Portugal • Le gouvernement de Passos Coelho est délégitimé

25_de_abril

La Cour constitutionnelle du Portugal a rejeté vendredi plusieurs dispositions du budget d’austérité 2013, élément clé de la politique d’austérité que le gouvernement d’union droite et centre-droit applique sous la tutelle de ses créanciers internationaux, la Troïka (Banque Centrale Européenne, Commission européenne, FMI)en échange de prêts.

Dans le détail, quatre articles du Budget 2013 ont été censurés :

– Les congés payés des fonctionnaires pour Noël et les vacances pour les travailleurs devront être maintenus (610 millions d’euros)

– Les allocations de Noël pour les retraités devront être maintenus (540 millions d’euros)

– Les chercheurs et étudiants recevant des moyens de l’UE devront retrouver leurs droits à des financements publics complémentaires

-La taxe de 6% sur les revenus du chômage et les 5% de taxe pour la des bénéficiaires de revenus dû à la maladie (150 millions)pour financer la sécurité sociale sont refusées

Un rappel à l’ordre qui sonne peut-être le glas pour le gouvernement de Passos Coelho de plus en plus désavoué par le peuple.

Le gouvernement est d’autant plus décrédibilisé que la veille, Miguel Relvas, ministre des Relations avec le Parlement et proche du Premier ministre Pedro Passos Coelho, a démissionné à la suite d’un scandale (des informations selon lesquelles il a reçu un traitement de faveur et obtenu un diplôme en science politique à l’Université lusophone de Lisbonne en seulement un an, en 2007).

Les mouvements sociaux, les syndicats (et notamment la CGTP), les partis de la Coalition Démocratique Unitaire (Verts et Parti Communiste) et du Bloc de Gauche se battent sans relâche, dans les rues et dans les institutions. A l’unisson des 1,5 millions de citoyens qui ont manifesté au début du mois dernier, ils demandent le départ de la Troïka, la fin de l’austérité et la démission du Gouvernement et la tenue d’élections anticipées.

Le 25 Avril prochain, journée anniversaire de la Révolution des oeillets, nous serons à leurs cotés pour crier: « A luta continua! O povo é quem mais ordena! », « La lutte continue! C’est le peuple qui commande! »

Pas de tribune à l’Assemblée pour les possesseurs de comptes offshore

Demain a lieu au Palais Bourbon, sous le patronage du Président de l’Assemblée Nationale, la 22ème journée du livre politique. Dans ce cadre, Jean-Jacques Augier, éditeur mais aussi maintenant connu pour posséder des comptes offshore dans les Iles Caïman, doit intervenir dans un des débats.

Cela n’est pas possible! Cela reviendrait à entériner l’impunité de la finance et à salir ainsi l’image même du siège de la démocratie. Le Parti de Gauche demande à Claude Bartolone, Président de l’Assemblée Nationale, d’annuler cette invitation.

Marche du 5 mai – Communique du Front de Gauche

Marchepourlavierepublique

L’affaire Cahuzac suscite la colère et la nausée. D’une gravité extrême, elle ne révèle pas seulement l’absence de probité et d’honnêteté d’un homme. Elle met à jour, une nouvelle fois, un système oligarchique profondément néfaste, une démocratie à bout de souffle, la collusion grandissante entre les hautes sphères financières et celles de l’Etat. Il faut mettre fin au règne de la finance.

L’heure n’est pas au bricolage mais à la réorientation de la politique du pays et à la refonte du cadre institutionnel. Au moment où le gouvernement demande au plus grand nombre de se serrer la ceinture et après l’intervention télévisée d’un Président qui confirme son cap visant à ne rien changer, cet épisode misérable précipite la crise politique.

Le Front de Gauche est engagé dans la bataille contre l’austérité à l’image de sa campagne « pour une alternative à l’austérité ». Il participera à la manifestation du 9 avril contre l’ANI, appelle les parlementaires à ne pas retranscrire dans la loi cet accord minoritaire. Dans l’immédiat, il exige la suspension du débat parlementaire sur ce texte pour légiférer en urgence contre le pouvoir de la finance, contre les paradis fiscaux, y compris en Europe, contre les conflits d’intérêt. Il faut des contrôles, des normes nouvelles, et pas seulement des appels à la morale individuelle, des moyens financiers pour faire face à la fraude fiscale.

La défiance des citoyennes et citoyens à l’égard des responsables politiques atteint son seuil critique. L’oligarchie croit en sa toute puissance, en son impunité. C’est pourquoi la réplique doit être forte et claire. Le Front de Gauche défend la perspective d’un processus constituant pour une nouvelle République. Redéfinir les règles sociales et démocratiques est le moyen pour que le peuple reprenne le pouvoir. La VIe République visera à élargir le socle des droits, à étendre la souveraineté populaire, à favoriser la démocratie sociale.

Face à l’accélération de la crise sociale et politique, le Front de Gauche assumera toutes ses responsabilités pour que la colère légitime débouche sur l’espoir et la transformation sociale. Le Front de Gauche propose à toutes les forces et les personnes qui ont voulu le changement en mai dernier et plus largement au peuple, contre la finance et l’austérité, à une grande marche citoyenne pour la 6ème République le 5 mai à Paris.

Empêchons la privatisation de l’énergie hydraulique !

En 2010, Jean Louis Borloo avait lancé la privatisation des barrages de production électrique. Arrivé au pouvoir, le gouvernement Ayrault par la voix de sa Ministre de l’Ecologie Delphine Batho, lançait en novembre dernier une information parlementaire pour trouver des solutions alternatives à la mise en concurrence de notre production électrique. La Ministre avait même alors dit son opposition à ce projet.

652-energie-barragebretagne072010Las, les députés ont annoncé le 3 avril que cette information parlementaire serait repoussée, au moins jusqu’à cet été… Pour empêcher que ce rapport soit enterré, voilà qui nous laisse le temps pour relancer notre pétition !

Le Parti de Gauche rappelle son attachement à préserver la maîtrise publique du secteur de l’énergie par l’abrogation de la loi NOME (Nouvelle organisation des marchés de l’électricité) et la création d’un pôle public de l’énergie seul à même de garantir une trajectoire durable et volontariste de transition énergétique.

Avec le Parti de Gauche et le Front de Gauche
Dites non à la privatisation

Signez la pétition mise en ligne par le Front de Gauche sur le site

 
Crédit photo photosdegauche.fr (ducret)

Le #5mai, une marée pour dire: “la Ve, du balai”!

Degaulle La crise est maintenant politique. Pas cette petite crise passagère, telle une crise de foie, que l’on soulagerait, en quelques heures, en avalant une ou deux pastilles à la poudre de perlimpinpin. Bien plus cette crise massive, qui révèle le stade terminal d’une maladie qui ronge depuis des décennies. Beaucoup continuent de croire que le remède c’est les pastilles. De droite, comme de “gauche”, ils appellent à un remaniement. La nuance réside, tout au plus, dans le nombre de pastilles à absorber. D’autres comprennent l’étendu du mal, du désastre et le ridicule de l’usage des pastilles, qu’elles soient roses ou bleues. La maladie qui provoque ces crises répétées, de plus en plus violentes et morbides, porte un nom: la Ve République.

Le remaniement comme thérapie? Mais il a déjà eu lieu le remaniement, pas plus tard que le 6 mai 2012, moins d’un an de cela. Le président? Il a changé! Le premier ministre? Il a changé! Les ministres? Ils ont changé! Les députés? Ils ont changé! Un sacré remaniement donc. La politique reste pourtant la même. Les dérives d’une oligarchie qui se comporte sans aucune limite, dans la recherche d’une jouissance personnelle absolue, perdurent. Pris la main dans le sac, on nie en bloc. Le clan fait bloc. Puis la vérité perce, grâce à l’opiniâtreté de journalistes rémunérés par leurs lecteurs et non par de riches investisseurs qui n’ont même pas besoin de l’ouvrir pour exercer la censure dans les salles de rédactions. Alors le bloc se délite. La ritournelle de l’homme seul, agissant seul, se met en place. “C’est pas nous, c’est lui qui est”…c’est ça leur défense.

L’homme seul devient plusieurs dès le lendemain. Ainsi apprend-on que le trésorier du candidat Hollande, celui qui veut faire la guerre à la finance sans visage et sans nom, détient des comptes aux Iles Caïmans. La défense, encore une fois, est l’habituel “on ne savait pas, c’est pas nous, c’est lui qui est”! Durant 30 ans, ils se côtoient, font leurs études ensemble, militent ensemble, gouvernent ensemble. Ils s’envoient des “amis ” en veux tu en voilà à longueur de journée. Mais ils prétendent ne pas savoir que Cahuzac a pour proche une membre important du F Haine, un gars nommé Péninque, qu’il gère son fric amassé sur le dos d’une République qui lui a permis de se construire un “portefeuille clients”. Ils prétendent ne pas savoir que le gars avec qui ils ont fait l’ENA, qu’ils fréquentent, avec qui ils déjeunent, dînent, qu’ils nomment trésorier de campagne présidentielle, opère des montages financiers off shore, autrement dit un paradis financier sans visage et sans nom.

Oligarques_singerie La Ve est une République d’oligarques où l’argent prend le pas sur l’esprit citoyen. Sinon, comment expliquer qu’un riche avocat membre du Gud accepte de gérer l’argent d’un riche membre du parti socialiste? Vous accepteriez qu’un activiste du F Haine gère votre codevi et les 38 Euros qu’il contient? A gauche pour de vrai! on demanderait fissa de changer de conseiller. Sinon, comment expliquer que le premier défenseur de Cahuzac soit un certain Woerth? Sinon, comment expliquer que les deux derniers présidents sortants de la Ve soient mis en examen dès la fin de leur mandat pour des histoires de frics? Sarkozy lui même le disait au lendemain de son élection:

« Président, on a été six à faire l’job. Regardez les seconds mandats-hein ? Pas formidables ! Alors, moi, en 2012, j’aurai 57 ans, je me représente pas. Et quand j’vois les milliards que gagne Clinton , moi, j’m’en mets plein les poches ! »

Les 6 à faire l’job. C’est donc bien la Ve le cœur du problème!

Ils ne sont pas tous pourris. Mais le système d’un général, fait pour un général, à l’usage du général est entièrement pourri. Il confère un tel pouvoir à ceux qui le détiennent qu’ils deviennent les notables d’une cour qu’il convient de séduire. Ils deviennent des notables avides de courtisans pour demeurer notables. Alors le petit monde de la cour joue sa partition dans l’ambiance protectrice des palais. Les grands patrons gèrent les comptes de campagne des candidats ou leur font des dons à coup de mallettes secrètes. Les candidats devenus présidents gouvernent pour les grands patrons à coup de bouclier fiscal ou de crédit d’impôt à hauteur de 20 milliards. Les éditocrâtes veillent à ce que leurs grands patrons ne soient jamais cités dans leurs colonnes de papiers. Ils veillent à la survie d’une cour dans laquelle ils courtisent eux mêmes, à coups de défense du TSCG ou d’un ANI dévastateur pour les salariés.

La crise est donc systémique. C’est le système qu’il faut changer. Et “le peuple doit s’en mêler”. Dans une République, “l’oligarchie de tous puissants seigneurs” est insupportable. C’est donc bien d’une VIe République dont il s’agit à présent. Ils ne l’accepteront pas comme ça les seigneurs de l’oligarchie. Cette VIe, il va falloir aller la chercher. Le 5 mai prochain, par exemple. Pas pour entretenir un climat détestable. Mais bel et bien pour offrir un débouché politique qui permettra une alternative véritable et sérieuse à un peuple désemparé. Beaucoup diront que l’appel à manifester le 5 mai prochain, pour exiger une constituante qui nous mènera vers une VI République citoyenne, lancé ce jour par Jean-Luc Mélenchon est “irresponsable”. Qu’ ‘il jette de l’huile sur le feu. Ils iront même jusqu’à dire qu’il est pareil à Le Pen. Vous y verrez les oligarques, en rang d’oignons, avouer ainsi craindre pour leurs seigneuries. Vous y verrez surtout les vrais irresponsables qui, depuis des décennies, jettent du produit hautement inflammable sur une Ve République largement en feu.

A gauche pour de vrai! c’est certain, le 5 mai nous y serons, comme nous y étions déjà le 18 mars 2012. Avec d’autres, de nombreux autres, sans doute une marée de citoyens meurtris. Nous réclamerons une VIe république écologique, socialiste et solidaire et crierons sans détour “la Ve, du balais”!

A LIRE AUSSI :

Petit déjeuner républicain (sur le blog « La Rénovitude »)

 

On veut la 6ème République Maintenant ! Du balai, ouste ! (sur le blog « Letang-moderne »)

La République n’est pas compatible avec le capitalisme (sur le blog « Rock’n’Rouge »)

Changer de gouvernement ? Non, appel à une Constituante !

6 ème RépubliqueOn entend et lit les médias, même les réputés comme étant les meilleurs du lot, expliquer et démontrer à leur manière que le Front de Gauche serait populiste. Il est critiqué depuis qu’il existe, avec amplification au fil du temps, comme faisant le lit de l’extrême droite représenté en France par le Front National en la personne de Marine Le Pen. Mais on a découvert à l’occasion de l’affaire Cahuzac, qu’ils jouent dans une cour semblable.

De son côté le Front de Gauche répète à l’envi que tous ce trompent de cible : ceux qui font le lit de l’extrême droite en France est le Parti Socialiste et la majeure partie de ses représentants par une politique identique à celle de la droite. Ce qui change sont les méthodes, le personnel (et encore, le haut personnel des ministères reste identique), ce ne sont que les plus visibles qui ont l’air d’être différents mais ils conduisent les mêmes politiques, voire en pire, car avec une étiquette « gauche » ils peuvent faire passer des choses que les autres, de droite, ne pouvaient faire passer. Je l’avais, en son temps, résumé et envisagé brièvement dans un billet de novembre 2011 : Pauvres cons avec Hollande vous aurez pire qu’avec Sarkozy, sur lequel je reçus des commentaires d’engueulade ! Malheureusement on en voit les applications chaque jour un peu plus rudes, et le billet se révèle avoir un regain de succès des temps-ci.

Ce matin j’ai parcouru quelques blogs et médias, comme à l’accoutumé, avant d’écrire ce billet. Mon deuxième choix, après avoir lu le billet de Mélenchon appelant à une marche pour la 6ème République le 5 mai, se porta sur le blog de Paul Jorion.

l’Europe est la première fautive de ce qui se passe à la tête de l’État français
En effet mon appréciation de la situation française je la place dans un contexte général économique et de règlements de l’Europe. Il est absolument impossible de résumer les nuances et divers aspects qui sont traités sur le blog de Paul Jorion, cependant, il y est démontré que l’Europe est la première fautive de ce qui se passe à la tête de l’État français.

En favorisant les paradis fiscaux, l’expatriation des capitaux pour pratiquer l’optimisation fiscale, maintenant d’application commune puisque légale, l’Europe rend inefficace toute possibilité de faire rentrer des impôts à hauteur des besoins de chaque pays, la conséquence économique est que les états ne pourront jamais, plus particulièrement la France mais pas qu’elle, atteindre les objectifs rendus obligatoires par les traités et accords successifs pris autant par le PS que par l’UMP.

Il faudrait être aujourd’hui un chef d’entreprise, un particulier fortuné, un investisseur lambda imbéciles pour ne pas en profiter, chanteurs et footballeurs compris.

Donc tous ces braves gens, banques comprises, entendent qu’on leur rembourse leur perte quand ils ont fait de mauvais placements, mais que les profits soient exclusivement pour eux, le peuple n’a qu’à verser au tronc.

Qu’est la 5ème République ?
Si l’on se penche plus particulièrement sur le cas français, on remarquera qu’il a une constitution, la 5ème, faite exprès pour résister à tous les chocs les plus violents. En effet de Gaulle la fit faire pour ça. Et elle a eu mainte fois l’occasion de démontrer qu’elle tient devant n’importe quel choc. La raison est que l’exécutif est indéboulonnable.

Les pendants de cette stabilité à toute épreuve sont :

Il nous faut donc revenir à la démocratie
Oui vous lisez bien, je dis bien que nous ne la connaissons plus en France.

et pour cela tenter notre dernière chance en changeant de République.

Quand j’entends la droite crier au remaniement, je me dis que vraiment ils vivent tous dans la même cour, un remaniement changerait-il quoique ce soit ? NON, car ce n’est pas une affaire de personnel. Non c’est une affaire plus grave : ce sont les structures qui induisent ce genre de personnel, qu’il faut changer. Ce que devrait crier la droite comme le PS c’est :

Appelons à une constituante

C’est le rêve que j’ai, que je forme à chaque critique ces jours-ci. Ne voient-ils pas que c’est tout le personnel qu’il faut changer ? Si, mais ce n’est pas leur intérêt.

Il nous faut donc que des gens neufs, non encore compromis, arrivent aux commandes, et forment une Assemblée Constituante.

J’espère que c’est bien cela que nous réclamerons dans les rues le 5 mai prochain. Et seulement là, avec un chemin semé d’embuches, mais qui aura seulement ainsi une chance de trouver des solutions grâce à la coopération du Peuple, que nous avons pourront avoir la Démocratie en France.

voir les autres billets qui traitent du même sujet :

les Etats Generaux de 1789Assemblée

Partageux
Le cri du peuple
à gauche pour de vrai
Rénovitude
Letang-moderne
des pas perdus

Ouvrons les fenêtres

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Nul besoin de mesurer l’ampleur de la magnitude sismique qui secoue le pays aujourd’hui : elle est puissante ! Le pays ou plutôt l’oligarchie politico-financière, dont les turpitudes le salissent. Nous sommes peut-être à la bifurcation attendue et cela moins d’un an après l’élection de François Hollande.

Ce n’est pas un replâtrage de façade qui arrangera les choses. Il faut changer en profondeur la politique économique, refuser l’austérité et dans le même temps appeler au changement du régime ossifié qu’est la 5ème République. Il revient à chaque force de prendre des initiatives en fonction du rôle qu’elle occupe sur le champ politico-social. Le 9 avril nous devrons massivement nous mobiliser derrière les syndicats contre la loi Made in Medef. Le 1er mai sera, nous l’espérons et nous ferons tout pour, une grande journée de mobilisation contre les politiques d’austérité. Le Front de gauche s’active sur ce terrain : ses parlementaires bataillent à l’assemblée à coup d’amendements contre l’ANI, Pierre Laurent appelle avec justesse à suspendre l’agenda parlementaire pour convoquer une session spéciale contre l’évasion fiscale, partout nos militants distribuent tracts et organisent des meetings. Mais chacun sent bien que c’est de fond en comble qu’il faut transformer ce pays. Qu’il faut revenir à nos mots d’ordre de campagne qui ont fait le succès de la Bastille, du Capitole, de Toulouse : une constituante pour la 6ème République. Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls à le réclamer. Dans une note de blog remarquée, et proche en bien des points de ce que réclame le Front de Gauche, Noel Mamère l’a dit sans fioritures. (http://blogs.rue89.com/chez-noel-mamere/2013/04/03/avec-laffaire-cahuzac…). On sait qu’Eva Joly appuie aussi cette idée de changement de république. Il m’étonnerait que cette « tête dure » se calme là dessus aujourd’hui. Côté Front de Gauche, Clémentine Autain nous a proposé une réunion en urgence pour réfléchir ensemble à une prise de parole publique pour un processus constituant et la 6ème République.

Tout montre la nécessité d’agir. Voilà pourquoi le Parti de Gauche a décidé de proposer une marche pour la 6ème République un an après l’élection présidentielle. Le communique ci-dessous l’explique. François Hollande est aujourd’hui devant un choix, bien plus rapidement même que nous l’imaginions : continuer ainsi et aller à l’échec inévitable ou briser cette spirale infernale. Il existe une majorité alternative pour cela. Elle est encore peu discernable car pour l’heure écologistes et socialistes de gauche, hors quelques voix fortes, restent entre deux eaux mais elle existe. Je dis à ceux-là qu’il est temps de rompre les rangs. Le vote contre l’ANI en est un moyen évident, appeler à manifester avec nous le 5 mai un autre. Car notre proposition se veut large. Elle s’adresse d’abord évidemment à nos partenaires du Front de Gauche. Nous sommes certains qu’elle nous deviendra donc commune rapidement tant son besoin est évident. Et au delà à tous ceux et toutes celles qui à gauche ont voulu un vrai changement en mai dernier. Plus largement au peuple qui seul peut dénouer la situation. Allez au travail, la journée ne va pas être assez longue. Ouvrons les fenêtres pour respirer l’air du large.

Communiqué de presse du Parti de Gauche

LE 5 MAI POUR LA SIXIEME REPUBLIQUE

La faillite morale d’un homme éclaire celle du système auquel il appartenait. Un monde de connivence qui unit des amis de l’argent sans odeur à travers tous les partis du système officiel ! Une longue chaine de cyniques unis par le mensonge relie les Le Pen à Cahuzac, et un proche du Président, son trésorier de campagne, boucher- libraire qui trafique avec un comparse chinois pour ouvrir des comptes offshore !

Ainsi une caste de serviteurs des oligarques qui parle en commun la langue de la finance internationale a fini de pourrir un système de monarchie quinquennale. Il concentre les pouvoirs et dilue toutes les responsabilités morales et politiques. Aux abois, le chef de l’état ne trouve à proposer qu’une mesure d’interdiction d’exercice d’un mandat électif pourtant déjà censurée par le Conseil constitutionnel ! C’est dire l’inconsistance d’une équipe qui ne sait plus que faire pour se tirer d’affaire.

L’issue pour notre pays déshonoré par ces mœurs et ces balbutiements incohérents est dans le peuple. C’est à lui de définir la règle du jeu démocratique qui permettra de restaurer la République vertueuse à laquelle il aspire. C’est une Assemblée Constituante qui doit nous permettre de commencer cette sixième république au nom de laquelle nous nous sommes mobilisés en masse à la Bastille au Capitole et Au Prado pendant la campagne présidentielle l’an passé.

Le Parti de Gauche propose une marche citoyenne pour la sixième république le 5 mai, jour anniversaire du deuxième tour de l’élection présidentielle, jour anniversaire de l’ouverture des Etats Généraux de 1789, journée mondiale des « mains propres ».

Le 5 mai pour la 6ème République

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La faillite morale d’un homme éclaire celle du système auquel il appartenait. Un monde de connivence qui unit des amis de l’argent sans odeur à travers tous les partis du système officiel ! Une longue chaine de cyniques unis par le mensonge relie les Le Pen à Cahuzac, et un proche du Président, son trésorier de campagne, boucher- libraire qui trafique avec un comparse chinois pour ouvrir des comptes offshore !

Ainsi une caste de serviteurs des oligarques qui parle en commun la langue de la finance internationale a fini de pourrir un système de monarchie quinquennale. Il concentre les pouvoirs et dilue toutes les responsabilités morales et politiques. Aux abois, le chef de l’état ne trouve à proposer qu’une mesure d’interdiction d’exercice d’un mandat électif pourtant déjà censurée par le Conseil constitutionnel ! C’est dire l’inconsistance d’une équipe qui ne sait plus que faire pour se tirer d’affaire.

L’issue pour notre pays déshonoré par ces mœurs et ces balbutiements incohérents est dans le peuple. C’est à lui de définir la règle du jeu démocratique qui permettra de restaurer la République vertueuse à laquelle il aspire. C’est une Assemblée Constituante qui doit nous permettre de commencer cette sixième république au nom de laquelle nous nous sommes mobilisés en masse à la Bastille, au Capitole et au Prado pendant la campagne présidentielle l’an passé.

Le Parti de Gauche propose une marche citoyenne pour la 6ème République le 5 mai, jour anniversaire du deuxième tour de l’élection présidentielle, jour anniversaire de l’ouverture des Etats Généraux de 1789, journée mondiale des « mains propres ».

Crédit photo photosdegauche.fr (lucas_gomez)

Face aux ajustements structurels… L’Ecosocialisme

Telles les pestes du Moyen Age, les programmes d’ajustement structurels parcourent le Sud de l’Europe détruisant l’ économie des ménages, écrasant les droits sociaux, fermant les sources de travail, précarisant des vies. En enterrant également les attentes du peuple face aux partis politiques qui se succèdent dans les gouvernements avec les mêmes échecs. Face à l’alternance de partis de droite et sociaux-démocrates, on dirait que la seule chose que décident les électeurs de l’Europe Méridionale, c’est le rythme et la façon dont leurs droits sociaux vont être liquidés.

Face à cette situation, les gauches, souvent appelées  » les gauches radicales », sont en train d’adopter une nouvelle alternative pour répondre à ces moments qui menacent la vie sociale, l’intégrité des personnes, l’environnement, l’ensemble des êtres vivants : l’Écosocialisme. Il a été présenté au Congrès National du Parti de Gauche qui s’est déroulé à Bordeaux, du 22 au 24 mars. Ce parti a fondé le Front de Gauche avec le Parti Communiste Français et d’autres petits partis, en 2012, avec Jean-Luc Mélenchon comme candidat à la présidence et a remporté un score historique de 11% de voix au premier tour.

Les axes principaux de la proposition du Parti de Gauche, qui sont vus favorablement par d’autres partis européens et du Nord de l’Afrique sont : l’écosocialisme comme objectif ; la planification écologique comme programme et la révolution citoyenne comme stratégie. L’Écosocialisme cherche à dépasser les impasses du capitalisme productiviste consumériste qui conduit la planète à la catastrophe écologique et de la social-démocratie qui pense que le problème de la justice sociale, de la redistribution de la richesse va se résoudre en augmentant la production. C’est-à-dire, le vieil appât qui consiste à dire que « pour partager le gâteau de la richesse, il faut d’abord qu’il soit plus grand ». Nous appelons ces voies des impasses parce qu’elles le sont pour la plupart, non pas pour les grands bénéficiaires de ce modèle excluant, productiviste, extractif : le capital financier international ; les gouvernements qui lui sont soumis ; les organismes internationaux tels que le Fonds Monétaire International, la Banque Centrale Européenne et les entreprises multinationales.

L’Écosocialisme ne pretend pas n’être qu’une belle utopie mais une alternative concrète, radicale à l’actuel système économique et politique en vigueur en Europe du Sud. Une alternative humaniste, oui, mais pas seulement, parce que la survie de l’espèce humaine dépend de la survie de tout l’écosystème dans lequel nous sommes interdépendants, les humains, les animaux, les végétaux et toute la planète. C’est un projet de justice socialiste qui met de côté la logique productiviste et polluante de « l’industrialisme » expérimenté par le socialisme de l’Europe de l’Est. Il fonde le renouvellement de la pensée socialiste sur l’émancipation de la personne, la démocratisation radicale du pouvoir et de l’éducation, une nouvelle façon de produire et de consommer.

L’économie que propose l’Écosocialisme s’adresse aux besoins humains, elle est opposée à la « politique de l’offre », défendue par les néolibéraux. Il ne s’agit pas seulement de produire, quels qu’en soient les coûts et ensuite promouvoir la consommation en inventant des besoins, mais de produire selon les besoins humains réels. Elle interroge la propriété privée des moyens de production et les relations du travail en même temps qu’elle protège l’appropriation sociale de ces biens et le développement de propositions alternatives d’économie sociale et solidaire au travers d’expériences coopératives et d’autogestion. À contre-courant des diktats de la « troïka » de la Banque Centrale Européenne (BCE), du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Commission Européenne (tous présidés par des européens du sud), l’Écosocialisme défend la souveraineté de la politique budgétaire, la nationalisation des services bancaires. Il pose la question de la relance de l’économie par l’austérité mais en échange, il propose de la relancer au moyen de nouvelles activités économiques qui tiennent compte de l’empreinte écologique générée, qui réduisent des émissions, qui « décarbonisent » l’industrie, qui créent des énergies propres. Il est nécessaire également de rompre avec les traités de libre échange qui ont favorisé le « dumping » de la main-d’œuvre et de la nature et, décidés à combattre les pays, c’est tout cela qui affecte le plus les conditions de vie de leurs ouvriers et détruit le plus leurs ressources naturelles.

Étant donné que l’Écosocialisme est un projet à réaliser de façon urgente, étant donné les catastrophes environnementales et économiques du capitalisme productiviste et financier, il faut un « savoir-faire » immédiat. Il doit se construire depuis la base, depuis la convergence des différentes luttes « des vrais gens ».
L’objectif est d’agir et de convaincre, et non pas de se rassurer entre personnes convaincues. Il s’agit de développer, de reprendre et multiplier les initiatives alternatives déjà en cours, en termes de défense des territoires, de ressources naturelles, d’expériences d’économie sociale, de solidarité, de non-violence, d’aide mutuelle.

Mais, surtout, on a besoin de la révolution citoyenne car l’alternance électorale e les simples changements de chapelle ne suffisent pas. Pour contrecarrer le pouvoir des oligarchies il est nécessaire de construire au jour le jour les contre-pouvoirs et la souveraineté populaire dans tous les aspects de la vie sociale, dans les luttes quotidiennes des gens. Les 18 thèses du manifeste pour l’Écosocialisme le soulignent très bien : « Ni avant-garde illuminée, ni dictature verte, ni repli ethniciste, nous défendons donc la voie démocratique de la révolution citoyenne » Le peuple n’est pas le problème, il est la solution à la crise actuelle de la civilisation humaine.

Ainsi présenté, l’Écosocialisme est une alternative radicale et démocratique à la crise qui affecte et révolte en ce moment la Grèce, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, l’Irlande, Chypre et un peu moins la France.
Il faudra voir comment il peut se conjuguer avec les expériences en marche en Amérique Latine, aussi bien celles concernant le « bien vivre » des collectivités indigènes, que celles de l’écosocialisme Latino-américain du XXIème siècle et d’autres que peuvent présenter d’autres collectivités, organisations et partis de la Grande Patrie.

– Víctor M. Quintana est conseiller au Frente Democrático Campesino de Chihuahua et chercheur/professeur à la Universidad Autónoma de Ciudad Juárez

Traduction : Francois Bague – Pôle Traduction du PG

A la niche !

Les aboiements de Marine le Pen sont bien ceux d’un caniche fidèle.

Marine le Pen savait pour le compte suisse de Jérôme Cahuzac, elle qui ne dément pas les affirmations de son conseiller Péninque, qui assure avoir ouvert le compte en 1992 et en avoir fait part à la présidente du Front National.

Qu’a donc fait Marine le Pen depuis tout ce temps ? Rien, sinon vociférer pour faire le bruit de fond et pour ne pas gêner un système dont elle est l’un des pions serviles.

Marine le Pen est bien la digne fille de son père. Depuis l’héritage des Ciments Lambert dont a profité Jean-Marie Le Pen, toute cette famille fait partie de l’oligarchie et prospère au sein d’un système qui en retour les utilise pour faire diversion.

Lamentable caste de l’entre-soi.

Du balai !

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