Élections vénézuéliennes – Pourquoi la victoire de Chavez est aussi la nôtre !
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La commission internationale « Amérique Latine » du Parti de Gauche a décidé de faire ce « kit militant » à destination de tous les militant-e-s du parti pour approfondir les enjeux des prochaines élections au Venezuela Il s’agit d’argumenter les raisons pour lesquelles nous espérons la victoire du président Hugo Chavez, qui signifierait une grande victoire pour le peuple Latino-américain.
Nous, militant-e-s du Parti de Gauche subissons comme n’importe quel citoyen-ne le bombardement médiatique contre le président du Venezuela, et cela nous mène à nous poser des questions légitimes. Nous souhaitons par le présent travail fournir des informations capables de contrebalancer la propagande de l’oligarchie latino-américaine et états-unienne concernant le Venezuela.
Nous voulons pour cela donner un sens politique à notre travail, il ne s’agit pas de faire un commentaire de journaliste, d’historien ou d’observateur extérieur qui aurait un regard « soi disant » neutre sur la question. Nous espérons que le lecteur puisse comprendre que la révolution citoyenne est un train en marche dans plusieurs pays d’ Amérique Latine et qu’il ne s’agit pas rester sur le quai en se demandant s’il roule bien, s’il a suffisamment de vitesse ou pas. Il s’agit de réfléchir comment nous nous y accrochons et comment notre travail ici contribue à faire avancer la victoire commune de la gauche internationaliste. Lors de ce travail nous nous sommes tous reconnus dans une citation de l’ex-président Brésilien Ignacio Lula da Silva :
« Chavez, compte sur moi […] compte sur la solidarité et sur l’appui de chaque militant de gauche, de chaque démocrate et de chaque latino-américain. Ta victoire sera notre victoire. Une forte un salut fraternel et merci, compagnon, pour tout ce que tu as fait pour l’Amérique Latine. »
Ce « kit » est le premier d’une série qui sera faite en direction des militant-e-s du parti pour alimenter notre pensée internationaliste. Ceci est né du besoin que nous avons ressenti à ce propos lors du « remue méninges 2012 » du Parti de Gauche il y a presque un mois.
Le travail a été coordonné par le responsable de la Commission Amérique Latine, Eduardo MENESES et est basé sur le travail collectif de plusieurs camarades de la commission et du parti : Romain MIGUS, Guillaume BEAULANDE, Ramzi KEBAILI, Céline MENESES et Laurent MAFFEIS. Merci à Marie GAUDFERNU pour la relecture.
Ce « kit » a été conçu en différents chapitres thématiques qui permettront au lecteur de se déplacer de l’un à l’autre indistinctement sans que cela nuise à la cohérence du texte et de ses arguments.
Nous espérons que ce travail pourra inspirer des formations, ateliers de lecture, débats autour de documentaires ou toute autre initiative d’éducation populaire autour du Venezuela et des avancées de la révolution bolivarienne. Toute personne l’ayant lu devrait être en mesure d’en organiser et bien entendu, la commission Amérique Latine se met à disposition du parti pour en organiser.
HASTA LA VICTORIA SIEMPRE COMPAÑEROS !!
Militant-e-s LGBT contre le TSCG – « Nous voulons l’égalité sans l’austérité »

Nous appelons à manifester le dimanche 30 septembre à Paris contre Le Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de la zone euro, dit Pacte budgétaire, qui doit être soumis en octobre 2012 au vote du Parlement, à défaut de référendum populaire.
L’année 2012-2013 devrait être une année d’avancée en matière d’égalité des droits pour les personnes LGBT avec la promesse de l’ouverture du mariage pour tou-te-s et du début de la reconnaissance législative de l’homoparentalité, même si le gouvernement semble pour le moment bloquer sur l’ouverture de l’adoption conjointe hors mariage, sur l’ouverture de la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes et sur la reconnaissance de la filiation dans les projets de coparentalités et même si par ailleurs aucun calendrier n’est pour le moment connu concernant le droit de toute personne à changer son état-civil en fonction de son identité de genre. Nous ne méconnaissons pas les levées de boucliers qui se profilent déjà parmi les milieux réactionnaires qui refusent l’égalité des droits pour les personnes LGBT, et ce même avec un projet gouvernemental a minima. Certes le combat pour la reconnaissance de l’égalité pour toutes les formes d’union reste en grande partie une lutte idéologique pour faire changer les mentalités, mais que vaudra concrètement cette égalité dans les vies des personnes LGBT, si la victoire symbolique en matière d’égalité des droits en 2013, se conjugue dans le même temps avec l’austérité ? Le fait que la promesse du mariage pour tou-te-s fasse oublier toute avancée des droits sociaux et économiques dans le cadre du PACS, tel que le droit à la pension de réversion pour le conjoint survivant pacsé que demande le mouvement LGBT ces dernières années, n’est-il pas lui-même la conséquence des politiques d’austérité déjà mises en œuvre par anticipation de la règle d’or ?
En effet, le Traité européen d’austérité, vise à inscrire dans le marbre « la règle d’or » de déficit budgétaire maximum annuel de 0,5% du PIB, à la place du seuil déjà trop restrictif des 3% du PIB. Cela revient à considérer que toute dépense publique supérieure aux recettes courantes est un mal en soi ! Pire, en imposant cette règle d’or, on ne réussiraient qu’à provoquer une dépression durable et générale en Europe et, comme le montrent les exemples grecs, portugais ou espagnols, loin de résoudre la crise économique, on ne ferait que la nourrir et l’aggraver.
La crise économique et les politiques libérales accentuent la compétition de tou-te-s contre tou-te-s, notamment dans l’accès à l’emploi, au logement, à la santé et sont le terreau de toutes les discriminations, qu’elles soient sexistes, xénophobes ou LGBT-phobes, et également des idéologies réactionnaires. Et dans le même temps, en période de crise aggravée, il est très difficile de faire avancer les droits LGBT quand la priorité est principalement donnée aux dossiers économiques. Nous ne sommes malheureusement pas obligés de nous tourner vers le passé des années 1930 ou 1940 pour trouver des exemples édifiants. Aujourd’hui même, en Grèce, principale victime des politiques austéritaires imposées dans l’Union européenne depuis 2009, on voit la montée en puissance d’un parti néo-nazi avec pignon sur rue, l’Aube dorée, qui prospère dans le contexte de crise et dont les membres ne se privent pas de faire des descentes violentes dans les rues d’Athènes contre les étrangers, les homosexuels ou les transgenres, avec une quasi impunité. Alors que la Grèce est l’un des pays de l’UE les moins dotés en matière de droits LGBT, la crise économique et la priorité donnée au dépeçage du secteur public a définitivement renvoyé hors calendrier toute possible avancée dans ce domaine. Et dans cette même Grèce meurtrie par les coupes budgétaires à répétitions, le taux d‘infection au VIH a augmenté de 52% entre 2009 et 2010 d’une part du fait de la chute des financements des politiques de prévention de santé sexuelle, et d’autre part à cause de l’augmentation des pratiques à risques de toute une population qui ne se voit pas d’avenir.
En France aussi toutes les politiques publiques tombent sous le coup de restrictions budgétaires. Les personnes LGBT ont besoin comme tout le monde de services publics qui fonctionnent, de transports, d’équipements publics, d’égal accès aux droits sociaux dans tous les territoires et les quartiers, et aussi du soutien financier des pouvoirs publics à l’intervention du tissu associatif. Mais de façon plus sectorielle, comment imaginer la mise en place de nouvelles politiques de luttes contre les discriminations LGBT-phobes ? Certes, le gouvernement actuel affiche en ce domaine une volonté de principe qui tranche avec le précédent mais comment passer de l’égalité formelle à l’égalité réelle si la dépense publique est appelée à diminuer ? Car derrière la règle d’or, ses partisans ne veulent pas d’un Etat qui puisse investir dans l’éducation, la santé, la recherche, le logement, les transports collectifs, la sécurité, etc.
Prenons l’exemple de la santé. Comment envisager de réelles politiques de prévention, de dépistage et de promotion de la santé sexuelle, ciblées en fonction des risques sanitaires, notamment à l’égard des personnes LGBT, si pour cause d’austérité on maintient les franchises médicales et la désorganisation de l’hôpital public héritées des 10 ans de gouvernement UMP, avec des ARS qui sont là pour gérer la pénurie ? Les mêmes ARS refusent pour raison budgétaire les plans d’actions de lutte contre le suicide des jeunes LGBT ou victimes de LGBT-phobies car les services de la santé publique n’ont toujours pas engagé un chiffrage administratif du risque accru de suicides chez les jeunes stigmatisés, qu’ils ou elles soient L, G, B ou T, ou que leurs comportements ne correspondent pas aux stéréotypes de genres habituels.
Par ailleurs, la loi condamne déjà les violences LGBT-phobes, les propos publics discriminatoires et les discriminations en milieu professionnel ou dans l’accès au logement ou aux biens et services. Mais comment faire valoir ces droits, si les services de la Justice sont engorgés faute de moyens? La même question se pose concernant le corps de l’Inspection du travail qui continue à être saigné dans ses effectifs au point de remettre en cause un réel travail de repérage des situations de brimades discriminatoires, de harcèlement moral ou de plafond de verre dans l’évolution des carrières à l’encontre des personnes LGBT, en milieu professionnel. De même, concernant les discriminations au Travail, l’Etat a-t-il l’intention d’engager les moyens nécessaires pour mener une grande enquête nationale de repérage et chiffrage, telle que demandée par les associations et organisations syndicales engagées sur ce terrain ?
En milieu scolaire, la politique de lutte contre les discriminations revient bien souvent à faire sous-traiter la question par des interventions éparses d’associations. Si on peut saluer la progression du nombre d’associations agréées aux niveaux national ou académique pour faire de telles interventions, celles-ci ne peuvent à elles seules couvrir tous les établissements. L’Etat doit pourtant donner les moyens d’une réelle visibilité de la campagne d’affichage du numéro de la ligne Azur et répondre aux besoins de formation sur les questions LGBT des professionnels de l’Education nationale, qu’ils soient enseignants ou non (CPE, services de santé scolaire) ? Le même besoin de formation aux questions LGBT se fait aussi sentir hors milieu scolaire en ce qui concerne les associations d’éducation populaire ou les éducateurs sociaux qui accompagnent les jeunes LGBT confrontées à l’errance par rejet familial.
Parce que l’engagement de l’Etat sur les questions touchant les personnes LGBT ne peut se limiter à des mesures de principes ou symboliques mais qu’il doit être aussi d’ordre financier, nous voyons bien que les exigences en termes d’égalité réelle pour les LGBT ne sont pas compatibles avec la politique d’austérité imposée par les institutions de l’UE. Aussi, nous appelons à manifester à la marche du dimanche 30 septembre contre la ratification du traité TSCG.
Signataires :
- Gilles Alfonsi (communiste unitaire, FASE)
- Erwan Baete (PCF, collectif « Fier-e-s et révolutionnaires »)
- Christophe Bareille (PG, commission « Genres, sexualités, LGBT »)
- Célia Baudu (syndicaliste et militante associative)
- François Berdougo (militant de la lutte contre le sida – compagnon de route Front de Gauche)
- Ian Brossat (président du groupe PCF/PG au Conseil de Paris)
- Emmanuel Carroz (militant de SOS homophobie, syndicaliste SNUIPP-FSU)
- Bernard Chapnik (commission LGBTI du NPA)
- Gaëlle Chardon (co-secrétaire PG 49, commission « Genres, sexualités, LGBT »)
- Ludovic Chéné (Gauche Anticapitaliste, militant LGBTI et activiste contre le sida)
- Christiane Chombeau (SN du PG, conseillère municipale Colombes)
- Patrick Comoy (PG, commission « Genres, sexualités, LGBT »)
- Alexis Cortijos & Fabrice Lesté (mariés symboliquement à Villejuif le 11/02/2012 – militants Front de Gauche)
- Anastasia Damamme (commission LGBTI du NPA)
- Bertrand Decroix (militant associatif contre l’homophobie, Convergences et alternatives)
- Jean-Michel Dorlet (co-secrétaire PG 21, commission « Genres, sexualités, LGBT »)
- Laurent Dupré (PG 90, commission « Genres, sexualités, LGBT »)
- Philippe Durand (PCF, collectif « Fier-e-s et révolutionnaires », associatif 89)
- José-Angel Fernandez (PG 13, commission « Genres, sexualités, LGBT »)
- Jacques Fortin (commission LGBTI du NPA)
- Julien Guibert (PCF, collectif « Fier-e-s et révolutionnaires »)
- Alain Guillo (PG, commission « Genres, sexualités, LGBT »)
- Andreas Günther (Die Linke, Allemagne – coordinateur du groupe LGBT/Parti de la Gauche européenne)
- Hélène Hazéra (Act Up-Paris, activiste Trans, productrice radio)
- Yann Henzel (PCF, collectif « Fier-e-s et révolutionnaires »)
- Joël Hérode (militant Front de Gauche)
- Cédric Ingold (PCF, collectif « Fier-e-s et révolutionnaires »)
- Catherine Jouanneau (SN PG, Santé)
- Martine Lachaud (CN PG, commission « Genres, sexualités, LGBT »)
- Jean-Charles Lallemand (SN PG Egalité des droits, commission « Genres, sexualités, LGBT »)
- Lazaridis Lazaros (SYRIZA, Grèce – groupe LGBT/Parti de la Gauche européenne)
- Hélène Le Cacheux (PG 13, BN du PG, commission « Genres, sexualités, LGBT »)
- Pascale Le Neouannic (conseillère régionale IDF, SN PG, commission « Genres, sexualités, LGBT »)
- Jean-Yves Leven (PCF, collectif « Fier-e-s et Révolutionnaire »).
- Cécile Lhuillier, (Act Up-Paris, co-présidente)
- Thomas Linard (PG, commission « Genres, sexualités, LGBT »)
- Nicolas Lucmarie (PCF, collectif « Fier-e-s et révolutionnaires »)
- Elisa Martin (conseillère régionale Rhône-Alpes, PG, commission « Genres, sexualités, LGBT »)
- Céline Meneses (militante LGBT, Parti de la Gauche européenne)
- Amandine Miguel (co-responsable du groupe LGBT à Osez le Féminisme !)
- Mathieu Moreau (PG 21, responsable associatif LGBT à Dijon)
- Stéphanie Nicot (enseignante, militante transgenre et LGBT)
- Younous Omarjee (député européen, Gauche unitaire europeenne)
- Nicole Pignard-Marthod (syndicaliste FSU)
- Bruno Pommier (commission LGBTI du NPA)
- Georges Renault (commission LGBTI du NPA)
- Loïc Rigaud (PG, commission « Genres, sexualités, LGBT »)
- Cécile Ropiteaux (Militante FSU – Collectif éducation contre les LGBTphobies en milieu scolaire)
- Richard Sanchez (membre du CN du PCF, Président du collectif « Fier-e-s et révolutionnaires »)
- Danielle Simonnet (conseillière de Paris, PG, commission « Genres, sexualités, LGBT »)
- Philippe Stierlin (communiste unitaire, FASE)
- Aurélie de Susa (co-responsable du groupe LGBT à Osez le Féminisme !)
- Michel Tissier (PG 45, commission « Genres, sexualités, LGBT »)
- Jean-Louis Touton (Gauche anticapitaliste-FdG)
- Anne Tuaillon (militante féministe, communiste unitaire, FdG)
- Juha-Pekka Väisänen (Parti communiste finlandais – groupe LGBT/Parti de la Gauche européenne)
- Anthony P. Whitney (militant PS LGBT, adhérent d’HES, syndiqué SNES-FSU)
Pas de manifestation raciste à Paris
Les Jeunesses nationalistes, groupuscule d’extrême-droite surtout présent à Lyon, appellent à une manifestation à Paris ce samedi 29 septembre avec entre autres comme mots d’ordre « restez maître chez nous » et « Islam hors d’Europe ». L’organisateur de cette manifestation Alexandre Gabriac, conseiller régional exclu du Front National après la publication de photos le montrant faisant le salut nazi et devant un drapeau nazi, annonce que le cortège traversera « des quartiers symboliques pour réaffirmer qu’on est maîtres chez nous ». On peut donc légitimement s’inquiéter de risques d’agressions au cours de cette manifestation.
Alors que les manifestations contre le film « Innocence of muslims » ont été interdites en France au nom d’un risque à l’ordre public, il apparaîtrait surprenant qu’une manifestation annoncée dans les termes de celle des Jeunesses nationalistes soit autorisée.
Le deux poids deux mesures serait un très mauvais signal au moment où la droite et l’extrême-droite recommencent la concurrence à celui qui sera le plus anti-immigrés.
Le Parti de Gauche demande au ministre de l’intérieur d’intervenir pour que la manifestation des Jeunesses nationalistes de samedi soit interdite.
Danielle SIMONNET – Conseil de Paris des 24 et 25 septembre
Depuis cet été je n’ai pas encore réussi à trouver le temps d’écrire sur mon bloçg. Ce ne sont pas les sujets qui manquent mais bien le temps !
Tout le mois de septembre a été consacré à la bataille contre le traité austéritaire dit TSCG, la préparation de la fête de l’huma et de la fête des associations qui s’est tenue ce samedi dans le 20e. Promis, je reprends les bonnes résolutions d’animer ce blog, et pour commencer voici à chaud un compte rendu de la séance du Conseil de Paris qui s’est tenu toutes ces deux journées de lundi et mardi !
Et surtout, n’oubliez pas de venir Dimanche à la Manifestation contre le traité austéritaire pour exiger un Référendum !

Compte rendu du Conseil de Paris
Le groupe Front de Gauche invite la bataille contre le traité austéritaire dans les débats
- Communication sur le handicap :
Alors que tous les élu-e-s de la majorité comme de l’opposition saluaient le travail certes très conséquent de la ville sur les questions de handicap, j’intervenais pour le groupe PC PG et y ait fait entendre une musique dissonante. Pour le Front de Gauche dans nos politiques sur le handicap, nous ne devons pas considérer la déficience comme cause essentielle du handicap mais considérer que c’est notre société qui est handicapante. Nous nous situons dans l’objectif d’œuvrer pour l’accessibilité universelle. Il faut donc une transformation profonde et des politiques de rupture nécessitant de la dépense publique utile à l’intérêt général pour supprimer ou réduire très fortement les situations de handicap. L’adoption du traité austéritaire aurait de terribles conséquences dans tous les domaines et impactera les moyens budgétaires des collectivités territoriales comme Paris. Nous devons nous y opposer ! Pour lire l’intervention
- Communication sur la rentrée scolaire :
La défaite de Sarkozy met enfin un terme à la grande casse de l’Education nationale organisée par le précédent gouvernement d’année en année. Mais l’actuel gouvernement, en dehors des 1000 postes actés par le collectif budgétaire de juillet n’a pas restauré (et de loin !) toutes les suppressions de postes, des équipes RASED, de la formation des enseignants, etc. Aussi, dans les travaux et construction des nouvelles écoles parisiennes, il reste beaucoup à faire dans certains quartiers. Comme l’a rappelé Emmanuelle Becker, si le traité austéritaire est adopté, quelles rentrées scolaires préparons-nous pour les prochaines années ?
Batailles sociales
- Soutien des élu-e-s PC PG à la pétition sur les contrats aidés : J’étais intervenue au précédent Conseil de Paris sur le sujet. Le SUPAP-FSU et la CGT Ville de Paris mène bataille et ont du aller jusqu’aux prudhommes pour exiger de la Ville… qu’elle respecte la loi ! Les syndicalistes distribuaient la pétition lancée et signer par les élu-e-s PC PG (et aussi des élu-e-s EELV) à l’entrée de ce Conseil.
Et je suis allée les soutenir. Vous aussi, signez la pétition !
Pétition : Contrats aidés appel au maire de Paris
- Vœu sur la demande d’application de la loi de réquisition des bâtiments vides à Paris
Il y a 15 jours, avec Ian Brossat, Alexis Corbière, Eric Coquerel et le maire du 2ème (Jacques Boutault EELV), j’étais venu soutenir la réquisition citoyenne du DAL et de Jeudi Noir rue St Marc dans le 2ème, d’un bâtiment de bureaux vide et surchauffés. C’était le jour de l’ouverture au Sénat de l’examen du projet de loi de la Ministre du Logement Cécile Duflot… (vous savez, celle qui a plus d’avis sur le chili con carne que sur le TSCG…). Dans la journée, les forces de l’ordre ont procédé à l’expulsion des occupants sans même attendre les procédures judiciaires préalables….au lieu de réquisitionner le bâtiment vide… Drôle de traduction du changement… Mais en séance, j’ai pu obtenir de l’exécutif l’adoption d’un vœu demandant l’application de la loi de réquisition des logements vides à Paris. Pour lire le vœu présenté et le vœu de l’exécutif adopté…
- Les Partenariats Publics Publics Privés (PPP) ou comment engraisser les lobbying
Notre groupe a voté contre la délibération donnant près de 300 000 euros à une entreprise de lobbying pro PPP. Alain Lhostis est intervenu pour nous, pour dénoncer cette somme exorbitante (somme cumulée sur plusieurs délibs) au « groupement solidaire Landwell et Associés, Pricewaterhousecoopers Advisory et Altera » dont le rôle s’est limité à accompagner la ville dans le choix de l’entreprise prestataire qui a emporté le marché du PPP relatif à l’application du Plan climat dans 100 écoles de la Ville… Nous avions été le seul groupe à nous opposer l’an dernier au recours au PPP imposé par Denis Baupin sur ce dossier (et oui, quand on vous le dit que le capitalisme vert est une anarque). L’austérité, c’est pas pour tous !!!! Les entreprises de lobbying pro PPP savent bien se servir au passage !
Batailles pour l’égalité des droits
Sur les sujets rattachés au ministre Valls, les élus socialistes et l’exécutif municipal a semblé plus prompt à faire entendre une autre musique…
- Vœu pour que la Ville de Paris se propose comme territoire expérimental pour les récépissés contre le contrôle au faciès. Nous en avions parlé lors de la fête de l’huma au niveau du Front de Gauche pour les droits des migrant-e-s. ian Brossat a défendu cette proposition pour notre groupe. Le harcèlement discriminant des contrôles au faciès lors des contrôles d’identité, ça suffit ! L’exécutif a présenté son propre vœu, certes n’allant pas jusque là mais affirmant que la ville accepte de devenir expérimentale pour un nouveau système de lutte contre les contrôles d’identité « discriminants » et précisant que les conclusions du défenseur des droits sont attendues…Si on arrive à engager Paris dans cette voie, le ministre Valls sera, nous l’espérons, peut être demain contraint de se rallier à ce qui était tout de même un engagement du Président repris aux nombreuses associations qui défendent depuis longtemps la mise en place de ces récépissés ! . Pour lire les vœux…
- Vœu sur le droit de vote des résidents étrangers aux élections locales
Face à la cacophonie interne au gouvernement, au nom du groupe PC PG j’ai défendu un vœu pour que Paris réaffirme son soutien à cette mesure tant attendue : la reconnaissance du droit de vote aux résident-e-s étrangers aux élections locales. L’exécutif a du coup sorti son propre vœu pour passer la pomade au premier ministre sur le sujet mais du coup bien réaffirmer la nécessité de prendre les mesures législatives permettant l’effectivité du droit de vote des résident-e-s étranger-e-s aux élections locales pour les prochaines élections locales de 2014 ! On lâche rien ! Pour lire les vœux…
- Vœu sur la fin des mesures transitoires à l’encontre des Roumains et des Bulgares
Nous avons été très nombreux a être scandalisés par la chasse aux Roms à laquelle s’est livrée Valls cet été. Certes, elle n’était pas accompagnée du discours de Grenoble que nous avait imposé sarkozy deux étés plus tôt. Mais concrètement, les évacuations-destructions de bidonvilles et squatts de Roms se sont succédées, sans relogement et parfois même sans attendre les décisions de justice préalables… Si Paris est moins concerné que le 93 face aux situations de grande précarité, des bidonvilles existent à Paris. Le vœu visait bien sur à amplifier l’accompagnement des familles mais également à demander au gouvertnement la fin des mesures transitoires qui excluent les ressortissants roumains et bulgares et donc les Roms, du marché de l’emploi et les condamnent à la précarité. C’est une belle victoire que d’avoir arraché cet engagement public.Pour lire les vœux…
- Vœu pour demander un moratoire sur les expulsions de jeunes majeurs et familles sans papiers :
En Conseil d’arrondissement du 20e, un vœu avait été adopté à l’unamité pour demander la libération d’un papa placé en centre de rétention. Ce vœu s’exprimait également en faveur d’un moratoire sur les expulsions de jeunes majeurs et de parents sans papiers. Depuis, la libération du papa avait été arrachée, notamment grâce à la mobilisation de RESF et du LP de la fille du sans papiers. Du coup je réécris le vœu pour le Conseil de Paris uniquement sur la demande de moratoire. Et là, surprises, si la ministre George.Pau.Langevin et le porte parole du PS David Assouline ont voté « pour ce moratoire sur les expulsions » en conseil d’arrondissement, le groupe socialiste a rétropédalé au Conseil de Paris (après les avoir grondé…) et notre vœu a été rejeté…Bref, si la politique de Valls semble désapprouvé par les élus socialistes, sur le fond, elle n’est pas totalement contredite hélas, loin de là… Pour lire les vœux…
Batailles écologiques :
- Gaz et huiles de schistes : ni ici, ni ailleurs !
Après l’intervention du Président de la République lors de la conférence environnementale, tous les journaux titraient bien hâtivement la fin des inquiétudes sur l’exploitation des gaz et huiles de schiste dont la méthode d’extraction par fracturation est anti écologique (gaspillage énorme d’eau et pollution des nappes phréatiques du fait de l’utilisation de nombre de produits chimiques). Hâtivement, car dans les faits seuls 7 permis sont à ce jour refusé. On est loin des de la trentaine en cours. J’ai donc présenté un vœu au nom du groupe pc pg qui a permis d’obtenir que le Conseil de Paris réaffirme sa position en faveur de la suppression ou de l’abrogation de tous les permis de recherche actuellement en cours d’instruction, y compris Seine et Marnais et de l’adoption d’un moratoire permanent sur tous les forages d’hydrocarbures de roche-mère, pour exploitation comme pour recherche. Pour lire les vœux…
- Solidarité avec Eau de Paris et la communauté d’agglomération des Lacs de l’Essonne pour leur démarche juridique à l’encontre de la société Eau du Sud Parisien.
Je vous invite sur ce sujet à lire le blog de Gabriel Amard, Président de la Communauté d’agglomération les Lacs de l’Essonne. En résumé, les Lacs de l’Essonne décident d’acheter de l’eau à « Eau de Paris » (régie publique) afin de diversifier leurs fournisseurs (notamment la société Eau du Sud Parisien, filiale de la Lyonnaisse des Eaux, et donc privée). Cela fait aussi parti de la bataille pour le retour en régie publique de l’eau. L’hebdo Mariane publie alors sur son site des documents qui montreraient que pour bloquer ces opérations, Eau du Sud Parisien serait passée par une agence pour empêcher ces collaborations et garder l’exclusivité…Eau de Paris et la Communauté d’agglomération des Lacs de l’Essonne ont du coup porté plainte pour trafic d’influence. J’ai donc présenté un vœu afin que la Ville de Paris exprime sa solidarité avec ces démarches juridiques en cours… Pour lire les vœux…
Batailles laïques :
- Ca y est, l’observatoire de la Laïcité est enfin créé ! Demandé par notre groupe dans plus d’un vœu, Alexis Corbière y siégera et poursuivra les batailles du groupe contre le financement des crèches confessionnelles ou les financements des lieux de culte allant au-delà des obligations légales de la Loi de 1905. A cette occasion, Alexis Corbière a rappelé notre conception de la laïcité qui n’a besoin de nul adjectif et stipule que l’Etat ne reconnaît et ne finance aucun culte, est garante de la liberté de conscience et de culte. Il a également fustigé celles et ceux qui détournent et piétinent la laïcité au service d’un racisme visant expressément une partie de la population en fonction de ses croyances musulmanes.
Pas de délit de solidarité pour Florimond Guimard et Jean Sicard !
Alors que le Ministre de l’intérieur vient d’annoncer que dans le projet de loi qui sera présenté en conseil des ministres ce vendredi, le délit de solidarité sera abrogé, la préfecture des Bouches du Rhônes vient de condamner à 200 euros d’amende Florimond Guimard, syndicaliste enseigant et Jean Sicard, militant du Parti de Gauche, qui s’étaient opposés à l’expulsion d’un sans-papiers.
Petit Rappel :
– En mars 2011, un papa comorien, en France depuis environ 10 ans, muni d’un travail en CDI, père de 2 fillettes scolarisées, dont l’épouse est en situation régulière, est enfermé au Centre de Rétention Administrative en vue de son expulsion. Le cas est si exemplaire qu’en moins d’une semaine, la mobilisation rassemble le jour de l’expulsion plus de 200 personnes qui décident d’envahir la salle de contrôle des voyageurs de l’aéroport de Marignane. M.Soihili est libéré. Il sera régularisé quelques semaines plus tard, non pas parce que le préfet a révisé sa position, mais parce qu’un tribunal l’y a contraint.
En somme si M. le Préfet avait fait son travail correctement, rien ne serait arrivé.
– En juin 2012, plus d’un an après les faits et six semaines après le 6 mai, deux militants, parmi les 200 personnes, Florimond Guimard et Jean Sicard, sont convoqués devant la Commission de sécurité de l’aéroport. Qui les écoute attentivement certes, mais les accuse d’avoir violé… un sanctuaire (les aéroports sont des sanctuaires depuis le 11/9/2001). Et sur les recommandations de cette commission, le Préfet vient de choisir de sanctionner….
Le Parti de Gauche dénonce cette application dans les faits du délit de solidarité. Il demande au ministre M. Valls d’intervenir auprès du Préfet afin que toutes les sanctions à l’encontre des deux militants soient annulées.
Le Parti de Gauche réaffirme sa demande en faveur d’une loi d’amnistie pour tous les militant-e-s associatifs et syndicalistes criminalisés sous le gouvernement Sarkozy.
Espagne – Le gouvernement Rajoy doit écouter le peuple

La colère monte en Espagne et c’est justifié. Le taux de chômage de 25% , atteint les 52,7% chez les jeunes. Les pressions des marchés financiers continuent : le taux d’emprunt à 10 ans est repassé mercredi au dessus de la barre des 6%. Et le gouvernement se plie aux injonctions des banques et de la commission européenne.
C’est une année d’austérité que Mariano Rajoy présente aujourd’hui, avec 39 milliards d’euros de coupes budgétaires pour 2013.
Il ne faut pas s’étonner que les citoyens espagnols se rassemblent pour dénoncer une démocratie « confisquée », assujettie « aux marchés financiers ». Au lieu d’attiser le feu par la répression et la criminalisation des mouvements sociaux, le gouvernement Rajoy doit écouter le peuple espagnol qui souffre.
Le Parti de la gauche européenne dénonce les violences et la disproportion des forces policières déployées contre l’initiative hautement symbolique du 25S « Toma el congreso ».
Heureusement qu’en Espagne, il y a des forces qui écoutent leur peuple et prônent une alternative sociale, économique et écologique basée sur une « régénération » de la vie politique.
Le PGE réaffirme son soutien à Izquierda Unida (IU), au Parti communiste d’Espagne (PCE) et à Esquerra unida i alternativa (EUiA) en Catalogne, ainsi qu’à leur proposition de référendum sur les coupes budgétaires.
Front des luttes – Sodimédical, le changement dans la constance !
Ce mercredi 26 septembre, les salariés de Sodimédical et leur avocat, Maître Philippe Brun, étaient à nouveau devant la Cour d’appel de Reims pour demander l’annulation de la mise en liquidation prononcée le 18 septembre dernier. Elles étaient toutes là, les salariées de cette entreprise en lutte, déterminées, épuisées après deux ans de lutte, d’atermoiements, mais pourtant riches de 33 victoires juridiques. Stupeur ! Contre toute attente, le couperet s’apprête à tomber. Le délibéré confirmant la décision de liquidation est reporté au vendredi 28 septembre.
Nous rappelons que le 11 juillet dernier, la chambre sociale de la Cour d’appel de Reims ordonnait au groupe Lohmann & Rauscher de payer les 10 mois de salaires dus aux salariés et exigeait la relocalisation de l’activité sur le site de Plancy l’Abbaye dans l’Aube. Décision de justice que le gouvernement est incapable de faire appliquer. Alors que le siège social de la multinationale Lohmann & Rauscher réside dans un État membre de la Communauté européenne !
Devant cette situation d’urgence sociale, est-ce être impatient que de demander au gouvernement d’agir? Comment le ministère de la Justice peut-il accepter que 33 décisions de justice soient ignorées par ce groupe ? Comment le ministère du redressement productif peut il accepter que ne soit pas appliquée la décision de relocaliser l’activité à Plancy l’Abbaye ?
Les propositions du Front de Gauche représentent une alternative à cette politique guidée par l’austérité. Il est plus qu’urgent de voter une loi contre le licenciement boursier et des droits nouveaux pour les salariés, notamment le droit de préemption.
Comme nous l’a répété Maryline, une salariée de cette entreprise, « nous avons été assez humiliées ! Nous voulons que soient respectés nos droits et ainsi retrouver un peu de dignité. » L’humain d’abord !
*Laurence Sauvage est Secrétaire nationale du Parti de Gauche en charge des luttes sociales et Responsable du Front des Luttes ; Philippe Juraver, du Parti de Gauche, est co-animateur du Front des Luttes
Espagne – 40 000 manifestants demandent la démission de Rajoy

Ce mardi 25 septembre, plus de 40 000 personnes ont répondu à l’appel de la plate forme « debout » (« En Pie ») et de leur action « Encercle la Congrès » l(« Rodea el congreso »)
L’histoire a commencé fin août : une plate-forme se monte autour d’un manifeste et d’une action « Occupe le Congrès le 25 Septembre ».
Le but : « encercler le Congrès » des députés et demander la démission de Rajoy, l’ouverture d’un processus constituant, un audit de la dette, l’arrêt des coupes budgétaires et des contre-réformes…. (voir le manifeste à la fin) Peu à peu l’événement posté sur facebook voit son nombre de participants augmenter et la plate-forme trouve le soutien de plusieurs dizaines de collectifs.
Le gouvernement a alors tenté de criminaliser le mouvement (qui n’a pourtant eu de cesse de clamer son pacifisme) :
– lors de la manifestation du 15 septembre dernier à Madrid, réunissant plus d’un million d’espagnols, 4 personnes ont été arrêtées lorsqu’elles déployaient une banderole « Occupe le Congrès »
– il y a une semaine la police identifiait 8 personnes comme « organisateurs » de la manifestation, ils devront comparaître le 4 octobre prochain pour « délit contre les Hautes organisations de la Nation en appelant à manifester devant la chambre »
– lors de la dernière assemblée organisationnelle du 25S, dimanche dernier, au Parc du Retiro à Madrid, la police a procédé au contrôle d’identité d’une quarantaine de personnes alors même que ce rassemblement avait été autorisé.
La secrétaire générale du PP, Maria Dolores de Cospedal va jusqu’à comparer l’action « Rodea el congreso » à celle du coup d’Etat manqué du 23F (coup d’Etat fasciste de Tejero qui a contribué à légitimer la monarchie et le roi Juan Carlos)
Derrière ces intimidations, se cache une vérité : le gouvernement a peur et prépare sa réplique répressive.
Dès lundi soir ce sont près de 1350 policiers qui sont chargés de sécuriser le Congrès : 27 groupes de 50 CRS pour faire de la chambre des députés un véritable bunker.
La criminalisation du mouvement par le gouvernement n’a pourtant pas opéré. Hier, plus de 40 000 personnes ont encerclé le congrès des députés à Madrid aux cris de « Rajoy, démission! » « Dehors! »
On pouvait voir de nombreuses pancartes « Non aux coupes budgétaires! » et des drapeaux républicains, sur la banderole qui ouvrait l’un des cortèges, écrit en gros: « Qué se vayan todos! »

Quelques slogans : « Oui on peut! » « S’il n’y a pas de solution, il y aura révolution! » ou encore « Rajoy, lâche! La rue est en feu! ». Des slogans aussi contre les médias comme « Télévision! Manipulation! » et « Journalistes! Terroristes! ». D’ailleurs aucune des grandes chaînes de télé n’a consacré du temps à cet événement, au contraire elles oeuvrent à la désinformation annonçant des attaques policières en réponse à de la violence des manifestants, mais les images le prouvent, cela est faux.

Les députés d’Izquierda Unida (IU) ont quitté l’assemblée pour rejoindre les manifestants en fin d’après-midi. Cayo Lara, le coordinateur général de IU avait d’ailleurs invité le gouvernement à ne pas voir cette manifestation comme « un problème d’ordre public » et de ne pas chercher à la stopper « par la répression » mais de plutôt analyser les causes qui poussent un peuple à « se déclarer insoumis face à des politiques qu’on lui imposent ».
La seule réponse du gouvernement a néanmoins été la répression. Alors que la manifestation était encore autorisée, les manifestants ont dû faire face à de violentes charges policières. A partir de 21h, la police a procédé à la dispersion de la manifestation à coup de matraques, de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes.
En écho, face à la police qui usait de la matraque, la foule criait : « On l’appelle démocratie et ce n’en est pas une! » slogan des indignés du 15 Mai 2011, ou encore en levant les mains « voilà nos armes! »

Les heurts se sont poursuivis entre la police et les manifestants dans les rues adjacentes tard dans la nuit.
On compte une trentaine de blessés (4 policiers, une quinzaine de blessés ont du être emmenés dans des centres hospitaliers, un blessé souffre d’une lésion à la moelle épinière) et une vingtaine d’arrestations.
Quelques 1000 personnes étaient encore réunies Plaza Neptumo à minuit.
L’assemblée de Puerta del Sol, la coordination du 25S, appellent à revenir demain pour une nouvelle manifestation à 19h.
Des rassemblements de soutien ont eu lieu simultanément dans d’autres villes d’Espagne notamment à Barcelone.
C’est la première fois que les espagnols se donnent rendez-vous directement à la chambre des députés, comme ce fut le cas en Grèce et au Portugal et non plus seulement dans la rue.
Une nouvelle étape dans les luttes : se retrouver là où se font les lois pour dire stop à l’austérité et réclamer la refondation du pacte citoyen!
Le Parti de Gauche soutient le mouvement et ses revendication. Il dénonce la répression brutale organisée par le gouvernement Rajoy.
La démocratie doit être rétablie. A bas l’austéritarisme, en Espagne et dans le reste de l’Europe!
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Nous considérons que la situation a passé toutes les limites du tolérable, et pensons être victimes d’une attaque sans précédent du pouvoir économique qui utilise la crise comme prétexte pour ruiner nos vies. Les coupables sont ceux qui, avec la complicité de toutes les forces politiques représentées au parlement, ont constitué cette oligarchie intouchable qui manipule tous les pouvoirs de l’Etat pour maintenir ses privilèges et son enrichissement démesuré et illicite.
Aujourd’hui, il n’est plus possible d’occulter cette gigantesque fraude sociale, faite de trahison systématique des engagements électoraux et d’absence de sanction judiciaire pour les banquiers, les politiciens et les grands patrons coupables. Nous voyons à quel point la structure corrompue et immorale du pouvoir instaure des politiques mettant en péril nos droits et nos vies, et à quel point nous subissons une répression injustifiable quand nous demandons un changement.
Nous pensons que le problème est d’une telle envergure et que ces racines sont si profondes que la solution ne peut provenir de réformes basées sur le système politique actuel et c’est pourquoi nous exigeons :
La démission du gouvernement en place et du chef de l’Etat, ainsi que la dissolution de l’assemblée, du fait de leur trahison préméditée qui a conduit le pays et l’ensemble des citoyens au désastre.
L’ouverture d’un processus constituant démocratique, permettant de rédiger une nouvelle Constitution avec la participation de tous les citoyens, afin qu’elle leur appartienne, car nous ne reconnaissons aucun caractère démocratique au texte constitutionnel actuel, qui rédigé dans le dos des citoyens, consacre la domination des héritiers du franquisme et de ceux pactisant avec eux. Ce doit être le peuple qui détermine le modèle d’organisation social dans le lequel il veut vivre, et non l’inverse.
L’audit de la dette publique d’Espagne, avec un moratoire sur son paiement jusqu’à ce que soit déterminé clairement les parties de celle-ci qui n’ont pas à être payées par la nation car ayant servi des intérêts privés utilisant le pays pour ses propres fins et non pour celles de l’ensemble des citoyens. Nous exigeons également le procès de toutes les personnes suspectes de telles manoeuvres, et le fait que leurs biens soient engagés si elles étaient déclarées coupables.
La réforme de la loi électorale pour un nouveau processus électoral qui représente véritablement la volonté du peuple à chaque élection, ceci étant nécessaire pour faciliter le développement d’un processus constituant démocratique.
L’arrêt immédiat de toutes les coupes budgétaires et de toutes les réformes qui sontcontraires à l’état de bien-être car elles entrainent une restriction des droits et des libertés des citoyens : prises avec l’excuse de la crise, elles sont non seulement un désastre pour le pays, mais en plus elles ont été imposées en trahissant la volonté du peuple.
Une profonde réforme fiscale qui fasse payer le plus à ceux qui obtiennent le plus de bénéfice de la société. Nous exigeons également l’abrogation de l’amnistie fiscale décrétée par le gouvernement, dont l’injustice est une véritable tromperie aux citoyens honnêtes.
La suppression de tous les privilèges de ceux qui ont des charges politiques ou publiques, et la mise en place de mécanismes efficaces pour le contrôle de l’accomplissement de leurs fonctions.
L’arrêt immédiat de toutes les expulsions des logements, et la mise à disposition pour la population, au prix du logement social, des logements appartenant aux banques et aux caisses qui ont été aidées avec de l’argent public.
La création de nouveaux emplois dont la première condition soit la soutenabilité et dont la fin soit le développement de l’humanité. Ainsi, la gestion cohérente des emplois doit se faire de façon à ce que toute la population puisse travailler pour vivre et ne soit pas obligée à perdre sa vie à la gagner. Le fait que nous soyons obligés de travailler toujours plus est une énorme tromperie, soutenue par l’avarice des grands intérêts et contraire aux intérêts de la plupart des gens.
Pour toutes les raisons exposées ci-dessus, nous convoquons les citoyens le 25 septembre 2012 devant les portes de l’assemblée, pour une manifestation illimitée jusqu’à la démission du gouvernement et l’ouverture d’un processus constituant, en faisant appel à l’union de toutes les luttes pour une société plus juste.
¡Nous sommes la majorité, nous sommes le peuple, nous avons raison, et nous ne vous permettrons pas de passer!
TSCG – L’Appel des 100 écologistes contre le traité austéritaire

Pour nous, militant-e-s écologistes, la transition écologique et sociale ne peut en aucun cas passer par l’austérité et la réduction des acquis sociaux, pas plus que la répartition des richesses ne peut attendre une improbable et destructrice croissance du PIB. Il y a urgence !
Comment mener la transition écologique et parvenir à 60% de réduction des gaz à effet de serre en 2040 en se contentant de « réguler » le marché européen des quotas carbone, en poursuivant les grands projets inutiles et imposés, ou en laissant les choix d’intérêt général aux mains des multinationales de l’agro-business, de l’eau et de l’énergie ?
Une véritable politique d’écologie sociale a, au contraire, besoin d’une intervention publique déterminée et d’investissements forts, de services publics de l’eau, du rail et de l’énergie renforcés ! Or ces propositions deviendraient impossibles à mettre en œuvre dans le cadre du TSCG qui impose la limitation des dépenses publiques.
Or, ces dépenses, dès lors qu’elles sont réalisées au nom de l’intérêt général, devraient être considérées comme des investissements : parce que nous n’avons pas de planète de rechange, la « solidarité » avec les générations futures réside en réalité dans des investissements publics forts au service de la bifurcation écologique de la société.
La relocalisation de l’activité, la reconversion industrielle, le maintien des emplois et la création de nouveaux, le plus grand gisement de « redressement productif » enfin, passe aujourd’hui par la transition énergétique et la révolution écologique de notre société. Elle est incompatible avec l’austérité qu’implique le TSCG.
Pour toutes ces raisons, nous, militant-e-s écologistes, Appelons toutes celles et ceux qui comprennent l’extrême urgence de la transition écologique et sociale, à rejoindre la grande manifestation nationale du 30 septembre contre le TSCG à Paris Et appelons l’ensemble des parlementaires français à voter contre cette ratification.
- Paul ARIES, directeur de La vie est à nous ! / Le Sarkophage
- Benassem ABDELHALIM – FASE, Gennevilliers
- Mathieu AGOSTINI, responsable de la commission écologie du Parti de Gauche
- Marie Elisabeth ALLAIRE – EELV
- Katell ANDROMAQUE – Conseillère municipale de Rezé, Gauche Anticapitaliste
- Marie AOUSTIN – militante EELV
- Camille Ariès – Assistante sociale, équipe animation le sarkophage/la vie est à nous !
- Janie ARNEGUY – les Alternatifs, ex-Conseillère municipale Nîmes
- Marie BATOUX – Parti de Gauche
- Sebastien BEAUDEUX – Chargé d’études en assainissement des eaux
- Brigitte BERGER – Militante écologiste FASE-76
- Aurélien BERNIER – Auteur
- Martine BILLARD – Co-présidente du Parti de Gauche
- Guillaume BLAVETTE – EELV
- Jean-Jacques BOISLAROUSSIE
- Christophe BONNEUIL – Attac France, Commission Ecologie et Société
- Alima BOUMEDIENE THIERRY – Juriste et ancienne parlementaire
- Jacques BOUTAULT – EELV Maire du 2e arrondissement de Paris
- Emmanuel BOUTET – Membre et fondateur de l’association Relocalisons
- Roger BRIOT – FASE Isère, Communiste Unitaire,ACU
- Florent BUSSY – Parti de Gauche
- Philppe CHAMPIGNY, Alternatifs
- Anne Marie CHARASZ – FASE 92
- Philippe COLOMB – EELV
- Maxime COMBES – Membre d’Attac France et de l’Aitec
- Albano CORDEIRO – FASE ID, Alter-ékolo
- Alain COULOMBEL – Conseiller Régional et membre du conseil d’orientation politique d’EELV
- Bernard DELIFIER – Editeur (éditions Parangon)
- Christophe DEGENNES – Commission Ecologie de Solidaires et Objecteur de Croissance
- Jérôme DESQUILBET – EELV, Aller Ekolo
- Emmanuel DESSENDIER – Comité de rédaction d’Ecorev
- Bruno DIANO – Maire de Crépand ancien Conseiller Régional de Bourgogne des Vert.
- Manuel DOMERGUE – militant EELV Paris
- Alain DORDE – militant écologiste
- Véronique DUBARRY, adjointe écologiste au maire de Paris
- Julien DURAND – Porte parole de l’ACIPA
- William ÉLIE – Commission écologie des Alternatifs
- Jean-Luc FAUCHE – EELV 84 Alter Ekolo
- Jean FRANVILLE
- Dominique FRESNEAU – Coprésident de l’ACIPA
- Laurent GARROUSTE – Membre de la Gauche Anticapitaliste
- Philippe GASSER – Conseiller Municipal des alternatifs 30, ATTAC
- Vincent GAY – Membre de la Gauche Anticapitaliste
- Gerard GENDRE – FASE-Alter-Ekolo Auvergne
- Thomas GIRY – Parti de Gauche
- Catherine GONNET – Secrétaire de rédaction Les Z’indigné(e)s
- Christian GRISOLLET – Coprésident de l’ACIPA
- Augustin GROSDOY – Parti de Gauche
- Marie-Claude HERBOUX – FASE 14
- Damien JOLITON – Membre de la Gauche Anticapitaliste
- Alfred KAUFMANN – Responsable associatif, militant écologiste
- Catherine KRCMAR – Syndicaliste CGT, FASE.
- Annie LAHMER – EELV
- Jean Charles LALLEMAND – Secrétaire National du Parti de Gauche
- Stéphane LAVIGNOTTE – militant écologiste
- Francis LEBOUTTE – Objecteur de croissance, membre du mpOC Liège
- Simon LECOMTE – Educateur spécialisé, animateur du Forum national de la pauvreté Emmaus-Lescar-Pau
- Régis LECURU – Militant écologiste FASE
- Philippe LECLERCQ – FASE Lorraine
- Margareth LECOQ
- Jean Pierre LEMAIRE – Bureau National du Parti de Gauche
- Stéphane LHOMME – Directeur de l’Observatoire du nucléaire
- Dominique LIOT militant syndical et associatif ERDF Toulouse
- François LONGERINAS – Secrétaire national du Parti de Gauche chargé de l’économie sociale et solidaire, Co-animateur du Front de Gauche de l’ESS
- Yann LOUVEL – Militant Ecologiste
- François MAILLARD – Militant syndicaliste et écologiste – Basse-Normandie
- Marcel MEAUFRONT – FASE 06, Alter-Ekolo
- Roland MERIEUX – Membre de l’exécutif des Alternatifs
- Jean Pierre MEYER – Alternatifs Loire
- Martine MICHAUDET-RAINAUD – FASE-33
- Gilles MONSILLON – FASE, Exécutif de la Fédération pour une Alternative Sociale et écologiste (FASE-Alter ékolo)
- Corinne MOREL DARLEUX, secrétaire nationale à l’écologie du PG, conseillère régionale Rhône Alpes
- Pierre NOUZAREDE – Syndicaliste CGT, Communiste Unitaire ( FASE-ACU)
- Remy QUERBOUET – Militant contre l’Aéroport de Notre Dame des Landes
- J-F PELLISSIER – membre de l’exécutif des Alternatifs, Conseiller Régional IdF
- Jean-Marc PHILIBERT – EELV Gard Alter Ekolo
- Frédéric PIC – Gauche Alternative – Pau
- Vaugon PIERRICK – EELV, Bourgogne
- René PINTUREAU – Parti de Gauche, Coordination Vienne pour la Sortie du Nucléaire
- Marie-Catherine POIRIER – Syndicaliste
- Emmanuel POLEWIAK – EELV Alsace
- Christine POUPIN – Porte-parole du NPA
- Joseph RABIE – Urbaniste-chercheur, 93, FASE
- Anita ROZENHOLC – Comité de rédaction d’Ecorev
- Eros SANA – Porte-parole de la Zone d’Ecologie Populaire
- Philippe SCHMITT – Conseiller municipal de QUETIGNY EELV
- Victoria SELWYN – Militante associative écologiste
- Mylene STAMBOULI – Conséillère Municipale Paris 13ème
- Belloy STEPHANE – Alternatifs Seine Saint Denis
- Frédéric SUPIOT – Conseiller fédéral pour la région hors de France d’Europe Écologie-Les Verts.
- Jean Charles SUTRA
- Jean-Marc TAGLIAFERRI – Délégué au conseil fédéral EELV Alter Ekolo
- Michel TARIN – Membre de l’ACIPA
- Jacques TESTART
- Mireille TEULE – Libournais en transition, Sud Éducation.
- Françoise VERCHERE – Conseillère générale PG, membre du « Collectif d’élus doutant de la pertinence de l’aéroport de Notre Dame des Landes ».
- Anthony WHITNEY – Militant écologiste au PS, Syndiqué Snes-FSU
- Muttiah YOGANANTHAN – Membre fondateur de l’Alliance d’Avalon
- Bernard YVERT – militant écologiste
- Alain ZOLTY – Militant écologiste
PG du Gard – Midi Rouge 2012
Ce 23 Septembre 2012, nous étions invités par le PCF Gard Rhodanien pour leur traditionnelle fête annuelle du midi rouge. Nous avons tous nos histoires individuelles et nos parcours différents qui nous ont amené à adhérer à des partis qui ont chacun leur particularité. Ce n’est pas nos différences et nos passés qui nous séparent. Nous avons fait le même constat et nous voulons aller dans la même direction. L’Outil qui fédère nos actions communes s’appelle le Front de Gauche. Et des Estivales de Grenoble à cette fête du midi rouge en passant par le premier septembre à Lezan, ce Front Rouge s’est remis en mouvement après deux mois de trêve régénérateurs.
Les élus de gauche de la circonscription sont invités par le PC. Ceux du PS ne peuvent faire l’économie d’une petite visite. Ils viennent saluer leurs alliés dans les majorités communales, départementales, régionales et une partie de leurs électeurs du second tour. Cette année, c’était aussi pour eux l’occasion de prendre le pouls après les magnifiques débuts du gouvernement socialiste (cherchez les mots intrus).
Nous avons donc eu une discussion avec le député de la circonscription Patrice PRAT. Michel TORTEY, secrétaire de la section PCF lui a confirmé que le compte n’y était pas, que même l’amnistie des syndicalistes poursuivis par l’ancien gouvernement (et qui ne coutait rien) n’avait pas été mise en œuvre. Nous l’avons questionné sur la position qu’il prendrait sur le TSCG (Traité Austéritaire). Il a répondu qu’il ne savait pas encore, que de toute façon même s’il était voté, il ne pourrait pas être appliqué (comme pour les 3% de déficit maxi du traité de Maastricht). Il a argué du fait qu’il y avait eu une évolution du traité et du pacte de croissance pour justifier la ratification demandée par François Hollande. Malgré notre demande, il ne nous a cité aucun exemple. Il a proposé de rencontrer le Front de Gauche de façon régulière pour évoquer les sujets nationaux et locaux.
Nous sommes d’accords, Patrice Prat, mais sachez que nous ne mettrons pas nos convictions dans nos poches et que nous ferons des comptes-rendus publics de ces rencontres.
