QUELLES RAISONS POUR REFUSER LA LGV ?

Jean-Paul Damaggio pour sa part met en lumière, tout le non dit des positions politiques de Midy-Pyrénées et l’opacité, inacceptable en démocratie, des positions prises en particulier sur le financement des collectivités (plus d’infos sur le blog de la brochure)
Concernant ce projet de LGV, lorsqu’on lit la presse, lorsqu’on écoute les déclarations des politiques on a l’impression que la LGV est une évidence, une nécessité qui s’impose à tous, que c’est le progrès !
Et que la seule question qui se pose maintenant est : « où la faire passer ? »
Certains nous diront qu’à l’époque où nous étions opposé à la création d’un nouvel aéroport, nous proposions tous le TGV plutôt que l’avion. Et bien oui, il faut dire oui au TGV plutôt qu’à l’avion mais oui au TGV par forcement oui à la LGV … l’amalgame entre TGV et LGV est souvent fait dans les déclarations des uns et des autres : Ce soir il sera bien question du projet de LGV : du projet qui consiste à implanter une nouvelle Ligne à Grande Vitesse en supplément des lignes actuelles.
Est-ce que ce projet va dans le sens de notre idéal de société ? Nous ne le pensons pas.
Mais pour se faire sa propre opinion, encore faut-il avoir les informations pour pouvoir juger.
Nous pensons que sur cette affaire, toutes les informations, n’ont pas été données aux citoyens pour leur permettre de juger du bien fondé d’un tel projet :
Est-ce que vous pensez avoir eu suffisamment d’information pour peser les avantages et inconvénients d’une nouvelle LGV ?
Pensez-vous avoir eu toutes les informations sur les différents choix possibles pour relier Toulouse à Paris ?
On nous propose d’un côté de construire une nouvelle ligne prévue pour de la très haute vitesse pour gagner de précieuses minutes nous dit-on alors que d’un autre côté on nous fait passer par Bordeaux et donc allonger le trajet Toulouse-Paris de 125 km !
Pourquoi abandonner l’alternative Paris Orléans Limoge Toulouse ?
On nous vent la LGV comme solution au développement du Fret : hors les lignes actuelles sont loin d’être saturées et la future LGV ne prévoit pas de transporter de fret !
Savez-vous comment sera financé le projet ?
Savez-vous quelle est le niveau de participation de la région et du dept ?
Savez-vous que vos impôts locaux serviront à financer la ligne Tours-Bordeaux ?
Depuis la décision de 2005 de lancer le projet de LGV,
la conjoncture économique a évolué :
> la réforme des collectivités va amputer les budgets des régions et départements,
> a-t-on encore les moyens de se lancer dans des projets d’une telle ampleur alors que la priorité est clairement au développement des transports de proximité :
On ne pourra pas, à la fois mettre l’argent dans la LGV et dans le TER.
Dans notre consommation courante, nous avons appris à recycler nos déchets.
A tout les niveaux, en tant que citoyen mais aussi en tant qu’élus quand il s’agit de prendre des décisions qui impactent tout le monde, et à fortiori pour des projets d’infrastructure importants :
il est grand temps d’apprendre à réutiliser et à adapter ce que nous avons déjà plutôt que de créer toujours du neuf « ailleurs ».
Pour revenir au projet d’aéroport contre lequel je pense beaucoup d’entre vous se sont battus : Sur des bases de croissance toujours plus forte, on nous a fait croire qu’un nouvel aéroport était nécessaire, qu’en était-il ? La contre-étude citoyenne a montré le contraire.
On s’appuie sur les mêmes arguments pour nous faire croire qu’une nouvelle LGV s’impose à nous mais : A t’on vraiment besoin d’une LGV ? N’y a t’il pas de solutions alternatives?
Rencontre-Débat sur l’agriculture

POUR UNE AGRICULTURE
*qui nourrit les êtres humains
*qui permet aux paysans de vivre décemment
*qui préserve les ressources pour les générations à venir
RENCONTRE – DEBAT
proposée par le Parti de Gauche du Tarn et Garonne
le vendredi 18 juin 2010 à 20h30
à la ferme de Laurent DAVICINO
1011 chemin de Mataly à Montauban (sortie de Montauban prendre la route de Castelsarrasin, puis à droite en face des « Coulandrières »)
avec
Josian PALACH porte-parole de la Confédération Paysanne 82 et
en charge de la filière laitière au niveau européen
Régis HOCHART Secrétaire National de la Confédération Paysanne
Bernard BOUYSSOU co-président de « Bio Tarn et Garonne »
et
Laurent LEVARD président de la commission nationale « agriculture » du Parti de Gauche
Crise agricole, crise alimentaire, crise écologique,
paysans, consomm’acteurs … tous concernés
La filière lait est au bord du gouffre, les produits laitiers restent coûteux pour le consommateur, les industriels du genre Danone dégagent d’énormes profits: où est l’erreur?
Des producteurs sont contraints de vendre leurs fruits ou leurs légumes à des prix inférieurs à leur prix de revient et pourtant le consommateur doit les payer toujours aussi (plus?) cher. Les intermédiaires et la grande distribution étranglent les paysans: y aurait-il moyen que ceux-ci se réapproprient, au moins en partie, leurs circuits de distribution?
Ainsi pourraient-ils, maitrisant collectivement des circuits courts, desserrer l’étau de la concurrence « libre et faussée » des pays à bas salaires, inhérente à l’Europe de Lisbonne et aux règles de l’OMC.
De jeunes agriculteurs galèrent pour s’installer. Les terres disponibles sont acquises par des exploitants déjà en activité ou vendues pour d’autres usages plus profitables; une autre politique foncière pourrait-elle résoudre ces contradictions au profit d’une agriculture paysanne enracinée dans son terroir?
Assurer la souveraineté alimentaire des populations, c’est la fierté des paysan-ne-s, l’objectif de leur travail .
– Dès lors, quel sens donner à des subventions sur des produits qui, vendus au pays du sud, vont y faire mourir l’agriculture, ruiner les paysan-ne-s et y détruire la souveraineté alimentaire?
– Et voilà que des terres arables sont accaparées pour produire, à coup d’OGM , des agro-carburants pour «alimenter» des moteurs au lieu de nourrir des êtres humains! Tant pis pour la bio-diversité et le bilan carbone!
A qui profitent ces hérésies quand des populations meurent de faim?
Dans tous ces dérèglements,
aucune fatalité, mais des choix politiques
au service d’intérêts financiers,
de multinationales de l’agro-alimentaire en particulier pour qui « l’intérêt général »
n’est qu’un concept subversif à combattre.
Réunion – Débat sur la LGV à Grisolles

Pour gagner combien de temps ? Pour quelle part de la population ? A quel prix ? Au détriment de quoi ? Qui va payer ? Le fret est-il concerné ? Et le développement des TER ? Quel impact sur l’environnement naturel et humain ? Quel impact sur l’économie locale ? Sur le foncier ? Pour quelle politique d’aménagement du territoire ?
L’analyse de ce projet de nouvelle ligne montre qu’en plus de dégrader l’environnement naturel et humain :
- elle n’apportera rien en terme d’emploi,
- elle participera à l’enclavement des villes intermédiaires et de départements entiers,
- elle constituera un engagement financier démesuré pour les collectivités locales (ce qui ne sera pas arrangé par la future réforme des collectivités territoriales à laquelle il faut maintenant ajouter le risque de gel des dotations globales de fonctionnement),
- au vu du peu d’argent qu’il restera aux régions, une sérieuse dégradation des ligne de proximité est à craindre (TER et trains inter-cités),
- elle ne convoiera pas de marchandises mais uniquement des voyageurs.
Ne vaut-il pas mieux donner la priorité au développement d’un service public ferroviaire de qualité : améliorer les voies existantes, restaurer l’efficacité des lignes nationales, compléter le maillage TER et la desserte des gares ?
Le PG au festival Alors…Chante !

Le cadre du Festival Alors…Chante à Montauban a été pour le Parti de Gauche 82 l’occasion de dénoncer la propagande mensongère du gouvernement sur la contre-réforme des retraites et la main mise du « marché » et des banques sur nos démocraties.
Voici les deux tracts qui ont été distribués :


5 mai 2010, le PCF82 a invité les partis de gauche à un tour de table sur la réforme annoncée des retraites
Ci-dessous la contribution du PG82 qui adhère à l’appel Copernic-Attac et se tient disponible pour la formation d’un collectif rassemblant les organisations et les citoyens qui se retrouvent dans cet appel.
Tout d’abord notre analyse de la méthode et du discours gouvernementall sur les retraites:
– le gouvernement fait une campagne mensongère destinée à faire croire que le report de l’âge de la retraite et l’allongement de la durée de cotisation sont les seules solutions au déficit des retraites. Le rapport du Conseil d’Orientation des Retraites a été manipulé par des grands médias pour provoquer l’affolement : il y aurait 2600 milliards de déficits cumulés d’ici 2050, chiffre bien relatif, en fait, lorsqu’on le ramène à la richesse produite sur la même période.
– le gouvernement refuse une vraie négociation : avant toute discussion, le ministre de l’emploi, E. Woerth a déclaré qu’il écartait toute augmentation de cotisation ou d’impôt pour financer les retraites. Le débat serait réduit à l’allongement de la durée de cotisation, au recul de l’âge de la retraite, à de nouvelles bases de calcul conduisant à la baisse des pensions. . Il évite soigneusement d’aborder l’aspect augmentation des ressources que sa politique a systématiquement amoindries.
Le gouvernement ne dit pas qu’il est possible de financer les retraites en augmentant les cotisations salariales de 0, 37 points par an d’ici 2040 ; c’est équivalent à l’effort de financement qui a été fait de 1971 à 1991, soit 0,4 point/an , le revenu moyen annuel ayant progressé de 1,6 à 1,8 % par an ( COR) .C’est ce débat qu’il faut porter sur la place publique.
– c’est un projet de régression sociale : car ce n’est pas l’intérêt général qui guide le gouvernement mais les exigences du capitalisme financier. La crise grecque est un formidable révélateur de ce système. Alors que les banquiers spéculent contre ce pays, le FMI et l’UE exigent de lui une réduction des dépenses publiques et un nouveau recul de l’âge de la retraite, soit 67 ans ! Ainsi, assureurs et banquiers veulent placer les cotisations retraites sur les marchés financiers pour accroitre leurs profits.
C’est pourquoi, pour le PG, la bataille contre la pseudo réforme des retraites fait partie du combat que nous entendons mener contre le capitalisme.
Les richesses existent. Si la part des salaires dans la richesse créée par le travail a baissé de plus de 8 points en 20 ans, la part des dividendes des actionnaires est passée de 3,2% du PIB en 1982 à 8,5 % du PIB en 2007. C’est l’une des causes de nos difficultés à financer les retraites.Il faut inverser la tendance, non seulement, on peut combler les déficits mais revenir sur les mesures de Balladur et Fillon pour assurer le droit effectif à une retraite décente à 60 ans.
-
Nous vivons plus longtemps, c’est un fait et c’est tant mieux, nous devons donc consacrer aux retraites une part plus importante de la richesse nationale. Et c’est possible. On travaille aujourd’hui deux fois moins qu’en 1900 mais on produit beaucoup plus de richesses.
-
Le financement des retraites est possible à condition d’en finir avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers.
Oui on peut financer les retraites, Par :
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Une politique de développement d’emplois socialement et écologiquement utiles : 1 million d’emplois supplémentaire à plein temps, c’est 5 milliards d’euros de cotisation vieillesse en plus.
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La suppression des exonérations de cotisations patronales : gain : 6 à 8 milliards d’euros ( ?)
-
Le prélèvement de cotisations sur les dividendes, les stock- options et l’intéressement : gain : 3 milliards d’euros sur les stock-options
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La suppression du bouclier fiscal
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Un prélèvement sur les profits des banques….
Les mesures que nous défendons :
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Garantir le droit au départ à 60 ans et même plus tôt pour certains (carrières longues par ex.)
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Assurer un taux de remplacement moyen d’au moins 75 % du salaire.
-
Qu’aucune retraite ne soit inférieure au SMIC revalorisé.
Pour conclure, la question des retraites et de leur financement durable pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. Au lieu du chacun pour soi, nous choisissons la solidarité, au lieu du « travailler toujours plus » la diminution du temps de travail, au lieu de la paupérisation des retraités, leur bien être.
Pour combattre ce projet de régression sociale, il faut l’unité de toutes les forces sociales et politiques progressistes.
Le PG 82 appelle les partis politiques, les syndicats, les associations et les citoyens- citoyennes, à entreprendre collectivement, sur la base de l’appel Attac-Copernic, un travail d’information et de mobilisation en direction de la population pour faire reculer le gouvernement et porter la défense des retraites solidaires.
http://www.france.attac.org/spip.php?article11197
1er Mai 2010
- L’augmentation des salaires.
- Des sur-cotisations sur les emplois précaires et à temps partiel.
- Des cotisations sur les dividendes versés aux actionnaires et sur les revenus financiers des entreprises.
- La suppression du bouclier fiscal et des exonérations patronales inutiles…
Autant de voies pour restituer aux travailleurs leur part de richesse produite et abonder les caisses de retraites.
Manifestation le 24 Avril à Montauban

Ce samedi 24 avril, le Parti de Gauche et le NPA ont participé à la manifestation d’opposition à la LGV organisée par l’association Val de Garonne. Ils ont exprimé dans le tract ci-dessous les arguments principaux de cette opposition d’autant que l’argument « Toulouse-Paris en 3heures » ne tient que pour les trains qui ne s’arrêteront pas, pas même à Bordeaux. Pour « bénéficier de ce progrès » les Tarn-et Garonnais devront donc aller prendre le train à la gare LGV de Toulouse et allongeront d’autant leur voyage. Pour eux, comme pour des tas d’autres contribuables, Toulouse-Paris en 3 heures restera un rêve, mais un rêve coûteux!
OUI au train plutôt que l’avion – OUI à la sobriété énergétique.
OUI à un grand service public ferroviaire Grandes Lignes et TER.
NON aux nouvelles Lignes Grandes Vitesses qui mettent en concurrence les autres grandes lignes en les menaçant
de suppression ou de déqualification.
La LGV, catastrophe écologique :
La LGV c’est la dégradation d’un environnement déjà marqué (pylônes haute tension, autoroute A62), des
nuisances supplémentaires qui auront des conséquences irréversibles sur les communes en termes de qualité de
vie, et la destruction de terres agricoles
La LGV n’est pas compatible avec le fret ferroviaire. Réduire le trafic de marchandises sur route et développer le
fret est pourtant une nécessité.
La LGV c’est la gabegie :
Elle n’apportera rien en terme d’emploi. Le développement des activités économiques autour de l’arrivée de la
LGV n’est pas prouvé (rapport de la cour des comptes).
C’est un engagement financier démesuré (près de 4 milliards d’euros – 40 ans d’endettement a précisé Martin
Malvy).
On doit craindre au vu du peu d’argent qui restera dans les régions, une sérieuse dégradation des lignes de
proximité.
La LGV, déni de démocratie :
Comment se fait-il qu’il ne soit envisagé, par les pouvoirs publics, qu’une seule manière de regagner Paris en
direct : la LGV faisant un détour par Bordeaux ? Pourquoi abandonner l’alternative Paris Limoges Toulouse ?
La LGV s’affiche pour le désenclavement de Bordeaux et de Toulouse mais participera à l’enclavement des villes
intermédiaires.
Où sont les débats annoncés ? Les collectivités ne peuvent pas ignorer les demandes des associations et des
habitants, or dans ces dossiers, il n’y a aucune transparence, ni véritable concertation.
Nous sommes pour l’amélioration des voies existantes, et le développement des transports en chemins de fer
(augmentation du maillage TER des territoires, dessertes des gares.).
Ce n’est nullement aux collectivités territoriales à financer l’extension du réseau ferroviaire, mais à l’État.
Nous exigeons la tenue de débats démocratiques, qu’associations, usagers, élus et citoyens soient consultés, et le
lancement d’une contre expertise indépendante.
Nous invitons nos concitoyens à venir nombreux à la manifestation, organisée par les collectifs
Val de Garonne et Lomagne, le 24 avril à Montauban (10h à la gare).
Comminiqué de presse PG82 et NPA 82

Les enjeux de la LGV

Le vendredi 9 Avril en soirée, plus de 200 personnes se sont déplacé à la maison du peuple de Montauban pour assister à la réunion d’information organisée par le collectif des associations de Lomagne et de Val de Garonne :
Trois intervenants se sont succédé pour nous présenter la problématique de cette nouvelle LGV.
Un représentant de SEPANSO (Fédération des Sociétés pour l’Etude, la Protection et l’Aménagement de la Nature dans le Sud Ouest – http://www.sepanso.org) nous a fait part de leur analyse sur les projets LGV :
Le fret
Les lignes LGV ne peuvent faire circuler du Fret. L’argument comme quoi elles permettraient d’alléger les lignes classiques ne tiendrait que si ces lignes étaient saturées, ce qui est loin d’être le cas.
Le report modal (avion, voiture)
Les vols intérieurs ne comptent que pour 3% des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) dus aux transports… La route, 85% des GES !
Les gares extérieures (comme celles qui veulent être mises en place à Montauban et Agen) engendrent encore plus le recours à la voiture.
Les LGV ne favorisent pas le fret sur les autres lignes déjà sous-utilisées…
L’abandon de certaines dessertes classiques pour rabattre les voyageurs sur les LGV conduit les usagers à utiliser encore plus la voiture.
Le gain de temps
Gains de temps par rapport à l’amélioration des lignes existantes : 30 minutes entre Bordeaux et Toulouse, 13min pour Bordeaux-Bayonne, 7min pour Bordeaux-Dax, en roulant à très grande vitesse sur des lignes nouvelles.
Mais à quel prix ? Et et à combien sont estimées les pertes de temps quotidiennes des riverains obligés à des détours en voiture, à pied ou à vélo pour passer d’un côté à l’autre des voies ?
Et pour les usagers des gares intermédiaires, quelle perte de temps pour rejoindre le centre ville ?
Le bilan carbone négatif
-
Émissions de GES durant le chantier : défrichements forestiers et perte de milieux naturels, émissions par engins de chantier, extraction et transport des granulats, fabrication des ciments et aciers.
-
Émissions de GES durant l’exploitation : énergie consommée augmentant avec le carré de la vitesse, report modal du rail vers la route (gares extérieures, pertes de dessertes), allongement des parcours en auto pour les riverains
-
Économies de GES : report modal l’air vers le rail, report modal de la route au rail (uniquement si augmentation du fret)
L’emploi
Principales retombées pendant le chantier, avec des emplois précaires.
Ensuite l’enclavement fera son effet… Mais avec 20 milliards mieux employés n’y aurait-il pas plus d’emplois ? (budget global du projet LGV-SEA)
Un projet dévastateur pour l’environnement humain et l’environnement naturel
Entre Paris et Toulouse il existe une ligne historique desservant Orléans et Limoges (train Capitole et projet POLT).
Entre Bordeaux et Toulouse les voies ne sont pas saturées mais mériteraient d’être modernisées et sécurisées.
Chaque fois qu’a été réalisée une expertise indépendante, il a été démontré que les lignes existantes pouvaient supporter tout le trafic envisagé.
Ensuite, Charles d’Huyvettere, président de l’association Très Grande Vigilance en Albret (http://www.tgv-albret.fr) nous a fait un retour d’expérience sur la mobilisation des citoyens en région Aquitaine. Le nombre d’associations s’opposant à la LGV ne fait qu’augmenter, les réunions publiques d’infirmation se multiplient, la mobilisation s’intensifie.
Enfin, Jean-Paul Damaggio (http://la-brochure.over-blog.com) nous a fait un zoom sur les batailles de gares entre Mme Barège et Mr Baylet. Un élu présent à la réunion RFF de l’après-midi nous a appris que les préconisations RFF pencheraient vers une gare à Bressols et un raccordement à Saint-Jory sans remise en cause du tracé Haute-Garonne avalisant ainsi un tracé passant par Pompignan. Décision qui sera finalement prise lors du Comité de Pilotage au mois de Mai. Concernant la desserte de Montauban, il apparaît que suite aux négociations ce seraient huit TGV qui s’arrêteraient dans la future gare Tarn-et-Garonnaise. Cette nouvelle gare « betterave », excentrée au milieu des échangeurs et parking (à financer par le conseil général) sera vide de vie puisque destinée à ces seuls TGV.
Ivan Jacquemard
Les salariés se rebiffent

« La Dépêche du Midi, Le journal de la démocratie » publie très rarement les communiqués ou informations du PG.
Du dernier communiqué, ce journal n’a publié qu’une phrase plutôt bien mise en valeur d’ailleurs, mais hors de son contexte, elle se vide largement de son sens . Les visiteurs de ce site ne sont pas forcément des lecteurs assidus du « Petit Journal » qui a publié l’article complet, en voici donc le texte :
Le temps n’est pas si lointain où Nicolas Sarkozy se félicitait publiquement: grâce à son talent les grèves étaient devenues invisibles dans ce pays! Belle occasion d’humilier tout à la fois les syndicats et les salariés.
Les grèves visibles depuis n’ont pas manqué, tant dans les entreprises publiques que dans les privées et dans ces dernières en particulier des résistances longues et rudes: c’est que les salarié-e-s se battent pour leurs fins de mois, pour leur emploi, mais tout autant pour leur dignité face à un patronat qui se croit tout permis.
C’est ainsi que « les Bouyer », après des années de combats, en particulier contre FunKwerk, pilleur de l’entreprise, ne lâchent pas le morceau : ils sont candidats à la reprise de leur activité dans le cadre d’une coopérative…Réponse du tribunal de commerce le 4mai.
Dix-sept jours de grève à la clinique du Pont de Chaume: du jamais vu dans cet établissement depuis sa création! Les personnels ont voté la reprise en échange d’améliorations salariales, mais aussi avec la satisfaction d’avoir démontré que sans eux, la clinique ferme! Ils se sont ainsi dédommagés des humiliations et brimades qui faisaient le quotidien d’un certain nombre d’entre eux;
Parallèlement, l’intersyndicale de l’hôpital de Montauban, organise une demi-journée de grève et saisit une nouvelle fois les administrateurs de leurs difficultés chroniques; entre autres, on leur doit 700 000 euros d’heures supplémentaires!
L’entreprise Maf Roda se met en grève 48heures pour obtenir 5% d’augmentation des salaires.
Les structures municipales d’accueil de la petite enfance avec le collectif « pas de bébés à la consigne » alertent sur la dégradation annoncée des conditions d’accueil des jeunes enfants: plus de petits, moins d’adultes et moins bien formés.
La concurrence partout, la marchandisation obsessionnelle de toutes les activités pour une course effrénée au profit maximum et immédiat, produisent souffrance et colère dans tous les secteurs. Et pour les salariés, au cœur de tous les conflits, l’exigence d’une autre répartition de la richesse entre travail et capital.
Il y a urgence à sortir de ce système capitaliste pour ré-humaniser la société, c’est l’affaire de tou-te-s: salarié-e-s et organisations syndicales, citoyen-ne-s, associations, formations politiques antilibérales… et le Parti de Gauche compte bien y prendre sa part.
Yvette FROT porte-parole du PG82
ALERTE, RIEN NE VA PLUS AU PONT DE CHAUME !

En 18 ans de vie montalbanaise, je n’ai pas souvenir d’un mouvement de grève important dans cette clinique, qui au fil des années est devenue bien plus une « entreprise qui vend des services de santé » qu’un lieu de soins au service de patients.
Et l’entreprise, évidemment, doit être rentable pour ses actionnaires, les patients-clients sont donc mis à contribution et les salarié-e-s aussi bien entendu:
« Nous n’en pouvons plus de devoir faire toujours plus, toujours plus vite à moyens humains et à rémunérations constants; nous n’en pouvons plus d’être pressés comme des citrons! » me raconte une salariée, au milieu des 85% de grévistes qui crient leur ras le bol devant la clinique avec force percussions de fortune; c’est mercredi, le 3ème jour de grève!

Samedi, 6ème jour de grève, la direction ne veut toujours rien entendre; salarié-e-s de la clinique, syndicalistes – dont Bernard Thibault de la CGT, militant-e-s politiques parmi lesquels Christian Piquet conseiller régional du Front de Gauche, et des citoyen-ne-s, manifestent devant la préfecture pour soutenir les revendications:
– le 13ème mois
– le paiement des 3 jours de carence en cas d’arrêt maladie
– la fin des brimades et des humiliations quotidiennes, pour instaurer des conditions et des relations de travail respectueuses de la dignité des personnes.
LE PARTI DE GAUCHE 82 SOUTIENT LA LUTTE LÉGITIME DE CES SALARIÉ-E-S :
– ces femmes et ces hommes ont droit à des conditions de travail et des rémunérations décentes dans cette entreprise prospère,
– cette lutte illustre douloureusement la marchandisation des services de santé, la menace qu’elle fait peser sur la qualité des soins et là, c’est une affaire d’intérêt général.
Yvette Frot porte-parole du PG82

Bernard Thibault était présent

Malgé la pluie les manifestants étaient nombreux


