La BPI : Banque Publique de l’Incurie gouvernementale
Le projet de Banque Publique d’Investissement présenté en Conseil des Ministres aujourd’hui exprime une fois de plus le renoncement du gouvernement face aux marchés financiers. Le « redressement productif » (et son ministère) sont de facto sacrifiés.
Le Parti de Gauche déplore le sous financement de cette nouvelle structure : 40 milliards d’euros, dont 30 milliards pré-existants, soit à peine 2% du concours actuel du secteur bancaire à l’ensemble de l’économie. Toute ambition de redressement industriel est de fait réduite à néant. Ces 40 milliards ne permettront même pas de combler la quasi-disparition du CIF et de Dexia, deux organismes dont les missions de financement du logement social et des collectivités locales ne sont toujours pas remplacées. Il y a pourtant de nombreux gisements d’épargne aujourd’hui laissés à libre disposition des marchés financiers. Ainsi, sur les 1400 milliards d’euros de contrats d’assurance-vie, seuls 2 % financent les PME, le reste étant massivement investi dans des activités spéculatives hors frontières, sans réel contrôle des épargnants sur l’usage des fonds placés.
La BPI reproduira l’ancien système de financement « à la marge » des PME et des grandes entreprises jugées innovantes, sans fixer de critères sociaux et environnementaux particuliers. Elle ne financera pas les entreprises aujourd’hui en difficulté pour lesquelles une reprise par les salariés, une reconversion industrielle ou un soutien productif de l’Etat auraient permis d’éclairer l’avenir. Le « guichet unique en région » d’organismes pré-existants (Oséo, FSI, CDC entreprises) sera l’unique « ambition » de ce triste mille-feuille administratif.
Le Parti de Gauche regrette également qu’aucun dialogue social n’ait été engagé avec les salariés et les représentants du secteur bancaire public, les associations et les citoyens concernés qui pourtant le demandaient. Le Parti de Gauche fait part de son inquiétude quant à l’influence du lobby bancaire privé dans la mise en œuvre de ce projet d’intérêt général. La banque Lazard a supervisé le projet malgré le triste bilan de son dirigeant Mathieu Pigasse dans la faillite bancaire sans précédent de Natixis. La nomination à la tête de la BPI de Jean-Pierre Jouyet, ancien Secrétaire d’Etat du gouvernement Fillon, n’est pas faite pour nous rassurer, de même que la nomination de l’ancien directeur général du cabinet de conseil privé Capgemini, société soupçonnée de conflits d’intérêts dans la mise en oeuvre de la RGPP en 2007.
Reconnaître les crimes coloniaux du 17 Octobre 1961 pour ce qu’ils sont
Le 17 Octobre 1961 les Algériens manifestaient pacifiquement dans les rues de paris contre le couvre-feu discriminatoire que les autorités préfectorales leur imposaient depuis le 5 du même mois.
Les cortèges d’hommes, de femmes et d’enfants seront réprimés avec une violence extrême. Cette nuit reste dans les annales parisiennes comme une nuit d’horreur et de honte. Rafles, matraquage, chasse à l’homme, des dizaines d’Algériens sont jetés a la Seine; d’autres sont internés dans les stades. L’intensité et l’ampleur de la répression trouvent leur explication dans l’importance des outils répressifs anti-algériens mis en place aussi en métropole.
Cette répression d’Octobre 1961 n’est attribuable ni à l’emballement de l’appareil policier, pas plus qu’elle n’est assimilable à une succession de bavures. Elle est au contraire parfaitement imputable au système colonial et en traduit pleinement la nature ségrégationniste et raciste.
C’est en tant que tels que ces événement doivent être reconnus et condamnés. Un des innombrables crimes coloniaux commis par l’Etat au mépris des valeurs de la République et de la Révolution Française.
C’est en ce sens que le Parti de Gauche était présent ce mercredi à 18H au rassemblement organisé sur le Pont Saint-Michel à Paris aux côtés d’un grand nombre d’organisations et signataire de l’appel à ce rassemblement.
La lutte des Petroplus n’est pas terminée

Aujourd’hui mardi 16 octobre, le Tribunal de commerce vient de prononcer la liquidation de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne si elle ne trouve pas de repreneur avant le 5 novembre.
Curieusement, les offres répétées et consolidées du repreneur Net Oil ne sont pas prises en considération.
Curieusement, le procureur de la République, qui représente l’Etat, n’a pas soutenu le projet de reprise.
Si la liquidation de l’entreprise devait être effective le 5 novembre, le gouvernement devra prendre ses responsabilités pour préserver l’outil industriel et les emplois, à Petroplus comme à Sanofi.
Ce sont 450 emplois directs et 1 500 induits qui sont enjeu, plus de 1 500 familles dont l’avenir est suspendu au bon vouloir de la finance internationale et des majors pétroliers.
Le Parti de Gauche n’accepte pas cet état de fait et assure les salariés de Petit-Couronne de son entier soutien.
Il participera et appelle à participer au rassemblement de l’intersyndicale de Petroplus à la porte de l’entreprise jeudi midi pour soutenir la lutte exemplaire menée depuis plusieurs mois par les salariés de Petit-Couronne.
Texte paru dans Le Ravi – De Hollandréou à Arnaud Stakanobourg
Notre nouveau Président de la République se veut un Président normal mais sa première normalité est de dire qu’il n’y a pas de solution sans relance économique. Notre grand Ministre du Redressement productif se trouve de ce fait coincé entre la défense des emplois et du pouvoir d’achat et le pacte Merkozy que veut nous imposer « Hollandréou ». J’aimerais souffler quelques idées à mon camarade-Ministre Montebourg qui semble en panne d’imagination ce qui l’oblige à dire des bêtises sur le nucléaire et le traité européen.
Arnaud, tu pourrais devenir, avec un peu de ce volontarisme politique qu’on te connait, le tout premier Ministre de la république de la sortie du productivisme et du consumérisme…Il te suffirait de dire que l’essentiel n’est pas de créer des emplois pour distribuer de l’argent afin de pouvoir acheter de mauvais produits conçus pour ne pas fonctionner longtemps mais de produire de belles choses solides pour ne plus avoir autant besoin de trimer toute sa vie.
Arnaud, tu as suffisamment de bagout pour convaincre tes petits camarades du gouvernement écolo-socialiste qu’il ne s’agit plus de vouloir créer des emplois parce qu’ils sont rentables pour le grand capital mais seulement lorsqu’il y a des besoins insatisfaits. Je te promets Arnaud que si on travaille moins (32 heures tout de suite)…on travaillera tous. Et puis tu sais on pourrait être des chômeurs heureux avec un revenu social garanti…
Arnaud, si tu veux commencer à sortir, même rien qu’un peu, du productivisme, mets toi à l’école du Sud. Ce sont les pays pauvres qui nous font aujourd’hui des cadeaux conceptuels avec des notions comme le Buen Vivir (Bon vivre) à ne pas confondre avec le bien être au sens de la société occidentale, avec l’anti-extractivisme qui nous dit que ce n’est pas nous, le peuple, qui avait besoin de « toujours plus » d’énergie , mais les industries polluantes qui n’ont que le profit en tête et à la place du cœur. Camarade-Ministre pourquoi n’échanges tu pas tous les grands projets inutiles qu’on nous impose (aéroports, autoroutes, circuits automobiles, exploration des gaz de schistes, stades géants, etc) contre une politique qui aurait à cœur de réparer les produits plutôt que d’en faire des neufs ?
Arnaud, si tu veux commencer à sortir, même rien qu’un peu, du consumérisme stupide, pourquoi n’interdis tu pas l’obsolescence programmée, pourquoi n’allonges tu pas les délais légaux de garantie ? Pourquoi ne fixes-tu pas des objectifs de diminution des volumes d’emballages et d’usage des matières premières par branche d’activité ? Pourquoi ne rends-tu pas obligatoire aux constructeurs de laisser l’accès libre aux composants, pourquoi ne donnes tu pas la priorité à la réparation avec mise en place de filières spécifiques par catégories de produits, en utilisant l’expertise d’associations existantes, en mettant en place des incitations tarifaires de type consignés, en interdisant les emballages immédiatement jetables, en prenant des mesures pour faciliter la vente en vrac, en remettant des bons d’achat à la hauteur de la valeur de la matière première rapportée lorsque l’usager d’un produit contribuera à son recyclage ? Comment peux-tu accepter que seulement 7 % de la matière première qui a servi à fabriquer un produit se retrouve dans celui-ci ? Comment peux-tu accepter que 99 % des ressources prélevées sur Dame-Nature deviennent des déchets en moins de 42 jours ?
Mon bon Arnaud, je te propose de devenir le Père du pouvoir de vivre plutôt que le stakhanoviste du pouvoir d’achat et des emplois coûte que coûte… Tu vas me dire, oui, mais le pouvoir d’achat. Mais bon dieu, Arnaud si ma machine à laver dure vingt ans au lieu de cinq actuellement…tu ne vois pas que tu augmentes sacrément mon pouvoir d’achat tout en me permettant de faire autre chose de ma vie que d’être alternativement un forçat du travail et de la consommation.
Qu’est-ce que tu dis Arnaud ? Que tu ne peux pas faire grand chose ? Qu’il y a les lois économiques ? Écoute Arnaud, je te propose un deal. La gauche en 1981 avait su libérer de nouveaux territoires comme les radios libres ou plus de démocratie pour les salariés dans les entreprises avec les lois Auroux. Je te supplie de quémander au prochain Conseil des Sinistres qu’il libère de nouveaux territoires pour nous permettre d’expérimenter d’autres façons de vivre, pour que nous puissions multiplier les alternatives.
Arnaud, cesse de nous raconter des bobards. Cesse de nous faire croire à une réinsertion possible des millions de naufragés au sein de ce système qui fonctionne à l’exclusion. Arnaud, on ne te demande pas de devenir le Ministre de la désindustrialisation, on te demande juste de cesser de dire des bêtises sur la beauté du nucléaire (énergie d’avenir) et le traité Merkozy.
Lettre ouverte de Françoise Verchère à Arnaud Montebourg
Cher Arnaud,
Tu ne te souviendras sans doute pas de moi, huit ans c’est long en politique et il s’est passé tant de choses, mais j’ai un gros défaut, je n’ai pas la mémoire courte…
C’était donc en 2004, nous venions de gagner le Conseil général de Loire-Atlantique, et tu m’as téléphoné pour me demander d’être candidate à la candidature au sein du PS pour les élections européennes au nom du Nouveau Parti Socialiste. J’ai dit oui, sottement, n’ayant pas vraiment compris que je n’étais qu’un pion dans ta stratégie personnelle et de courant. L’Europe m’intéressait et j’en avais envie de l’Europe Sociale qu’on prétendait construire à ce moment-là ! Tu ne m’as d’ailleurs pas rappelé pour m’expliquer comment j’étais passée d’une place éligible, d’après toi, à la dernière de la liste, tu avais dû perdre mon numéro que t’avait donné Philippe Grosvalet, aujourd’hui président du conseil Général.
Je te rassure, cette lettre n’a pas pour but de faire pleurer sur mon sort, je te rappelle juste cette anecdote parce que j’aurais vraiment eu plaisir ce matin à te faire un petit signe de la main quand ta voiture ministérielle est passée dans une rue de Bouguenais dont j’ai été maire de 1993 à 2007. Tu venais, avec du beau monde, visiter l’IRT Jules Verne, près de l’usine Airbus et de l’aéroport de Nantes-Atlantique.
une jolie banderole : « Merci Monsieur Montebourg pour votre soutien à notre contestation du projet de Notre Dame des Landes. ». En effet, en octobre 2011, lors des primaires socialistes, tu avais répondu à la lettre que je t’avais envoyée au nom du Collectif des Élus doutant de la pertinence de l’aéroport (CéDpa) pour te demander ta position. Et tu avais répondu clairement : « Je vous le dis avec netteté, il faut tout reprendre depuis le début. » et encore : « l’aménagement du territoire au XXIème siècle ne peut plus se concentrer uniquement autour des grandes infrastructures ou équipements publics : il doit également développer une vision des territoires avec et pour les citoyens qui y vivent » et enfin : « Dans la VIème République que je défends les pouvoirs et contre-pouvoirs seront organisés de telle manière que jamais un projet qui divise autant ne puisse être adopté, au niveau national comme au niveau local. »Vois-tu, cher Arnaud, depuis 2005, je ne crois plus beaucoup à la social-démocratie qu’incarne le PS, mais je croyais que nous étions toujours en démocratie, parce que le droit de manifester, surtout pacifiquement, me semblait à moi, élue de la République, un incontournable. Il n’en est rien visiblement. A Paris, il y a quelques semaines nous avons été « parqués » de longues heures devant le Musée Guimet pour que ni F.Hollande ni JMAyrault ne nous voient lors de la Conférence sur l’Environnement. Bis repetita ce matin Je suis sûre désormais que les lacrymogènes de gauche seront aussi violentes que celles de droite. Car le premier ministre, comme tout autoritaire sans vrai courage, reculera devant « les pigeons » mais tiendra à distance, manu militari, ceux qui croyaient que gauche devait rimer avec dialogue et respect des droits fondamentaux.
Quelques heures après, tu as devant la mairie de Bouguenais refusé de recevoir les anti aéroports au motif que le « débat démocratique avait eu lieu ». Pourrais-tu nous dire de quoi tu parles ? A notre connaissance, aucun débat, aucune discussion sur le fond, aucune réponse à nos arguments et chiffres n’ont eu lieu depuis ta lettre…Il s’est bien passé quelque chose effectivement, tu as été nommé Ministre, du Redressement Productif excusez du peu…Pour le redressement moral, qui implique notamment que les politiques tiennent leur promesse, j’attends avec impatience les propositions de Vincent Peillon…
Je regrette, cher Arnaud, de n’avoir pu te dire cela de vive voix mais reste à ta disposition bien évidemment au cas où le Premier Ministre t’autorisait, toi ou un autre ministre, à nous entendre enfin.
Françoise Verchère,
Conseillère générale de Loire-Atlantique
Coprésidente du CéDpa
Syndicalisme – Le procès de l’acharnement

Des centaines de personnes sont venues soutenir hier (Lundi 15 octobre) les cinq militants CGT,
poursuivis pour avoir tagué des slogans sur les murs d’enceinte de la sous-préfecture lors du mouvement contre la réforme des retraites en septembre 2010.« En 2010, je faisais un meeting à Roanne, lorsque Serge Lenoir (secrétaire de l’union locale CGT-NDLR) m’a demandé de faire partie du comité de soutien aux cinq militants, lance au micro Éric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche. Je ne pensais pas que cinq mois après la défaite de Sarkozy, il faudrait se réunir de nouveau pour exiger la relaxe des cinq. » Et pourtant… Hier midi, ils étaient bel et bien plusieurs centaines, rassemblés devant la cour d’appel de Lyon, pour soutenir les cinq militants CGT de Roanne, appelés de nouveau devant la justice.
Jean Luc Mélenchon à Buenos Aires
Jean-Luc Mélenchon et le collectif de soutien au Front de Gauche en Argentine : une rencontre pour réfléchir sur la suite.

Samedi 13 octobre, 15h : nous sommes une bonne dizaine de Français et de Franco-Argentins à attendre Jean-Luc dans le hall de son hôtel à Buenos Aires. Nous avions reçu la veille un courriel de notre camarade Lalo qui avait réussi à trouver un créneau dans l’agenda extrêmement chargé de Jean-Luc. Nous y sommes, Jean-Luc et Lalo s’approchent, ils ont tous les deux l’air fatigué mais heureux. Jean-Luc nous propose de monter dans la terrasse de l’hôtel. Il n’a qu’une seule envie : sortir de l’enfermement qu’il a vécu ces jours-ci entre les salles de conférences et son hôtel. Nous nous installons, un silence de cinq ou dix secondes sera juste le prélude du tourbillon. En effet, il a tout juste pris un peu de souffle pour retrouver toute son énergie et nous dresser un tableau détaillé de la situation en France et en Europe, notamment les conséquences prévisibles suite à l’approbation du traité budgétaire européen. Un scénario proche de la situation argentine en 2001 n’est pas si loin que l’on voudrait le croire. En Argentine, nous en connaissons : restrictions budgétaires, institutions sans pouvoir, classe politique décrédibilisée, perplexité des dirigeants qui, ne sachant pas (ne voulant pas) réagir, cèdent le pouvoir politique aux experts qui incarnent la loi du marché.
Il est donc temps de résister, comme toujours, mais aussi de réfléchir et construire avec patience l’alternative nécessaire. Nous le savons aussi en Argentine, les Etats ne disparaissent pas, même s’ils ne payent pas leurs dettes. Et le pays où nous vivons l’a bien montré depuis 2003. C’est pour cela que le séjour de Jean-Luc a l’air d’être riche, très riche. L’Argentine montre qu’une autre politique est possible : récupérer les ressources stratégiques (comme ça a été le cas pour le pétrole récemment), retrouver une croissance accompagnée de nouvelles formes de redistribution de la richesse, démocratiser la société en sanctionnant de nouveaux droits sociaux et civiques, démocratiser la circulation de la parole et des idées grâce à une nouvelle loi qui s’oppose à la construction des oligopoles médiatiques.
Les échanges se font plus longs que prévu, nous voulons en savoir plus, nous posons des questions à Jean-Luc qui répond toujours en nous apportant des arguments pour les combats qui suivront. Les temps qui viennent ne seront pas faciles en Europe et ils ne sont pas simples non plus de ce côté de l’Atlantique. Nous l’avons vu récemment au Paraguay, avec ce nouveau type de « coup d’Etat parlementaire » qui a viré un président démocratiquement élu en moins de 24h, en Honduras également il y a tout juste quelques mois. Les gouvernements, qu’ils soient plus au moins à gauche, ne peuvent pas résoudre tous les problèmes de ce continent, la dispute est rude. Les Latino-Américains sont politisés : à gauche, mais également à droite et il ne faut pas l’oublier. En 2008 les grands patrons de la nouvelle « industrie » agroalimentaire ont paralysé l’Argentine pendant des mois, tout juste après l’élection de la nouvelle présidente. En 2012, après une nouvelle élection, la pression vient de grands groupes médiatiques et des secteurs réactionnaires qui voient menacés les principes de la cupidité et de la propriété privée comme bases de constitution de toute subjectivité.
Mercredi dernier, le jour même de l’arrivée de Jean-Luc en Argentine, des paysans de la province de Santiago del Estero, au nord du pays, ont été attaqués par des mercenaires envoyés par les patrons d’une importante entreprise de l’agro-business (comme on les appelle désormais). Il s’agit de paysans qui sont là depuis des dizaines d’années et que cette nouvelle oligarchie s’acharne à expulser afin d’occuper leurs terres. Leur nouvelle stratégie est de semer la peur, ils avaient déjà tué un paysan en octobre 2011 dans cette même région. Tout juste un an plus tard Miguel Galván a été égorgé devant ses amis et sa famille : il avait juste une autre conception de la terre et des aliments, intolérable pour cette nouvelle oligarchie qui bataille pour imposer les OGM et la monoculture du soja transgénique.
Des leçons de l’Argentine encore : les révolutions démocratiques ont toujours des opposants, la résistance n’en finit, peut-être, jamais.
Expulsions NDDL – Le gouvernement contre les citoyens
Les expulsions réalisées ce matin mardi 16 octobre à Notre Dame Des Landes sont inacceptables. Le Parti de Gauche apporte une nouvelle fois tout son soutien aux opposants à ce projet inutile et nuisible.
Les expulsés sont des citoyens qui vivent là, travaillent, emmènent leurs enfants à l’école. Cette criminalisation des luttes et résistances ne peut plus durer. Quand on se dit de gauche on ne gouverne pas contre les citoyens !
Et que dire de la cohérence écologique de ce gouvernement ? Le projet d’aéroport est totalement contraire aux beaux discours de François Hollande sur la lutte contre l’artificialisation des sols lors de la conférence environnementale.
Les événements de ce matin le montrent, il n’y avait pas de quoi se féliciter de la signature d’ un pseudo moratoire sur les expulsions quelques jours avant la nomination du Premier ministre Ayrault…
Après cela qui pourra encore croire un seul mot de ce gouvernement ?
Plus d’infos sur le site de Reporterre: http://www.reporterre.net/spip.php?article3331
Chavez, France2 prit en flag de désinformation
Total a eu la peau de Petroplus

Le tribunal de commerce de Rouen vient de décider de la liquidation au 5 novembre de la raffinerie de Petoplus à Petit-Couronne mettant ainsi 470 salariés de la raffinerie et avec les emplois induits près de 1500 salariés au chômage alors qu’un repreneur avait déposé une offre valide.Mais l’Union française des industries pétrolières (UFIP) et Total en particulier ne voulaient pas du maintien de cette raffinerie. L’apparition d’un concurrent sur le marché au moment où Total prévoit d’abandonner quatre de ses raffineries en France tout en en construisant une gigantesque en Arabie Saoudite en vue d’exporter vers l’Europe n’était pas supportable.
En effet les majors du pétrole veulent fermer peu à peu toutes les raffineries de France et d’Europe pour pouvoir augmenter leurs profits en raffinant dans des pays à bas coûts salariaux et environnementaux comme le Moyen-Orient ou l’Asie. Pendant ce temps le prix de l’action Total a bondi !
Le Parti de Gauche demande au gouvernement d’intervenir pour que la reprise et le redémarrage de Petroplus se fasse. L’intersyndicale a clairement démontré avec beaucoup de responsabilités pendant ces huit derniers mois que la poursuite du site était possible et rentable. A défaut, et après Arcellor-Mittal, PSA et Sanofi, le ministère du redressement productif deviendra le ministère du renoncement persistant.
Le Parti de Gauche réaffirme sa solidarité avec les salariés de Petroplus et leur intersyndicale.
