Remue Méninges 2013 • Photos du jeudi 22 août 2013
Remue Méninges 2013 • Photos du jeudi 22 août 2013

Participation du PG aux universités d’été des autres partis de gauche
Le Parti de gauche a répondu présent aux invitations des autres forces de gauche à participer à leurs universités d’été.
Malgré le Remue-Méninges du PG et les estivales du FDG qui se tiendront le même week-end, les secrétaires nationaux Eric Coquerel et Corinne Morel Darleux se rendront jeudi en fin d’après-midi à celle d’Europe Ecologie – Les Verts à Marseille.
Le 27 août, Kevin Galet, membre du bureau d’animation de la commission écologie du PG, interviendra à une table ronde sur l’écosocialisme à l’université d’été du NPA à Port-Leucate.
Enfin le samedi 31 août, Eric Coquerel participera au débat « Quel front de gauche pour l’alternative politique » à celle du PCF à St Jean de Maurienne.
Municipales à Paris • Grand entretien avec Danielle Simonnet : son parcours de militante, le projet du PG pour Paris 2014
« Les municipales devront permettre de faire émerger des alternatives à cette politique austéritaire », affirme Danielle Simonnet, candidate du Parti de Gauche à Paris en 2014.
Dans cet entretien-portrait, elle revient sur son parcours de militante, ses engagements. Elle présente aussi, concrètement et en profondeur, le programme du Parti de Gauche pour Paris, qu’elle portera l’an prochain lors des élections municipales.
Le PG solidaire des manifestants anti-gaz de schiste de Balcombe au Royaume Uni
Le gouvernement libéral de M. Cameron a autorisé l’extraction des gaz et pétroles de schiste et mis en place une fiscalité allégée pour l’industrie pétro-gazière. Résultat, il a désormais sa ZAD (d’après la « zone à défendre » de Notre Dame des Landes).
En effet, sans attendre, les pétroliers ont mis leur stratégie de forage en route en installant à Balcombe, petite ville du Sussex, une plateforme d’exploration puis d’exploitation de gaz de schiste. C’était sans compter sur la mobilisation citoyenne. Des milliers d’opposants ont immédiatement occupé le champ en montant un camp « Reclaim the Power » (Prenez le pouvoir !) et bloqué les routes, ralentissant ainsi les opérations de mise en marche de la plateforme. The Guardian a souligné qu’il s’agissait là de la plus grande manifestation anti-gaz de schiste jamais organisée au Royaume Uni, et l’une des plus grandes manifestations écologistes depuis des années.
Las, après plusieurs semaines de ce rassemblement massif et pacifiste dénonçant le déficit démocratique qui a permis aux entreprises gazières de l’emporter sur les préoccupations des citoyens, en guise de réponse la police a été envoyée sur place. Des dizaines de personnes, désarmées et non violentes, ont été arrêtées, dont la députée verte Caroline Lucas.
Pour le PG, il est inacceptable qu’un gouvernement fasse le choix de protéger les intérêts des multinationales de l’énergie plutôt que d’entendre les revendications de la population et de préserver l’intérêt général. De Balcombe au Royaume Uni à Zurawlowa en Pologne où les paysans luttent contre Chevron, en passant par la lutte à Notre Dame des Landes, il apporte son soutien fraternel à tous les manifestants et militants qui luttent pour défendre le climat et nos écosystèmes.
Le PG solidaire des manifestants anti-gaz de schiste de Balcombe au Royaume Uni
Le gouvernement libéral de M. Cameron a autorisé l’extraction des gaz et pétroles de schiste et mis en place une fiscalité allégée pour l’industrie pétro-gazière. Résultat, il a désormais sa ZAD (d’après la « zone à défendre » de Notre Dame des Landes).
En effet, sans attendre, les pétroliers ont mis leur stratégie de forage en route en installant à Balcombe, petite ville du Sussex, une plateforme d’exploration puis d’exploitation de gaz de schiste. C’était sans compter sur la mobilisation citoyenne. Des milliers d’opposants ont immédiatement occupé le champ en montant un camp « Reclaim the Power » (Prenez le pouvoir !) et bloqué les routes, ralentissant ainsi les opérations de mise en marche de la plateforme. The Guardian a souligné qu’il s’agissait là de la plus grande manifestation anti-gaz de schiste jamais organisée au Royaume Uni, et l’une des plus grandes manifestations écologistes depuis des années.
Las, après plusieurs semaines de ce rassemblement massif et pacifiste dénonçant le déficit démocratique qui a permis aux entreprises gazières de l’emporter sur les préoccupations des citoyens, en guise de réponse la police a été envoyée sur place. Des dizaines de personnes, désarmées et non violentes, ont été arrêtées, dont la députée verte Caroline Lucas.
Pour le PG, il est inacceptable qu’un gouvernement fasse le choix de protéger les intérêts des multinationales de l’énergie plutôt que d’entendre les revendications de la population et de préserver l’intérêt général. De Balcombe au Royaume Uni à Zurawlowa en Pologne où les paysans luttent contre Chevron, en passant par la lutte à Notre Dame des Landes, il apporte son soutien fraternel à tous les manifestants et militants qui luttent pour défendre le climat et nos écosystèmes.
Transmission en direct du Meeting sur ce site vendredi 18H30
Dette écologique dépassée le 20 aout • Il faut choisir. La règle verte ou l’apnée ?
Ça y est, on a tout consommé. Cette année encore, le système productiviste a réussi l’exploit de consommer au 20 aout toutes les ressources naturelles qui peuvent être renouvelées par la planète en une année. L’an dernier c’était le 23 aout, ça ne s’améliore donc pas.
Comme nous l’avons écrit dans le Manifeste pour l’écosocialisme adopté au Congrès du PG, il est urgent pour l’avenir même de l’humanité d’instaurer la règle verte comme boussole politique en lieu et place de « la règle d’or » des politiques d’austérité !
Cela permettrait, en associant la nécessaire réduction de certaines consommations matérielles et la nécessaire relance de certaines activités avec la prise en compte systématique de l’empreinte écologique générée, de retarder chaque année ce « jour du dépassement global» et de le repousser au 31 décembre, c’est-à-dire de neutraliser notre empreinte écologique.
Las. Il a beau plancher, le gouvernement de M. Ayrault n’a toujours pas compris le vrai défi de 2025. E le moins qu’on puisse dire c’est qu’il met plus d’acharnement à imposer l’austérité qu’à mettre en place la bifurcation écologique.
La règle verte c’est comme le changement, ça commence à sérieusement urger.
Apnée ou règle verte ?… ça commence à urger
A y est, on a tout consommé. Ça vient de tomber. Et maintenant quoi, on se met en apnée… ?
Eh oui, cette année nous avons donc encore réussi l’exploit d’avoir consommé au 20 aout toutes les ressources naturelles qui peuvent être renouvelées par la planète en une année.
L’an dernier c’était le 23 aout, ça ne s’améliore donc pas.
Pour mémoire dans le Manifeste pour l’écosocialisme, nous avons écrit (thèse n°10) :
« Instaurer la règle verte comme boussole politique. La “règle verte” est notre indicateur central de pilotage de l’économie. Elle remplace “la règle d’or” des politiques d’austérité et “d’ajustement structurel” imposés par la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, la Commission européenne et la Banque centrale européenne. Elle vise à assurer notre responsabilité devant l’humanité et son écosystème en supprimant la dette écologique. Elle associe la nécessaire réduction de certaines consommations matérielles et la nécessaire relance de certaines activités avec la prise en compte systématique de l’empreinte écologique générée. En plus des dégâts déjà commis à rattraper en matière d’émissions de gaz à effet de serre et de perte de biodiversité, nous adoptons comme moyen d’évaluation des politiques publiques, de retarder chaque année le “jour du dépassement global». Il s’agit de la date où nous avons prélevé à l’échelle mondiale le volume de ressources renouvelables égal à ce que la planète est en mesure de régénérer et où nous avons produit les déchets qu’elle est capable de digérer. Notre objectif est de la repousser au 31 décembre, c’est-à-dire de neutraliser notre empreinte écologique. Cela implique la réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre et l’arrêt du nucléaire qui produit des déchets radioactifs que nul ne sait gérer et qui comporte des risques inacceptables pour les êtres humains comme pour l’écosystème. »
Sûr que si le gouvernement mettait autant d’acharnement à mettre en place la bifurcation écologique qu’il en met à imposer l’austérité, ça changerait… Las. Comme je le disais déjà ici en conclusion… La règle verte c’est comme le changement, ça commence à sérieusement urger.
Nantes, Capitale verte pour l’année 2013 : écologie et journalisme low cost !
La ville de Nantes s’est offert une bonne publicité vendredi 16 août, aux frais de France Télévision et de celles et ceux qui s’acquittent de la redevance. La chronique de Marie-Dominique PERRIN, spécialisée dans le domaine de la découverte et de la nature dans l’émission quotidienne Télé Matin, sur France 2 a été un monument d’absence d’esprit critique.
Elle revenait sur la nomination de la ville de Nantes qui s’est vu décerner par la commission européenne le titre de « Capitale verte européenne » pour 2013. En allant sur le site http://www.nantesgreencapital.fr, on apprend que Nantes est récompensée suite au « travail engagé depuis de nombreuses années ». ET ce, sur plusieurs thèmes : la réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’utilisation durable des sols, l’amélioration de la qualité de l’air, et la mobilisation des acteurs du territoire par l’esprit collectif et le partage de bonnes pratiques.
Ah… Il semblerait que les autorités compétentes pour décerner ce prix, ainsi que les journalistes, aient omis de prendre en compte l’arrivée prévue (mais non acquise !) de l’aéroport de Notre Dame des Landes… Deux semaines après la mobilisation des opposants sur le site, après des années de combat et d’occupation de la ZAD, l’information ne leur est toujours pas parvenue.
Avec ce projet d’aéroport, le plan climat de Nantes semble pourtant sérieusement compromis. Nul besoin de grande investigation pour voir que les émissions de gaz à effet de serre s’envoleraient et que les sols seraient artificialisés. Quant à la mobilisation des acteurs du territoire, nous savons aussi que c’est contre ce projet totalement aberrant que beaucoup se sont engagés !
S’il y a bien une exigence que les téléspectatrices et téléspectateurs sont en droit d’attendre d’une chaîne de télévision publique, c’est que l’information soit complète, transparente et objective. Las, avec ce « reportage », sans un mot sur le combat des opposants, le service public d’information France Télévision reprend les arguments éculés de la commission européenne et s’engouffre dans la propagande gouvernementale.
L’absence de responsabilité collective des tenants du système, medias dominants compris, confine parfois à la sottise et serait presque drôle si notre écosystème n’était pas en danger.



