Honte au maire de Wissous : l’eau est un droit humain !

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Depuis début juillet, le campement de familles Rroms de la ZAC des Hauts de Wissous subissent une précarité en eau de plus en plus forte. Le responsable ? C’est le maire (PS) de Wissous, dans l’Essonne, Régis Roy-Chevalier qui a fait couper les accès à l’eau dont ils disposaient.
Dans cette zone industrielle, cinq bornes incendie apportent la ressource en eau. Faute de la part de la mairie d’avoir pris les dispositions pour leur apporter les solutions sanitaires nécessaires, les familles s’approvisionnent depuis un an sur ces points d’eau. Mais le 6 juillet dernier, trois de ces cinq bornes ont été fermées par la municipalité. Une quatrième vient d’être asséchée le 24 juillet. La dernière borne se trouve à 1 kilomètre du camp.

Le Parti de Gauche ne peut que condamner cette attitude irresponsable de la part de la municipalité de Wissous. Cent cinquante vies humaines, dont un tiers d’enfants, et la santé des familles présentes sont en jeu.
Il y a un an, ces familles Rroms avaient déjà du quitter Massy à la suite d’un incendie ayant ravagé leur campement.

Pourtant, l’accès à l’eau est un droit humain !

Alors que le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC) reconnaît implicitement le droit à l’eau et à l’assainissement dans ses articles 11 et 12.
Alors que le 28 juillet 2010, l’Assemblée générale de l’ONU a reconnu l’accès à une eau de qualité et à des installations sanitaires comme étant un droit humain.
Alors que le Code de l’action sociale et des familles dans son article L115-3 dispose que « toute personne ou famille éprouvant des difficultés particulières, au regard notamment de son patrimoine, de l’insuffisance de ses ressources ou de ses conditions d’existence, a droit à une aide de la collectivité pour disposer de la fourniture d’eau, d’énergie et de services téléphoniques dans son logement. »
On ne peut tolérer que des élu-e-s responsables laissent des gens, quelque soient leurs origines ou leurs catégories sociales, dans une telle précarité en matière d’accès à l’eau et à l’assainissement.

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Le Parti de Gauche dénonce l’attitude électoraliste des élu-e-s qui ne cherchent qu’à capter un électorat aux idées nauséabondes de haine et de rejet des Rroms. On apprend par ailleurs que l’accès aux activités de la manifestation Festiv’Eté, qui propose aux jeunes de la commune des jeux autour de plans d’eau et de structures gonflables, a été refusé aux enfants Rroms.
Le Parti de Gauche réitère son attachement à la reconnaissance de l’accès à l’eau et à l’assainissement comme étant un droit humain inaliénable pour qui que ce soit.
Le Parti de Gauche condamne ces actes de stigmatisation et d’agression envers des familles qui ne demandent qu’à s’intégrer et à vivre le plus dignement et sereinement possible.

Entretien de Jean-Luc Mélenchon à Place au peuple

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Pour la deuxième fois consécutive, signe de sa vitalité, le Front de Gauche organise des Estivales les 23 et 24 août à Grenoble. La plupart des formations tiendront leurs universités propres à proximité pour ensuite faire front, ensemble, lors de ce rendez-vous à Grenoble. Il est donc à nouveau fondamental de se retrouver aux Estivales à quelques mois des élections européennes ?

Jean-Luc Mélenchon : Evidemment qu’il est important de se retrouver dans des estivales !

Je crois que cela fait partie de ces merveilles du Front de Gauche auxquelles on n’est pas assez attentifs. L’existence-même du Front de Gauche depuis maintenant 2009, donc depuis 4 ans, est très courte dans l’histoire politique. Pour autant, il a franchi victorieusement toutes les étapes et tous les défis qu’il avait à relever. Nous sommes neuf organisations différentes ! En quatre ans, le Front s’est élargi d’une manière spectaculaire, puisque nous l’avons commencé en 2009 à deux partis, le PCF et le PG. Puis est arrivée la Gauche Unitaire qui était une première scission du NPA, qui a été suivie ensuite au fil du temps de 3 autres scissions supplémentaires qui nous rejoignaient. La FASE, le PCOF, les Alternatifs aussi ont intégré le front au fur et à mesure des garanties de viabilité qu’il donnait et des succès qu’il remportait : le premier étant fondateur, celui des élections européennes de 2009. Ainsi, la diversité des cultures de référence dans nos rangs est considérable. Il ne faut pas la sous-estimer. Il ne faut pas sous-estimer ce qui peut séparer, du point de vue de la doctrine, le Parti Communiste des Ouvriers de France de République et Socialisme, pour prendre deux exemples qui me semblent bon à mettre en parallèle. Et même, cela n’empêche rien. Et même souvent cela permet beaucoup d’audace.

En 2014, nous allons nous trouver de nouveau au début d’un cycle politique déterminé par la façon avec laquelle les peuples répondront à la question européenne. Ce sera fondateur une nouvelle fois. 2009, c’était l’écho lointain, mais le premier écho suivant le référendum de 2005 sur le traité constitutionnel. Car, c’est en 2005 que notre gauche s’est avancée sur la scène, qu’elle a commencé à se donner à voir comme un tout cohérent politiquement autour d’un objet commun qui était le vote « non » à l’Europe libérale. Bien sûr, cette autre gauche existait avant. Mais en 2005, elle va pour la première fois unie à la rencontre du suffrage universel et elle s’inscrit dans une logique qui devient majoritaire. A partir de 2009, nous travaillons à ce que cette majorité qui est apparue en 2005 prenne un contour politique, adopte un programme politique et entraîne la société française. Voilà notre défi. Le Front de Gauche porte un projet à vocation majoritaire.

Depuis 2009 et la fondation du Front de Gauche, nous avons, étape par étape et à chaque pas, vérifié la force de notre alliance et son opportunité politique. Beaucoup de gens ne savent pas cela. Quand nous avons commencé le Front de Gauche, les communistes mettaient un S à Front-s et pas nous. Ainsi, pour eux, il aurait fallu faire des fronts de gauche à chaque élection alors que nous, nous voulions faire un parti unique. Pour finir, ni l’un ni l’autre n’a eu raison. La vie a tranché, un parti unique n’a pas de sens. La formule de la coalition que nous vivons est bien plus efficace et d’un autre côté, il n’y aura pas des fronts remis en cause à chaque élection. Il n’y en a qu’un. Nos congrès respectifs ont validé cette démarche. Il a une structure permanente, la coordination, qui se réunit d’ailleurs au siège du Parti Communiste tous les lundis. Pour autant, ne sous-estimons à aucun moment le fait que nous sommes une formation récente, que nous sommes fragiles et que « ça ne marche que si ça marche » comme dit Oskar Lafontaine. Comme la bicyclette, ça ne marche que si ça avance. À partir du moment où cela arrête d’avancer, ça tombe. Et n’oublions pas que nous ne sommes pas entourés d’amis. Tout au contraire. Pour le système nous sommes la mauvaise nouvelle qui trouble le ronron de l’alternance face au Front national. Notre vocation majoritaire ne fait pas sourire autant que le croient les blasés et les aigris. Ainsi le Parti Socialiste s’emploie en permanence à chercher les failles entre nous, sans oublier sa presse et ses réseaux d’influence qui mènent une campagne de dénigrement permanent pour créer un pare-feu, protéger l’avance du FN et mettre la pression sur les plus fragiles des membres du Front de gauche.

Et les Estivales s’inscrivent dans cette séquence de construction politique ?

Oui, c’est dans cette chaîne d’événements que prennent place les Estivales. Les Estivales correspondent à ce qui, chez les autres, s’appelle une université d’été. C’est un rite qu’ont pratiquement tous les partis français. Mais ils l’ont pour leur propre compte, il n’existe aucun cas d’une structure collective comme le Front de Gauche tenant une réunion de fin d’été. Le PS réuni ses barons à La Rochelle mais les MRC et le MUP de Robert Hue n’y ont droit qu’à des strapontins de commensaux. Nous, nous préparons et menons tout en collectif. La première fois, nous étions un peu tâtonnants. On avait déjà le schéma en tête, en tout cas au Parti de Gauche on le voyait comme cela. Chacun tenait son université d’été, parce que chacun a besoin de son propre temps de rencontre, spécifique à ses propres adhérents et ensuite on faisait une mise en commun. Et comme toujours dans le Front de Gauche, les choses se sont réglées pragmatiquement, par le consentement de la base au sommet. J’insiste sur cette idée. Les communistes, pour prendre cet exemple, se sont intégrés au Front de Gauche et l’ont pleinement assimilé en tant que structure collective tout comme nous, le Parti de Gauche, au fur et à mesure, par des délibérations de leurs adhérents. À la sortie des élections européennes de 2009, la première rencontre suivante avec le suffrage universel, c’était les élections régionales. Beaucoup disaient qu’une majorité de régions communistes préféreraient faire une alliance avec le Parti Socialiste plutôt que de maintenir le cadre autonome du Front de Gauche. Ce n’est pas cela qui s’est passé. Pourquoi ? Parce que les adhérents communistes ont voté, il ne faut jamais perdre de vue cette dimension démocratique du Front de gauche. Et la même chose s’est produite au Parti de Gauche en dépit du fait que les accords minoraient partout sa place. Il ne faut pas passer à côté des difficultés que nous avons surmontées. Il y a eu des difficultés dans l’attelage qu’est le Front de Gauche et à chaque fois elles ont été surmontées par le vote des adhérents qui ont collectivement décidé que l’on continuait le Front de Gauche, qu’on le nourrissait, qu’on l’amplifiait. Le Front de Gauche n’est certes pas un parti unifié mais il n’en est pas moins une structure confédérale qui a un régime démocratique interne. Dans les faits, ce sont nos adhérents respectifs qui décident l’orientation.

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Ayrault décroche la palme

« La France n’est pas hostile à l’huile de palme », voici ce qu’a déclaré le Premier Ministre en visite en Malaisie.

M. Ayrault semble avoir besoin de repos.
Nous lui rappelons que l’huile de palme est responsable de déforestation, d’accaparement de terres agricoles transformées en monoculture destinées a l’export, qu’elle provoque perte de biodiversité dans les pays producteurs et obésité chez les consommateurs.

Contrairement a ce que semble penser M.Hollande, ses Ministres devraient partir en vacances, vraiment. Tous, loin, et vite.

sarawak-palm-oil_wakx-flickr_CC BY-NC-NDFuture plantation au Sarawak (Malaisie)

Pour que le premier exilé fiscal de France ne puisse pas polluer l’air et l’eau de Normandie !

Le Parti de Gauche appelle les citoyen-ne-s à participer au « sit in » prévu le 27 juillet à 16h devant le site de la méga décharge de GDE à Nonant le Pin dans l’Orne, par les associations en lutte contre la mise en service de cette hérésie. Le Tribunal de Grand Instance doit se prononcer début août sur l’opportunité d’une expertise hydrogéologique indépendante.

Cette expertise est indispensable car l’ouverture du site mettrait en grand danger de pollution la nappe phréatique qui couvre l’Orne et la plaine de Caen jusqu’à Ouistreham. Si GDE s’obstine à ouvrir ce site, il sera responsable de toute pollution qui pourrait survenir.

L’écosystème et l’humain avant le profit et l’enrichissement personnel !

Pour que le premier exilé fiscal de France ne puisse pas polluer l’air et l’eau de Normandie !

Le Parti de Gauche appelle les citoyen-ne-s à participer au « sit in » prévu le 27 juillet à 16h devant le site de la méga décharge de GDE à Nonant le Pin dans l’Orne, par les associations en lutte contre la mise en service de cette hérésie. Le Tribunal de Grand Instance doit se prononcer début août sur l’opportunité d’une expertise hydrogéologique indépendante.

Cette expertise est indispensable car l’ouverture du site mettrait en grand danger de pollution la nappe phréatique qui couvre l’Orne et la plaine de Caen jusqu’à Ouistreham. Si GDE s’obstine à ouvrir ce site, il sera responsable de toute pollution qui pourrait survenir.

L’écosystème et l’humain avant le profit et l’enrichissement personnel !

Déclaration de Jean-Luc Mélenchon • Pour la deuxième fois on tue l’un des nôtres

Pour la deuxième fois c’est l’un des nôtres qu’on assassine en Tunisie. Mohamed Brahmi a reçu 11 balles dans le corps. Le meurtre politique est avéré, son intention terrorisante absolument évidente ! Mohamed Brahmi et les Tunisiens du Front populaire sont les empêcheurs de penser en rond dans la comédie de l’opposition entre laïques obligatoirement silencieux sur les questions sociales pour ne pas diviser, et islamistes prétendument représentatifs de la religion musulmane des Tunisiens mais qui appellent sans réplique à « rassurer les investisseurs ». Notre camarade Mohamed Brahmi était un laïque, musulman pratiquant, engagé sans concession pour la lutte des droits sociaux et démocratiques des Tunisiens. protest_tunisia.jpgSa personne, son combat, son engagement partisan, son action de député n’entraient pas dans le jeu de rôle prévu. En ce sens il incarnait bien ce que nous sommes là-bas et ici.

J’adresse un salut de douleur et de chagrin à mes camarades tunisiens et la famille de Mohamed Brahmi. J’appelle mes camarades en France a bien assimiler la leçon qui nous est donnée par les évènements de Tunisie en ce qui concerne le jeu de rôle entre l’extrême droite, là-bas religieuse, et les partis officiels sociaux démocrate et de droite qui soutiennent le gouvernement tunisien actuel.

Il ne fait aucun doute à mes yeux, compte tenu de l’expérience du meurtre impuni de notre camarade CHOUKRIT BELAÏD, que ce gouvernement tunisien actuel n’a ni l’intention ni les moyens de procéder à l’enquête et à la répression qu’un gouvernement réellement démocratique ne manquerait pas d’avoir pour premier devoir lorsqu’un député est assassiné. De fait, sa légitimité est caduque et la suite des évènements va le montrer. En ce sens, la réplique politique aux meurtres de nos camarades et la mobilisation du peuple tunisien sur ses propres objectifs comme cela s’est produit en Égypte. C’est la révolution citoyenne.

Le Parti de Gauche condamne l’odieux assassinat de Mohamed Brahmi

C’est avec émotion et indignation que le Parti de Gauche vient d’apprendre l’assassinat du camarade Mohamed Brahmi, député du Front Populaire à l’assemblée constituante tunisienne. Cette nouvelle terrible tombe le jour même de la fête de la République Tunisienne.

Mohamed Brahmi s’était battu sans relâche contre l’intégrisme et le néolibéralisme du gouvernement, et avait fait de l’union de la gauche tunisienne un de ses combats prioritaires. Le Parti de Gauche tient à exprimer toutes ses condoléances à sa famille et à ses camarades.

Après l’assassinat de Chokri Belaid (dont les noms des commanditaires devaient être révélés aujourd’hui), la Tunisie plonge à nouveau dans la violence politique, situation dont le gouvernement de la Troika doit être tenu pour totalement responsable.

Le Parti de Gauche réaffirme son entière solidarité envers les camarades du Front Populaire et envers le peuple tunisien, qui s’était soulevé en 2011 pour obtenir la liberté et la justice sociale. Nous appelons nos militants à participer au rassemblement prévu ce soir à 18h30 devant l’ambassade de Tunisie, métro Saint-François Xavier.

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CSA • Magouilles à l’horizon

Schrameck veut sabrer les règles de la campagne présidentielle audiovisuelle

au bénéfice du PS et de l’UMP !!

Invité de la matinale de France-Inter, Olivier Schrameck, Président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel s’est déclaré hier partisan de mettre fin à l’égalité de temps de parole entre candidat-e-s à l’élection présidentielle.

Cet acte visant à maintenir l’hégémonie médiatique du Parti socialiste et de l’UMP est une très grave attaque contre les principes démocratiques.

Dans un contexte qui favorise déjà lourdement les deux partis piliers de la 5ème République, le principe d’égalité est la seule garantie pour les citoyens d’accéder à une information non-biaisée et ainsi exprimer leur opinion, par le suffrage, en toute liberté de conscience.

Suivant les propositions de son ex-patron Lionel Jospin, Olivier Schrameck se met-là ouvertement au service d’une oligarchie qui ne peut se maintenir qu’en manipulant les règles du jeu, et en abusant du puissant outil que constitue l’audiovisuel dans la diffusion des idées politiques.

Mettant en avant « l’équité », Schrameck sabre l’égalité au profit de critères obscurs comme « la force des campagnes », ou « les alliances réelles et potentielles ». Dans le système proposé, ce sont les directions de chaînes qui décideront en fonction de critères commerciaux ou politiques sous-jacents, avec un risque avéré de mise en scène d’un duel entre l’un des deux partis classiques et le Front National.

Pour le Parti de Gauche, le CSA fait partie des institutions qu’il faudra profondément réviser dans la 6ème République qu’il appelle de ses vœux.

L’Humanité • Gens du Voyage: l’étonnant sondage du Point.fr

le_point.png Un sondage mis en ligne par le site web de l’hebdomadaire de droite semble dédouaner le député Gilles Bourdouleix, dont les propos à l’encontre des gens du voyage devrait déboucher sur une plainte pour apologie de crime contre l’Humanité.

Parmi les quatre opinions proposées à l’internaute par le site web, trois invitent à s’en prendre directement aux gens du voyage et justifier ainsi le dérapages du député maire de Cholet qui a estimé qu’ »Hitler n’en a peut-être pas tué assez », lors d’un face à face tendu avec une communauté de gens de voyage dimanche dernier.

Le Point.fr propose d’exprimer son « exaspération » « de voir des gens du voyage s’installer n’importe où. » Plus brutalement, on peut aussi affirmer que « oui, les Roms et les gens du voyage sont une nuisance et un danger », et, cerise sur le gâteau, que « le gouvernement ne fait rien ». Et si l’on juge que le site y va un peu fort, pas de panique, une troisième solution existe: « Je n’oserai jamais le dire, mais j’approuve cette phrase » de Gilles Bourdouleix.

L’Assemblée nationale saisie?

Ce sondage est d’autant plus étonnant que le préfet du Maine-et-Loire, à la demande du ministre de l’Intérieur, va saisir le procureur de la République pour apologie de crime contre l’Humanité. « Rien ne peut justifier, ni excuser qu’un élu de la République ose une telle référence à la pire barbarie du XXeme siècle », affirme la préfecture dans son communiqué.

D’autre part, la droite dans son ensemble, soit le lectorat visé par l’hebdomadaire, ont condamné les propos du maire de Cholet qui est, par ailleurs, un récidiviste dans les dérapages à l’encontre des gens du voyage. Ainsi Valérie Pécresse demande ce mardi que l’ »Assemblée nationale se saisisse » de ces propos. « J’ai eu l’occasion de dire que si ces paroles ont vraiment été prononcées, j’étais effondrée. J’ai souhaité très longtemps qu’ils n’aient pas été vrais », a déclaré l’ex-ministre du Budget sur RTL. Or « beaucoup d’indices concordants tendent à prouver qu’effectivement, il a prononcé ces mots », a-t-elle convenu. « S’ils ont été prononcés, il faut qu’il y ait une sanction totalement exemplaire », a-t-elle plaidé.

Jean-Louis Borloo, président de l’Union des démocrates et indépendants (UDI), a promis lundi des sanctions contre le maire de Cholet, et dit avoir saisi le comité exécutif du parti centriste « pour les suites inévitables à donner ».

Fermeture de l’usine Spirel (73) • « C’est une entreprise qui marchait très bien… » : Une salariée de Spirel en lutte

En octobre 2009, la nouvelle tombe : le groupe Somfy va fermer l’usine sa filiale Spirel, à Saint Rémy de Maurienne (Savoie). Depuis, les plus de 100 salarié(e)s de l’usine se battent pour le maintien de l’activité et espèrent -en vain pour l’instant- un repreneur. Aujourd’hui l’entreprise est toujours en redressement judiciaire.

 
 

Sylvie Ruggiu, déléguée CGT de l’entreprise, témoigne. La Radio de Gauche l’a rencontrée en compagnie de Jean-Louis Portaz, maire de La Chapelle, conseiller général et membre du Parti de Gauche, qui soutient leur lutte.


Spirel est une usine qui existe depuis plusieurs décennies, à Saint Rémy de Maurienne. Jusqu’en 2009, plus de 200 salariés y travaillaient et c’est au motif de la baisse des coûts de production que le groupe Somfy, très bénéficiaire, s’en sépare à cette époque.

Aujourd’hui, les 104 salariés de Spirel sont en lutte contre la fermeture de leur usine suite à une gestion frauduleuse du patron, et doivent chercher un marché pour leurs stators. En effet, dans le plan social de 2009, Somfy continuait de leur acheter leur production, de façon dégressive sur 4 ans. Mais en imposant les prix et le type des composants, les salariés de spirel sont pied et poing liés à ce groupe qui ne souhaite que leur perte.

Dans la vallée de la Maurienne, comme ailleurs, seuls la lutte et l’investissement des salariés paieront.

Les « Spirel » étaient le mercredi 24 juillet au tribunal pour le prolongement du redressement judiciaire, et ont poursuivi le patron voyou dans les rues de Chambéry ! Retrouvez la vidéo sur cet article du Dauphiné Libéré.

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