
Que contient exactement le nouveau Traité européen sur la « Stabilité, la Coordination et la Gouvernance » (TSCG), mieux connu sous le nom de « traité Merkozy » ? Qu’est-ce que le « Pacte de croissance » que François Hollande prétend avoir renégocié ? Nous resituons d’abord ce traité dans l’évolution « austéritaire » de l’Union européenne. Nous révélons les négociations obscures qui l’ont préparé. Et nous décryptons son texte article par article, ainsi que ses liens avec « l’autre traité » qui vient d’être adopté, sur le « Mécanisme européen de Stabilité » (MES). Enfin, nous démontrons que François Hollande n’a nullement renégocié ce Traité, dont pas un mot n’a bougé depuis son élection.
Autant d’arguments qui plaident pour un référendum sur ce Traité qui impose l’austérité de manière autoritaire à toute l’Europe.
Jean-Luc Mélenchon : député européen de la Gauche Unie européenne (GUE-NGL) depuis juillet 2009 et cofondateur du Front de Gauche.
Céline Meneses : déléguée nationale Europe du Parti de Gauche et membre du Bureau exécutif du Parti de la Gauche européenne, elle travaille au Parlement européen depuis juillet 2009 comme collaboratrice du groupe GUE-NGL.
ISBN : 978-2-36488-030-6 104 pages
Ft : 12 x 17 cm
Prix public : 5 euros
30 septembre 2012 | Classé Dans
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Commentaires fermés sur L’Europe Austéritaire
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« Le TSCG est anti-écologique. Ce texte prétend poser comme guide de toute politique économique la référence au PIB (produit intérieur brut). Or cet instrument est fondamentalement vicié, puisqu’il ne mesure pas l’impact sur l’environnement des conséquences de l’activité économique »
Hervé Kempf – 30 septembre 2012
L’Europe reste aux mains d’un groupuscule irresponsable. Incapables d’avoir une éthique de responsabilité et incohérents, les oligarques continuent la même politique nuisible, consistant à faire peser sur les peuples le poids de la mutation nécessaire de l’économie, tout en protégeant les riches et les financiers de toute pression véritable. Comme l’écrivait Marc Roche (Le Monde du 16 septembre), « rien n’a vraiment changé depuis la faillite de Lehman Brothers. (…) Les marchés apparaissent plus forts que jamais (…), les résistances des seigneurs de l’argent sont plus fortes que jamais ».
L’oligarchie prétend aujourd’hui faire adopter par l’Europe un nouveau traité. Ses porte-voix médiatiques, si bien décrits par le film Les nouveaux chiens de garde, de Gilles Balbastre et Yann Kergoat, vitupèrent contre quiconque analyse le texte du traité et en considère les conséquences.
Faisant fi des oukases, les écologistes français ont refusé d’avaliser leTraité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG). C’est un choix cohérent avec l’analyse que tous les partis verts européens, réunis en congrès en novembre 2011, avaient adopté dans leur Déclaration de Paris, qui définissait leur politique économique et financière.
Le TSCG encourt deux critiques. En concédant à la Commission européenne, non élue, des pouvoirs de contrôle des Etats, il opère un nouveau recul démocratique. De surcroît, il n’envisage la dette publique que comme si celle-ci découlait de la seule responsabilité des Etats, et non des mesures qui ont dû être prises pour sauver le système financier et du recul depuis vingt ans de l’imposition des riches et des grandes entreprises. Enfin, il laisse de côté la question fiscale, si bien que la concurrence fiscale entre Etats divise l’Union, favorisant le pouvoir du capital et empêchant notamment une fiscalité environnementale.
Une autre raison rend le TSCG anti-écologique. Ce texte prétend poser comme guide de toute politique économique la référence au PIB (produit intérieur brut). Or cet instrument est fondamentalement vicié, puisqu’il ne mesure pas l’impact sur l’environnement des conséquences de l’activité économique. La commission Stiglitz aussi bien que l’Union européenne, avec son initiative « Au-delà du PIB » lancée en 2007, ont montré les défauts structurels du PIB. En donnant une valeur juridique forte à cet outil trompeur, le TSCG aggraverait la crise écologique.
Source : Cet article est paru dans Le Monde daté du 30 septembre 2012 et sur le site REPORTERRE (www.reporterre.net/spip.php?article3260)
Photo : L’Humanité
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30 septembre 2012 | Classé Dans
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Cet abécédaire est une boîte à outils, pleine d’initiatives locales. C’est un ouvrage sûrement incomplet qui en appellera d’autres, mais déjà riche de radicalités concrètes, de réflexions pour l’action politique municipale de chaque jour. Ces matériaux ont été retenus par Gabriel Amard, secrétaire général de l’association La Gauche par l’exemple et Président de l’agglomération Les Lacs de l’Essonne, pour ce qui les démarque des gestions municipales « molles », fainéantes et capitulardes face à l’idéologie dominante de la doxa capitaliste.
Le déploiement des services publics, la défense de la laïcité, l’urgence écologique, la résistance aux agences de notation, la bataille pour l’égalité des droits doivent trouver des traductions en actes dans l’action municipale. Terres de Gauche est un premier étendard qui « claque » pour donner le signal du rassemblement à tous les résistants. Citoyens, militants associatifs, élus d’opposition comme de majorité, si vous avez le cœur à gauche, ne vous résignez pas, ne capitulez jamais, la gauche conquérante est de retour.
Terres de gauche, abécédaire des radicalités concrètes est réalisé à partir des textes de : Mathieu Agostini, Gabriel Amard, Paul Ariès, Vincent Assante, Léa Batoux, Nacer Benrajeb, Maryse Berger, Tony Bernard, Alain Berthault, Christine Binant, Philippe Bluteau, Jacky Bortoli, Damien Calvignac, Gilles Clément, Yannick Delord, Jean-Jacques Deluchey, Alain Divo, Sophie Duvauchelle, Laurent Escot, Sakina Faouzi, Bruno Fialho, Romain Jammes, Christophe Laluque, Anne-Marie Laurent, Yves Le Hen, Eduardo Meneses, Françoise Minetti, Corinne Morel-Darleux, Patrice Perdereau, Jean-Paul Pla, Emmanuel Poilane, Juliette Prados, Gilles Rémignard, Philippe Rio, Joseph Rossignol, Arnaud Thomas, Nathanaël Uhl.
ISBN : 978-2-36488-024-5 288 pages
Ft : 12 x 17 cm
Prix public : 8 euros
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30 septembre 2012 | Classé Dans
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Commentaires fermés sur Terres de Gauche - Abécédaire des radicalités concrètes
Les inspections générales proposent une nouvelle définition du métier enseignant (rapport)
Un rapport de l’Igen et l’IGAENR sur « les composantes de l’activité professionnelle des enseignants outre l’enseignement dans les classes », daté de juillet 202 est publié vendredi 21 septembre 2012. Les inspecteurs y font état d’un « alourdissement général de la charge de travail des enseignants au cours des dix dernières années » mais aussi d’une « hétérogénéité des lieux, des situations professionnelles et de l’investissement personnel ». Ils estiment nécessaire de « revaloriser l’image du métier d’enseignant » et de « mieux prendre en compte l’investissement réel des professeurs, dans un cadre de gestion renouvelé ». « La première préconisation consiste donc à proposer une définition du métier enseignant, qui actuellement ne fait l’objet d’aucune description exhaustive, de façon à y faire apparaître ce travail invisible, indissociable de l’enseignement proprement dit. » « Cela permettrait de replacer dans leur contexte les 15 ou 18 heures d’enseignement ‘apparentes’ dans le second degré, les 24 heures dans l’enseignement primaire qui, pour le grand public, semblent constituer l’intégralité des obligations professionnelles des enseignants », avancent les inspecteurs.
« Une telle définition ne sera pas aisée à élaborer compte tenu de la très grande diversité existante (corps d’appartenance des fonctionnaires concernés, niveaux et lieux d’exercice, attentes vis-à-vis des professeurs, etc.), mais elle est nécessaire. Elle pourra prendre appui sur trois types de textes, qu’elle sera amenée à synthétiser : les statuts, les décrets sur les obligations réglementaires de service, les rares référentiels-métier déjà existants (1994 pour le premier degré et 1997 pour le second degré), ainsi que sur les descriptions attentives de l’exercice du métier d’enseignant, telles que celle que la mission a conduite », avancent les inspecteurs.
RECENSER LES COMPOSANTES DU MÉTIER
« Ce texte devrait commencer par recenser les principales composantes du métier enseignant d’aujourd’hui : en partant de ce qui en est le cœur : faire acquérir à des élèves » puis « en envisageant ensuite les autres activités : celles qui seraient obligatoires pour chaque enseignant » telles que « la participation à la validation (ponctuelle, continue ou en cours de formation) des acquis des élèves ; la part indispensable d’aide ou d’accompagnement personnalisé des élèves, de gestion de l’alternance (dans la voie professionnelle), de participation aux instances de suivi de la scolarité des élèves ». Enfin, il s’agirait des missions « indispensables au fonctionnement de l’école ou de l’établissement ainsi que du système éducatif, mais qui pourraient être assurées sur le principe du volontariat et à tout le moins avec l’accord du professeur désigné » telles que « la conduite de projets ; le dialogue avec l’élève et sa famille pour la construction d’un projet d’orientation ; la concertation avec des partenaires impliqués dans des projets personnels d’élèves ; la contribution à la formation des pairs et à l’organisation des concours de recrutement ».
Cette identification devrait être assortie « d’une définition des obligations réglementaires de service, actualisée dans sa formulation et dans les éléments pris en compte ».
Les inspecteurs proposent également de « penser la trajectoire professionnelle des enseignants de manière dynamique ». « Les composantes des activités professionnelles pourraient être moins uniformes sur la durée de la carrière qu’elles ne le sont aujourd’hui : dans le second degré par exemple, tel professeur pourrait assurer plus de cours et tel autre plus d’accompagnement. » Autre recommandation : donner des « perspectives de mobilité plus évidentes ». « Parallèlement, même si cette perspective a souvent heurté des organisations syndicales, l’ouverture à d’autres professionnels pourrait enrichir le fonctionnement du système et la formation même des élèves. »
REDÉFINIR LES OBLIGATIONS DE SERVICE DANS LE SECOND DEGRÉ
Les inspecteurs proposent de « redéfinir les obligations de service » des enseignants du second degré mais ne souhaitent « pas recommander la mise en œuvre d’une annualisation ou d’une globalisation intégrale qui focaliseraient l’attention au détriment d’autres aspects de l’évolution nécessaire du métier d’enseignant ». « On peut tout d’abord poser comme premier scénario un maintien de maximums de services uniquement exprimés hebdomadairement mais couplés à une définition du métier intégrant, au-delà des heures d’enseignement stricto sensu. »
Selon ce rapport, « ce scénario conduirait à arbitrer entre deux hypothèses : soit réduire le nombre d’heures d’enseignement stricto sensu au profit d’autres activités en faveur des élèves ou de l’établissement, avec les conséquences financières qu’entraînerait une telle solution (une heure d’enseignement en moins pour chaque enseignant suppose le recrutement de 25 000 enseignants à volumes et contenus d’enseignement identiques à ce qu’ils sont aujourd’hui), soit augmenter l’actuel maximum de services des enseignants en ajoutant d’autres activités que l’enseignement stricto sensu, ce qui ne pourrait raisonnablement être rendu acceptable qu’avec une contrepartie en termes de rémunération ».
Autre scénario : « une définition des obligations de service des professeurs, qui articulerait une définition hebdomadaire partielle et un contingent d’heures annualisé permettant d’assurer une souplesse d’utilisation optimale. Ce contingent serait par exemple de soixante-douze à cent huit heures annuelles, soit deux à trois heures hebdomadaires en moyenne, dédiées à la coordination et à la concertation au sens large » « au suivi des élèves ou à des formes d’enseignement spécifiques ».
« STRICTE PROSCRIPTION DE LA NOMINATION EN COLLÈGE » DES AGRÉGÉS
Au regard de ces hypothèses, les inspecteurs se prononcent « pour la création d’espaces de travail appropriés au sein de ceux-ci, qu’il s’agisse de salles équipées sur le plan informatique ou d’espaces aménagés au sein de salles existantes (salle des professeurs, centre de documentation et d’information, salles de réunion ne servant qu’occasionnellement…) ». « Il n’est en effet pas envisageable d’astreindre les enseignants à une présence accrue sur leur lieu de travail sans leur offrir les moyens d’y exercer leur métier dans des conditions au moins équivalentes à celles qu’ils peuvent trouver à leur domicile. » Et « cette évolution suppose une implication des collectivités territoriales avec lesquelles des discussions devraient être conduites pour une mise en œuvre progressive ».
En outre, « la mission propose que l’affectation des agrégés traduise une gestion des ressources humaines très supérieure à ce qu’elle est aujourd’hui : stricte proscription de la nomination en collège (et engagement à accepter une nomination en lycée lors de l’inscription au concours de l’agrégation interne), vigilance à ce que les services des professeurs agrégés les amènent à exercer très prioritairement dans les cycles terminaux de l’ensemble des séries, etc ». « Il serait possible d’explorer d’autres pistes, telles que celle de leur contribution régulière à la formation continue organisée par le plan académique de formation. »
CRÉATION DE FONCTIONS DE COORDINATION
Ce rapport recommande « l’instauration de sortes de ‘cadres intermédiaires’ assurant des fonctions de coordination (par dispositif, comme pour l’accompagnement personnalisé, ou par niveau, ou par discipline ou spécialité, etc.) » pour « donner les moyens aux établissement d’assumer pleinement leur rôle ». « Les enseignants concernés seraient nommés parmi les volontaires par le chef d’établissement, ou par le recteur mais, dans ce cas, sur proposition du chef d’établissement (ayant pris en tant que de besoin l’attache des inspecteurs compétents) qui se fonderait sur leurs compétences, leur légitimité et leur rayonnement. Ils pourraient bénéficier d’un allègement horaire ou d’une indemnité. »
Les inspecteurs recommandent aussi de « revoir le régime » des rémunérations accessoires. « L’obligation d’effectuer des heures supplémentaires doit être conservée. Toutefois, la mission estime qu’il conviendrait, afin de donner davantage de souplesse, de privilégier la rémunération en heures supplémentaires effectives (HSE) selon des tarifs revalorisés en conséquence pour qu’elles soient suffisamment attractives. »
« UN MALAISE PARTICULIER » CHEZ LES PE
« S’il existe un malaise particulier chez les professeurs des écoles, c’est souvent à cause des conditions particulières d’exercice du métier en certains lieux (contexte difficile où rien ne renvoie aux professeurs des écoles une image positive de ce qu’ils font, ni les résultats des élèves, ni les attitudes des parents) plus qu’en raison de ce qu’est le métier aujourd’hui », avancent les inspecteurs. « Il y a cependant quelques motifs d’insatisfaction, unanimement partagés : c’est en particulier le cas du rapport entre le temps réel d’enseignement et la lourdeur du programme, problème qui vaut surtout pour l’école élémentaire. »
Pour le premier degré, les inspecteurs estiment que « la formule définissant les obligations de service des enseignants du premier degré n’est globalement pas remise en cause ». Ils préconisent d’éclaircir le contenu des 24 heures qui doivent être « consacrées aux travaux en équipes pédagogiques, aux relations avec les parents, à l’élaboration et au suivi des projets personnalisés de scolarisation pour les élèves handicapés ». « Ces 24 heures devraient correspondre au temps de ce qui est exigible et planifiable : les conseils des maîtres, les réunions des conseils des maîtres de cycle, les équipes de suivi de la scolarisation des enfants en situation de handicap et les deux rencontres obligatoires avec les parents d’élèves. Cette enveloppe de 24 heures peut être abondée de 12 heures si l’on veut bien considérer qu’il existe deux journées de travail dues par les enseignants qui n’apparaissent pas dans le décompte des obligations de service : la deuxième journée dite de prérentrée et la journée de solidarité. »
« Le problème est plus complexe avec les 60 heures d’aide personnalisée », estiment les inspecteurs qui jugent que leur redéfinition « devra faire l’objet d’une réflexion de fond ». Le rapport recommande également de « revoir les critères d’attribution des avantages accordés aux directeurs d’école » et « d’instaurer la fonction de coordinateur de cycle ».
29 septembre 2012 | Classé Dans
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Jean-marc Ayrault a annoncé qu’il présentait un « budget de combat » pour la croissance et la justice sociale.
Qui peut y croire, lorsqu’il s’obstine à vouloir réduire le déficit à 3 % ?
Qui peut y croire lorsqu’il refuse une réforme fiscale en profondeur, qui rétablirait la progressivité de l’impôt et le principe républicain de « chacun paye selon ses moyens » ?
Le budget annoncé relève du bricolage fiscal, visant à ne pas faire peur aux plus riches et aux entreprises du CAC 40.
Les secteurs prioritaires annoncés par François Hollande sont ceux où les moyens des ministères seront les plus réduits : jeunesse, territoire et logement, écologie et aménagement.
Où est passée la priorité au logement social et à la transition énergétique ?
Ce budget est un budget de renoncement, et un budget injuste. Ce sera aussi, sans aucun doute, un budget inefficace.
29 septembre 2012 | Classé Dans
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Commentaires fermés sur Le budget présenté par JM Ayrault
Le terrain avait été préparé, une digue est tombée et c’est la curée ! Jeudi 27 septembre, un bidonville de Roms est détruit à Marseille par des habitants. Aujourd’hui, 700 manifestants défilent à l’appel du maire de Cysoing (banlieue de Lille) pour refuser l’accueil de Roms sur un terrain de leur commune. « Pas de Roms chez nous » est un appel au racisme.
Le Parti de Gauche exprime sa consternation devant la propagation de la violence raciste. Il faut rompre avec la spirale enclenchée par Sarkozy et Guéant qui visait à opposer en permanence nos concitoyens entre eux, à les trier en communauté et à livrer en pâture une partie de la population. Ce n’est malheureusement pas ce que fait depuis mois 4 mois par le gouvernement de JM Ayrault.
La République ne saurait accepter de tels évènements. Un maire ne peut pas outrepasser la loi républicaine, les habitants n’ont pas le droit de manifester publiquement des opinions racistes.
Le Parti de Gauche demande au gouvernement de prendre ses responsabilités et d’interdire ces manifestations à caractère raciste.
Le Parti de Gauche réaffirme l’urgence de décréter un moratoire sur les évacuations-destructions des bidonvilles et squats de Roms, de garantir à toutes et tous l’accès à un logement digne et de mettre un terme aux mesures transitoires à l’encontre des ressortissants roumains et bulgares. Lutter contre l’escalade du racisme exige de garantir l’égalité des droits.
29 septembre 2012 | Classé Dans
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Commentaires fermés sur Chasse aux Roms : Interdisons les manifestations racistes !
Les grandes orientations du projet de budget 2013 sont connues. Sous réserve d’un examen plus approfondi une fois les documents issus du conseil des ministres rendus publics, voici ce qu’on peut déjà en dire.

En matière de recettes, le budget 2013 est un budget inadapté pour riposter à la violence de la finance.
– les revenus du capital ne seront pas taxés comme ceux du travail contrairement à la promesse de Hollande : la taxe à 75% ne concernera que les « revenus d’activité » et pas les revenus du capital
– A l’inverse, le gel du barème de l’impôt sur le revenu frappera les 16 millions de ménages gagnant plus de 991 euros par mois
– l’impôt sur les sociétés ne sera pas rééquilibré entre les grandes et les petites entreprises, contrairement à la promesse de Hollande.
En matière de dépenses, le budget sera un budget d’austérité.
– En dehors des ministères dits « prioritaires » (école, police, justice), la RGPP Sarkozy sera prolongée et même aggravée puisque les postes créés dans l’Education seront presque tous supprimés ailleurs. (- 2500 postes à Bercy, – 650 dans le logement et autant dans l’écologie, – 7200 postes dans La Défense etc.)
– Le gouvernement annonce une baisse de 10 milliards d’euros des dépenses publiques. Dans le détail les dépenses de fonctionnement sont gelées en valeur, c’est-à-dire qu’elles baisseront du montant de l’inflation soit près de 2%. C’est aussi le cas des dotations aux collectivités locales. Ce sont pourtant les premiers investisseurs du pays. Les dépenses d’intervention (subventions) baisseront de 7%.
Ce budget 2013 s’inscrit dans l’objectif de réduire le déficit de 4,5% à 3% du PIB fin 2013. Il est fondé sur une hypothèse de croissance de 0,8%. Il n’y a pas de consensus des spécialistes sur ce chiffre. Le budget présenté est en réalité un plan d’austérité de 37 milliards d’euros soit près de 2 points de PIB en additionnant baisse des dépenses et hausses des impôts.
C’est cohérent avec le traité Sarkozy. Il est d’ailleurs stupéfiant de constater que le gouvernement Ayrault prévoit une rigidité encore plus grande que le traité. Il prévoit en effet de supprimer la totalité du déficit structurel en 2016 alors que même le traité tolère un déficit minime de 0,5% du PIB.
C’est la confirmation de ce j’avais dénoncé pendant la campagne lorsque François Hollande s’était engagé à respecter la règle des 3% de déficit en 2013.
C’est un contre-sens économique qui va aggraver la récession . Le montant de l’austérité du gouvernement Ayrault correspond a plus de deux fois les plans Fillon de 2011. Nombre d’économistes, de banquiers, de syndicalistes comme la Confédération européenne des syndicats, disent que cela va asphyxier l’activité. Le FMI estime que le retour à 3% de déficit va créer 300 000 chômeurs de plus.
Le résultat de ce type de politique est connu par les exemples grec, espagnol et portugais où les sociaux-libéraux l’ont appliquée : contraction de l’activité, hausse du chômage et des dépenses sociales d’indemnisation, baisse des rentrées fiscales et donc des déficits et de la dette.
28 septembre 2012 | Classé Dans
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Commentaires fermés sur Déclaration de Jean-Luc Mélenchon – Sur le projet de budget 2013 : un budget inadapté, un budget d’austérité

Je suis vraiment dans le Nouveau Monde. Le vol m’en avait déjà fait sentir l’aspect géographique. Depuis l’Europe, les avions pour Caracas atterrissent après avoir survolé l’Océan une dizaine d’heures, sitôt la première côte aperçue, tout au bord du continent, dans cet aéroport Simon Bolivar qui pourrait avoir pris la relève d’un ancien port sur l’Atlantique. Mais c’est surtout l’ambiance politique qui me fait ressentir la jeunesse du Venezuela. Quel contraste avec la Vieille Europe ! Alors que chez nous il n’est pas un gouvernement qui ne soit en train de discuter des efforts qu’il compte imposer à son peuple, la campagne politique vénézuélienne débat de la meilleure manière de développer les avancées sociales réalisées sous Chavez. Même le candidat de droite, l’oligarque local Capriles, sorte de Berlusconi vénézuélien propriétaire d’une grande chaîne de médias, prétend améliorer les « missions », ces programmes sociaux qu’a multipliés le gouvernement bolivarien. C’est comme si en France Copé faisait campagne pour amplifier les 35 heures. C’est seulement dans son programme que Capriles, qui doit penser que le peuple ne lit pas, expose la réalité de ses orientations néolibérales (lisez à ce sujet l’article de Corinne Morel-Darleux qui se trouve ici avec moi tout comme Alexis Corbière).
Alors que les gouvernements européens font la liste des programmes à reporter ou arrêter, des immeubles de logements sociaux poussent partout dans Caracas. Un nouveau satellite de télécommunications va être lancé dans les prochains jours. Des programmes de santé publics se développent à l’image de celui qui a déjà permis de rendre la vue à des milliers de personnes opérées de la cataracte, la Misión Milagro. D’immenses chantiers sociaux s’ouvrent au cœur même de la crise mondiale. Et pas des plus modestes ! Le gouvernement est par exemple en train d’ouvrir des droits à la retraite pour les personnes qui n’ont jamais cotisé de leur vie, très nombreuses ici. Dire qu’en France, septième puissance économique du monde, la « gauche qui agit » que Sapin ose opposer à la « gauche tonitruante » latino-américaine s’est contenté de rétablir la retraite à 60 ans pour les 100 000 retraités qui ont commencé à travailler à 18 ans et totalisent 41 annuités de cotisation !
En haut, les quartiers populaires voisins du palais présidentiel d’où sont sortis les habitants pour venir au secours de Chavez lors du coup d’état de 2002.
Ici, j’enchaîne les interviews à un rythme d‘autant plus soutenu que les déplacements en voiture m’enlèvent du temps. Agence nationale de presse, journal régional, télévision nationale, Telesur… Partout je suis interrogé sur la crise en Europe. Notez qu’au Venezuela on ne parle pas de crise mondiale mais de crise européenne ! Les chiffres économiques leur donnent malheureusement raison. Globalement, les Vénézuéliens sont assez au fait de la spirale répressive qui nous engloutit. Seules les jeunes générations n’ont pas vécu ces années terribles pendant lesquelles l’Amérique Latine était soumise au FMI et à ses plans d’ajustement structurel, avant la vague des révolutions démocratiques qui commença au Venezuela même en 1998 pour se répandre dans tout le continent. Avant de sévit en Europe au sein de la Troïka, le FMI a été chassé d’Amérique du Sud. Rien n’étonne ici de la part de cette vieille connaissance. C’est plutôt ce qui est ressenti comme un manque de réaction des peuples d’Europe qui les surprend. En revanche, les vénézuéliens découvrent certains détails avec autant de surprise que celui que nous ressentons devant le succès de leur pays. Nous les informons par exemple de la discussion actuelle sur le TSCG. Dans un forum où nous intervenons sur les politiques néolibérales en Europe, un des intervenants Vénézuéliens, Miguel Pérez Pirela, est stupéfait. Il ne peut comprendre qu’en Europe des traités portant sur l’exercice de la souveraineté budgétaire soient adoptés par une poignée de gouvernants sans aucune consultation populaire alors qu’au Venezuela la constitution a été le résultat d’un débat public associant activement des centaines de milliers de citoyens. Ici, les gens de gauche se souviennent que le peuple français a inventé la souveraineté populaire, lors d’une révolution qui consacra notamment le contrôle par le peuple de l’impôt et de son usage (c’est l’article 14 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen). Les Vénézuéliens le savent d’autant mieux qu’aux côtés du peuple français à Valmy se trouvait un général vénézuélien, Miranda, qui ira ensuite mener le combat pour l’indépendance des Amériques et contribuer avec Simon Bolivar à la naissance de leur pays…
« Oui mais il y a le pétrole ! » Lorsqu’ils sont confrontés à la liste des réalisations de la révolution bolivarienne au Venezuela, les anti-chavistes qui tiennent en France le haut du pavé médiatique répondent invariablement qu’il s’agit juste d’une redistribution populiste de la rente pétrolière. La hausse des cours du pétrole donne bien sûr des marges de manœuvre bienvenues au gouvernement bolivarien. Mais c’est parce qu’il a rétabli la souveraineté sur l’entreprise pétrolière nationale et sur son sous-sol ! Avant Chavez la richesse pétrolière du pays échappait à son peuple comme c’est le cas dans des pays dotés d’importantes ressources pétrolières comme le Congo ou le Gabon où la captation de la rente pétrolière par des intérêts privés à la soif inextinguible suscite moins de commentaires. En France aussi, on connaît une rente pétrolière qui découle de l’augmentation du prix du brut. C’est Total qui la capte ! Pour la seule raison de la hausse du brut, elle s’est trouvée catapultée à la première place des entreprises françaises par le niveau de ses profits. Mais quand elle gagne plus de 10 milliards d’euros sur une année, elle réverse 0 centimes en impôt sur les sociétés, et dilapide en revanche 5 milliards en dividendes pour les actionnaires. Au Venezuela l’entreprise nationale PDVSA paie sans aucun régime de faveur l’impôt sur les sociétés de 35%. Ensuite elle doit déposer ses devises à la Banque Centrale, qui n’est pas indépendante, ce qui permet d’abonder un fonds souverain consacré au développement du pays (le Fonden). PDVSA est également sollicitée pour créer des filiales dans des secteurs économiques stratégiques pour répondre au besoin du pays et diversifier l’économie. Enfin, l’entreprise nationale finance directement des projets sociaux à travers des contributions spécifiques décidées par l’Etat, comme par exemple la grande mission Vivienda Venezuela de construction de logements sociaux dont j’ai déjà parlé. En France Total fait ce qu’il veut. Ici les électeurs débattent de la politique pétrolière de leur pays et donc de la meilleure utilisation de cette ressource. L’opposition veut ouvrir davantage le secteur aux investisseurs privés et exige que PDVSA soit géré comme une entreprise privée classique. A l’inverse le gouvernement de Chavez considère le pétrole vénézuélien et PDVSA comme la propriété du peuple et estiment que la rente pétrolière doit être utilisée au service de l’intérêt général.
En fait la ressource pétrolière est un des éléments qui permet au Venezuela d’échapper à la tutelle des marchés financiers. Le pays est peu endetté. Il pourrait sans doute emprunter davantage mais il est très mal noté par les agences et se voit donc demander des taux d’intérêt insupportables. C’est économiquement absurde car le Venezuela dispose des premières réserves pétrolières du monde, ce qui constitue une garantie de solvabilité en or (noir) massif. Mais les agences font aussi de la politique. Elles sanctionnent les politiques hétérodoxes du gouvernement bolivarien. Grâce au contrôle public, le pétrole fournit alors une source de financement alternative. Le pays en trouve d’autres à travers des crédits d’Etat ou des comptes ouverts notamment par la Russie et la Chine, respectivement troisième et première réserve de change du Monde. De plus l’économie vénézuélienne dépend bien moins que la nôtre des banques privées. Il y a depuis les nationalisations décidées sous Chavez un secteur bancaire public qui pèse autrement plus lourd que la future banque publique d’investissement du « gouvernement-Ayrault-qui-lui-agit ». La Banque centrale alimente, je l’ai dit, un fonds public pour le développement du pays. Enfin, le gouvernement ne se tourne pas vers le crédit privé pour répondre aux besoins sociaux du pays, comme nous le voyons malheureusement trop souvent dans notre pays. Ordinateur à un euro pour les étudiants, permis à un euro, et bientôt rénovation thermique à quelques dizaines d’euros par mois… tous ces dispositifs encouragent au nom du refus de la dette publique la transformation de tous les citoyens en débiteurs individuels des banques !
Un des nombreux « locos rojos », ces petites tentes de campagne qui sont installées dans toute la ville
Le principal bouclier qui protège le peuple ici des mauvais coups de la finance est d’abord son implication continuelle dans le changement du pays. Des anecdotes concrètes me font comprendre sans arrêt que la politique du gouvernement s’explique souvent par des réactions aux coups de force qui se sont multipliés de la part de l’opposition appuyée par le gouvernement états-unien. C’est parce qu’il y a eu ce coup d’état mis en échec par la mobilisation du peuple venu tirer Chavez des griffes des militaires que le gouvernement a créé une milice nationale de volontaires pour défendre le pays. C’est depuis le lock-out pétrolier que les travailleurs de l’entreprise pétrolière ont pour mission de protéger ce bien du peuple vénézuélien. C’est parce que les chaînes privées multiplient les campagnes de désinformation injurieuse contre Chavez et ont participé au coup d’état que le gouvernement a développé les chaînes publiques et encouragé les médias alternatifs. La révolution a avancé sous le fouet d’une contre-révolution viscéralement antidémocratique, même quand elle est emballée dans le journal Libération.
28 septembre 2012 | Classé Dans
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Le baromètre Europ Assistance publié ce matin confirme l’inquiétude des Européens qui renoncent de plus en plus souvent aux soins médicaux pour des raisons financières. Les Français craignent également une hausse des cotisations.

Le sixième baromètre Santé réalisé par CSA pour le compte d’Europ Assistance et le Cercle Santé présenté ce matin à la convention qui se tient à Chamonix (CHAM) révèle l’inquiétude croissante des citoyens du Vieux Continent pour leur santé. Cette année, 30 % des Allemands et 27 % des Français déclarent avoir reporté ou renoncé à des soins médicaux, contre 21 % aux Etats-Unis et 9 % au Royaume-Uni. En France, comme dans la plupart des pays, les achats de lunettes sont le premier poste différé pour des raisons économiques (19 %), devant les soins dentaires (10 %) et les achats de médicaments (5 %). « Ces données confirment les résultats de l’année dernière, mais heureusement les renoncements concernent essentiellement les soins les plus légers », indique Martin Vial, directeur général du groupe Europ Assistance.
Un nombre croissant d’Européens s’inquiète également pour l’équilibre financier des système de santé, entraînant des augmentations sensibles des cotisations. En France, 51 % des personnes interrogées estiment que ce risque est « très important » et cet indicateur atteint des niveaux record dans les pays très touchés par la crise : 67 % en Italie, 85 % en Espagne. On retrouve pratiquement les mêmes ratios pour une autre source de crainte : la montée en puissance de l’inégalité des soins. Ce sont encore les Espagnols qui sont les plus pessimistes (84 %) devant les Polonais et les Anglais. Près de 57 % des Français partagent ce sentiment et jugent que les menaces d’inégalité de traitement face à la maladie sont « très importantes ».
La dépendance, « maillon faible »
Dans les dix pays concernés par l’enquête, le vieillissement des populations et la prise en charge des personnes âgées dépendantes sont vécus comme des « maillons faibles». Les Italiens et les Polonais ont une opinion très négative de leurs organisations nationales alors que les Autrichiens et les Allemands ont une vision plus positive. Les Français sont dans une position moyenne. Mais 40 % d’entre eux jugent que l’aide publique pour le maintien à domicile des personnes âgées n’est pas satisfaisante.
Dans tous les pays, une très large majorité estime que les personnes âgées doivent être maintenues à domicile de façon prioritaire (80 % en France). Cette opinion qui conforte l’hospitalisation à domicile se vérifie même dans les pays autrefois en faveur des maisons de retraite comme la Suède. Les technologies facilitant la surveillance à distance des personnes âgées commencent à trouver un accueil favorable dans l’opinion, même si les emplois d’aide à domicile sont très largement plébiscités par 90 % des Européens.«Les systèmes d’assistance technologique qui étaient il n’y a pas très longtemps perçues comme un gadget commencent à être mieux acceptés », analyse Martin Vial.
Autre enseignement : la défiance vis-à-vis des autorités sanitaires semble s’installer. Moins de 55 % des Français font confiance aux agences de santé pour limiter les risques liés à la prise de médicaments ou l’utilisation de dispositifs médicaux comme les prothèses, les implants ou les sondes. Mais malgré ces réticences, une majorité d’Européens font confiance aux systèmes de santé et aux médecins.
ALAIN PEREZ
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28 septembre 2012 | Classé Dans
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Commentaires fermés sur Lu dans "Les echos.fr" – La crise pèse sur l’accès aux soins en France et en Europe
A Calais, la police a mis à sac le 25 septembre 2012 le lieu de distribution des repas qui avait jusqu’alors bénéficié d’une relative immunité. Des organisations humanitaires pouvaient ainsi y assurer une minimum d’assistance aux exilés et demandeurs d’asile abandonnés à la rue. Près d’une vingtaine de personnes ont été interpellées et placées en rétention.

En décembre, il y aura dix ans que Nicolas Sarkozy détruisait le tristement célèbre camp de Sangatte, annonçant urbi et orbi que cette fermeture entraînerait l’arrêt de toute nouvelle arrivée d’étrangers sur les rivages de la Manche et de la Mer du Nord. Comme la prophétie ne s’est évidemment pas réalisée, il a ensuite chargé MM. Hortefeux, Besson et Guéant de rendre invisibles celles et ceux qui mettaient à mal ses prévisions à coup d’opérations policières. Sous la présidence de François Hollande, rien ne change. Au lieu de tirer des conclusions réalistes de l’échec des prédécesseurs, on poursuit leur stratégie en la durcissant. On s’attaque même au dernier espace humanitaire où les exilés pouvaient espérer un peu de paix et de réconfort.
Chasse aux Roms, poursuite des expulsions, persécution aggravée des exilés du Calaisis… On pouvait pourtant s’attendre à un peu plus d’intelligence et à moins de répression et de violence de la part du nouveau gouvernement.
Parmi les victimes de la dernière opération policière en date – Afghans, Erythréens, Somaliens ou Soudanais -, se trouvaient aussi des Syriens. D’un côté, la France plaide à juste raison pour le respect des droits fondamentaux à l’extérieur de son territoire. De l’autre, elle s’en prend à celles et à ceux qui recherchent sa protection à l’intérieur de ses frontières. Quelle cohérence ?
Les organisations signataires expriment leur consternation et leur indignation à l’égard de cette lamentable politique. Ils appellent solennellement les autorités de l’Etat à renoncer à la violence.
PREMIERS SIGNATAIRES : Association des Marocains en France (AMF) – Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF) – Attac – Auberge des migrants (Calais) – Calais Migrant Solidarity – Collectif de soutien des exilés (Paris) – Associations de solidarité avec les travailleur-euse-s immigré-e-s (Fasti) – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) – Fraternité Migrants Bassin Minier 62 – Groupe d’information et de soutien des immigré·es (Gisti) – Groupe non violent Louis Lecoin (Dunkerque) – Ligue des droits de l’homme –la Marmite aux Idées (Calais) – Migreurop – Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) – No Border – Solidaires (Union syndicale) – Sortir du Colonialisme – SUD Education – Syndicat de la magistrature – Terre d’errance Flandre Littorale – Terre d’errance Norrent-Fontes (62) – Terre d’Errance Steenvoorde (59) – T’OP! Théâtre de l’Opprimé (Lille) – Union Démocratique Bretonne
avec le soutien de : Parti de Gauche, Alternative libertaire, Fédération pour une Alternative sociale et écologique (FASE), Gauche anticapitaliste, Les Alternatifs, Nouveau Parti anticapitaliste
28 septembre 2012 | Classé Dans
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Commentaires fermés sur Dix ans après la fermeture du camp de Sangatte – Plus de répression que jamais à Calais
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