…et deux (journalistes) de plus

Je ne pensais pas nécessaire d’y revenir. Dans un billet publié la semaine dernière,  «où il est question du Venezuela et de deux journalistes», j’ai déjà raconté la manière dont Robert Ménard m’a piégé en faisant réaliser une interview de moi pour un site que je ne connaissais pas (et pour cause,  puisqu’il n’était pas encore [...]

Je ne pensais pas nécessaire d’y revenir. Dans un billet publié la semaine dernière,  «où il est question du Venezuela et de deux journalistes», j’ai déjà raconté la manière dont Robert Ménard m’a piégé en faisant réaliser une interview de moi pour un site que je ne connaissais pas (et pour cause,  puisqu’il n’était pas encore ouvert), par une intervieweuse militante d’extrême-droite. Eh oui toutes sortes de gens ont une carte de presse dans notre pays. Mais plutôt que de signaler cette manœuvre ou s’ils tenaient vraiment à saluer la fourberie de leur confrère plutôt que de moquer mon imprudence, les journalistes Abel Mestre et Caroline Monnot du Monde ont choisi de me mettre en scène d’une manière particulièrement vicieuse, sans avoir même cherché à me contacter. Dans un magnifique collage marabout-de ficelle (Le Gallou = Ménard = Delapierre = Mélenchon), ils concluent ainsi un papier de leur blog consacré à une initiative du militant d’extrême-droite Le Gallou. Après avoir signalé que ce Le Gallou a donné une interview au site de Robert Ménard (et Dominique Jamet), les voilà qui ajoutent qu’une militante d’extrême-droite « y réalise des entretiens, comme celui avec… François Delapierre, le bras droit de Jean-Luc Mélenchon.» Rien de plus car c’est leur chute. Mais en ne prétendant rien ils suggèrent tout. Pour ceux qui n’auraient pas compris le sous-entendu, les points de suspension sont là pour signaler qu’il y a des choses non dites que chacun peut compléter par lui-même. Ces manières sournoises me blessent au plus haut point. Je note leur extraordinaire continuité avec la technique de Ménard. Lui non plus ne se hasarde pas à me prêter la moindre proximité avec l’extrême-droite, et pour cause. Il ne m’interroge pas sur le projet éditorial  de son site qu’il préfère me cacher car il sait que je n’y adhèrerais pas. Il se contente de me faire interviewer par une militante d’extrême-droite (sur le moment je ne le sais pas!), laissant chacun imaginer ce qu’il veut, exactement comme le font Mestre et Monnot. Venant de Ménard j’aurais dû m’en douter. Mais l’attitude des deux autres me surprend. Se rendront-ils compte un jour de ce que ces méthodes peuvent provoquer ? Ont-ils la moindre idée de ce qu’une chute qu’ils jugent piquante peut représenter d’infamant pour une personne ? J’aimerais vraiment qu’ils le réalisent. Pour les aider à changer leur point de vue je leur propose une autre fin pour leur papier. Une fin qui ne contient bien sûr que des faits incontestables.

« On retrouve certains des participants de la journée de la Réinformation dans une initiative lancée récemment par Robert Menard, le site Boulevard Voltaire. Jean-Yves Le Gallou, qui avait accueilli M. Menard l’an passé,  y a publié une tribune lundi 8 octobre.
Le journaliste Robert Ménard semble ainsi assumer dorénavant dans le monde de la presse un rôle de passeur entre diverses mouvances situées à l’extrême-droite, après avoir longtemps occupé la présidence de l’ONG Reporters sans Frontières puis la direction générale d’un centre pour la liberté de l’information à Doha au Qatar, doté d’une subvention annuelle de 3 millions de dollars par l’émir de ce pays. Il n’est pas le seul journaliste à avoir bénéficié des subsides de cette dictature ultraréactionnaire. Elle a notamment décerné un prix de 10000 dollars à Plantu, dessinateur vedette du Monde, un journal où officient également les spécialistes des «populismes de droite»… Abel Mestre et Caroline Monnot. »

 

Reconversion industrielle et écologique – Que fabriquent Montebourg et Hamon ?

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Gandrange, Fralib, Alizay, Petroplus… Ils sont de plus en plus nombreux, ces salariés et syndicalistes, à porter des alternatives aux fermetures d’usines. Grande nouveauté : elles consistent non seulement à sauver des emplois, mais répondent à des préoccupations écologiques. Que font Arnaud Montebourg, ministre du « redressement productif » et Benoît Hamon, à l’Économie sociale et solidaire, pour les soutenir ? Alors que le Front de gauche critique l’absence de vision du gouvernement, Basta ! dresse le bilan.

Retouver l’intégralité de l’article sur www.bastamag.net

Portugal : Gouvernement démission ! L’austérité ne passera pas !

Portugal_20121013Ce samedi 13 octobre des dizaines de milliers de Portugais ont convergé vers l’Assemblée de la République à l’appel de la CGTP, le principal syndicat du Pays. Cette manifestation clôturait une semaine de manifestations contre le chômage et l’austérité, dans l’ensemble des grandes villes du pays.

Les manifestants exigent la démission du Gouvernement et le droit au travail.
« Il est temps que le Gouvernement s’en aille », « Gouvernement d’escrocs rien d’autre que des voleurs » ont scandé les manifestants toute la semaine.

Dans la soirée de samedi et jusque tard dans la nuit, des centaines de milliers de citoyens se sont rassemblés dans 23 villes du pays pour que « La Troïka aille se faire foutre » autour d’actions culturelles avec la participation des plus grands artistes du pays, des techniciens et artistes précaires.

Le prochain moment de lutte sera la grande Grève Générale du 14 novembre. De nombreuses initiatives la précéderont et les mouvements sociaux de nombreux secteurs du pays (ports, transports, industrie, éducation…) seront en tête de file.

Le Parti de Gauche est solidaire des centaines de milliers de citoyens portugais qui relèvent la tête et s’organisent afin que le peuple prenne le pouvoir et le conduise dans l’intérêt de tous et non plus dans le seul intérêt des banques.

Le Parti de Gauche soutient l’appel à la convergence des luttes lancé pour le 14 Octobre et affichera visiblement ce soutien.

***

Ci-dessous le manifeste contre la Troïka lu et salué partout hier soir au Portugal :

Manifeste du 13 octobre lu dans les 23 villes du pays lors des concerts Culture et Résistance 

Aujourd’hui, le 1er octobre, en ce lieu (l’ancien théätre ouvert) où le 1er mai 1981 José Mario Branco a chanté et crié contre le FMI, nous crions ensemble. Et nous ne sommes pas seuls.

Aujourd’hui dans des centaines de villes du monde, un énorme mouvement de protestation citoyen se manifeste avec un « Bruit Global » (Global Noise) contre les politiques d’austérité et pour un cours différent. Notre lutte est internationale.

Au Portugal, nous sommes à Aveiro, Barcelos, Barreiro, Braga, Bragança, Caldas da Rainha, Coimbra, Faro, Guarda, Lisboa, Loulé, Portimão, Porto, Santarem, Setubal et Viseu. Au Brésil, une protestation à lieu à Fortaleza. Et ici nous affirmons :
 
« Que la Troïka aille se faire foutre, ce budget ne passera pas ! »

Nous prenons les rues et les places des villes. Nous unissons nos mains et nos voix.

Le 15 Septembre, nous avons rompu le silence et avons affronté la peur. Le Gouvernement à tremblé. Le peuple a mis en déroute la politique de la Troïka et la TSU,  mais nous n’avons pas encore gagné la guerre.

Cette proposition de budget reprend la guerre faite aux travaileurs, par l’augmentation brutale des impôts et autres mesures d’attaque du monde du travail, de création de plus de chômage, de l’augmentation de la pauvreté et de la précarité, des injustices sociales et du désespoir.

Cette politique, nous le savons bien, est un chemin sans fin et sans futur.

Aujourd’hui, 13 octobre, nous disons non !

Notre « Manifestation Culturelle » met la culture avec le peuple , dans le front de la contestation, de la lutte et de la résistance.

Aujourd’hui, des milliers d’artistes, de professionnels du spectacle et de personnes anonymes se sont rassemblés dans tout le pays pour affirmer que notre victoire contre ce Gouvernement et la politique de la Troïka passe aussi par la défense de la culture.

Ce Gouvernement est fini.

Il ne sert que les intérêts financiers, fait croître le chômage, la misère et la dette. Il a perdu toute la légitimité en cessant de servir le peuple qui l’a élu.

Il n’y plus un ministre qui sorte dans la rue sans se faire insulter et le Président a peur de célébrer la République avec le peuple. 

Nous n’abdiquons pas de qui nous sommes. Un peuple avec des Droits, la liberté, une identité et une culture.

Ce Budget de l’Etat ne passera pas ! 

La proposition de ce Gouvernement représenta une aggravation colossale du vol. Notre réponse est l’augmentation de la participation, la multiplication des actions et le durcissement de la lutte. Le chemin qu’ils veulent nous imposer n’est pas inévitable. Nous combattrons ce budget et tout budget injuste d’austérité et de misère.

Nous vous appelons tous pour faire front à cette politique de la Troïka, pour que tous participent dans toutes les formes de résistance et pressions qui vont prendre forme dans les 15 prochains jours, jusqu’à ce que le budget, cette politique et le Gouvernement soient mis en déroute.

Le 31 octobre le Budget de l’Etat 2013 sera soumis au vote. Dès maintenat, ici, et jusq’au 31, nous serons dans la rue pour dire : « Ce budget ne passera pas !”

Relaxe pour les 5 syndicalistes de Roanne, loi d’amnistie pour tous !

Une délégation du Parti de Gauche conduite par Eric Coquerel, Secrétaire national, sera présente lundi 15 octobre à 12 heures devant le tribunal correctionnel de Lyon pour soutenir 5 syndicalistes CGT de Roanne. Ces derniers  passent en appel après une première condamnation à 2000 euros d’amende et une inscription judiciaire. Leur « délit » : avoir écrit « casse-toi pov’con » lors d’une manifestation unitaire interprofessionnelle en 2010. Cette condamnation totalement disproportionnée en regard des faits – rappelons qu’il ne s’agissait que de renvoyer à Nicolas Sarkozy sa propre expression adressée le 23 février 2008 à un manifestant au salon de l’agriculture – s’ajoutait à d’autres en France dont le point commun était de criminaliser et intimider le mouvement syndical. Sarkozy n’est plus là : il serait donc intolérable que ceux qui ont combattu sa politique antisociale en subissent encore les conséquences.

C’est pourquoi, à l’identique du comité de soutien dont plusieurs responsables du PG sont signataires (Jean-Luc Mélenchon, Martine Billard, Eric Coquerel, Corinne Morel-Darleux et Elisa Martin conseillères régionales Rhône-Alpes), nous demandons la relaxe des cinq syndicalistes. Plus globalement nous redemandons solennellement à François Hollande une loi d’amnistie de toutes les condamnations de syndicalistes. Le Président de la République en avait pris l’engagement auprès de Jean-Luc Mélenchon et Martine Billard lorsqu’il les avait reçus en juin dernier. Qu’au moins il tienne cet engagement.

« Agression racistes dans les écoles d’Héraklion »

Les récents cas de violence raciste dans les écoles d’Héraklion en Crète ont provoqué l’inquiétude des enseignants et des parents, car c’est presque quotidiennement que des agressions d’un tel type sont signalées.

Crete_heraklionIl y a environ une semaine a été signalée une bagarre sauvage entre deux lycéens, un Grec et un Albanais. Les deux jeunes en sont venus aux mains lorsque l’élève d’origine grecque a demandé des explications pour des slogans inscrits sur le tableau de la classe contre Chryssi Avyi. Quand l’élève d’origine albanaise lui a répondu qu’on avait bien fait de les écrire, une violente dispute a éclaté qui s’est terminée en bagarre.

Cet incident n’est pas un cas isolé à Héraklion. De semblables cas de violence, mais aussi de propagande ont été signalés dans de nombreuses écoles, l’incident le plus fréquent étant l’inscription de slogans en faveur de Chryssi Avyi sur les murs ou sur les pupitres des enfants.

Le président de l’ELME locale (Syndicat des personnels de l’Education secondaire), L. Markou, confirme l’existence de phénomènes fascistes dans les écoles. « Il y a des cas de racisme dans les écoles d’Héraklion. Malheureusement, tout ce qui est produit dans la société se retrouve aussi dans l’école. Nous tentons de réduire ou de venir à bout de cela, mais c’est une affaire difficile.

Par ailleurs, une campagne électorale a eu lieu sur le racisme et la xénophobie, tout cela a été fait pendant des années et historiquement nous voyons bien que dans de telles périodes de crise ils apparaissent et gagnent en importance. », déclare-t-il.

Des incidents du même genre sont signalés dans les écoles de tout le pays et en particulier dans les quartiers défavorisés d’Athènes.

Publié dans  Ayvi le 11/10/12
AYVI, journal historique en Grèce, aujourd’hui journal officiel de Synaspismos

Traduction: B.D., pôle traduction du Parti de Gauche

Hollande et la décentralisation, une mécanique redoutable

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Les grands axes de l’acte III de la décentralisation que vient de présenter F. Hollande en conclusion des Etats Généraux de la démocratie territoriale n’ont pas de quoi nous rassurer. Certes, il est mis fin au conseiller territorial mais les modes de scrutin ne sont pas revus : pas de proportionnelle pour les cantonales, pas d’élection au suffrage universel direct des élus en intercommunalité. Surtout, il est expliqué qu’«une loi de décentralisation n’est pas une loi simplement pour que l’Etat se débarrasse d’un certain nombre de compétences (..) » (SIC !). Il entend donc, sinistrement, poursuivre l’opération de démantèlement des services publics engagée sous la droite.

Pour le Parti de Gauche il n’est pas question d’accepter le transfert de nouvelles compétences alors que les collectivités locales n’ont déjà pas les moyens financiers pour assumer celles dont elles ont aujourd’hui la charge. Nous ne voulons pas d’une décentralisation qui organise en creux la réduction et la marchandisation des missions de service public.

En fait F. Hollande est surtout venu faire la leçon aux collectivités locales en leur annonçant qu’elles devaient se soumettre financièrement -engagements européens obligent – à l’effort de réduction des dépenses publiques et de désendettement. Ainsi non seulement il reprend à son compte la 

ritournelle libérale chère à N. Sarkozy, pire il veut imposer la rigueur aux collectivités comme horizon indépassable des politiques publiques, alors que cette politique va conduire à une nouvelle contraction des activités et alimenter la logique folle et mortifère de la récession !

En introduisant une possible organisation des pouvoirs et des compétences variables d’un point à l’autre du territoire national on entérine de fait la mise en concurrence des territoires entre eux. Les territoires les « plus riches » sont sommés de participer à la concurrence internationale, les autres, les territoires ruraux notamment, resteront abandonnés à leur sort, eux qui doivent faire face au quotidien aux désengagements constants de la présence des services de l’Etat sur leurs territoires. 

Mais c’est un élément du discours, que peu ont relevé, qui doit alerter. En effet le Président a introduit dans « sa » vision de la décentralisation l’idée du « droit à l’expérimentation ». Il l’a fait à charge contre la loi républicaine, présentée comme « autant de contraintes qui pèsent sur les collectivités ». Ainsi il a flatté l’appétit des pires potentats locaux mais surtout il a montré qu’il était tout disposé à faire que l’exception soit supérieure à la loi. C’est l’arbitraire qui prévaudrait, et pire, dans le pays de l’égalité, la loi ne serait désormais plus la même pour tous. A quand des poids et des mesures différents d’un territoire à l’autre ? Décidément cette vision fait rimer décentralisation avec féodalisme et libéralisme ! 

Pour le Parti de Gauche, l’égalité civique et politique de toutes et tous est un fondement inaltérable de notre République. Il est urgent d’agir en jetant les bases d’une nouvelle organisation territoriale pour un réel contrôle démocratique et le respect de la souveraineté populaire qui ne sera possible qu’avec l’implication citoyenne, clé de voûte de notre projet d’émancipation. Si l’on veut réaliser la démocratie territoriale, l’urgence n’est pas dans un nouvel acte de décentralisation mais à une refondation de nos institutions. La crise sociale, écologique et démocratique exige d’autres politiques que l’inféodalisation à l’oligarchie des marchés financiers. 

Sortir du Nucléaire

Laval, mairie Dialogue entre Darleux et Place Prefecture de laval

C. Morel Darleux interviewCe samedi 13 octobre 2012, les délégations PG de la Mayenne et du Grand-Ouest ont répondu à l’appel national du réseau « sortir du nucléaire » en se regroupant pour manifester à Laval (53). Notre secrétaire nationale à l’écologie Corinne Morel-Darleux avait fait le déplacement et a participé au succès de cet événement qui a regroupé 3500 manifestants. Elle a ainsi pu dialoguer avec des personnalités nationales D’EELV présentes sur place comme Jean-Vincent Placé ou Jean-Philippe Magnen. Ses interviews, accordées à plusieurs médias locaux ont rappelé l’engagement du Parti de Gauche et de ses militants en faveur d’une sortie du nucléaire. Les questions de l’arrêt des chantiers de l’EPR de Flamanville et de la ligne THT Cotentin-Maine ont également pu être abordées. Une journée de fraternité et d’espoir, merci Corinne !

Plus d’infos, de photos et une interview de Corinne Morel-Darleux sur http://lamayenneonadore.fr/

A bas l’austérité

 

 

 

Le gouvernement vient de faire adopter par l’Assemblée Nationale et le Sénat le traité austéritaire européen, rédigé par Sarkozy et Merkel et non renégocié malgré les promesses de campagne de Hollande. Ce texte a été voté avec l’aide des voix de la droite. Les parlementaires du Front de Gauche, d’EuropeEcologie – les Verts et certains députés duParti Socialiste s’y sont opposés.

La preuve qu’une autre majorité à gauchepeut être disponible pour d’autres politiques !

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Jean-Luc Mélenchon, député européen, reçu par la présidente de l’Argentine

 

Invité au symposium international  « le défi de la politique dans un monde multipolaire » à Buenos Aires, Jean-Luc Mélenchon a été reçu par les premiers responsables de  la Nation Argentine : 

Hector Timerman, des affaires étrangères ; Amado Boudou vice-président de la Nation, président du Sénat, et Cristina Fernandez Kirchner, Présidente de la Nation.

Ces rencontres lui ont permis d’approfondir la compréhension de la politique actuelle de ce pays sur les points susceptibles d’inspirer une autre politique en France . Par exemple avec le bilan exemplaire de la loi supprimant les retraites par capitalisation. Par exemple à propos du vote le 17 octobre prochain de la loi qui donne le droit de votre à l’âge de seize ans. Ou de la loi dorénavant en vigueur, créant un droit égalitaire au mariage pour tous les couples et la liberté du choix du genre pour chaque personne qui le souhaite. Ou encore de la loi de février qui a modifié le statut de la Banque centrale Argentine intégrant la protection de l’emploi et de la croissance dans ses objectifs.

Au cours de chacun de ces entretiens, une attention spéciale a été portée sur la loi de libération des médias qui sera enfin applicable le 7 décembre prochain et mettra fin au monopole du groupe de presse « Clarin » et organise, en l’étendant, non seulement la liberté de la presse mais surtout le  pluralisme des sources et des opinions. L’importance de cette loi de libération des médias est qu’elle apporte une réponse concrète au problème que pose l’uniformisation éditoriale des médias sur les deux rives de l’Atlantique. Elle fournit aussi la preuve qu’une action de l’Etat est possible en matière d’extension du champ des libertés à condition de ne pas avoir peur des représailles des actuels faiseurs de réputation.
 
Au cours de l’entretien avec la président Cristina Kirchner celle-ci a exprimé sa compassion pour les 
souffrances qu’endurent les peuples d’Europe qui vivent sous la férule des règles du FMI dont l’Argentine a su se débarrasser après avoir elle-même tant souffert en vain. Il a également été question du procès qu’intente l’Union Européenne à l’Argentine après la renationalisation de la compagnie pétrolière Repsol. Jean Luc Mélenchon s’est déclaré solidaire de l’Argentine et il s’est engagé à mener une campagne publique sur ce thème qui déshonore l’Union Européenne

Cliquez pour voir Cristina Fernandez Kirchner lors d’un meeting public

Quizz – L’austérité est-elle une fatalité ?

À quoi est due la crise que traversent tous les pays européens ?

Qu’est-ce que le Traité pour la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG) ?

La «règle d’or» dans ce traité, c’est quoi ?

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