette souveraine et voir revenir les investisseurs étrangers. (…)Tant que la pression ne sera pas plus forte, certains préféreront suivre leur propre voie. » Jeudi, elle déclarait que l’Allemagne a besoin d’une hausse des taux d’intérêt. Vendredi, la Bundesbank contestait publiquement la BCE coupable de s’être déclarée prête à racheter sans limite les titres de dette sur le marché secondaire, ce qui a arrêté pour l’instant la spéculation sur les dettes espagnole et italienne. Mais samedi, Ayrault gazouillait les charmes du dialogue avec la chancelière.
Le gouvernement conservateur allemand impose l’austérité à toute l’Europe. Or il ne peut y arriver que parce que la France laisse faire. Moscovici se glorifie dans Le Monde de n’avoir jamais cherché une alliance avec les pays du Sud de l’Europe face à Merkel. Cette buse renonce à tout rapport de forces ! C’est aussi pourquoi le pouvoir ne veut pas s’appuyer sur la mobilisation du peuple français qui a voté majoritairement contre l’Europe austéritaire l’année dernière. Tout se tient. Mais dans les deux sens. Tout changement en France sera contagieux. La marche du 5 mai résonnera donc dans toute l’Europe. Une brèche à Paris sera une faille à Bruxelles.
Le gouvernement d’union nationale, stade suprême du néo-libéralisme
Ce week-end a donc vu une offensive politico-médiatique en faveur du gouvernement d’union nationale. S’appuyant sur un sondage Internet bâclé et ficelé pour avoir les réponses souhaitées, les libéraux et chantres de l’austérité de droite comme de gauche ont entonné le même refrain. Il est vrai qu’à force de faire la même politique, ils peuvent donner l’illusion qu’ensemble ce ne serait pas pire…
En réalité le gouvernement d’union nationale c’est la promesse d’une camisole austéritaire renforcée pour les peuples. Tout cela vient de loin. Les socio-libéraux qui, à « gauche » aspirent à cette construction politique ont en réalité pour but d’effacer la gauche du paysage politique en tant que force de transformation. Exactement sur le modèle de ce qui s’est passé en Italie avec le résultat que l’on sait. Il est à craindre que ce projet soit dans la tête de François Hollande ne soit à la manette de ce funeste plan.
Ceux qui refusent cet horizon savent ce qu’ils ont à faire : marcher le 5 mai de Bastille à Nation pour dire non un an après !




