Face à l’ultimatum des 98 rapaces : Résistance !

Ce sont pas les « cent familles » mais presque : les PDG des 98 plus grandes entreprises françaises ont lancé ce matin dans le JDD un ultimatum au gouvernement.

Ils exigent, en vrac et entre autres, 60 milliards de dépenses publiques en moins, 30 milliards d’exonérations de cotisations sociales en plus, la baisse de l’impôt sur les sociétés, la hausse de la TVA, l’exploitation des gaz se schiste… Le pire n’est pas dans le contenu de cette pétition – on connait leur crédo ultra libéral – mais dans ce qu’elle signifie : loin d’être sur la défensive comme l’étaient les organisations patronales en 1981 ou 1997, ces 98 PDG estiment manifestement avoir de bonnes chances de faire entendre tout ou grande partie de leurs exigences ! Quoi d’étonnant : le budget d’austérité en cours de discussion au parlement, les mises en cause régulières par le gouvernement du « coût du travail » au nom de la compétitivité et la publication prochaine du rapport Gallois les poussent à offensive.

Après avoir donné raison aux « pigeons », Jean-Marc Ayrault va-t-il accepter d’obéir aux exigences de ces rapaces ? Mieux vaut compter sur la mobilisation de la gauche syndicale et politique pour faire face à ces déclarations de guerre sociale que sur un gouvernement qui a manifestement de plus en plus de mal à se souvenir qui sont ses ayant droits.

Eric Coquerel, Secrétaire national du Parti de Gauche

Expulsions des opposants à l’aéroport de NDDL : Halte à la répression, stop à l’aéroport !

Depuis le 16 octobre, l’agression subie par les habitants de la zone concernée par le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44), a franchi un nouveau cran.

Parce qu’ils défendaient la préservation des terres agricoles, des écosystèmes, et ont mis en place des modes de vie alternatifs, les habitants de la ZAD (Zone d’aménagement différé renommée Zone A Défendre) et leurs familles ont été chassés de leurs maisons, 15 jours avant le début de la trêve hivernale, et ces maisons détruites, parfois illégalement, par les forces de l’ordre.

Nous condamnons la violence déployée depuis la semaine dernière lors des expulsions par les gendarmes mobiles et CRS envoyés par le gouvernement, qui illustre ainsi une nouvelle fois son soutien à la multinationale Vinci, maîtresse d’œuvre du projet d’aéroport.

Depuis plusieurs années les habitants et les paysans de Notre-Dame-des-Landes se battent contre un projet inutile, coûteux, destructeur de la nature et des terres agricoles (1600 hectares de terres agricoles et de bocage prévus pour la construction de l’aéroport, et des milliers d’autres pour les zones commerciales et industrielles sur les 20 kilomètres qui séparent Notre-Dame-Des-Landes de Nantes). Ces terres sont indispensables pour développer une agriculture saine et de proximité, leur destruction est une signe supplémentaire que le capitalisme est un modèle de développement économique irrationnel. Quand toutes les terres agricoles seront construites comment ferons-nous pour nous nourrir, et où ira se nicher la vie végétale et animale ?

Alors que le gouvernement n’a que la réduction des déficits à la bouche, comment peut-il justifier de gaspiller des centaines de millions d’euros, voire plus, pour construire un aéroport dont il n’arrive même pas à démontrer l’utilité sociale et dont le financement va être assuré par un partenariat public privé garantissant un retour sur investissement exorbitant à Vinci?

Depuis l’expulsion, les manifestations de soutiens et les actions entreprises un peu partout en France sont de plus en plus nombreuses et témoignent d’une résistance en marche.

Nous dénonçons les expulsions et destructions, l’occupation de la zone par les forces de l’ordre, la répression, ainsi que l’acharnement du 1er ministre J.M Ayrault, ancien maire de Nantes, à poursuivre le projet d’aéroport. Nous soutenons les initiatives de soutien à la lutte de Notre-Dame-des-Landes et appelons à rejoindre les comités de solidarité et de résistance pour stopper ce projet.
L’heure est à la convergence de toutes les initiatives pour faire reculer le gouvernement.

Signataires :

Elles, ils nous ont rejoint – Sébastien Vives

S%c3%a9bastien-vives J’ai adhéré fin juin 2012, juste après les Législatives, au Parti de gauche Tarn-et-Garonne. J’ai été membre d’EELV durant trois ans. J’ai même été co-secrétaire du parti écologiste dans mon département et élu au Conseil politique régional de Midi-Pyrénées.

Militant écologiste, j’ai créé Sortir du nucléaire Tarn-et-Garonne fin 2009 puis j’ai créé un SEL en avril 2012. Je suis également membre de l’association Aire 82 qui milite pour un revenu d’existence ainsi que membre du SOL Tarn-et-Garonne, qui vient de lancer en septembre 2012 une monnaie locale dans le département.

Ancien journaliste en presse écrite durant huit ans, je suis désormais technicien conseil à la CAF.

Je suis parti d’EELV car j’étais contre l’accord national PS-EELV car il reniait toutes les convictions (sortie du nucléaire, non cumul des mandats, 6e République) du parti et car je souhaite une autre manière de faire de la politique et non d’un arrangement entre amis. Je n’ai pas non plus accepté la participation à un gouvernement productiviste et libéral que celui du PS.

Ayant voté non au traité de 2005, refusant cette Europe trop libérale et souhaitant de la radicalité dans les positions, je me suis tout naturellement porté vers le PG. Grand partisan d’Eva Joly durant la campagne des Présidentielles, j’ai finalement décidé en fin de campagne de voter pour Jean-Luc Mélenchon. J’apprécie sa verve, le panache, le sens de la pédagogie et le charisme.

De plus pour moi le PG est proche d’EELV sur le projet de transition écologique.

Sébastien Vives, 39 ans, ex élu et responsable départemental d’EELV, Tarn et Garonne

Elles, ils nous ont rejoint – Sébastien Vives

S%c3%a9bastien-vives J’ai adhéré fin juin 2012, juste après les Législatives, au Parti de gauche Tarn-et-Garonne. J’ai été membre d’EELV durant trois ans. J’ai même été co-secrétaire du parti écologiste dans mon département et élu au Conseil politique régional de Midi-Pyrénées.

Militant écologiste, j’ai créé Sortir du nucléaire Tarn-et-Garonne fin 2009 puis j’ai créé un SEL en avril 2012. Je suis également membre de l’association Aire 82 qui milite pour un revenu d’existence ainsi que membre du SOL Tarn-et-Garonne, qui vient de lancer en septembre 2012 une monnaie locale dans le département.

Ancien journaliste en presse écrite durant huit ans, je suis désormais technicien conseil à la CAF.

Je suis parti d’EELV car j’étais contre l’accord national PS-EELV car il reniait toutes les convictions (sortie du nucléaire, non cumul des mandats, 6e République) du parti et car je souhaite une autre manière de faire de la politique et non d’un arrangement entre amis. Je n’ai pas non plus accepté la participation à un gouvernement productiviste et libéral que celui du PS.

Ayant voté non au traité de 2005, refusant cette Europe trop libérale et souhaitant de la radicalité dans les positions, je me suis tout naturellement porté vers le PG. Grand partisan d’Eva Joly durant la campagne des Présidentielles, j’ai finalement décidé en fin de campagne de voter pour Jean-Luc Mélenchon. J’apprécie sa verve, le panache, le sens de la pédagogie et le charisme.

De plus pour moi le PG est proche d’EELV sur le projet de transition écologique.

Sébastien Vives, 39 ans, ex élu et responsable départemental d’EELV, Tarn et Garonne

Elles, ils nous ont rejoint – Angélique Debruyne

Sodimedical_1044_30aout12Pendant 2 ans et demi, j’ai mené, avec mes collègues de Sodimédical, un combat sans fin pour maintenir l’emploi sur le site de Plancy l’Abbaye.

Malgré les 34 différents jugements, tous en notre faveur, la liquidation de Sodimédical a été prononcée il y a quelques semaines. Mais ce n’est pas pour autant que le combat doit s’arrêter. Ce n’est pas parce que  nous sommes dorénavant au chômage qu’il faut abandonner la lutte. En mettant nos expériences en commun, ce que nous avons fait avec différentes entreprises en lutte pendant ces derniers mois, nous pouvons faire bouger les lignes.

Il y a des choses qui me révoltent. Tous ces licenciements abusifs pour juste remplir la poche des actionnaires, pour toujours plus de bénéfices, et au détriment des salariés, des familles, et de l’emploi sur des sites déjà souvent bien sinistrés.

Ce n’est pas en se révoltant devant la télévision, en lisant un journal que l’on peut faire évoluer les choses. C’est dans l’action que nous gardons notre dignité. C’est l’espoir d’un autre monde qui nous fait avancer.

C’est pourquoi j’ai décidé de m’investir auprès de celles et ceux qui partagent les mêmes idées, les mêmes envies que moi. Aujourd’hui, je rejoins le Parti de Gauche. Je m’engagerai auprès d’eux dans les luttes, je porterais haut et fort le message qu’il ne faut jamais s’avouer vaincue.

Angélique Debruyne, syndicaliste à Sodimédical

Elles, ils nous ont rejoint – Angélique Debruyne

Sodimedical_1044_30aout12Pendant 2 ans et demi, j’ai mené, avec mes collègues de Sodimédical, un combat sans fin pour maintenir l’emploi sur le site de Plancy l’Abbaye.

Malgré les 34 différents jugements, tous en notre faveur, la liquidation de Sodimédical a été prononcée il y a quelques semaines. Mais ce n’est pas pour autant que le combat doit s’arrêter. Ce n’est pas parce que  nous sommes dorénavant au chômage qu’il faut abandonner la lutte. En mettant nos expériences en commun, ce que nous avons fait avec différentes entreprises en lutte pendant ces derniers mois, nous pouvons faire bouger les lignes.

Il y a des choses qui me révoltent. Tous ces licenciements abusifs pour juste remplir la poche des actionnaires, pour toujours plus de bénéfices, et au détriment des salariés, des familles, et de l’emploi sur des sites déjà souvent bien sinistrés.

Ce n’est pas en se révoltant devant la télévision, en lisant un journal que l’on peut faire évoluer les choses. C’est dans l’action que nous gardons notre dignité. C’est l’espoir d’un autre monde qui nous fait avancer.

C’est pourquoi j’ai décidé de m’investir auprès de celles et ceux qui partagent les mêmes idées, les mêmes envies que moi. Aujourd’hui, je rejoins le Parti de Gauche. Je m’engagerai auprès d’eux dans les luttes, je porterais haut et fort le message qu’il ne faut jamais s’avouer vaincue.

Angélique Debruyne, syndicaliste à Sodimédical

Parti de Gauche du Vaucluse – L’eau n’est pas une marchandise !

Eau_valleyfield_2012

« L’eau n’est pas une marchandise et nous devons garantir le droit d’accès à tous ».

Tel était le mot d’ordre lancé par le collectif EAU, ce lundi 22 octobre à la réunion publique organisée à Avignon. Plus de quatre cents personnes étaient au rendez-vous afin de faire le point sur le contexte local, mais aussi pour entendre les témoignages de Gabriel Amard, président de la communauté d’agglomération des Lacs de l’Essonne, et de Didier Dumont, animateur du collectif EAU de la fédération CGT des services publics.

Comme l’air, l’eau est indispensable à la vie. Pourtant, certaines communes continuent de confier la gestion de leur approvisionnement en eau potable à la voracité des sociétés privées telles que Véolia et la SDEI. C’est ce qu’on appelle l’affermage. Or, lorsque l’on compare les factures, les tarifs du privé peuvent être 30% supérieurs à ceux du public ! On pourrait croire alors que les bénéfices récoltés servent à entretenir les canalisations, par exemple. Détrompez-vous ! Les multinationales estiment que, comme les coûts de l’entretien des réseaux sont plus élevés que le coût des pertes,dans des cas de fuites notamment, alors il n’est pas profitable et donc pas nécessaire de faire des réparations. Et le constat est effrayant. Aujourd’hui, c’est près de 40% de l’eau traitée qui est perdue dans des réseaux défectueux.

Néanmoins, il ne s’agit là que d’une volonté politique, affirme Gabriel Amard, même si le choix de la gestion publique traverse toutes les sensibilités : la gauche, comme la droite. Après avoir été maire de la ville de Viry-Chatillon, Gabriel Amard a été élu Président de la communauté d’agglomération des Lacs de l’Essonne. Il décide alors de faire le pari de la régie publique de l’eau, dès janvier 2006. Pari réussi, puisqu’aujourd’hui le tarif d’accès au service s’est vu diminué de 37%. Autre engagement tenu, la mise en place de la gratuité de trois litres d’eau par jour et par personne, indispensables à la survie. La démonstration est ainsi faite dans son livre « L’eau n’est pas une marchandise ! Vive la régie publique ! ». Il nous montre ce dont la gauche est capable lorsqu’elle décide de se réapproprier le service public au service de l’intérêt général.

Fin 2013, la plupart des contrats de délégation du Grand Avignon arriveront à échéance. Les communes, les syndicats intercommunaux et la COGA (Communauté d’Agglomération du Grand Avignon) vont pouvoir reprendre la main. Et cette volonté d’agir s’est vite faite ressentir lors du débat qui suivit l’exposé. Des usagers mais aussi des élus ont exprimé leur envie de faire avancer les choses, de mettre en place la régie publique de l’eau. Si au départ, certains pouvaient se montrer dubitatifs quant au résultat de cette gestion, tous sont ressortis convaincus de cette réunion et beaucoup sont prêts à s’engager dans cette aventure et à faire avancer la cause !

Parti de Gauche du Vaucluse – L’eau n’est pas une marchandise !

Eau_valleyfield_2012

« L’eau n’est pas une marchandise et nous devons garantir le droit d’accès à tous ».

Tel était le mot d’ordre lancé par le collectif EAU, ce lundi 22 octobre à la réunion publique organisée à Avignon. Plus de quatre cents personnes étaient au rendez-vous afin de faire le point sur le contexte local, mais aussi pour entendre les témoignages de Gabriel Amard, président de la communauté d’agglomération des Lacs de l’Essonne, et de Didier Dumont, animateur du collectif EAU de la fédération CGT des services publics.

Comme l’air, l’eau est indispensable à la vie. Pourtant, certaines communes continuent de confier la gestion de leur approvisionnement en eau potable à la voracité des sociétés privées telles que Véolia et la SDEI. C’est ce qu’on appelle l’affermage. Or, lorsque l’on compare les factures, les tarifs du privé peuvent être 30% supérieurs à ceux du public ! On pourrait croire alors que les bénéfices récoltés servent à entretenir les canalisations, par exemple. Détrompez-vous ! Les multinationales estiment que, comme les coûts de l’entretien des réseaux sont plus élevés que le coût des pertes,dans des cas de fuites notamment, alors il n’est pas profitable et donc pas nécessaire de faire des réparations. Et le constat est effrayant. Aujourd’hui, c’est près de 40% de l’eau traitée qui est perdue dans des réseaux défectueux.

Néanmoins, il ne s’agit là que d’une volonté politique, affirme Gabriel Amard, même si le choix de la gestion publique traverse toutes les sensibilités : la gauche, comme la droite. Après avoir été maire de la ville de Viry-Chatillon, Gabriel Amard a été élu Président de la communauté d’agglomération des Lacs de l’Essonne. Il décide alors de faire le pari de la régie publique de l’eau, dès janvier 2006. Pari réussi, puisqu’aujourd’hui le tarif d’accès au service s’est vu diminué de 37%. Autre engagement tenu, la mise en place de la gratuité de trois litres d’eau par jour et par personne, indispensables à la survie. La démonstration est ainsi faite dans son livre « L’eau n’est pas une marchandise ! Vive la régie publique ! ». Il nous montre ce dont la gauche est capable lorsqu’elle décide de se réapproprier le service public au service de l’intérêt général.

Fin 2013, la plupart des contrats de délégation du Grand Avignon arriveront à échéance. Les communes, les syndicats intercommunaux et la COGA (Communauté d’Agglomération du Grand Avignon) vont pouvoir reprendre la main. Et cette volonté d’agir s’est vite faite ressentir lors du débat qui suivit l’exposé. Des usagers mais aussi des élus ont exprimé leur envie de faire avancer les choses, de mettre en place la régie publique de l’eau. Si au départ, certains pouvaient se montrer dubitatifs quant au résultat de cette gestion, tous sont ressortis convaincus de cette réunion et beaucoup sont prêts à s’engager dans cette aventure et à faire avancer la cause !

Samedi 27 octobre : journée nationale d’adhésion au Parti de Gauche. – "contre les requins de la finance, organisons-nous !"

Campagne_adhesions

A l’occasion de la journée nationale d’adhésion organisée par le Parti de Gauche, Martine Billard et Jean-Luc Mélenchon, co-présidents du PG, se rendront samedi 27 octobre à 17h place Jules Joffrin (Paris 18è) ou un « bureau d’adhésion » éphémère sera installé.

Après 4 ans d’existence, le Parti de Gauche compte aujourd’hui 12 000 adhérents.
La campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon a fortement contribué à étoffer les plus de 300 comités répartis dans toute la France. Tous les départements ont par ailleurs constaté l’arrivée de nombreux jeunes, actifs ou étudiants, intéressés par la démarche d’éducation populaire et les actions militantes innovantes du Parti de Gauche.

Aujourd’hui le Parti de Gauche veut offrir aux nombreux militants et militantes associatifs, aux militantes et militants syndicaux du public et du privé, aux femmes qui souvent n’osent pas franchir la porte d’un parti politique de peur de se heurter au machisme, la possibilité de s’engager au sein d’un parti qui se réclame de l’écologie, du socialisme et de la République mais aussi du féminisme et de l’antiracisme.

Le Parti de Gauche lance cette semaine une grande campagne d’adhésion sur le thème « Contre les requins de la finance : organisons nous ! ». 

Samedi 27 octobre, les militants du PG multiplieront les rencontres et initiatives pour inviter la population à « prendre parti ».

Laurent Siegelmeyer, salarié de Sanofi et syndicaliste CGT

Bernard Teper, co-animateur du Réseau Education Populaire, interroge Laurent Ziegelmeyer sur les licenciements boursiers et la situation des « Sanofi ». Un entretien co-réalisé par Respublica et la Télé de Gauche.

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