Cantonales 2011 – Action sociale : vite, la solidarité nationale !

jmJeannine Meignan candidate FDG sur le canton 6 de Montauban

En 2010, Le Conseil général a consacré 135 Millions d’euros à l’action sociale, soit 48 % de son budget, dont 39,5 millions à l’Aide personnalisée à l’Autonomie (6500 bénéficiaires) et 29,8 millions aux personnes handicapées (690 bénéficiaires). Malgré ces montants élevés, l’effort n’est pas suffisant, les besoins sont sous-estimés et les structures pas toujours adaptées.

Il manque des places en crèche, en maison de retraite et établissement pour personnes handicapées. Ainsi, à St Etienne de Tulmont, dans l’établissement pour personnes handicapées âgées, une cinquantaine de demandes de placement sont en attente. L’agrandissement en cours ne créera que 10 places supplémentaires. Des personnes handicapées sont hébergées en maisons de retraite, structures qui n’ont pas le personnel formé à l’accompagnement de ces personnes.

La maison de retraite en construction à Beausoleil et dont se félicite Le conseiller général sortant, est privée, c’est-à-dire conçue pour générer des profits. Quand on sait que le montant moyen de l’hébergement en maison de retraite est de 2000 euros/mois, chiffre très supérieur à la moyenne des pensions de retraite, on mesure le fossé entre l’offre et les moyens réels de la population dans ce domaine !

Le personnel de l’aide à domicile est précaire et peu ou pas formé.

Plus grave, l’Etat UMP ne compense pas intégralement les transferts de compétence aux collectivités territoriales : fin 2009, il devait au Tarn et Garonne 43 millions d’euros, au titre de l’APA et du RMI/RSA. Pour la première fois les financements publics pour compenser le handicap sont en baisse. L’Etat UMP ne tient pas ses engagements !

Elus au Conseil Général, nous agirons pour :

-créer avec les communes les lieux d’hébergement publics pour personnes âgées et handicapées.

– aider au maintien à domicile des personnes âgées et favoriser la création d’un service national de l’aide à domicile, assurant à ses salariés formation, statut et salaires décents. Les collectivités locales assurerait la gestion.

Etant donné l’importance de l’enjeu qui est la place des personnes en perte d’autonomie dans notre société et la manière dont on les accompagne, le financement doit être revu et augmenté pour un accompagnement adapté et respectueux des personnes. Le Front de Gauche propose une 5ème branche de la Sécurité sociale, financée par l’augmentation des cotisations patronales et l’élargissement de leur assiette. Car la perte d’autonomie n’est pas un vulgaire risque comme un accident de voiture, elle nous concerne tous, comme la vieillesse, la maladie et la maternité, liant solidairement les générations et les catégories sociales. C’est pourquoi nous refusons tout financement par des assurances individuelles privées et par prélèvement sur le patrimoine individuel des intéressés, comme le veut la Droite.

C’est 22 milliards d’euros qu’il faut trouver, soit à peine plus de 1 % du PIB.

Le Front de Gauche affirme que cet effort de solidarité est possible. Nous en avons la volonté politique ! La solidarité est une condition de l’égalité, c’est un enjeu national !

Jeannine Meignan

Candidate Front de Gauche-Parti de Gauche / Canton 6 de Montauban

Cantonales 2011 – Notre position sur la LGV

jmJeannine Meignan candidate FDG sur le canton 6 de Montauban

Candidats aux élections cantonales, dans le Tarn et Garonne, sur le canton 6 de Montauban, nous avons clairement et publiquement pris position sur le projet de LGV qui devrait traverser notre département et sur son financement par le Conseil général.

Nous refuserons de voter le financement par le Conseil Général de la future Ligne à Grande vitesse car son coût financier et écologique est exorbitant et qu’il incombe à l’Etat. Quant à la gare TGV prévue en plein champ, c’est une aberration environnementale et économique, la gare de Montauban-Villebourbon pouvant être agrandie pour recevoir les TGV qui emprunteraient les lignes existantes aménagées et modernisées.

Nous agirons pour favoriser la rénovation et l’aménagement des grandes lignes existantes. Pour nous, il est clair que la stratégie de l’Etat, via la SNCF et RFF, est de réduire la desserte sur la grande ligne historique PaLiTo, afin de « rabattre » les usagers-clients sur la LGV. Le processus est enclenché depuis au moins décembre 2007 lorsque la SNCF a supprimé des arrêts à Caussade et Montauban sur cette grande ligne. Seules les mobilisations citoyennes ont permis d’en rétablir un certain nombre.

Précisons que nous condamnons la méthode de financement choisie pour un équipement structurant de cette nature et de cette importance : le partenariat public-privé (conclu avec Vinci, pour la portion Tours-Bordeaux).

Le service ferroviaire est un service public, le financement de la construction, de l’entretien et de la modernisation du réseau doit rester public. Le Front de Gauche s’oppose et s’opposera de toutes ses forces à la libéralisation du rail qui livre ce service, sur ses tronçons les plus rentables, aux entreprises privées en quête de profits. Il souhaite rétablir un monopole public ferroviaire et développer des transports collectifs pour les voyageurs et le fret.

Jeannine Meignan et Martial Roufy

Candidats Front de Gauche-Parti de Gauche

Le Collectif 82 du Front de Gauche est né !

collectiffrontgauche

Le COLLECTIF 82 DU FRONT DE GAUCHE est né le 1er décembre 2010

Cette association se veut le point de convergence de tous les citoyen(ne)s et organisations politiques désireux(ses) de construire une alternative politique basée sur les valeurs de solidarité, d’écologie, de laïcité et de justice sociale et opposée aux logiques libérales.

Un bureau provisoire a été mis en place afin de préparer l’assemblée générale qui élira son conseil d’administration

 

ASSEMBLEE GENERALE DU COLLECTIF 82 DU FRONT DE GAUCHE

MERCREDI 12 JANVIER 20h30 à Montauban

Maison du peuple (Grande salle)

 

 

Rejoignez le collectif 82 du Front de Gauche,

soyez acteur de la plus belle construction politique du XXI siècle :

offrez vous une vraie Gauche !
En pièce jointe, Utilisez le bulletin d’adhésion pour formaliser votre adhésion, Lisez les statuts
Pour le Collectif 82 du Front de Gauche,
le bureau provisoire
Michel ARQUIER, Jean Claude LAPARRE, Jean Marie SELVA

 

Bulletin d’adhésion
Statuts

 

Un Conseil général pour quelle action sociale ?

Débat public avec M. Billard, députée PG-FDG, J.L. Roussel, Conseiller général PG-FDG de l’Aveyron et Ph. Calmette, Directeur général de la FEGAPEI

Les 20 et 27 mars 2011 nous élirons nos conseillers généraux renouvelables. Ces élections cantonales devraient être les dernières car la  loi sur les Collectivités territoriales, en cours d’adoption, remplacera les conseillers généraux par les conseillers territoriaux qui siègeront aussi à la Région ! Avec en perspective une régression démocratique !

Déni de démocratie…en agriculture, aussi !

conf

Depuis le 7 Septembre, la Confédération Paysanne occupe la Maison du Lait, à Paris, pour demander la reconnaissance de la diversité syndicale dans l’interprofession laitière. Aujourd’hui, seul le syndicat majoritaire, la FNPL, affiliée à la FNSEA est représenté dans le collège des producteurs alors que la Confédération Paysanne et la Coordination Rurale sont reconnues comme representatives au niveau national, reunissant 38,3% des suffrages aux dernières élections pour les Chambres d’Agriculture.

En Juin dernier, la droite a refusé d’intégrer à la Loi de Modernisation de l’Agriculture et de la Pêche les amendements présentés par la gauche pour faire respecter la pluralité syndicale dans les interprofessions. Ceci n’est qu’un aspect révélateur de la soumission depuis des décennies du pouvoir à la FNSEA avec laquelle la politique agricole est largement co-gérée avec les merveilleux résultats que connait l’agriculture aujourd’hui !!! Les politiques actuelles encouragent à la concentration de la production ayant pour effet la disparition alarmante des plus petites exploitations.

Le Parti de Gauche s’est prononcé en faveur d’une refonte des organismes agricoles afin d’en finir avec ce système de co-gestion et de permettre enfin l’application d’une politique agricole au service de l’intérêt général.

Cest dans ce contexte, où de nombreuses petites exploitations agricoles sont menacées de disparition entrainant la détresse des paysans qui ne souhaitent que de pouvoir vivre dignement du fruit de leur dur travail que 4 membres de la Confédération Paysanne, dont notre ami Josian Pallach de Saint Antonin Noble Val, ont commencé une grève de la faim dans les locaux de la Maison du Lait à Paris depuis déjà une dizaine de jours.

Le Parti de Gauche leur apporte son soutien total et demande à ce gouvernement d’entendre sur ce sujet (comme sur tant d’autres) la légitime revendication du monde paysan. Malheureusement, la surdité de la droite est totale, les CRS ayant été mobilisé face à ces 4 paysans dont l’état de santé se dégrade de jour en jour ! Affligeant !!!

BERNARD FRIOT à MONTAUBAN

friot

A l’invitation du Collectif82 pour défendre les retraites Bernard Friot est venu à
Montauban présenter ses analyses et ses propositions sur la question des retraites.
Ce sociologue et économiste participe aux travaux de l’Institut Européen du Salariat et
de son métier d’enseignant (Paris X) il garde l’usage du tableau pour faciliter le suivi et la
compréhension de l’auditoire.
Car le spécialiste qu’il est de la sociologie du salariat et de la comparaison des politiques
de protection sociale en Europe, argumente ses idées souvent originales chiffres,
statisques, feutres et tableau de papier à l’appui; et quelquefois ça décoiffe, même un
auditoire passablement averti des mensonges d’état au sujet des retraites.

Ecouter l’intervention de Bernard Friot :
{audio}BernardFriot_20100920.mp3{/audio}
(prise de son : Jérome Soufflet)

Collectif 82 pour défendre les retraites : ADRA, Attac 82, Gauche Unitaire, Montauban Citoyenne, Nouveau Parti Anicapitaliste, P.C.F., Parti de Gauche, Solidaire

 

 

RETRAITES, NOTRE BIEN COMMUN

retraites

Le Parti de Gauche exige non seulement le retrait total de la réforme libérale des retraites, mais aussi l’abrogation des réformes précédentes signées Balladur, Fillon (1993, 2003,2007) qui ont entrainé une baisse des pensions de l’ordre de 20 %, une aggravation des inégalités, en particulier au détriment des femmes, sans pour autant résoudre les besoins de financement.

D’autres solutions existent, capables de renforcer et de pérenniser notre système de retraite. Système exemplaire et singulier, fondé sur la solidarité interprofessionnelle et intergénérationnelle. Système révolutionnaire dans sa conception comme le souligne Bernard Friot : « voir ce qu’a d’anticapitaliste la situation de retraités qui continuent à percevoir pendant des décennies et de façon irrévocable un salaire ; ce qu’a d’anticapitaliste le financement de ce  dernier par une cotisation sociale, c’est-à-dire par un prélèvement de la valeur ajoutée qui assure des engagements de long terme sans aucune accumulation financière »*.

Notre système de retraite par répartition  est une construction collective et généreuse, issue du programme du Conseil National de la Résistance. C’est un bien commun.

Connaissez-vous le projet de loi « alternatif » du groupe  parlementaire PCF-Parti de Gauche sur le financement de la retraite à 60 ans ?

Déposé en juin 2010, il vise à dégager les moyens de financer ce précieux système, d’assurer des retraites décentes à tou-te-s les salarié-e-s,  en refusant toute évolution vers la capitalisation et son corollaire, la spéculation financière.

Projet de loi sur le financement des retraites à 60 ans (extraits)

–         « Article 1 : assujettir les revenus financiers des sociétés financières et non financières à une contribution vieillesse à un taux égal à la somme des cotisations assurance vieillesse à la charge des employeurs, soit 9,9%  (rapport : 30 Milliards d’euros)

–         Article 2 : moduler les cotisations patronales d’assurance vieillesse en fonction du choix des entreprises en matière de répartition des richesses (celles qui versent plus de dividendes paieront plus)

–         Article 3 : majorer la cotisation patronale d’assurance vieillesse des employeurs de plus de 20 salariés comptant dans leurs effectifs au moins 20% de salarié-e-s à temps partiel.

–         Articles 4 et 5 : supprimer  les allègements de cotisations sociales accordées aux employeurs par exemple sur les heures supplémentaires… »

Ces propositions sont en débat, aujourd’hui, avec celles que portent des associations, des syndicats et d’autres partis de gauche.

Cependant, seul un rapport de forces permettra de repousser la menace réactionnaire que représente le projet de réforme  gouvernemental. La mobilisation populaire s’amplifie, comme le montrent  les manifestations massives du 7 septembre.

Citoyens et citoyennes, continuons la lutte !

Jeannine Meignan , porte-parole du PG82

*Bernard FRIOT,  le Monde Diplomatique de septembre 2010 : « Retraites, un trésor impensé ».

Bernard Friot est sociologue, spécialiste du travail.  Il sera Invité au débat public, organisé par le Collectif 82 de Défense des retraites, lundi 20 septembre, 20h30 à la Maison du Peuple de Montauban, ainsi que Ricardo Zaldivar du Conseil scientifique d’Attac Espagne.

RETRAITES: LA BATAILLE DES IDEES

RETRAITES: LA BATAILLE DES IDEES
Connaissez-vous Bernard  FRIOT ? Il est sociologue et économiste. Il anime l’institut européen du salariat.Ses recherches portent sur la sociologie du salariat et la comparaison des systèmes de protection sociale en Europe.
Et surtout, il participe activement à la bataille contre la démolition des retraites par répartition entreprise par le gouvernement. Il était chez Daniel Mermet ce jeudi 9; le lien suivant vous permet de profiter de ses réflexions et propositions originales
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1979
A l’invitation du « Collectif82 pour défendre les retraites »,
B. FRIOT sera à Montauban,
le lundi 20 septembre 2010 à 20h30 à la Maison du Peuple
pour une réunion- débat publique:
venez lui poser toutes les questions qui vous brûlent la langue
après l’avoir écouté

Retraites mal traitées : un scandale déguisé en réalisme.

pena_ruiz

 

Les retraites mal traitées. Réalisme ? Non. Mystification et régression. Invoquer seulement l’évolution du rapport entre « actifs » et « passifs » et l’élévation de l’espérance de vie pour élever l’âge légal de départ à la retraite et la durée de cotisation est irrecevable. On prétend le faire au nom de la pure économie. Mais celle-ci n’existe pas sans dimension sociale. Ainsi le coût social du chômage ou du surmenage ne figure pas dans les livres de comptes des entreprises. Pourtant il existe. Le capitalisme fait semblant de l’ignorer. Sous son nom pudique de libéralisme il promeut une économie irresponsable et assistée en laissant ces coûts à la charge de la collectivité: coûts humains, coûts écologiques, coûts sociaux. En détruisant la retraite à 60 ans, le gouvernement impose une honteuse régression sociale. Pour cela il néglige cinq paramètres majeurs. Qu’on en juge.

-Premier paramètre oublié :l’écart entre les espérances de vie selon le niveau social. Depuis que l’âge légal de la retraite a été fixé à 60 ans, en 1981, l’espérance moyenne de vie a progressé de six ans. Mais pas pour tout le monde. Tous les chiffres convergent : entre un ouvrier et un cadre supérieur, l’écart des espérances de vie s’est accru ces dernières années pour s’élever à 7 ans. 7 ans, c’est beaucoup. L’usure liée à une tâche pénible, voire au stress d’une rentabilité obsessionnelle, abrège la vie. Pire, l’espérance de vie en bonne santé n’est que de 63 ans pour les hommes et 64 pour les femmes, avec un écart de sept ans là aussi entre un ouvrier et un cadre. Dans une société marquée par de telles inégalités, comment peut-on oser dire « On vit cent ans ; on ne peut s’arrêter de travailler à soixante ». Qui vit cent ans ? Pour les plus démunis, qui meurent avant les autres, la retraite à soixante ans est un droit essentiel et une garantie. Point de vue partisan ? Sans doute, autant que son opposé. Mais si une société est juste et bien fondée quand elle réserve aux plus démunis un sort décent, ce point de vue est finalement universel.

-Deuxième paramètre oublié: le lien entre l’âge de la retraite et l’espérance de vie.
La pénibilité influe de façon négative sur l’espérance de vie. Retarder l’âge de la retraite, dans ce cas, c’est rendre la mort plus rapide. D’autant que l’inégalité devant la maladie et la mortalité s’est accrue. Les dépassements d’honoraires et le renchérissement des soins, la privatisation des services publics et les coupes sombres dans les budgets sociaux pour faire payer au peuple l’irresponsabilité des spéculateurs, pèsent évidemment plus lourd sur les personnes les plus démunies. Une nouvelle figure de la misère moderne émerge. L’affaiblissement du système de santé publique atteint en premier lieu ceux qui ne peuvent le compenser par l’argent. Bref travaillez plus longtemps, soyez plus stressés par les nouvelles cadences infernales de la rentabilité, et soyez soignés en proportion de vos moyens : voilà la recette pour faire régresser l’espérance de vie des plus démunis. Et l’on voudrait entériner cette régression en faisant sauter le dernier rempart que constitue le droit de partir à la retraite à 60 ans ! Car ce n’est pas le moduler que de décider d’emblée de l’abolir et de lui substituer l’arbitraire du cas pas cas.

-Troisième paramètre oublié : l’accroissement de la productivité du travail. 
Depuis 25 ans, celle-ci a augmenté de 50%, selon le chiffre généralement admis de 2 % de progression par an. Bref un « actif » d’aujourd’hui produit dans le même temps beaucoup plus de richesse qu’un actif de 1985. Qu’a-t-on fait d’une telle plus-value ? Faut-il admettre par principe que les gains de productivité du travail ne doivent profiter qu’au capitalisme, et raisonner sans signaler ces gains ni la monopolisation de la richesse accrue qui a été produite ? Où est le progrès partagé par tous ? Quelle mauvaise conscience pousse les tenants de l’idéologie dominante à souligner abstraitement les progrès de l’espérance de vie et des conditions de travail, comme s’il s’agissait de privilèges alors qu’ils ne constituent qu’une modeste part du progrès général ? Les privilèges réels sont d’un ordre. Ils sont incommensurables aux droits sociaux conquis de haute lutte. Ils concernent ceux qui jouent leur mobilité dans la luxueuse classe affaire de la mondialisation libérale et n’éprouvent aucun problème pour prendre soin d’eux-mêmes.

-Quatrième paramètre oublié :l’écart croissant entre les revenus du travail et ceux du capital. 
20 années de croissance à 2% l’an donnent 40 % d’augmentation de la richesse nationale. Qui en a profité ? Le partage de la valeur ajoutée issue du travail humain de ces vingt dernières années s’est effectué en faveur du capital, dont les revenus ont progressé bien plus vite que ceux du travail. Ne peut-on mettre à contribution le capital autrement que par une augmentation dérisoire de 1% pour l’impôt sur les plus hauts revenus ou par une aumône prélevée sur les dividendes ? En fait le chômage a servi à comprimer les salaires tout en induisant sur le marché du travail un rapport de force entièrement défavorable aux salariés. Et le résultat est là. Les profits du capital ont pris plus de 8 points de richesse nationale aux salaires entre 1983 et 1990. Les plus grandes entreprises du CAC 40 ont affiché des profits records (en 2004, 54 milliards d’euros, en 2005, 80 milliards, en 2006, 100 milliards), et distribué des dividendes en proportion, alors que les salaires étaient pratiquement gelés. Pour Total, les dividendes versés ont grimpé de 15% et les salaires de 2,2% : pour la Société Générale, les chiffres sont respectivement de 32% et de 2,7% ; pour Renault, de 28,5% et de 4,6% (pour 2004-2005) … (Sources : Les Echos et la Tribune). Les machines ont remplacé les hommes. Mais on persiste à ne faire cotiser que les travailleurs. Ainsi malgré des gains de productivité qui compensent le déséquilibre démographique, le déficit des retraites s’est accru. Il est plus que temps de mettre sérieusement à contribution les revenus du capital.

-Cinquième paramètre oublié :la pression du chômage sur le coût du travail. 
Il est paradoxal d’en appeler à un allongement du travail alors que le chômage se maintient autour de 10 % de la population active et qu’il frappe notamment nombre de seniors remplacés par des personnes plus jeunes et moins payées. Les Services publics et la Sécurité Sociale, gages d’une bonne santé de toute la population sont sacrifiés. Saisissant contraste avec les parachutes dorés et autre stock options de ces professeurs d’austérité qui ne se l’appliquent pas à eux-mêmes ! Si le taux de chômage officiel était réduit de moitié, le déficit des retraites, grâce aux cotisations de ceux qui auraient retrouvé un emploi, serait lui aussi réduit de moitié. Madame Parisot a osé déclarer « L’amour et la santé sont précaires. Pourquoi le travail devrait-il échapper à la loi ?». Cet éloge de la précarité qui comprime les coûts salariaux en dit long sur l’idéologie qui se déguise en science économique pour mieux nous en imposer. C’est la même personne qui vient d’affirmer que la retraite à 60 ans était une illusion et qui n’a pas de mots assez durs pour les 35 heures ! 

Réfléchissons. Le programme de l’ultralibéralisme a déjà existé, avant les lois sociales conquises dans le sang et les larmes. C’était au dix neuvième siècle…En Europe, en 1837, la semaine de travail durait environ 72 heures. Et l’espérance de vie pour les ouvriers était en moyenne de 43 ans. Enrichissez-vous ! Chaque dimanche était jour d’aumône. Le fameux supplément d’âme d’un monde sans âme. Est-ce le retour à cet âge d’or du capitalisme que veulent nos dirigeants ? Qui peut encore prétendre que la lutte des classes est d’un autre âge ?

 

Retraites mal traitées :

un scandale déguisé en réalisme.

par Henri Pena Ruiz, philosophe et écrivain, membre du Parti de Gauche.

Tribune publiée dans Le Monde 25 juin 2010

 

 

Henri Pena Ruiz, philosophe et écrivain, membre du Parti de gauche.
Dernier ouvrage paru : La solidarité, une urgence de toujours. 
Editions Rue des écoles Paris 2010

 

L’AGRICULTURE EN DEBAT DANS LE TARN ET GARONNE

rencontreagri

Le vendredi 28 Juin, le PG proposait une rencontre- débat, dans une ferme de Montauban

Sur le thème suivant :
pour une agriculture qui nourrit les êtres humains
qui permet aux paysan-ne-s de vivre décemment
qui préserve les ressources pour les générations à venir.

A la tribune se sont succédés :

  • Laurent Levard Président de la Commission Nationale « agriculture » du Parti de Gauche
  • Josian Palach porte parole de la Conf’ 82 en charge de la filière laitière au niveau européen
  • Régis Hochart Secrétaire National de la Conférence Paysanne
  • Bernard Bouyssou co-président de « Bio Tarn et Garonne

 

Devant un public majoritairement constitué d’agriculteurs locaux, les intervenants ont exposés les dérèglements actuels de la filière lait, du secteur de production des fruits et légumes,des circuits de distribution, ainsi que les difficultés d’installation des jeunes agriculteurs liées à la question de la politique foncière.
Le débat s’est ensuite engagé à partir de l’exposé des propositions du Parti de Gauche. 
Celui-ci, a permis de dégager l’intérêt de tous pour ces propositions, dont certaines, déjà engagées dans le département permettent aux producteurs de se réapproprier les circuits de distribution et de desserrer l’étau de la concurrence « libre et faussée » des pays à bas salaire.

Tous, agriculteurs et consommateurs se sont quittés sur cette conclusion que, la résistance aux choix politiques, privilégiant les intérêts financiers des multinationales est urgente ,et qu’une autre politique guidée par l’intérêt général est possible.

 

← Page PrécédentePage Suivante →