L’Europe Austéritaire

Que contient exactement le nouveau Traité européen sur la « Stabilité, la Coordination et la Gouvernance » (TSCG), mieux connu sous le nom de « traité Merkozy » ? Qu’est-ce que le « Pacte de croissance » que François Hollande prétend avoir renégocié ? Nous resituons d’abord ce traité dans l’évolution « austéritaire » de l’Union européenne. Nous révélons les négociations obscures qui l’ont préparé. Et nous décryptons son texte article par article, ainsi que ses liens avec « l’autre traité » qui vient d’être adopté, sur le « Mécanisme européen de Stabilité » (MES). Enfin, nous démontrons que François Hollande n’a nullement renégocié ce Traité, dont pas un mot n’a bougé depuis son élection.
Autant d’arguments qui plaident pour un référendum sur ce Traité qui impose l’austérité de manière autoritaire à toute l’Europe.
Jean-Luc Mélenchon : député européen de la Gauche Unie européenne (GUE-NGL) depuis juillet 2009 et cofondateur du Front de Gauche.
Le Traité ? Non.
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« Le TSCG est anti-écologique. Ce texte prétend poser comme guide de toute politique économique la référence au PIB (produit intérieur brut). Or cet instrument est fondamentalement vicié, puisqu’il ne mesure pas l’impact sur l’environnement des conséquences de l’activité économique » Hervé Kempf – 30 septembre 2012
L’Europe reste aux mains d’un groupuscule irresponsable. Incapables d’avoir une éthique de responsabilité et incohérents, les oligarques continuent la même politique nuisible, consistant à faire peser sur les peuples le poids de la mutation nécessaire de l’économie, tout en protégeant les riches et les financiers de toute pression véritable. Comme l’écrivait Marc Roche (Le Monde du 16 septembre), « rien n’a vraiment changé depuis la faillite de Lehman Brothers. (…) Les marchés apparaissent plus forts que jamais (…), les résistances des seigneurs de l’argent sont plus fortes que jamais ». L’oligarchie prétend aujourd’hui faire adopter par l’Europe un nouveau traité. Ses porte-voix médiatiques, si bien décrits par le film Les nouveaux chiens de garde, de Gilles Balbastre et Yann Kergoat, vitupèrent contre quiconque analyse le texte du traité et en considère les conséquences. Faisant fi des oukases, les écologistes français ont refusé d’avaliser leTraité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG). C’est un choix cohérent avec l’analyse que tous les partis verts européens, réunis en congrès en novembre 2011, avaient adopté dans leur Déclaration de Paris, qui définissait leur politique économique et financière. Le TSCG encourt deux critiques. En concédant à la Commission européenne, non élue, des pouvoirs de contrôle des Etats, il opère un nouveau recul démocratique. De surcroît, il n’envisage la dette publique que comme si celle-ci découlait de la seule responsabilité des Etats, et non des mesures qui ont dû être prises pour sauver le système financier et du recul depuis vingt ans de l’imposition des riches et des grandes entreprises. Enfin, il laisse de côté la question fiscale, si bien que la concurrence fiscale entre Etats divise l’Union, favorisant le pouvoir du capital et empêchant notamment une fiscalité environnementale. Une autre raison rend le TSCG anti-écologique. Ce texte prétend poser comme guide de toute politique économique la référence au PIB (produit intérieur brut). Or cet instrument est fondamentalement vicié, puisqu’il ne mesure pas l’impact sur l’environnement des conséquences de l’activité économique. La commission Stiglitz aussi bien que l’Union européenne, avec son initiative « Au-delà du PIB » lancée en 2007, ont montré les défauts structurels du PIB. En donnant une valeur juridique forte à cet outil trompeur, le TSCG aggraverait la crise écologique.
Source : Cet article est paru dans Le Monde daté du 30 septembre 2012 et sur le site REPORTERRE (www.reporterre.net/spip.php?article3260)
Photo : L’Humanité |
Terres de Gauche - Abécédaire des radicalités concrètes
Cet abécédaire est une boîte à outils, pleine d’initiatives locales. C’est un ouvrage sûrement incomplet qui en appellera d’autres, mais déjà riche de radicalités concrètes, de réflexions pour l’action politique municipale de chaque jour. Ces matériaux ont été retenus par Gabriel Amard, secrétaire général de l’association La Gauche par l’exemple et Président de l’agglomération Les Lacs de l’Essonne, pour ce qui les démarque des gestions municipales « molles », fainéantes et capitulardes face à l’idéologie dominante de la doxa capitaliste.
Le déploiement des services publics, la défense de la laïcité, l’urgence écologique, la résistance aux agences de notation, la bataille pour l’égalité des droits doivent trouver des traductions en actes dans l’action municipale. Terres de Gauche est un premier étendard qui « claque » pour donner le signal du rassemblement à tous les résistants. Citoyens, militants associatifs, élus d’opposition comme de majorité, si vous avez le cœur à gauche, ne vous résignez pas, ne capitulez jamais, la gauche conquérante est de retour.
Terres de gauche, abécédaire des radicalités concrètes est réalisé à partir des textes de : Mathieu Agostini, Gabriel Amard, Paul Ariès, Vincent Assante, Léa Batoux, Nacer Benrajeb, Maryse Berger, Tony Bernard, Alain Berthault, Christine Binant, Philippe Bluteau, Jacky Bortoli, Damien Calvignac, Gilles Clément, Yannick Delord, Jean-Jacques Deluchey, Alain Divo, Sophie Duvauchelle, Laurent Escot, Sakina Faouzi, Bruno Fialho, Romain Jammes, Christophe Laluque, Anne-Marie Laurent, Yves Le Hen, Eduardo Meneses, Françoise Minetti, Corinne Morel-Darleux, Patrice Perdereau, Jean-Paul Pla, Emmanuel Poilane, Juliette Prados, Gilles Rémignard, Philippe Rio, Joseph Rossignol, Arnaud Thomas, Nathanaël Uhl.
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COMMISSION EDUCATION PG
Les inspections générales proposent une nouvelle définition du métier enseignant (rapport)
Un rapport de l’Igen et l’IGAENR sur « les composantes de l’activité professionnelle des enseignants outre l’enseignement dans les classes », daté de juillet 202 est publié vendredi 21 septembre 2012. Les inspecteurs y font état d’un « alourdissement général de la charge de travail des enseignants au cours des dix dernières années » mais aussi d’une « hétérogénéité des lieux, des situations professionnelles et de l’investissement personnel ». Ils estiment nécessaire de « revaloriser l’image du métier d’enseignant » et de « mieux prendre en compte l’investissement réel des professeurs, dans un cadre de gestion renouvelé ». « La première préconisation consiste donc à proposer une définition du métier enseignant, qui actuellement ne fait l’objet d’aucune description exhaustive, de façon à y faire apparaître ce travail invisible, indissociable de l’enseignement proprement dit. » « Cela permettrait de replacer dans leur contexte les 15 ou 18 heures d’enseignement ‘apparentes’ dans le second degré, les 24 heures dans l’enseignement primaire qui, pour le grand public, semblent constituer l’intégralité des obligations professionnelles des enseignants », avancent les inspecteurs.
« Une telle définition ne sera pas aisée à élaborer compte tenu de la très grande diversité existante (corps d’appartenance des fonctionnaires concernés, niveaux et lieux d’exercice, attentes vis-à-vis des professeurs, etc.), mais elle est nécessaire. Elle pourra prendre appui sur trois types de textes, qu’elle sera amenée à synthétiser : les statuts, les décrets sur les obligations réglementaires de service, les rares référentiels-métier déjà existants (1994 pour le premier degré et 1997 pour le second degré), ainsi que sur les descriptions attentives de l’exercice du métier d’enseignant, telles que celle que la mission a conduite », avancent les inspecteurs.
RECENSER LES COMPOSANTES DU MÉTIER
« Ce texte devrait commencer par recenser les principales composantes du métier enseignant d’aujourd’hui : en partant de ce qui en est le cœur : faire acquérir à des élèves » puis « en envisageant ensuite les autres activités : celles qui seraient obligatoires pour chaque enseignant » telles que « la participation à la validation (ponctuelle, continue ou en cours de formation) des acquis des élèves ; la part indispensable d’aide ou d’accompagnement personnalisé des élèves, de gestion de l’alternance (dans la voie professionnelle), de participation aux instances de suivi de la scolarité des élèves ». Enfin, il s’agirait des missions « indispensables au fonctionnement de l’école ou de l’établissement ainsi que du système éducatif, mais qui pourraient être assurées sur le principe du volontariat et à tout le moins avec l’accord du professeur désigné » telles que « la conduite de projets ; le dialogue avec l’élève et sa famille pour la construction d’un projet d’orientation ; la concertation avec des partenaires impliqués dans des projets personnels d’élèves ; la contribution à la formation des pairs et à l’organisation des concours de recrutement ».
Cette identification devrait être assortie « d’une définition des obligations réglementaires de service, actualisée dans sa formulation et dans les éléments pris en compte ».
Les inspecteurs proposent également de « penser la trajectoire professionnelle des enseignants de manière dynamique ». « Les composantes des activités professionnelles pourraient être moins uniformes sur la durée de la carrière qu’elles ne le sont aujourd’hui : dans le second degré par exemple, tel professeur pourrait assurer plus de cours et tel autre plus d’accompagnement. » Autre recommandation : donner des « perspectives de mobilité plus évidentes ». « Parallèlement, même si cette perspective a souvent heurté des organisations syndicales, l’ouverture à d’autres professionnels pourrait enrichir le fonctionnement du système et la formation même des élèves. »
REDÉFINIR LES OBLIGATIONS DE SERVICE DANS LE SECOND DEGRÉ
Les inspecteurs proposent de « redéfinir les obligations de service » des enseignants du second degré mais ne souhaitent « pas recommander la mise en œuvre d’une annualisation ou d’une globalisation intégrale qui focaliseraient l’attention au détriment d’autres aspects de l’évolution nécessaire du métier d’enseignant ». « On peut tout d’abord poser comme premier scénario un maintien de maximums de services uniquement exprimés hebdomadairement mais couplés à une définition du métier intégrant, au-delà des heures d’enseignement stricto sensu. »
Selon ce rapport, « ce scénario conduirait à arbitrer entre deux hypothèses : soit réduire le nombre d’heures d’enseignement stricto sensu au profit d’autres activités en faveur des élèves ou de l’établissement, avec les conséquences financières qu’entraînerait une telle solution (une heure d’enseignement en moins pour chaque enseignant suppose le recrutement de 25 000 enseignants à volumes et contenus d’enseignement identiques à ce qu’ils sont aujourd’hui), soit augmenter l’actuel maximum de services des enseignants en ajoutant d’autres activités que l’enseignement stricto sensu, ce qui ne pourrait raisonnablement être rendu acceptable qu’avec une contrepartie en termes de rémunération ».
Autre scénario : « une définition des obligations de service des professeurs, qui articulerait une définition hebdomadaire partielle et un contingent d’heures annualisé permettant d’assurer une souplesse d’utilisation optimale. Ce contingent serait par exemple de soixante-douze à cent huit heures annuelles, soit deux à trois heures hebdomadaires en moyenne, dédiées à la coordination et à la concertation au sens large » « au suivi des élèves ou à des formes d’enseignement spécifiques ».
« STRICTE PROSCRIPTION DE LA NOMINATION EN COLLÈGE » DES AGRÉGÉS
Au regard de ces hypothèses, les inspecteurs se prononcent « pour la création d’espaces de travail appropriés au sein de ceux-ci, qu’il s’agisse de salles équipées sur le plan informatique ou d’espaces aménagés au sein de salles existantes (salle des professeurs, centre de documentation et d’information, salles de réunion ne servant qu’occasionnellement…) ». « Il n’est en effet pas envisageable d’astreindre les enseignants à une présence accrue sur leur lieu de travail sans leur offrir les moyens d’y exercer leur métier dans des conditions au moins équivalentes à celles qu’ils peuvent trouver à leur domicile. » Et « cette évolution suppose une implication des collectivités territoriales avec lesquelles des discussions devraient être conduites pour une mise en œuvre progressive ».
En outre, « la mission propose que l’affectation des agrégés traduise une gestion des ressources humaines très supérieure à ce qu’elle est aujourd’hui : stricte proscription de la nomination en collège (et engagement à accepter une nomination en lycée lors de l’inscription au concours de l’agrégation interne), vigilance à ce que les services des professeurs agrégés les amènent à exercer très prioritairement dans les cycles terminaux de l’ensemble des séries, etc ». « Il serait possible d’explorer d’autres pistes, telles que celle de leur contribution régulière à la formation continue organisée par le plan académique de formation. »
CRÉATION DE FONCTIONS DE COORDINATION
Ce rapport recommande « l’instauration de sortes de ‘cadres intermédiaires’ assurant des fonctions de coordination (par dispositif, comme pour l’accompagnement personnalisé, ou par niveau, ou par discipline ou spécialité, etc.) » pour « donner les moyens aux établissement d’assumer pleinement leur rôle ». « Les enseignants concernés seraient nommés parmi les volontaires par le chef d’établissement, ou par le recteur mais, dans ce cas, sur proposition du chef d’établissement (ayant pris en tant que de besoin l’attache des inspecteurs compétents) qui se fonderait sur leurs compétences, leur légitimité et leur rayonnement. Ils pourraient bénéficier d’un allègement horaire ou d’une indemnité. »
Les inspecteurs recommandent aussi de « revoir le régime » des rémunérations accessoires. « L’obligation d’effectuer des heures supplémentaires doit être conservée. Toutefois, la mission estime qu’il conviendrait, afin de donner davantage de souplesse, de privilégier la rémunération en heures supplémentaires effectives (HSE) selon des tarifs revalorisés en conséquence pour qu’elles soient suffisamment attractives. »
« UN MALAISE PARTICULIER » CHEZ LES PE
« S’il existe un malaise particulier chez les professeurs des écoles, c’est souvent à cause des conditions particulières d’exercice du métier en certains lieux (contexte difficile où rien ne renvoie aux professeurs des écoles une image positive de ce qu’ils font, ni les résultats des élèves, ni les attitudes des parents) plus qu’en raison de ce qu’est le métier aujourd’hui », avancent les inspecteurs. « Il y a cependant quelques motifs d’insatisfaction, unanimement partagés : c’est en particulier le cas du rapport entre le temps réel d’enseignement et la lourdeur du programme, problème qui vaut surtout pour l’école élémentaire. »
Pour le premier degré, les inspecteurs estiment que « la formule définissant les obligations de service des enseignants du premier degré n’est globalement pas remise en cause ». Ils préconisent d’éclaircir le contenu des 24 heures qui doivent être « consacrées aux travaux en équipes pédagogiques, aux relations avec les parents, à l’élaboration et au suivi des projets personnalisés de scolarisation pour les élèves handicapés ». « Ces 24 heures devraient correspondre au temps de ce qui est exigible et planifiable : les conseils des maîtres, les réunions des conseils des maîtres de cycle, les équipes de suivi de la scolarisation des enfants en situation de handicap et les deux rencontres obligatoires avec les parents d’élèves. Cette enveloppe de 24 heures peut être abondée de 12 heures si l’on veut bien considérer qu’il existe deux journées de travail dues par les enseignants qui n’apparaissent pas dans le décompte des obligations de service : la deuxième journée dite de prérentrée et la journée de solidarité. »
« Le problème est plus complexe avec les 60 heures d’aide personnalisée », estiment les inspecteurs qui jugent que leur redéfinition « devra faire l’objet d’une réflexion de fond ». Le rapport recommande également de « revoir les critères d’attribution des avantages accordés aux directeurs d’école » et « d’instaurer la fonction de coordinateur de cycle ».
Le budget présenté par JM Ayrault
Jean-marc Ayrault a annoncé qu’il présentait un « budget de combat » pour la croissance et la justice sociale.
Qui peut y croire, lorsqu’il s’obstine à vouloir réduire le déficit à 3 % ?
Qui peut y croire lorsqu’il refuse une réforme fiscale en profondeur, qui rétablirait la progressivité de l’impôt et le principe républicain de « chacun paye selon ses moyens » ?
Le budget annoncé relève du bricolage fiscal, visant à ne pas faire peur aux plus riches et aux entreprises du CAC 40.
Les secteurs prioritaires annoncés par François Hollande sont ceux où les moyens des ministères seront les plus réduits : jeunesse, territoire et logement, écologie et aménagement.
Où est passée la priorité au logement social et à la transition énergétique ?
Ce budget est un budget de renoncement, et un budget injuste. Ce sera aussi, sans aucun doute, un budget inefficace.
Chasse aux Roms : Interdisons les manifestations racistes !
Le terrain avait été préparé, une digue est tombée et c’est la curée ! Jeudi 27 septembre, un bidonville de Roms est détruit à Marseille par des habitants. Aujourd’hui, 700 manifestants défilent à l’appel du maire de Cysoing (banlieue de Lille) pour refuser l’accueil de Roms sur un terrain de leur commune. « Pas de Roms chez nous » est un appel au racisme.
Le Parti de Gauche exprime sa consternation devant la propagation de la violence raciste. Il faut rompre avec la spirale enclenchée par Sarkozy et Guéant qui visait à opposer en permanence nos concitoyens entre eux, à les trier en communauté et à livrer en pâture une partie de la population. Ce n’est malheureusement pas ce que fait depuis mois 4 mois par le gouvernement de JM Ayrault.
La République ne saurait accepter de tels évènements. Un maire ne peut pas outrepasser la loi républicaine, les habitants n’ont pas le droit de manifester publiquement des opinions racistes.
Le Parti de Gauche demande au gouvernement de prendre ses responsabilités et d’interdire ces manifestations à caractère raciste.
Le Parti de Gauche réaffirme l’urgence de décréter un moratoire sur les évacuations-destructions des bidonvilles et squats de Roms, de garantir à toutes et tous l’accès à un logement digne et de mettre un terme aux mesures transitoires à l’encontre des ressortissants roumains et bulgares. Lutter contre l’escalade du racisme exige de garantir l’égalité des droits.
Ayrault et le référendum, épisode 2
Europe – NON au traité d’austérité !
Élections vénézuéliennes
Pourquoi la victoire
de Chavez est aussi la nôtre !

Soutien de Ken Loach à la manifestation du 30 septembre
Your demonstration is hugely important. The European ‘Budgetary Pact’ is a disaster. It means an attack on public spending, on welfare, on our ability to work together to defend all the elements of a civilized, caring society. The cuts are to defend an economic system that will never provide a secure and dignified life for all citizens. It will never be able to protect the environment. It is driven by greed and self interest. In opposing the Budgetary Pact, let’s also oppose the system it is designed to rescue
Yours in solidarity
Ken Loach
Votre manifestation est extrêmement importante. Le Pacte budgétaire européen est un désastre. Il va entrainer des réductions drastiques dans les dépenses publiques, de nouvelles attaques contre la protection sociale et contraindre nos moyens de défendre ensemble les acquis d’une société civilisée, tournée vers le bien-être. Ces coupes budgétaires ne servent qu’à perpétuer un système économique incapable d’assurer à tous une vie digne, et incapable de protéger l’environnement. Ce système est piloté par l’avidité et les intérêts privés. A travers le rejet du Pacte budgétaire, rejetons aussi le système qu’il est censé préserver.
En solidarité,
Ken Loach

Conseil Régional d’Île-de-France – Ces élus qui votent pour la droite

Jeudi 27 septembre, le Conseil régional de la Région Ile-de-France a procédé au renouvellement de sa Commission permanente.
Lors de ce vote, 5 élus des groupes membres de l’exécutif ont fait le choix de déposer dans l’urne un bulletin de la liste de droite (Groupe UDI) plutôt qu’un de celle de gauche. Ce vote démontre l’absence de cohérence politique de la part de ceux-là même qui essayent pourtant en permanence de museler ses composantes. L’élimination d’un élu du Parti de Gauche membre du groupe Front de Gauche et Alternatifs, voulue par ces élus est un nouveau gage donné à ceux qui n’en finissent pas de se soumettre à cet ancien régime libéral dont les peuples en Europe demandent partout le départ.
Lorsque le groupe Front de Gauche & Alternatifs (élus du Parti de Gauche et des Alternatifs) a des divergences avec la politique menée par la majorité du Conseil régional, il l’assume dans des votes publics argumentés.
Notre groupe s’étonne que d’autres, au mieux par lâcheté, préfèrent exprimer une opposition politique dans le cadre d‘un vote secret sur des personnes et non des idées. Qui sont les élus de Gauche qui préfèrent voter pour la Droite que pour une liste rassemblant la Gauche ? Des diviseurs évidemment, des alliés objectifs de la droite incontestablement.



