Série de victoires sociales en cours, la mobilisation paye !

Plusieurs victoires de salariés et de leurs syndicats viennent d’avoir lieu.

Il y a eu l’annulation du licenciement de 22 salariés protégés de Conti par le tribunal administratif d’Amiens le 14 février. Il donne bien des espoirs à Xavier Mathieu et ses 678 camarades plaignants qui, depuis mardi, réclament devant les prudhommes, 80 millions d’euros de dommages et intérêts à Continental pour licenciements abusifs.

Il y a eu, en janvier, l’annulation du plan de fermeture de « Pilpa » près de Carcassonne et jeudi, l’invalidation du 3ème plan social initié par Unilever pour fermer l’usine de conditionnement de thés et d’infusions de Fralib de Gémenos (13). Hier, encore, le tribunal de grande instance d’Agen a condamné la direction du groupe Raynal et Roquelaure à réviser sa partie procédure. Les 41 des 72 salariés concernés par la suppression d’emploi ont remporté une première bataille que l’avocate du comité central d’entreprise a déclaré décisive.

Il y a eu, hier également, la relaxe en appel de 12 des 15 postiers Sud PTT du 92 accusés d’avoir retenu des cadres.
A chaque fois, ces résultats ont été obtenus après des mois de lutte.Le Parti de Gauche salue le courage et les victoires de ces résistants sociaux. Elles sont autant de messages d’encouragement pour leurs camarades de PSA, Renault, Arcelormittal, Petroplus, Sanofi etc.. Elles sont un signe positif pour tous les travailleurs qui, dès le 5 mars, vont se mobiliser avec leurs syndicats contre l’accord Medef.

Elles démontrent que seule la mobilisation est capable actuellement de contrarier les méfaits du libéralisme d’où qu’ils viennent et la répression sociale.

Appel unitaire • Solidarité contre la répression en Russie

Une vague de répression s’abat sur de nombreux militants politiques de gauche en Russie. Le 28 février s’ouvre un procès contre ces militants accusés de tous les torts voire même de « complot anti-gouvernemental » ce qui rappellera à chacun des heures sombres de l’histoire russe avec laquelle Vladimir Poutine renoue. Il s’agit tout simplement de briser tout engagement politique contre le régime actuel et de briser l’opposition de gauche à Vladimir Poutine.

Parmi la vingtaine de militants accusés certains sont incarcérés dans des conditions qui mettent leur santé et leur vie en péril.

A l’appel d’organisations de gauche russes nous avons décidé de participer à cette campagne de solidarité internationale pour rompre le silence que le pouvoir russe voudrait entretenir autour de cette répression politique.

Nous appelons donc à un rassemblement devant l’ambassade et les consulats russes à Paris, Strasbourg, Marseille et Biarritz, vendredi 1er mars 2013 à 18h30 afin de dénoncer ce procès politique et de témoigner notre solidarité. A Paris, le rassemblement aura lieu face à l’ambassade, angle Bd Lannes / rue Dufrénoy. Le Parti de Gauche sera représenté par Eric Coquerel, secrétaire National.
Signataires : Alternative Libertaire, Les Alternatifs, Europe Écologie Les Verts, Gauche Anticapitaliste, Lutte Ouvrière, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti communiste Français, Parti de Gauche, Union Syndicale Solidaires.

André Chassaigne désorienté par la loi d’orientation scolaire

Le Parti de Gauche se dissocie de l’annonce solitaire d’André Chassaigne favorable à la prochaine loi d’orientation scolaire en débat à l’assemblée nationale le 11 mars prochain : « On ne s’y opposera pas. Notre vote favorable ou d’abstention sera fonction des débats, des amendements, des avancées qu’on pourra avoir sur ce texte ». André Chassaigne va même jusqu’à présenter cette loi comme « volontariste » alors qu’elle est celle de tous les renoncements.

Le travail de fond entrepris depuis 18 mois au sein du Front de Gauche de l’éducation qui regroupe des représentants de toutes les organisations du Front de Gauche, mais aussi de nombreux syndicalistes, des représentants de parents d’élèves, des chercheurs en sciences de l’éducation, de sociologues, des militants pédagogiques… s’est au contraire traduit par une prise de position ferme en affirmant qu’ «il est temps de promouvoir un tout autre projet de loi ».
Cette volonté de proposer une loi d’orientation qui rompe avec les présupposés libéraux d’égalité des chances et de socle commun de la loi Peillon a été mise en lumière le 30 janvier dernier lors d’une soirée débat organisée par le Front de Gauche de l’éducation. Pierre Laurent, qui en assurait la conclusion, invitait alors à lancer des assises décentralisées de l’éducation pour faire émerger une toute autre loi.

En plein débat sur les rythmes scolaires, l’annonce intempestive et à contre-courant d’André Chassaigne ne représente donc en rien la position du Front de Gauche face à cette loi d’orientation scolaire.

Le Parti de Gauche en appelle à un travail à la fois plus collectif de la part des parlementaires qui se réclament du Front de Gauche mais aussi plus respectueux des travaux des militants des fronts de gauche thématiques. La pratique archaïque de l’élu qui sait tout mieux que les groupes de citoyens engagés qui ont travaillé sérieusement en amont avec le Front de Gauche ne saurait devenir la règle. Rappelons que face à de telles pratiques, sans les amendements que Marie Georges Buffet a dû déposer à titre personnel, le Front de Gauche aurait totalement renoncé à ses engagements sur le mariage pour tous, la PMA, et autres positions pourtant définies en commun par le programme « l’humain d’abord ».

Le Parti de Gauche déplore l’illusion que charrient les récentes prises de position personnelles de quelques dirigeants communistes qui pensent régler le terrible problème du naufrage de la politique du gouvernement Ayrault par des bonnes manières avec le PS. Cessons de donner au PS le moyen d’opposer ceux qui respectent les positions communes et le devoir de lutte avec ceux qui sollicitent leurs compliments. N’est-ce pas assez que le secrétaire national du PS Carvounas, celui-là même qui a comparé le PCF au Front National, félicite Olivier Dartigolles dans le débat sur la loi d’amnistie pour l’opposer aux mises en garde que Jean-Luc Mélenchon adresse à ceux qui refuseraient de voter cette loi ?

La cohérence et la cohésion du Front de gauche dépend de sa ligne d’action clairement indépendante des sociaux libéraux. Toute tentative pour s’accommoder de leurs abandons est une faute !

Loi d’amnistie amendée : on lâche rien !

La loi présentée par le FDG portant sur l’amnistie sociale a été votée ce mercredi au Sénat. Pour reprendre les termes de la Présidente du groupe CRC FDG, Eliane Assassi, hier au rassemblement devant le Sénat, elle a été « arrachée » au groupe PS par la mobilisation syndicale et politique.
C’est une satisfaction pour tout le Front de Gauche, sénateurs et militants, qui se sont bien battus depuis des jours malgré les réticences affirmées par plusieurs ministres et responsables PS. Des dizaines de militants vont ainsi en bénéficier.

Hélas, les sénateurs PS et PRG ont cru bon de dénaturer en grande partie cette loi à coup d’amendements. Ils en ont notamment exclu tous les militants agissant dans d’autres domaines que le syndicalisme et le logement. Exit notamment l’environnement et les droits des migrants, donc les faucheurs d’OGM, désobéissants, antipubs, militants antinucléaires, Notre Dame des Landes, ligne THT, Base Elèves et RESF…

La loi peut désormais être présentée à l’Assemblée Nationale.

Nous exigeons du gouvernement qu’il l’inscrive rapidement à l’ordre du jour de l’assemblée. D’ici là, on ne peut que conseiller à tous les militants et leurs associations qui ont aujourd’hui été exclus de la loi de se mobiliser vis à vis de leurs députés socialistes et apparentés. Nous serons avec eux. La preuve est faite que nous n’obtiendrons rien, même une loi qui devrait être évidente pour tout parlementaire de gauche, sans forte mobilisation.

Coup de gueule • Indignation, vous en voulez? En voilà

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs »

Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793, article 35

Que se vayan todos !

Gros rassemblement devant le Sénat cet après-midi pour soutenir la proposition de loi présentée par nos parlementaires Front de gauche sur l’amnistie des militants syndicaux et associatifs. Las, premier mouvement d’énervement : à l’intérieur du Sénat, les rangs sont vides et au final il y a plus de monde dehors que dedans. Un twitt du journaliste Lilian Alemagna (photo ci à côté) nous apprend qu’une vingtaine seulement de sénateurs sont présents en début de séance. Décidément le peuple est dans la rue… Voilà de quoi achever le divorce des citoyens avec les politiques… Élus du peuple, tu parles ! Quelle pitié.

Et au nom de la santé et de l’environnement ? Ben non. Toujours pas.

Heureusement, Annie David, oratrice du FDG, rappelle clairement que la résistance est un droit. Et l’insurrection parfois un devoir. Elle est soutenue par Esther Benbassa d’Europe Écologie les Verts qui indique que « il ne serait pas acceptable de réduire le champ de l’amnistie ». Raté. Car c’est précisément ce qu’a décidé de faire le P »S » avec la complicité habituelle du PRG. C’est d’ailleurs le sénateur PRG Mézard qui monte au créneau pour exclure les faucheurs volontaires d’OGM du champ de la loi. Quelle surprise, c’est un des amendements déposés par le P »S ». Qui sera adopté avec le renfort des sénateurs de droite au nom du « patrimoine scientifique ». C’est oublier un peu vite que les revendications des faucheurs concernent les recherches en milieu non confiné. Hélas ce n’est pas le seul forfait à venir.

Quand défendre l’environnement et soutenir les sans-papiers est un délit pour le P »S »

Leurs amendements sont là, jugez vous mêmes. Ils excluent non seulement de la loi d’amnistie les militants de défense de l’environnement, mais aussi les domaines de l’éducation, de la santé et du droit des migrants. Au revoir les désobéissants, antipubs, militants antinucléaires, THT, Base Elèves et RESF… Et bien sûr le P »S » exclut également d’amnistier les refus de prélèvement d’ADN sur ces « infractions ».
Donc refuser de se faire badigeonner la langue avec un coton tige pour alimenter les fichiers génétiques reste un délit pour les « socialistes ». Putain ça sonne comme un appel à la désobéissance, non ?

Luttes sociales et environnementales : quand le P »S » fait la démonstration par l’absurde que c’est un même combat

Enfin, alors qu’un appel à la vigilance circule dans les réseaux à l’approche de 60 fourgons des forces de l’ordre vers Notre Dame des Landes, dernière précision : un amendement du P »S » demande que l’amnistie s’arrête au 6 mai 2012 . Ah, parce qu’il y a quelque chose qui a changé depuis ? Non mais sérieux. Perdre un œil devant le Parlement Européen ou un doigt à Notre Dame des Landes ? Y avaient qu’à pas manifester.

Voilà voilà. Entre la note issue des services du Ministre de l’Intérieur Valls préconisant une surveillance accrue des milieux écolos et le torpillage en règle par le P »S » de la loi d’amnistie sociale sur l’environnement, une chose est sûre. On a désormais la confirmation que le gouvernement a compris que l’écologie et la résistance se conjuguaient au présent. J’imagine que les camarades écolos qui étaient favorables à participer à un gouvernement dirigé par le P »S » s’étranglent ? Mais jusqu’où… Colère.

Amis, l’ère de l’écologie de combat est ouverte.

Alors pitié on arrête tout de suite les blablas main sur le cœur de tous les nouveaux amis de Stéphane Hessel. Le meilleur hommage à tous les résistants est dans l’action, la lutte et la solidarité.

Et même si on n’est pas amnistiés, vous savez quoi ? Même pas peur.

Photos : Lilian Alemagna, Alternatifs 44, Nathanael Uhl et PG 67

Lire les autres articles du blog de Corinne Morel Darleux.

Espagne • Le PGE a participé à l’immense Marée Citoyenne qui a secoué plusieurs villes espagnoles le 23F

Manifestaciones

Le 23 février, des membres de la direction du PIE ont participé à une grande manifestation qui a secoué plusieurs villes espagnoles. Des centaines de milliers de personnes, invitées par le Collectif Marée Citoyenne, qui regroupe plus de 300 collectifs, parmi lesquels Izquierda Unida et le PCE, la Marée Verte de l’Éducation, la Marée Blanche de la Santé, des victimes d’expulsions, le 15M, etc. sont descendus dans la rue dans 80 villes espagnoles pour protester contre la corruption et les coupes budgétaires et en défense des services publics.

Marisa Matías, avec d’autres membres de l’Exécutif du PIE comme Céline Meneses du Front de Gauche et des membres de la direction d’autres partis comme Die Linke, le Bloco de Esquerda, Synaspismos, AKOA, le Parti Communiste Français, l’Alliance de la Gauche Finlandaise et, bien entendu, le Parti Communiste Espagnol et Izquierda Unida , ont voulu manifester leur réprobation contre la politique de coupes budgétaires et la dictature des marchés qui s’impose en Europe et qui porte atteinte à l’état de bien-être.

Le jour choisi par les organisateurs de cette énorme mobilisation citoyenne fut précisément le 23 février, date anniversaire du coup d’État raté, il y a 32 ans. Les organisateurs considèrent que nous sommes aujourd’hui face à un autre coup d’état, financier celui-là, qui est l’origine de cette politique de coupes imposée par les marchés. Ce n’est pas pour rien que l’un des slogans les plus repris a été « Ce n’est pas de la corruption, c’est du capitalisme ». On a aussi revendiqué le non-paiement de la dette en passant devant la Banque d’Espagne, les manifestants ont crié massivement : « Nous ne devons rien, nous ne payons pas ».

Les organisateurs de cette grande mobilisation étatique ont déclaré que cette manifestation du 23-F est seulement un point de départ et que, maintenant, l’objectif est clair : ne pas renverser un gouvernement sinon renverser une façon de gouverner.

2013 • 2013.02.23 – Manifestation Madrid

Enseignement supérieur et Recherche : la continuité à défaut de ruptures

Images La déclinaison de l’austérité dans l’enseignement supérieur et la recherche conduit là aussi à des votes à l’italienne. Ce lundi 25 février, le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) s’est exprimé sur le projet de loi présenté par la Ministre Geneviève Fioraso par 20 voix pour, 20 contre, 8 abstentions et 4 refus de vote.

Là où la ministre se targue d’un soutien inédit au projet, ce vote témoigne d’abord du refus de la communauté universitaire de poursuivre au pas cadencé la marche lancée par le processus de Bologne en 1999, accélérée par la LRU de Nicolas Sarkozy et qui a pour but la convergence du modèle français vers le modèle anglo-saxon. Ce but est décliné par le programme européen « l’horizon 2020 » qui finance les activités de recherche liées à l’innovation et la compétitivité autour de 3 thèmes : excellence scientifique, primauté industrielle et défis de société.

Obnubilé par la compétitivité et l’excellence, le gouvernement préfère rapprocher encore plus le fonctionnement de nos universités de celui des universités anglo-saxonnes, perdant ainsi l’occasion de rassembler la communauté universitaire autour des besoins sociaux pour renforcer son caractère de service public fondé sur le modèle républicain.

Pour le Parti de Gauche, il est plus que temps de refermer définitivement la parenthèse ouverte par la LRU, qui a dégradé les conditions de travail des personnels et des étudiants et conduit nos universités à la faillite. Au lieu de cela, le gouvernement s’engouffre dans la brèche ouverte par la loi Pécresse en préparant la régionalisation de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Déplorant ce choix, le Parti de Gauche invite l’ensemble des citoyens à s’emparer de cette question, dans le cadre des ateliers législatifs du Front de Gauche, pour construire un projet faisant de l’enseignement supérieur et de la recherche un bien commun du peuple et non une arme pour la guerre économique que le système néo-libérale tente de nous imposer.

Presque 5 millions de chômeurs mais le gouvernement s’obstine dans l’austérité

Les derniers chiffres du chômage rendent encore plus invraisemblables les propos du ministre du travail qui s’obstine à déclarer que le gouvernement a toujours comme objectif d’inverser la courbe d’ici la fin de l’année. Les fins de CDD, d’intérim et les ruptures conventionnelles explosent montrant ainsi toute leur nocivité.

Mais visiblement, cette facilité pour renvoyer des salariés ne suffit pas au Medef. Il exige encore plus de possibilité de licenciements avec l’accord « made in medef » qu’il a obtenuet que le gouvernement s’obstine à vouloir transposer dans la loi.

Pour Michel Sapin la hausse du chômage est dû au recul de l’activité économique. Quelle géniale découverte, il faut au moins qu’il soit ministre pour arriver à cette conclusion ! Depuis des mois, le Parti de Gauche le dit : l’austérité ne peut avoir comme conséquence que la hausse du chômage.

Pour ceux qui n’entendent pas les souffrances du peuple qu’il regarde ce qui se passe en Italie : quoi que l’on puisse dire de la manière, le peuple italien vient de dire massivement « que tous les fanatiques de l’austérité s’en aillent ».

Le Parti de Gauche le répète : pour inverser la courbe du chômage, la seule solution est de rompre avec l’austérité.

Le Medef ne fera pas la loi

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