Mme Merkel vient de jeter le masque en affirmant que « nous pourrions faire un pas en avant en accordant à l’Europe un véritable droit d’ingérence sur les budgets nationaux ».
C’est un nouveau pas, face à la résistance des peuples, pour imposer ses politiques ultra-libérales par le biais de la mainmise d’une structure non élue au détriment de la souveraineté budgétaire des représentants élus des peuples. Mme Merkel a une vision utilitaire de l’Europe au profit de la finance allemande. D’un côté, elle refuse la supervision bancaire sur l’ensemble des banques allemandes, de l’autre elle veut imposer à tous les travailleurs d’Europe la précarité que subissent déjà les travailleurs allemands.
Le Parti de Gauche s’oppose totalement à une telle vision de l’Europe et appelle le Parti socialiste et EELV à bien réfléchir avant de se jeter dans ce projet qui n’est que le fédéralisme du libéralisme au profit des multinationales et de la finance et au détriment des peuples.
18 octobre 2012 | Classé Dans
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Commentaires fermés sur Madame Merkel veut jeter le Parlement français aux oubliettes
Mais jusqu’où Manuel Valls ira-t-il dans l’imposture ? Oui, imposture ! J’utilise ce mot à dessein.
Depuis quatre mois, cet homme prend des poses et des postures devant tous les miroirs médiatiques flatteurs qui se dressent devant lui, mais quelle est son action réelle ? Evacuons les faux débats. Je ne sous-estime pas l’importance du droit à la sûreté pour tous les citoyens. C’est même la condition élémentaire de toute vie en société. Je crois indispensable l’existence d’une police républicaine qui fasse respecter la loi partout sur le territoire. Je juge aussi impératif d’empêcher le fanatisme religieux de progresser. Mais, là n’est pas le sujet. Pour l’heure, que fait M. Valls sinon reproduire les mêmes recettes et la même politique que celle de Nicolas Sarkozy ? Un sondage de ce matin affirme qu’il serait l’homme politique préféré des français. Quel baratin ! Quel enfumage ! Si l’on en croit la presse, particulièrement celle de droite, il serait même l’homme politique de la rentrée. Le Nouvel Obsd’ il y a 15 jours affirmait sans ambages qu’il serait « Le Vice-président »,sans que l’on sache trop de la part de la rédaction de cet hebdomadaire solférinien si c’est un constat ou un souhait. J’admets qu’il plait beaucoup à la droite. C’est vrai. Il se donne d’ailleurs du mal pour cela. C’est ce que démontrent toutes les études. Mais après ? En quoi son action à la tête du Ministère de l’intérieur marque-t-elle un début de rupture significative avec les Ministres de droite précédents ? En rien. Ou si peu.
Je ne développerai pas ici la façon désastreuse dont ce monsieur, qui avait qualifié Jean-Luc Mélenchon de« danger pour la démocratie » (subtil, non ?), gère le délicat dossier concernant « les roms », ni son refus d’appliquer ce qui était pourtant la proposition n°30 du candidat Hollande (c’est-à-dire le récépissé délivré par les forces de police après un contrôle d’identité), ni sa continuité dans les tracasseries concernant les personnes souhaitant obtenir un permis de séjour, ni cette mise en scène du risque terroriste islamiste (et ce silence sur le terrorisme en Corse qui ne cesse de tuer) qui produit une angoisse permanente téléscopant tous les débats sérieux, etc… Non. J’aborderai ici la posture, ou l’imposture laïque, de M. Valls, cette façon de concevoir l’exigence laïque à géométrie variable. Comment désormais prendre au sérieux ses déclarations appelant à une « République intransigeante » ou encore à une « laïcité exigeante » ? L’enflure du propos contraste avec ses actes. Il n’est d’ailleurs même pas l’héritier de Georges Clémenceau tel qu’il voudrait le faire croire. Je m’en expliquerai à la fin de ce billet. A propos de laïcité, il faut parler clair et il faut agir juste. Si l’on veut être compris de la part de ceux qui auraient la tentation de ne pas respecter nos lois laïques (et il est bien réel qu’ils existent), il faut soi-même être exemplaire.
A ce titre, son attitude comme Ministre de l’intérieur, et donc aussi Ministre du culte, depuis quatre mois est dangereuse et scandaleuse. De plus en plus, sa parole pour défendre la laïcité devient totalement inopérante. Comment demander à nos concitoyens de respecter la laïcité, quand on ne la respecte pas soi même ? Le dernier scandale en date a été révélé par l’Humanité d’hier. Avec ma camarade Pascale Le Néouannic, secrétaire nationale du PG en charge du combat laïque, nous avons immédiatement réagi par le communiqué suivant :
Manuel Valls piétine la laïcité
Dimanche 21 octobre, en prévoyant d’assister, comme porte-parole officiel de la République, aux cérémonies organisées par le Vatican pour la canonisation du Père Berthieu missionnaire colonial à Madagascar, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, va piétiner la laïcité.
Ce mépris d’un principe majeur de la République n’est hélas pas un fait isolé.
Depuis plusieurs semaines, le ministre de l’Intérieur multiplie les gestes en direction des religions et contre la laïcité.
D’abord, il explique que la laïcité est un « principe, une méthode qui connaît ses adaptations »… Puis, il se rend à Strasbourg pour défendre le statut dérogatoire du Concordat en expliquant qu’il « n’y a pas de raison de le supprimer en prétextant l’exception qu’il représente ». Enfin, il assiste à une béatification de Louis Brisson en la cathédrale de Reims, ce qui fut une première dans l’histoire de notre République.
En se rendant prochainement à Rome, Manuel Valls s’apprête à bafouer une fois encore les principes de la loi de 1905. Cela doit cesser.
Ce voyage est la triste continuité d’un autre, celui de Nicolas Sarkozy, promoteur de la « laïcité positive » qui, lors de son discours à Latran, avait assumé une rupture avec la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat. En mettant ses pas dans ceux de l’ancien Président, le ministre de l’Intérieur participe d’une reconfessionnalisation de l’espace civique qui sape les fondements de notre “vivre ensemble”. Le PG demande solennellement au ministre de l’Intérieur d’annuler ce déplacement. »
Vous avez bien lu. Le Ministre de l’intérieur de la République française va se rendre samedi prochain au Vatican pour participer à une cérémonie religieuse. C’est à peine croyable ! De quel droit ? Au nom de qui ? Pour faire quoi ? En quoi la République française doit-elle s’associer, et payer le déplacement d’un Ministre, à ce type de cérémonie ? Libre aux catholiques du monde entier de célébrer qui ils veulent, mais une République laïque ne doit en rien être présente à ce type d’évènement. C’est là une grave attaque contre la loi de 1905. Ce comportement ébranle une nouvelle fois tous nos principes fondamentaux. Chacun bien sûr doit pouvoir pratiquer son culte, vivre pleinement ses convictions spirituelles, mais un représentant de l’Etat laïque doit garder ses distances avec toute cérémonie, quelle qu’en soit le culte. D’autant qu’il serait particulièrement inacceptable qu’il participe à certaines cérémonies et non à d’autres, sous le seul prétexte qu’elles sont d’un culte minoritaire en France. Qui ne comprend pas la spirale dangereuse qui se mettrait ainsi à l’œuvre ? Que vient faire le Ministre de l’intérieur dans cette galère ?
Car enfin, M. Valls a-t-il lu préalablement les propos du pape Paul VI lorsqu’il fit le 17 octobre 1965 de Jacques Berthieu un « bienheureux » de l’Eglise catholique ? Les voici : « Voici donc un nouveau fils de France élevé aux honneurs de la béatification. La France, fille aînée de l’Église, a donné au cours de son histoire millénaire tant de fruits de grâce et de sainteté, tant de preuves de son attachement au siège de Pierre, tant de témoignages de sa générosité missionnaire, tant de désintéressement dans l’œuvre éducatrice des peuples, qu’elle a accomplie dans l’univers! C’est pour Nous une joie de le redire aujourd’hui, et de prier Dieu pour que cette noble nation demeure fidèle à ce glorieux passé et sache se montrer toujours riche en nouvelles initiatives et féconde en vocations missionnaires. »
En quoi la France républicaine a-t-elle à s’associer à ces propos ? En quoi a-t-elle à les cautionner ? Et depuis 1965, la situation a évolué. Le 19 décembre 2011, le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation des causes des saints, a été autorisé par Benoit XVI à promulguer des décrets reconnaissant des « miracles »attribués à l’intercession de ce « bienheureux ». C’est cela qui a ouvert la voie à sa prochaine canonisation. Pour juger Berthieu digne de devenir un saint, il faut accepter l’idée qu’il ait accompli des miracles. En quoi la France républicaine doit-elle être liée avec cet obscurantisme ?
Plus largement, en 2012, la République juge-t-elle la vie et le parcours de M.Jacques Berthieu comme exemplaire au point qu’un Ministre s’en mêle ? Cet homme eut un engagement dans la foi catholique total. Du point de vue de ses convictions, sa vie fut sans doute respectable. Mais cette existence d’engagement s’inscrit pleinement dans la politique coloniale de la France à la fin du XIXe siècle. Ce jésuite commença ses études théologiques à Vals (cela ne s’invente pas) en Ariège, puis il partit dans l’Océan Indien à la Réunion puis à Madagascar où il mourra, exécuté, le 8 juin 1896. Sa mort tragique n’est compréhensible qu’à la lumière de la brutale politique coloniale de la France. Sans cela, il ne se serait jamais rendu là-bas. Cette politique coloniale fut engagée lors d’un débat parlementaire resté célèbre en 1885. A cette occasion, Jules Ferry (auquel curieusement François Hollande a tenu à rendre hommage le jour de son investiture, tout en considérant que « sa défense de la colonisation fut une faute morale et politique » ), s’était exclamé : « Il nous faut Madagascar ».
Après de nombreuses péripéties et de manœuvres complexes qui dureront quelques années et qui permettront à la France de préparer son contrôle total de l’île, le ministre de la Guerre fait voter en 1894 au parlement un crédit de 65 millions de francs et l’envoi de 15 000 hommes. Devant l’opposition d’une grande partie des socialistes et des radicaux, la « question de confiance » est posée. La crainte d’une crise fait voter la guerre à une très large majorité. 8 000 des 15 000 militaires prévus sont des appelés du contingent tirés au sort sur l’ensemble du territoire national. On embarque en outre 6 000 mulets convoyés par 7 000 auxiliaires algériens. On équipera aussi cette armée de 5 000 voitures Lefebvre, qui avaient été efficaces sur les terrains plats et secs de l’Afrique occidentale. A Madagascar, elles se révèleront désastreuses.
Deux ans plus tard, le lieutenant-colonel Lyautey, en route pour la capitale de Madagascar, découvrira les traces laissées par l’expédition sur les quatre cents kilomètres de son parcours. Il évoquera « une retraite de Russie en avant ». Durant toute la campagne, 25 soldats seulement meurent au combat, mais 5773 de maladies diverses, essentiellement du paludisme, mais aussi de typhoïde, de dysenterie, de tuberculose et d’insolation. Très vite la quinine vient à manquer. Les pertes globales s’élèvent à 40%, du jamais vu dans une campagne coloniale récente. (cf. le site dormirajamais.org). En revanche, aucun chiffre précis n’a été établi à propos des victimes malgaches de cette expédition.
En conséquence de cette opération, la monarchie malgache, d’une grande faiblesse, s’effondrera en 1895 pour devenir un protectorat, puis en 1896 une colonie française. La présence des troupes françaises, qui assura son contrôle avec poigne, coûta la vie à beaucoup de malgaches qui résistaient. Logiquement, et tragiquement, elle suscita de nombreuses réactions violentes des différentes tribus et peuples qui habitaient l’île. C’est à cette occasion que Jacques Berthieu fut fusillé par des groupes armés malgaches.
Si j’ai raconté brièvement cette histoire c’est pour essayer de « contextualiser » les choses. Au-delà même de la participation d’un Ministre à une cérémonie religieuse, en quoi la mort tragique de Berthieu doit elle avoir une portée symbolique qui intéresse la République laïque de 2012 ? En rien à mes yeux.
Ironie ultime de l’histoire. Manuel Valls aime à raconter, devant ceux qui ne connaissent pas bien le passé, qu’il se réclame de Georges Clémenceau. Là aussi, l’imposture totale pointe le nez. De ce dernier, Valls ne retient que le Ministre de l’intérieur réprimant les mineurs en grève en 1906 et en désaccord avec Jean Jaurès ,ce qui est déjà assez pitoyable pour un socialiste.
Manuel Valls ferait mieux de se souvenir de deux actes bien plus intéressants de Clémenceau. Premièrement, en 1885, il s’oppose à Jules Ferry lors du débat parlementaire sur la politique coloniale. Avec courage, Georges Clémenceau ne voulait pas que la France envoie des troupes au Tonkin notamment, mais aussi à Madagascar. A cette occasion, il prononça un magnifique discours anti-colonialiste. Difficile donc, pour Manuel Valls, d’être en claire cohérence avec Clémenceau en allant rendre hommage à un homme qui, certes pour des raisons religieuses et non militaires, participa à l’aventure coloniale ouverte par le vote de 1885.
Deuxièmement, à la différence de M. Valls, Georges Clémenceau était un laïque conséquent. Au lendemain de la première guerre mondiale, il refusa toute présence officielle de son gouvernement à un Te Deum à Notre-Dame de Paris, donné en hommage aux morts. C’était pour lui une question de principe.
Il y a un siècle, on appelait Clémenceau « le tigre ». Aujourd’hui, concernant la laicité, comment nommer Manuel Valls ? Le tigre de papier ? Le chat qui miaule pour plaire aux religieux ? Si, le 21 octobre, il se rend au Vatican, il montrera une nouvelle fois à quel point le mot de « laïcité » n’a aucune signification dans sa bouche. Dans une France secouée par la montée des communautarismes, son attitude serait irresponsable.
18 octobre 2012 | Classé Dans
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Trois membres du Parti de Gauche de l’Ain ont participé à une réunion publique d’information sur les gaz de schiste le 12 octobre dernier à la mairie de Coligny.
Pourquoi là-bas ?
Car le Revermont est concerné au premier chef par le permis de forages des Moussières, qui s’étend sur 3 269 km² de l’Est du département de l’Ain jusqu’au Sud du Jura !
Le permis a été attribué en 2008 à la société britannique Celtic Petroleum pour la recherche et l’exploration d’hydrocarbures liquides et gazeux.
Ce permis a surtout été attribué dans l’opacité la plus complète, sans l’avis des communes et des populations autochtones.
Le permis des Moussières est un permis exclusif de recherche et il a été attribué comme tous les autres dans la même opacité.
Face aux enjeux financiers et politiques forts, nous constatons :
– l’absence de débats publics face à ces questions
– le lobbying puissant des industriels mondiaux
– un choix de consommation d’énergie avec encore une vision à très court terme
– l’absence de prise en compte réelle de la question environnementale
Le PG01 a par conséquent participé aux débats, aux côtés du Collectif Citoyen du Haut Bugey, du Collectif Citoyen Isère, de l’Association des Espaces Karstiques de l’Ain, de l’Ecocitoy’Ain, de Vigilence Information Santé.
Informations complémentaires : http://www.collectif-haut-bugey.com
Source: PG de l’Ain
18 octobre 2012 | Classé Dans
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Journée d’action et de solidarité de la CES pour un contrat social pour l’Europe
Déclaration adoptée par le Comité exécutif de la CES lors de la réunion du 17 octobre 2012
1. Le Comité exécutif de la CES, réuni le 17 octobre 2012, appelle à une journée d’action et de solidarité le 14 novembre prochain en vue de mobiliser le mouvement syndical européen derrière les politiques de la CES telles que décrites dans le contrat social pour l’Europe. Cette journée prendra diverses formes : grèves, manifestations, rassemblements et autres actions.
2. Il exprime sa ferme opposition aux mesures d’austérité qui font plonger l’Europe dans la stagnation économique, voire la récession, ainsi qu’au démantèlement continu du modèle social européen. Ces mesures, loin de rétablir la confiance, ne font qu’aggraver les déséquilibres et créer des injustices.
3. Tout en soutenant l’objectif d’assainissement des budgets, le Comité exécutif considère qu’on ne pourra mettre fin à la récession que par un assouplissement des contraintes budgétaires et la suppression des déséquilibres. Ceci afin d’aboutir à une croissance économique durable, à la cohésion sociale et au respect des valeurs garanties par la Charte des droits fondamentaux.
4. La consolidation budgétaire a eu un impact plus néfaste qu’originalement prévu par les institutions, y compris la Commission européenne et le Fonds monétaire international (FMI). En effet, le FMI reconnaît, aujourd’hui, qu’il a fait de graves erreurs dans ses calculs concernant les conséquences des mesures d’austérité sur la croissance. Ces erreurs ont un impact incalculable sur la vie quotidienne des travailleurs et des citoyens que la CES représente, et remettent en cause le fondement des mesures d’austérité avancées par le pacte budgétaire et imposées par la Troika.
5. Le Comité exécutif prend acte de l’opposition qui grandit parmi les citoyens et les travailleurs des pays concernés et réaffirme son soutien aux syndicats affiliés qui luttent pour des conditions de travail et de vie décentes. Cette situation résulte du manque de coordination des politiques économiques et de l’absence de standards sociaux minimum en Europe. Dans un contexte de liberté de circulation des capitaux, cela a laissé libre cours à la concurrence entre les États, en particulier dans les domaines de la fiscalité, du coût du travail et des conditions sociales.
6. Il réitère que le dialogue social et la négociation collective sont des éléments centraux du modèle social européen. Il s’oppose fermement aux attaques frontales contre ces droits, aux niveaux national et européen. Le Comité exécutif de la CES appelle de façon urgente à l’adoption immédiate et à la transposition des accords des partenaires sociaux européens actuellement sur la table du Conseil.
7. Il rappelle que l’Union est tenue, de par le traité, « d’œuvrer pour le développement durable de l’Europe fondé sur une croissance économique équilibrée et sur la stabilité des prix, une économie sociale de marché hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social, et un niveau élevé de protection et d’amélioration de la qualité de l’environnement ». Il rappelle aussi que le soutien de la CES au Traité de Lisbonne était basé sur la pleine application de ces principes.
8. Il note que des discussions sont actuellement en cours entre les institutions et les gouvernements concernant l’opportunité de nouvelles modifications des traités. Un changement de cap est nécessaire et la priorité doit être donnée à la résolution de la crise suivant les trois piliers de la proposition de la CES de contrat social qui reçoit un soutien croissant. Celui-ci s’articule autour du dialogue social et des négociations collectives, de la gouvernance économique pour une croissance et des emplois durables et de la justice économique, fiscale et sociale.
9. Il insiste sur le fait qu’une solidarité active, le progrès social et la responsabilité démocratique doivent faire partie du projet européen. Il considère essentiel qu’un protocole de progrès social soit une part intégrante et opérationnelle de tout nouveau traité. La CES évaluera, sur cette base, tout nouveau progrès de l’intégration européenne.
Source: Confédération Syndicale Européenne
18 octobre 2012 | Classé Dans
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Le collectif « Pour un Pôle public financier au service des Droits » vient d’adresser une lettre ouverte au président de la République dont voici la teneur:

Paris, le 17 octobre 2012
Monsieur le Président,
Aujourd’hui est présenté, en Conseil des ministres, le projet de loi relatif à la création de la banque publique d’investissement (BPI). Un projet qui malheureusement, faute d’avoir été réellement débattu et concerté, ne sera pas un projet partagé par le mouvement syndical et le mouvement social.
Votre ministre de l’Economie et des Finances n’a pas souhaité engager ni avec les Confédérations, ni avec les Fédérations professionnelles et les organisations syndicales concernées (notamment celles de la Caisse des dépôts et consignations, du Fonds stratégique d’investissement, d’OSEO, de l’Agence Française de développement en charge de la représentation d’OSEO dans les DOM, de la Coface, d’UBIFRANCE …) le dialogue préalable spécifique qui aurait permis d’atteindre cet objectif si tant est qu’il ait été souhaité.
Croyez bien que nous avons retenu l’engagement que vous avez pris, publiquement et solennellement à l’occasion de votre discours introductif à la grande conférence sociale du début de l’été, selon lequel : « L’ampleur des réformes que nous sommes en train d’engager trouve sa justification dans la conviction absolue qui est la mienne que notre organisation sociale produit aujourd’hui plus d’injustice que de justice, qu’il faut donc en changer et que c’est un nouveau contrat social, profondément renouvelé, profondément différent, que nous devons élaborer ensemble. Mais l’urgence de la situation ne saurait en aucun cas justifier que l’on méprise le dialogue social ».
Pourtant, notre Collectif qui inclut notamment des représentants des personnels concernés par ce projet de BPI et qui compte également des associations citoyennes et de lutte contre l’exclusion, mobilisées en faveur de la nécessaire réappropriation de la finance au service de l’intérêt général, s’est vu opposer, par le ministre de l’Economie et des Finances, plusieurs fins de non- recevoir à nos demandes successives d’entrevue pour débattre de ce projet de loi ainsi que de la future réforme de l’épargne réglementée annoncée publiquement par Monsieur Moscovici comme « sans aucun tabou ».
Au moment où notre pays entre en stagnation et doit faire face à une rigueur que beaucoup qualifient d’historique, où le chômage atteint un niveau jamais connu depuis la fin des années 90, ce projet de BPI aurait dû être l’occasion de rassembler largement l’ensemble des parties prenantes y compris les organisations syndicales, les fédérations professionnelles, les acteurs de la société civile.
Au lieu de cela, la presse a rendu compte d’échanges quasi exclusifs entre Bercy, la Banque Lazard, les directions des différents établissements concernés et l’Association des Régions de France (sans jamais évoquer les autres associations d’élus locaux alors que dans sa déclaration de politique générale le Premier ministre a pris l’engagement suivant devant la représentation nationale : « Des activités génératrices pour la croissance bénéficieront du soutien de la future Banque publique d’investissement qui sera mise en place avant la fin de l’année et qui travaillera en liaison étroite avec les territoires et particulièrement les régions ». Particulièrement ne signifie pas exclusivement).
Cela est d’autant plus regrettable que vous vous êtes engagés devant les Français(e)s en faveur de la mise en place de déclinaisons spécifiques de la BPI dans les banlieues et en outre-mer. Les représentants des populations de ces territoires ont-ils été réellement consultés sur le projet présenté, ce matin, en conseil des ministres ?
Pour notre part, nous avons demandé solennellement, par courrier, à Monsieur Moscovici de vous saisir de notre demande que cet engagement en faveur des territoires soit élargi au monde rural et à ses 11 millions d’habitants car nous sommes profondément convaincus que cet espace, qui représente géographiquement la majorité du territoire national, dispose de nombreux atouts et constitue un territoire d’avenir, notamment dans le cadre de la conversion écologique de l’économie.
Nous partageons l’analyse faite par le Groupe Monde rural (Association des maires de France, Assemblée des départements de France, Association des maires ruraux de France, Assemblée des Conseils Économiques, Sociaux et Environnementaux Régionaux etc.) selon laquelle le monde rural peut, dès lors qu’on lui en donne les moyens, favoriser un développement territorial équilibré et vivable basé sur de nombreux emplois non délocalisables pouvant contribuer au développement
des énergies renouvelables, participer à la réduction d’émission de gaz à effet de serre, produire et préserver de la biodiversité notamment au travers d’une production agricole repensée …
Il nous semble également nécessaire de tirer le bilan de la séquence qui a modifié le statut « à but non lucratif » des Caisses d’Épargne, enterré ses missions générales, banalisé la distribution du livret A avec la captation par les banques de 35% de l’épargne réglementée (soit environ 115 milliards d’euros, montant que l’on peut rapprocher de celui qui serait alloué à la BPI : 40 milliards d’euros selon les informations publiées dans la presse. Avec cette précision apportée par le journal Le Monde dans un article en date du 10 octobre 2012 : « Il faut noter que, sur ce total de bilan, la grande majorité des capitaux est déjà investie. Il resterait environ 3,5 milliards d’euros disponibles dans le FSI. ») et cela sans qu’aucune contrepartie d’intérêt général ne soit exigée du secteur bancaire et sans que cela corresponde à aucune injonction préalable de la Commission européenne. Au terme de cette séquence, il y a lieu d’analyser le désastre financier de Natixis et la constitution du groupe BPCE dont un certain nombre de leçons sont à tirer.
Ce que nous pensons, c’est que, pour avoir une réelle portée, le projet de banque publique d’investissement doit désormais faire l’objet d’un véritable débat national sous l’égide du Parlement et se libérer du contrôle étroit – et pas toujours désintéressé – de ce petit monde issu du même cercle qui régente l’ensemble des questions industrielles et financières de notre pays.
Nous appelons le Parlement à ne pas passer directement à l’examen du projet de loi qui va être présenté, aujourd’hui, en conseil des ministres, et à engager le dialogue qui n’a pas été réalisé avec l’ensemble des parties prenantes (organisations syndicales, fédérations professionnelles et Confédérations, acteurs de la société civile et de la lutte contre les exclusions, associations d’élus locaux, ONG investies dans la conversion écologique de l’économie – qui constitue l’enjeu central des investissements d’avenir avec le soutien à l’innovation, représentants des milieux économiques et des directions concernées …)
Nous espérons sincèrement être entendus car notre démarche est toute entière dédiée à l’intérêt général.
Pour notre part, nous pensons que le projet de BPI doit être mis au service du développement de l’emploi, de la transition écologique et de contrats de travail respectueux des salariés. Sa mise en place demande un suivi approprié à propos duquel aucune garantie n’a été prise pour l’instant, puisque le personnel des institutions financières concernées n’a même pas été consulté.
Les attentes de la population en âge de travailler et des électeurs de notre pays correspondent à ce que nous appelons le droit à l’emploi et à un revenu décent et le droit à la conversion écologique de l’économie. Cela signifie que les crédits alloués et les investissements réalisés par la future BPI le soient en fonction de véritables critères sociaux (emplois stables, qualifiés au besoin par la formation et correctement rémunérés) et environnementaux cohérents avec une perspective de développement humain durable.
Nous estimons indispensables que cette banque « publique » d’investissement, propriété de la République, fasse l’objet d’un véritable contrôle social et citoyen permettant, notamment, aux représentants des exclus, des précaires, des chômeurs et des salariés ainsi qu’aux usagers de la BPI et
à leurs représentants de peser sur les choix qui seront réalisés par cette banque (participation aux orientations et aux choix stratégiques).
Nous souhaitons que, dans chaque région, la BPI rende compte, chaque année, de son action auprès des Conseils Économiques, Sociaux et Environnementaux Régionaux (CESER) et qu’une synthèse nationale annuelle soit élaborée par le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE).
C’est dans ce cadre que nous soutenons le principe d’une principe d’une approche déconcentrée et territorialisée de la banque publique d’investissement qui se doit naturellement d’apporter aux personnels directement concernés toutes les garanties qu’ils sont en droit d’attendre.
Nous demandons également que les moyens financiers dont disposera la future BPI soient à la hauteur des besoins économiques et sociaux de la population et des territoires et, notamment, qu’une partie des fonds de l’assurance-vie qui bénéficie d’abattements fiscaux considérables (confirmés par le projet de loi de finances) soient fléchés vers cette banque publique.
De même nous demandons qu’après le doublement du plafond du Livret de développement durable soit réalisé, sans attendre, le doublement du plafond du Livret A et la centralisation intégrale de la collecte à la CDC (afin de financer prioritairement la construction, chaque année, de 200 000 logements sociaux et d’urgence, la mise en oeuvre d’un vaste programme de rénovation énergétique et de soutenir l’emploi dans le bâtiment, secteur en difficulté très majoritairement composé d’emplois non délocalisables. Le surplus de collecte pouvant naturellement être utilisé en faveur du financement des services publics et des collectivités locales). En outre, nous demandons la création d’un Livret (ou d’un plan) d’épargne pour l’emploi industriel entièrement dédié au financement des activités productives dans le cadre d’une politique de soutien à l’innovation, à l’exportation et à la conversion écologique de l’économie.
En effet, la BPI, telle qu’elle est envisagée à ce stade, est manifestement sous-dotée financièrement et ne pourra contribuer efficacement au redressement productif et industriel attendu.
La BPI ne doit pas simplement viser à pallier les carences des banques commerciales dans l’exercice de leur mission première de financement de l’économie mais doit également impulser une dynamique de financement apte reconstituer dans le pays des filières industrielles porteuses d’emplois et à susciter prioritairement un véritable réveil de l’innovation technologique susceptible de déclencher une dynamique vertueuse dans la reconquête de l’emploi.
Elle doit également s’adresser aux TPE et pas simplement aux PME et Entreprises de taille intermédiaire comme cela est envisagé. Toutes les entreprises qui rencontrent des difficultés pour se financer auprès du secteur bancaire classique – et c’est manifestement le cas de nombreuses TPE – doivent pouvoir solliciter la BPI qui, en lien avec les acteurs de l’économie sociale et solidaire et après analyse des risques, appréciera si la demande de crédit ou d’investissement sollicitée correspond aux orientations fixées en la matière. Cet élargissement aux TPE nécessite que la BPI dispose des moyens financiers adéquats.
Enfin, nous souhaitons que soit examiné très sérieusement l’apport que constituerait un partenariat – et non une intégration – entre « les dispositifs d’accompagnement des entreprises de la Banque postale et de la Banque de France (et ceux de l’IEDOM) » et ceux de la BPI. Interrogé à ce sujet par un représentant syndical de la Banque de France, le directeur de cabinet de Monsieur Moscovici a répondu : « Vous êtes le premier à m’en parler ». Ce principe figure pourtant en toutes lettres à page 4 du projet socialiste 2012 :
http://www.parti-socialiste.fr/static/projet2012_integrale.pdf
Cela est d’autant plus indispensable, s’agissant de la Banque de France, que les chiffres officiels de la médiation du crédit lui attribuent la sauvegarde de 259 000 emplois sur une période relativement courte (de novembre 2008 à fin 2011). Aucune autre institution publique n’est en mesure d’afficher une telle contribution à la défense de l’emploi. C’est pourquoi les PME ont demandé la reconduite de cette mission. Les missions d’expertise de la Banque de France au service des collectivités territoriales et des PME et sa connaissance sans égale des milieux bancaires et économiques dans tous les territoires ne peuvent que conforter l’action de la BPI.
Monsieur le Président de la République, par cette Lettre ouverte, nous vous demandons d’entendre notre appel en faveur de la réorientation de la finance au service de l’intérêt général, à travers un projet de banque publique d’investissement réellement débattu et concerté avec l’ensemble des parties prenantes, intéressées par cette démarche, et s’inscrivant résolument dans une politique de reconquête de l’emploi durable dans tous les territoires, de conversion écologique de l’économie et de satisfaction des besoins économiques et sociaux.
A cet effet, il nous semble indispensable de travailler sur le lien entre BPI et secteur bancaire privé et mutualiste afin que des synergies soient mises en place avec des financements conjoints. La loi bancaire pourrait utilement préciser les synergies et liens à tisser entre BPI et secteur bancaire dans le cadre, par exemple, de missions générales relevant de l’ensemble du secteur bancaire.
Nous vous prions de demander à votre gouvernement de ne pas prendre de dispositions précipitées qui ne permettraient pas au Parlement, s’il le souhaite, d’engager et d’approfondir le débat véritable et ouvert, que nous appelons de nos voeux, autour du projet de loi de banque publique d’investissement présenté, ce matin, au conseil des ministres par Monsieur Pierre Moscovici.
Croyez, Monsieur le Président, à l’expression de notre haute considération.
Le Collectif « Pour un Pôle public financier au service des Droits ! »
Collectif » Pour un Pôle public financier au service des Droits ! »
CGTG IEDOM/AFD GUADELOUPE, CGTR IEDOM/AFD REUNION, SNB CFE-CGC IEDOM/AFD GUADELOUPE, SNB IEDOM/AFD MARTINIQUE, CGT MA IEDOM MAYOTTE, SNUCLIAS-FSU, CREDIT FONCIER : CFTC, CFE/CGC, CGT, SU/SNA, et CFDT (sous délégation SPUCE), CAISSES D’EPARGNE (COLLECTIF NATIONAL CGT CAISSES D’EPARGNE, SNP FO), SNUP- CAISSE DES DEPOTS ET CONSIGNATIONS – FSU, CGT GROUPE CAISSE DES DEPOTS ET CONSIGNATIONS, CGT BANQUE DE FRANCE, CGT AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT, SPUCE CFDT (PARIS- ILE DE FRANCE : BANQUE DE FRANCE, CAISSES D’EPARGNE, CREDIT FONCIER, AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT), INDECOSA CGT, UNION SYNDICALE SOLIDAIRES, FEDERATION CGT FINANCES, FEDERATION CGT BANQUE ET ASSURANCE, FEDERATION SUD PTT, UNION FEDERALE DES RETRAITES CGT DE LA BANQUE ET DE L’ASSURANCE
Et
AFVS (Association des familles victimes du saturnisme), AITEC (Association internationale des techniciens et chercheurs), ATTAC FRANCE, FONDATION COPERNIC, MARCHES EUROPEENNES, DAL (Droit au Logement), CONVERGENCES POUR LES SERVICES PUBLICS, COORDINATION NATIONALE DE DEFENSE DES HOPITAUX ET DES MATERNITES DE PROXIMITE, RESISTANCE SOCIALE
17 octobre 2012 | Classé Dans
National |
Commentaires fermés sur Banque public d’investissement – Un autre choix est possible

Madame la députée Clothilde Valter était absente mais la police était là
Ce mercredi 10 octobre, à l’appel du Parti de Gauche, des lexoviennes et lexoviens ont interpellé la députée (ps) devant les locaux de sa permanence, afin de lui reprocher d’avoir voté pour le traité austéritaire TSCG et s’être ainsi rendu complice de l’abandon de notre souveraineté populaire.
Nos camarades et ami-e-s ont déposée une plaque commémorative de cette trahison historique et fait une déclaration publique.
Les responsables de ce « hold-up parlementaire » étaient absents, bien sûr, mais, leur police était présente. Un contrôle d’identité a Police Lisieux TSCGété effectué, confirmant ainsi le vrai visage de ces politiciens-voyous qui nous traitent comme des délinquants. Que monsieur Aubril et madame Valter (tous deux grands défenseurs du libéralisme) ne s’imaginent pas que nous allons céder à leurs intimidations policières.
La mobilisation ne fait que commencer et d’autres actions seront menées. Le processus parlementaire va s’étaler jusqu’en décembre pour inscrire de force le TSCG dans les lois françaises. Nous allons résister.
Le Cercle de l’Estuaire de la Dives s’associe à cette protestation pour dénoncer la continuation des politiques libérales préparées par Sarkosy et appliquées, pour la première fois de l’histoire, par un gouvernement prétendu de gauche.
Texte de la prise de parole
Nous sommes ici ce soir pour poser une plaque commémorative, suite à l’abandon de souveraineté consenti à l’assemblée nationale par les députés de l’UMP, des députés ELVE radicaux de gauche et des socialistes. Hier, ils ont accepté la mise sous tutelle du budget de la nation.
Le budget c’est concrètement le montant et l’assiette de l’impôt, c’est son utilisation. Tout cela a son importance car dans une démocratie moderne, c’est le parlement, représentant le peuple, qui décide et non des technocrates ou de pseudo experts. Car rappelons le, la baisse des dépenses publiques ce n’est pas la baisse du seul budget de l’état, ce sont aussi celles des collectivités locales et de la sécurité sociale.
Du vote du traité Merkozy l’histoire retiendra qu’il n’a pas de majorité de gauche, même sous l’emballage socialiste. Le gouvernement ne peut agir qu’avec le soutien de la droite, et c’est d’autant plus vrai au Sénat.
Pourtant une alternative de gauche s’est manifestée avec le vote commun de députés socialistes, verts et Front de Gauche contre le traité.
Le traité, c’est l’enfer décrit par Dante. Enfer, dont il disait « Toi qui entre ici, abandonne toute espérance ». Enfer parce qu’aucun pays qui a subit les traitements de choc préconisés par les bons docteurs alliés de l’oligarchie financière, aucun pays n’a vu son sort s’améliorer. Bien au contraire, tous ont connu une aggravation de la récession avec une augmentation de la dette et une nette augmentation du chômage et de la pauvreté. En Grèce le taux de suicide à doublé !
Nous le savons aussi, l’enfer est pavé de bonnes intentions et surtout de nombreux mensonges :
1 – Mensonge sur la rénégociation du traité
Ayrault, le 26 août à l’université d’été PS de la Rochelle : « Les lignes ont profondément bougé. Les choses ont bougé parce que François Hollande a été élu président. »
=> Pas une ligne, ni une virgule du Traité TSCG n’a bougé depuis son adoption au sommet européen du 30 janvier 2012 puis sa signature par Sarkozy le 2 mars.
2 – Mensonge sur la taxe sur les transactions financières
Ayrault, le 26 août à l’université d’été PS de la Rochelle : « Nous avons obtenu la taxe sur les transactions financières grâce au vote du peuple français »
=> La taxe a été décidée en février 2012 sous l’impulsion de Merkel et Sarkozy, avec l’Italie, la Belgique, l’Autriche, l’Espagne, la Finlande, la Grèce et le Portugal. Elle a d’ailleurs été votée au Parlement européen le 23 mai 2012 bien avant le sommet européen de juin où François Hollande prétend l’avoir arrachée.
=> La taxe ne s’attaque pas à la spéculation puisqu’un taux réduit est prévu pour les produits dérivés, qui sont le principal instrument des spéculateurs.
3 – Mensonge sur la règle d’or
Ayrault sur France Inter le 2 septembre 2012 : « Il n’y a pas d’inscription dans le marbre, de cette obligation d’équilibre budgétaire ».
=> Jean-Marc Ayrault disait le contraire le 22 février 2012 sur son blog en dénonçant le « carcan budgétaire concocté par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel et qui étend l’austérité infligée à la Grèce à toute la zone euro ».
=> L’article 3 du traité interdit tout déficit structurel de plus de 0,5% de la richesse du pays : « la situation budgétaire des administrations publiques d’une partie contractante est en équilibre ou en excédent ; [cette] règle est considérée comme respectée si le solde structurel annuel des administrations publiques correspond à l’objectif à moyen terme spécifique à chaque pays, avec une limite inférieure de déficit structurel de 0,5% du produit intérieur brut. »
4 – Mensonge sur la souveraineté du parlement
Ayrault sur France Inter le 2 septembre 2012 : « Le parlement garde sa souveraineté budgétaire ».
=> C’est faux car le traité prévoit :
que la Commission propose un calendrier la baisse du déficit de chaque État
qu’un « mécanisme de correction » soit déclenché « automatiquement » en cas de non-respect de la limite de 0,5%
que cette règle de déficit soit contrôlée par des « institutions indépendantes »
que des sanctions quasi-automatiques soient infligées aux États qui ne respectent pas la règle
5 – Mensonge sur le référendum
Ayrault affirme : « Nous refusons un référendum parce qu’il n’y a pas de transfert de souveraineté ».
=> Jean-Marc Ayrault défendait jusqu’ici la nécessité de consulter le peuple sur la poursuite de la construction européenne, qu’il y ait ou non des transferts de souveraineté. Jean-Marc Ayrault avait notamment défendu le 6 février 2008 lors de l’adoption du Traité de Lisbonne, une motion référendaire dont voici des extraits :
« L’Europe a besoin d’une validation populaire ».
« Cette motion référendaire est une exigence démocratique. Parce que l’Europe le vaut bien. Parce que c’est le droit des Français ».
« Que vous soyez pour ou contre ce traité, ne privez pas les Français d’un débat auquel ils ont droit. (…) Ce n’est pas une volonté de marquer des points contre le président et le gouvernement. C’est une volonté de respecter les Français ».
Alors, oui si nous sommes ici c’est pour dire, que si demain la commission européenne décide du rétablissement de l’esclavage nous ne sommes pas de ceux qui négocierons le poids des chaînes ou leurs longueurs.
Nous sommes là pour dire que le combat se poursuit, que nous défendons la construction d’une Europe respectueuse des peuples et de leurs cultures, d’une Europe qui harmonise le droit social par le haut. Nous sommes là pour dire qu’il est possible de se passer des marchés financiers qui sont littéralement drogués à la dette qui leur profite tant. Nous sommes là pour réaffirmer notre soutien aux peuples Grec, Portugais, Espagnol et à tous ceux qui aujourd’hui subissent une crise dont ils ne sont pas responsables.
Enfin nous sommes là pour dire qu’une alternative politique existe.
Source: Résistances du Pays d’Auge
17 octobre 2012 | Classé Dans
National |
Commentaires fermés sur Résistances en Pays d’Auge – Le PG de Lisieux contre le TSCG
Les expulsions de mardi 16 octobre à Notre-Dame-des-Landes sont inacceptables. Le Parti de Gauche apporte une nouvelle fois tout son soutien aux opposants à ce projet inutile socialement et économiquement et nuisible écologiquement.
La criminalisation des luttes et la répression ne peuvent plus durer. Un gouvernement élu avec les voix de gauche ne doit pas gouverner à l’encontre des citoyens !
Actes contraires au discours du Président Hollande sur l’artificialisation des sols lors de la conférence environnementale ; le bétonnage d’un écosystème humide pour un projet dispendieux pour la collectivité mais rentable pour l’investisseur VINCI décrédibilise le gouvernement qui affirme devoir agir sous dépenses contraintes et promeut une politique d’austérité au dépend du peuple.
En effet, ce dossier, cher à Jean-Marc Ayrault, est un véritable déni de la démocratie et de la concertation.
Face à ce dossier, les membres du gouvernement en arrivent à perdre leur capacité de penser librement. En effet, Arnaud Montebourg qui, dans son courrier du 3 octobre 2011, flattait les élus du CEdPA, en leur affirmant qu’il fallait reprendre le dossier depuis le début, assurait lundi aux militants que le dossier était arbitré ! Arbitré par qui et par quel processus démocratique ? Arbitré par le Premier ministre ! La démocratie ayant déjà eu lieu ! dixit M. Montebourg. Le processus démocratique relevant visiblement d’un acte éphémère aux yeux de ceux qui gouvernent actuellement.
Mais, qu’en est-il des enquêtes environnementales dont le compte-rendu n’est toujours pas publié ? Qu’en est-il des zones humides et de la loi sur l’eau ? Qu’en est-il de la contre-étude économique réalisée par le CEdPA démontrant le coût exorbitant et durable du projet pour la collectivité ?
Dans ce dossier, nous passons de l’arbitrage à l’arbitraire, de la concertation à la répression, de la réflexion politique à l’auto-soumission des ministres concernés.
Sur le terrain, c’est un déploiement militaire important réprimant violemment, empêchant la libre circulation y compris des journalistes, organisant déjà la destruction des maisons comme on pratique la politique de la terre brûlée.
Le Parti de Gauche ne comprend ni n’accepte cette politique poursuivie au détriment des citoyens, de l’environnement et des moyens publics. C’est pourquoi nous dénonçons la passion déraisonnable et autoritaire du Premier ministre pour la construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes et condamnons toutes les formes de politiques répressives et arbitraires. A contrario, nous invitons M. Ayrault à protéger la France des appétits mercantiles d’opérateurs financiers comme VINCI et à combattre les dérives droitières d’un patronat et d’une finance toujours assistés et jamais satisfaits.
Parce que Notre-Dame-des-Landes ne doit pas devenir un « no man’s land » ou une terre d’affrontement, nous demandons au Premier ministre l’arrêt des expulsions et l’abrogation de la déclaration d’utilité publique au vu des éléments écologiques et économiques nouveaux, ainsi qu’un moratoire, de manière à prendre la réelle mesure de l’intérêt public.
Source
17 octobre 2012 | Classé Dans
National |
Commentaires fermés sur Expulsions NDDL – Le gouvernement contre les citoyens, ou fait d’un prince ?
Séance plénière du conseil régional du Limousin du 16 octobre 2012
Intervention de Laurence Pache au nom du groupe Limousin Terre de Gauche

Monsieur le président, chers collègues,
La semaine dernière, l’Assemblée nationale puis le Sénat adoptaient le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance. C’est un fait politique majeur. Ce texte négocié par deux chefs de gouvernements parmi les plus conservateurs d’Europe, à savoir Sarkozy et Merkel, est adopté par une alliance inédite de parlementaires de droite et de gauche. Il s’agit d’un renoncement de grande ampleur. Ne dites pas qu’il a été adopté démocratiquement par nos représentants élus ! Ce vote est contraire au mandat reçu du peuple puisque Hollande s’était engagé pendant la campagne à le renégocier et qu’il n’en a rien été. Pas une virgule de ce texte n’a bougé.
Avec ce texte, l’Europe devient de plus en plus austéritaire : loin des peuples et de tout contrôle démocratique, elle impose comme modèle unique l’austérité.
Ce traité a été négocié dans le dos des peuples, sans transparence, les députés européens n’ayant même pas été consultés ni même informés pendant la négociation. Il va désormais régir les politiques publiques en imposant comme objectif l’équilibre des finances publiques, selon la trop fameuse « règle d’or » qui interdira un déficit structurel supérieur à 0,5% de la richesse du pays soit 10 milliards d’euros. Ce chiffre concerne le total du déficit de l’Etat, des collectivités locales et de la Sécurité sociale. Pour 2012, le seul déficit structurel de l’Etat avoisinera 70 milliards. Pour revenir à l’équilibre, il faudrait donc supprimer 60 milliards d’euros soit autant que le budget de l’Education nationale !
Comme si ce n’était pas suffisant, le gouvernement Ayrault va encore plus loin dans l’austérité et le dogmatisme anti-déficit. Le traité prévoit un déficit autorisé de 0,5% de la richesse du pays. Dans la loi organique, le gouvernement Ayrault impose une limite plus dure encore : 0,25% sur deux années consécutives. Et dans ses perspectives budgétaires, le gouvernement Ayrault redonne un tour de vis de plus. Il se fixe comme objectif d’arriver à 0% de déficit structurel en 2016 ! Ayrault va encore plus loin que ce que prévoit le traité Sarkozy-Merkel en terme d’austérité et de recul de l’intervention de l’Etat !
Pire encore, le traité va imposer le contrôle de la Commission, non élue démocratiquement, sur les budgets des Etats. Rappelons ce que dit la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 dans son article 14 : « Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée ». C’est la base de la souveraineté populaire en matière budgétaire, souveraineté sans laquelle la démocratie n’est qu’un mot pour amuser les enfants. Or, dans la loi organique c’est le « Haut conseil des finances publiques» qui sera chargé de surveiller le processus budgétaire national. Il validera les hypothèses de croissance du gouvernement. Il devra aussi contrôler que les déficits attendus et réalisés respectent le traité et la loi organique. Toutes ces tâches relèvent pourtant du Parlement, c’est-à-dire des élus du peuple.
Au final, c’est la Commission qui aura le dernier mot puisque des sanctions automatiques seront infligées à ceux qui contreviennent. Les politiques d’austérité seront donc permises par le traité, et imposées grâce à ces sanctions et au chantage instauré dans le Mécanisme Européen de Stabilité qui donne « assistance financière » aux pays en échange de plans d’austérité drastiques menés conjointement par la Commission et le FMI.
Ces plans d’ajustement structurel, nous en avons vu la nocivité depuis longtemps : en Argentine dans les années 2000, en Espagne, au Portugal et en Grèce en ce moment. Il s’agit à chaque fois de diminuer les dépenses de l’Etat en matière de service publics, de protection sociale, de privatiser tout ce qui peut l’être, de baisser les salaires et les pensions, de déréguler le marché du travail. Ah les bonnes recettes que voilà, recettes sur lesquelles les bons docteurs tenants du « choc de compétitivité » jettent un regard de convoitise ! Ah les bonnes recettes qui ont permis que la dette de la Grèce loin de diminuer augmente de 25% entre 2010 et 2012, que le chômage atteigne 21%, que 1/5 de la richesse nationale soit détruite depuis 2010 ! On en rêve !
C’est ainsi que la dette devient le prétexte pour défaire tout ce que des années de luttes et de progrès social avaient construit. Car le service public, la protection sociale, le code du travail sont autant de conquêtes du monde du travail pour rétablir un peu de justice dans la répartition des richesses entre travail et capital. C’est ce processus historique qui se brise aujourd’hui, lançant une régression sociale sans précédent, que les Grecs les Espagnols et les Portugais ont eu le malheur de connaître les premiers, mais que la France connaît aussi. Les Sodimédical, les Fralib, les Technicolor, peut être les salariés d’Albany et bien d’autres sont là pour en attester, malgré les gesticulations d’un ministre du redressement productif qui n’a obtenu aucun moyen réel d’action, tel que la loi interdisant les licenciements boursiers que nous appelons de nos vœux. Nous n’en sommes qu’au début malheureusement puisque le gouvernement s’engage lui aussi sur la voie sans issue de la restriction budgétaire.Ouvrons les yeux, n’accompagnons pas cette absence de courage qui consiste à laisser faire cette entité protéiforme qu’on appelle « les marchés ». Ne nous réjouissons pas d’être pour le moment à l’abri en détournant les regards de ce qui se passe dans les pays d’Europe du Sud.
Ne croyons pas qu’en infligeant une purge aux finances publiques on va guérir notre pays d’on ne sait quelle maladie ! S’il y a une maladie dont nous devons guérir c’est bien celle de la rapacité de ceux qui accumulent les profits pendant que le plus grand nombre tire la langue. C’est bien la voracité des actionnaires qui exige une rentabilité toujours plus grande des capitaux, prélevant sur l’activité économique un tribut toujours plus grand, ou pourrait on dire un impôt privatisé !
Jugez plutôt : selon l’INSEE pour l’année 2010, les sociétés non financières ont dépensé 145 milliards d’euros en cotisations sociales patronales et 308,8 milliards en intérêts et dividendes. Nous savons où trouver matière au choc de compétitivité tant réclamé par le patronat !
Le gouvernement parle maintenant de « trajectoire de compétitivité »… mais ce gouvernement est trop occupé à broder des euphémismes pour réellement agir dans l’intérêt du plus grand nombre.
Pour nous nous savons à quelle sauce nous allons être mangés. On nous annonce un gel des dotations pour 2013 et une baisse de 1,5 milliards sur les deux exercices suivants. Nous n’échapperons donc pas à la contrainte austéritaire, quels que soient nos bonnes intentions. Les régions devront elles aussi se serrer la ceinture, diminuer leur investissement dans les lycées, la formation professionnelle, le développement territorial et économique. Ce sont ces logiques qui seront à l’oeuvre dans la préparation des budgets régionaux. C’est visible déjà dans ces orientations budgétaires qui voient une baisse des investissements dans les lycées, un gel de leurs dotations, une baisse des programmes culturels. Ces baisses seront sans aucun doute plus marquées lors de l’exercice budgétaire de 2014. Cet assèchement des finances publiques va contracter l’économie de notre pays, que nous le voulions ou non.
Qu’un gouvernement de gauche puisse emprunter une telle voie est sidérant. On ne peut que noter la contradiction qu’il y a à proposer un plan d’action de 14 millions pour soutenir la commande publique et dans le même temps cautionner la réduction de la dépense publique qui touche de manière drastique les collectivités qui ne pourront plus investir.
Pendant ce temps là à quoi les exécutifs régionaux sont ils employés ? Sont-ils dans la bataille pour faire échouer ces politiques austéritaires ?Non, ils sont trop occupés à ficeler l’Acte III de la décentralisation, afin de récupérer encore davantage de compétences dans leur escarcelle.
Pour nous, il n’est pas question d’accepter le transfert de nouvelles compétences alors que les collectivités locales n’ont déjà pas les moyens financiers pour assumer celles dont elles ont aujourd’hui la charge. Nous ne voulons pas d’une décentralisation qui organise en creux la réduction et la marchandisation des missions de service public.
Lors des Etats Généraux de la démocratie territoriale, le président Hollande est venu faire la leçon aux collectivités locales en leur annonçant qu’elles devaient se soumettre financièrement – engagements européens obligent – à l’effort de réduction des dépenses publiques et de désendettement. Ainsi non seulement il reprend à son compte la ritournelle libérale chère à N. Sarkozy, pire il veut imposer la rigueur aux collectivités comme horizon indépassable des politiques publiques, alors que cette politique va conduire à une nouvelle contraction des activités et alimenter la logique folle et mortifère de la récession !
Mais c’est un élément du discours, que peu ont relevé, qui doit alerter. En effet le Président a introduit dans « sa » vision de la décentralisation l’idée du « droit à l’expérimentation ». Il l’a fait à charge contre la loi républicaine, présentée comme « autant de contraintes qui pèsent sur les collectivités ». Ainsi il a flatté l’appétit des pires potentats locaux mais surtout il a montré qu’il était tout disposé à faire que l’exception soit supérieure à la loi. Ainsi, c’est l’arbitraire qui prévaudrait, et pire, dans le pays de l’égalité, la loi ne serait désormais plus la même pour tous.
A quand des poids et des mesures différents d’un territoire à l’autre ? Nous refusons cette vision fait rimer décentralisation avec féodalisme et libéralisme ! Nous serons très vigilants quand aux compétences décentralisées. Ainsi, nous refusons le principe d’une politique éducative pilotée en région que ce soit pour l’enseignement professionnel ou pour l’orientation.
Nous considérons que l’égalité civique et politique de toutes et tous est un fondement inaltérable de notre République. Il est urgent d’agir en jetant les bases d’une nouvelle organisation territoriale pour un réel contrôle démocratique et le respect de la souveraineté populaire qui ne sera possible qu’avec l’implication citoyenne, clé de voûte de tout projet d’émancipation.
Il est urgent de proposer une alternative au dogme libéral de l’équilibre à marche forcée des budgets et de la dérégulation. C’est ce que le Front de Gauche et Limousin Terre de Gauche vont s’employer à faire.
17 octobre 2012 | Classé Dans
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Commentaires fermés sur Limousin – conseil régional – Intervention de Laurence Pache en séance plénière
Le gouvernement annonce une loi sur le « mariage pour tou-te-s » pour le Conseil des ministres du 31 octobre et son adoption début 2013. Il s’agit là d’une promesse de campagne de François Hollande mais c’est surtout une revendication d’égalité des droits portée par le mouvement LGBT et toute la gauche déjà lors des élections de 2007. Cette mesure, parfois réduite à l’expression « mariage homo » comme s’il s’agissait d’un droit spécifique qu’elle n’est pas, suscite déjà des réactions homophobes inacceptables de la hiérarchie catholique et de divers courants de droite réactionnaires et ce, jusqu’à des maires qui affirment d’ores et déjà scandaleusement qu’ils ne respecteront pas la loi. Le Parti de Gauche appelle, au-delà des organisations du mouvement LGBT, toutes les formations politiques, philosophiques et sociales, attachées aux principes d’émancipation, d’égalité des droits et de laïcité à condamner toutes ces dérives réactionnaires et homophobes que provoque la seule évocation du futur projet de loi.
Il n’en demeure pas moins que la future loi anoncée par le gouvernement PS est loin d’être satisfaisante et elle suscite la forte désillusion du mouvement LGBT. Comme le souligne la résolution votée en Conseil national du Parti de Gauche le 14 octobre dernier, elle est « très restrictive et en retrait des promesses de campagne. Elle maintiendra des inégalités en droits selon l’orientation sexuelle des parents et ne permettra pas de garantir une filiation pour l’ensemble des enfants déjà en situation d’homoparentalité ».
En effet, cette loi « a minima » fait le choix de pivilégier le mariage comme norme de la conjugalité au détriment du PACS (qui continue à n’ouvrir aucun droit à la filiation conjointe) et abandonne l’idée de revoir dans un débat d’ensemble les formes plurielles de la parentalité et de la filiation s’adressant aussi aux familles hétéroparentales (familles monoparentales, familles recomposées, projets de co-parentalités…). Comme le montre la proposition de loi de Marie-George Buffet soutenue par l’ensemble du Front de Gauche pendant la campagne 2012 et redéposée en juillet dernier à l’Assemblée nationale (n°119), poser le débat de façon large et universelle permet de trouver des solutions aux problèmes concrets qui se posent aux familles homoparentales existantes ou d’intention. Le Parti de Gauche critique en particulier la non inclusion dans le projet de loi de l’accès à la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes (inscrite également dans le programme du Front de Gauche L’Humain d’abord) car il s’agit bien du maintien d’une discrimination selon qu’une femme ayant recours à la PMA soit mariée avec un homme ou avec une femme. Des parlementaires PS ont certes décidé de porter un amendement à la loi, mais l’ouverture de la PMA à toutes les femmes ayant un impact financier, qui dit que le gouvernement lèvera le gage financier permettant réellement sa discussion lors des débats?
Enfin, le Parti de Gauche regrette que le Gouvernement n’annonce pas le moindre calendrier quant au droit au changement d’état-civil libre et gratuit, en fonction de son identité de genre. Cette question est la grande oubliée du débat actuel sur l’égalité des droits ! Pour le Parti de Gauche c’est une question centrale parce qu’elle déconstruit les enjeux de stéréotypes de genre et de domination hommes/femmes. A ce titre, Jean-Luc Mélenchon, en visite auprès de la présidente de l’Argentine Cristina Kirchner a publiquement salué le 12 octobre les différentes lois argentines qui devraient servir de modèles pour la France, parmi lesquelles : « la loi créant un droit égalitaire au mariage pour tous les couples » et celle sur « la liberté du choix du genre pour chaque personne qui le souhaite ».
17 octobre 2012 | Classé Dans
National |
Commentaires fermés sur Loi « sur le mariage » – Le gouvernement PS prépare-t-il son divorce avec le mouvement LGBT ?
François Hollande dans une longue interview au Monde s’adonne à la méthode Coué : « la sortie de crise de l’euro nous en sommes près, tout près ». Dans quel monde vit celui qui avait promis de renégocier le traité européen avant de le ratifier ?
Pas dans le même monde que le peuple grec, dont la situation » a été définitivement réglée » selon Hollande.
Pas dans celui des peuples espagnol et portugais qui subissent de plein fouet la récession.
Pas dans celui du peuple français qui commence à sentir quotidiennement ce qu’il en coûte.
Le Président de la République ne nous rassure pas sur les recettes. Il estime, comme tout bon libéral, que la crise vient des dettes souveraines. Nous lui rappelons qu’elles ne sont que la conséquence des nombreux cadeaux fiscaux octroyés aux plus riches, du transfert de la dette privée vers la dette publique et du système financier qui profite totalement de la dérégulation offerte par les traités européens pour spéculer sur les peuples.
Il est bien temps d’expliquer que ce qui « nous menace c’est autant la récession que les déficits ». Sauf que la politique d’austérité appliquée en France comme en Europe ne fera qu’entraîner toujours plus le continent dans la récession. L’annonce confirmée d’un déficit ramené obligatoirement à 3% en 2013 et à l’équilibre en 2017, ce que nul traité n’exige, ne fait que confirmer la cécité de François Hollande sur ce sujet.
Le bateau coule et le capitaine crie que tout va mieux ! Pour le reste ce sont les habituelles fariboles de l’Europe sociale et politique qu’on construira… après le déluge sans doute
***
nous vous signalons cette rediffusion du journal de 12h30 de france culture dont Eric Coquerel était l’invité, ce qui lui a permis de réagir à l’incroyable « nous sommes tout près de sortir de la crise de l’euro » de F. Hollande ce jour dans « le Monde » et de parler du FDG.
http://www.franceculture.fr/emission-journal-de-12h30-francois-hollande-au-monde-nous-sommes-tout-pres-de-la-sortie-de-crise-de-
17 octobre 2012 | Classé Dans
National |
Commentaires fermés sur François Hollande – Le bateau européen coule, le capitaine crie que tout va mieux !
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