Union européenne : la fuite en avant austéritaire

Quelques heures avant le sommet européen du 18 octobre 2012, Angela Merkel s’exprimait devant le parlement allemand et y proposait un droit d’ingérence sur les budgets nationaux par un commissaire européen. Matthias Tavel, du secteur « Etudes et arguments » du Parti de Gauche, décrypte ses projets autoritaires et ceux d’Herman Van Rompuy, président du Conseil européen.

Le Parti de Gauche soutient le processus de paix en Colombie

Le Parti de Gauche salue l’ouverture, jeudi 18 octobre à Oslo, des négociations officielles « pour une paix juste et durable » entre les Forces Armées Révolutionnaire de Colombie – Armée Populaire (FARC-EP) et le gouvernement Colombien.

La première phase du processus vient ainsi d’aboutir à l’installation publique de la « table de discussions chargée de développer l’accord général pour la fin du conflit et la construction d’une paix stable et durable ».

La deuxième phase aura lieu le 15 novembre à la Havane, Cuba, où sera abordé le premier point de l’agenda des discussions: la question du développement agricole.

La perspective de la paix doit bénéficier de toutes les garanties possibles, sociales, politiques et juridiques, pour avoir une chance de voir le jour et proposer enfin au peuple colombien un autre horizon que ce conflit armé vieux d’un demi-siècle qui a fait, rappelons-le, plus de 600 000 morts et a conduit au déplacement forcé de plus de 3 millions de personnes.

En ce sens, pour que le processus puisse aboutir à une paix juste et démocratique, il faudra aborder des sujet essentiels tels que la la réintégration des FARC-EP dans la vie civile, économique, sociale et politique du pays, l’indemnisation des victimes, et la la lutte pour éliminer les organisations criminelles, telles que les organisations paramilitaires et leurs réseaux d’appui. Cela devra inclure la lutte contre la corruption et l’impunité, et la recherche de la vérité sur tous les crimes contre l’Humanité commis durant toutes ces années de confrontation armée.

Il s’agit là d’une grande opportunité pour le peuple colombien pour s’attaquer aux racines profondes qui ont engendré le conflit armé : les énormes inégalités sociales, économiques, et environnementales qui gangrènent le pays.

C’est en ce sens que le Parti de Gauche soutient les revendications des très nombreux mouvements sociaux colombiens qui manifestent depuis plusieurs des semaines, en ce moment historique pour la Colombie, pour que ces négociations de paix permettent d’ouvrir une voie vers la construction d’une société basée sur une véritable justice sociale.

Dépassements d’honoraires – Distribution de « Cartes Vitales Gold »

Suite au communiqué de Leila Chaibi, distribution de « Cartes Vitales Gold » par des militant-e-s du Front de Gauche le 22 octobre 2012.

Révolution par les urnes – Pourquoi s’intéresser à l’Amérique latine ?

Depuis 1998 et la première élection de Hugo Chavez au Venezuela, un nouveau cycle politique s’est ouvert en Amérique latine qui a vu émerger, dans une majorité de pays1, une nouvelle gauche du progrès humain au pouvoir. Partout, elle s’est appuyée sur le développement d’un fort mouvement des idées et des luttes sociales contre les politiques néolibérales et les oligarchies inféodées à Washington. Elle a pour point commun, au-delà de la diversité de ses acteurs et des expériences en cours, d’avoir tiré le bilan de l’échec du communisme d’Etat, en même temps que celui de la conversion de la social-démocratie en un social-libéralisme d’accompagnement et de rafistolage du système capitaliste globalisé. En Amérique latine, la social-démocratie s’est dissoute comme projet théorique et comme stratégie. Ayant renoncé au dépassement du capitalisme, et au nom d’une ruineuse stratégie d’accompagnement et de « régulation » du système, elle a finalement permis et même organisé, le démantèlement de l’Etat social. Elle s’est effondrée électoralement. Enfin, elle s’est parfois retournée contre le peuple.

C’est là le premier enseignement que nous offre le scénario latino-américain. Il nous montre que des peuples écrasés par le rouleau compresseur néolibéral (démantèlement de l’Etat et des services publics, libéralisations et privatisations, austérité généralisée, etc.) peuvent renverser l’ordre établi qu’ils ne sont pas condamnés à subir. Il nous indique également comment des systèmes politiques et institutionnels installés depuis des décennies peuvent, dans certaines conditions historiques, s’effondrer rapidement en emmenant dans leur chute fulgurante des partis (conservateurs et socio-démocrates) incapables de résoudre les problèmes concrets des populations.

Les processus de transformation sociale et démocratique en Amérique latine nous montrent que pour construire un rapport de forces durable dans la société contre les pouvoirs économiques et financiers et leurs représentants et divers relais – qui subsistent en dehors du pouvoir d’Etat -, il faut poursuivre des objectifs qui s’inscrivent dans une radicalité concrète2, elle-même rendue possible par la mise en place d’une méthode permanente : l’implication populaire.

Celle-ci passe en premier lieu par l’organisation de processus constituants pour refonder le système politique et le jeu démocratique, le développement et la multiplication des formes de consultation des populations (élections, référendum, référendums révocatoires, etc.), la démocratisation du spectre médiatique (soutien à la création de médias communautaires, renforcement de services publics de l’information, lois anti-concentration, etc.), le développement de l’éducation, le renforcement de la démocratie participative (« protagonique » disent les latino-américains) à tous les échelons, etc.

De ce point de vue, l’Amérique latine est loin des clichés médiatiques qui abondent sur les supposées dérives « autoritaires » des expériences en cours. Elles inventent au contraire de nouveaux processus politiques historiques dans lesquels les forces populaires – et en particulier les pauvres comme sujet politico-social – construisent leur émancipation à travers la mise en place de politiques concrètes qui, progressivement, ouvrent la voie à une transformation plus profonde des structures de la société. Et ce, dans le cadre d’un vif conflit démocratique assumé dans lequel les forces associées aux régimes antérieurs continuent – avec de nombreux soutiens extérieurs et médiatiques – d’agir dans les sphères politiques, institutionnelles, médiatiques et économiques.

Dans tous les pays où elle agit, la gauche latino-américaine construit l’Etat social lorsque celui-ci disparaît progressivement dans nos sociétés sous la pression de la globalisation. Elle affirme – et c’est aussi un enseignement – que l’investissement dans des politiques de justice sociale et environnementale constitue un facteur de progrès et de prospérité pour la société.

L’Amérique latine est la seule région du monde dans laquelle une fissure s’est produite dans l’hégémonie du néolibéralisme. L’ « autre gauche » latino-américaine fait la démonstration qu’il est possible de faire autrement lorsque la volonté politique s’installe, face aux marchés, au poste de commandement.

Et cette région n’est pas n’importe laquelle. Elle concentre en effet de formidables richesses convoitées dans le nouveau jeu géopolitique mondial à l’heure de la crise systémique du capitalisme. L’Amérique latine rassemble 1/3 des ressources mondiales d’eau potable, d’immenses réserves en hydrocarbure, en gaz, en minerais divers, en métaux rares, la plus grande biodiversité au monde, le plus important potentiel agricole, etc.

Dans ce contexte, elle est le laboratoire de nouvelles formes d’intégration régionale qui cherchent à bâtir la souveraineté et l’indépendance du sous-continent et de ses peuples face aux prétentions hégémoniques des puissances tutélaires traditionnelles de la région (Etats-Unis et pays européens). Qu’il s’agisse de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) crée en 2004, de l’Union des nations sud-américaines (Unasur) fondée en 2008 ou de la Communauté des Etats de l’Amérique latine et de la Caraïbe (Celac) lancée en 2011, toutes ces initiatives et regroupement de pays conçoivent les voies de l’intégration régionale par des mécanismes qui ne placent pas le marché et le libre-échange au cœur des processus, mais les principes de coopération, de solidarité et de complémentarité.

Ce sont notamment pour toutes ces raisons que l’autre gauche française et européenne doit s’intéresser à l’Amérique latine. Celle-ci est une source d’inspiration en ce sens qu’elle offre un terrain d’élaboration et d’expérimentation unique pour certaines politiques que nous voulons promouvoir et mettre en place. Elle permet aussi d’en observer les contradictions, les limites et les réussites. Elle permet enfin de comprendre comment les acteurs se mobilisent et se mettent en mouvement pour faire bouger les lignes dans des sociétés meurtries par les oligarchies et le néolibéralisme. Et ce, tandis que notre continent s’enfonce dans une crise économique, sociale et démocratique d’une ampleur jamais connue depuis les années 1930 et dont les principaux responsables sont les mêmes (Fonds monétaire international, marchés financiers, auxquels s’ajoutent ici la Commission européenne et la Banque centrale européenne) qui ont saccagé les sociétés latino-américaines avant que celles-ci ne se rebellent.

Notes :

1. Argentine, Bolivie, Brésil, Equateur, Nicaragua, Paraguay (avant le coup d’Etat de 2012), Pérou, Uruguay, Venezuela.

2. Il s’agit de politiques visant à organiser une réappropriation par la puissance publique des ressources nationales et des sphères économiques et financières abandonnées à la finance, à élargir le périmètre de la propriété sociale, à consolider l’accès des populations – notamment pauvres et indigènes – aux droits fondamentaux et à développer de nouveaux droits sociaux et environnementaux, etc.

Projets décentralisation – Le règne des barons

Il l’avait promis pendant la campagne présidentielle, il proposerait rapidement un acte III de la décentralisation. François Hollande l’a confirmé, il en a une vision libérale, fustigeant les « contraintes » de la loi, et optant pour une République à géométrie variable.
Lors de la conclusion des Etats généraux de la démocratie territoriale les 4 et 5 octobre derniers, le président de la République a précisé son projet de nouvelle loi sur la décentralisation lancée et pilotée par Jean-Pierre Bel depuis décembre 2011. Les Etats généraux ont consisté en une large consultation des élus locaux, d’abord sous forme de questionnaires, puis lors de réunions locales organisées par les sénateurs.
Le point de départ de l’analyse de François Hollande est double : d’une part les collectivités territoriales ont de multiples compétences, redondantes et couteuses autant qu’illisibles. Il faut donc clarifier et surtout simplifier. D’autre part, la loi est un poids, et la diversité des territoires demande qu’elle soit adaptée : il faut donc laisser aux élus de chaque région le soin de définir les compétences qu’ils prennent en charge, et la manière dont ils le font.

La loi territorialisée

Ont été évoquées « 400 000 normes », qui seraient autant de « contraintes » qui s’imposent aux collectivités territoriales, et qui expliqueraient la lenteur de leurs actions, ou encore la complexité de leurs interventions. Or les normes sont issues des lois, et décidées par les représentants du peuple souverain. Elles ont pour objectif la sécurité, la qualité, le respect de l’environnement ou encore la transparence des achats financés par l’argent public.
Les normes, sources de perte d’efficacité selon François Hollande, visent pourtant à assurer par exemple un nombre suffisant d’auxiliaire de puériculture présentes dans les crèches pour s’occuper des enfants, ou encore à prévoir les conditions dans lesquelles doivent être triés les déchets par les communes ou les intercommunalités. Surtout, elles garantissent l’égalité de traitement des usagers et des citoyens sur le territoire.
François Hollande se propose de réduire l’importance des normes nationales, soit en supprimant certaines d’entre elles, soit en adaptant la loi en fonction des territoires. Cette « loi territorialisée » prendrait deux formes.
Premièrement, le transfert aux régions d’une grande partie des compétences en termes d’économie et d’emplois permettra, selon le président, « qu’il y ait [un] meilleur lien entre les qualifications qui sont proposées et les besoins des entreprises ». Les régions pourront donc librement définir les formations des demandeurs d’emplois en fonction de l’activité économique de leur territoire.
C’est une orientation dangereuse, qui rompt avec l’égalité d’accès à la formation sur le territoire. En effet, selon cette logique, le lieu où l’on se trouve déterminera alors les qualifications auxquelles il est possible d’avoir accès. Par ailleurs lier les formations à l’activité économique présente ne tient compte que des exigences immédiates des entreprises, et ni de la pérennité pour la personne de sa qualification, ni des besoins à moyen terme de la société, par exemple pour mener à bien la planification écologique. Jean-Claude Mailly a d’ailleurs parlé de « balkanisation » de la République le 10 octobre, pour qualifier cette proposition. En second lieu, François Hollande souhaite que les collectivités territoriales disposent d’un droit élargi à l’expérimentation. Sous couvert d’une nécessité d’innover et de prendre en compte les spécificités du territoire, l’absence de cadrage de ce droit, en termes de durée ou de territoires concernés ouvre la porte à la possibilité d’une loi différente selon les lieux. Cela constitue, là encore, une rupture avec le principe républicain d’égalité de traitement sur le territoire.

Des compétences à géométrie variable

Les précédentes lois de décentralisation ont consisté en un transfert de compétences depuis l’Etat vers différents niveaux de collectivités territoriales. François Hollande considère cette répartition à la fois illisible et trop rigide. En effet, les régions et les intercommunalités ont des compétences en matière d’aménagement du territoire. Les départements et les communes ont la responsabilité de l’action sociale, mais sur des dispositifs et des périmètres territoriaux différents.
Sur chaque domaine, il est question d’introduire un « chef de file », qui pourra imposer des orientations aux autres collectivités : « A chaque grande politique correspondrait une seule autorité qui fixerait les modalités et l’action qui peut être déléguée à d’autres collectivités ».
L’objectif est la lisibilité pour le citoyen des politiques menées. Mais dans cette hypothèse, quel sens donner au vote, si les élus n’ont pas la possibilité de choisir les politiques qu’ils mènent ? Quel visage de la République, si ces mêmes élus ne sont pas soumis uniquement à la loi nationale mais aussi aux décisions d’autres entités territoriales ?
C’est bel et bien la République à géométrie variable, à plusieurs vitesses que cette orientation donnée par le président, qui concorde avec les conclusions des sénateurs, institutionnalise.
Mais ce n’est pas tout. En plus de l’introduction de la collectivité « chef de file », François Hollande a évoqué, tout comme l’avaient fait Marylise Lebranchu et Jean-Pierre Bel dans les jours précédents, la possibilité pour les collectivités de « décider en commun [d’] un pacte de gouvernance territoriale ». A l’échelle de chaque région, les élus, rassemblés en « conférences territoriales » auraient toute latitude pour décider quel niveau de collectivité prend en charge quel compétence.
Derrière cette proposition, l’idée que les territoires n’ont pas les mêmes objectifs. François Hollande a parlé de « compétition mondiale » et notamment de la création « d’un statut de métropole », collectivité qui pourra se voir transférer des compétences des régions et de l’Etat.

C’est donc clairement la fracture entre les territoires qui se profile, entre ceux qui doivent s’inscrire dans la fameuse compétition mondiale, qui n’intéresse pourtant que les financiers et les importants, et ceux qui sont laissés de côté, en proie à la fermeture incessante des services publics, et au manque de moyens structurels. Ce système de configuration variable de la répartition des compétences renforce aussi le rôle des barons locaux, qui selon leur bon vouloir décideront de l’avenir du territoire, au détriment de la souveraineté populaire.

L’orientation donnée par le président est inquiétante. Sa conception libérale de la décentralisation met en péril les principes d’unité de la République et d’égalité de traitement sur le territoire. C’est au contraire d’une refondation complète des institutions dont nous avons besoin, non pas en laissant les mains libres aux barons, mais par une implication populaire qui élaborera et contrôlera démocratiquement, la nouvelle organisation.

Révolution par les urnes – Pourquoi s’intéresser à l’Amérique latine ?

Depuis 1998 et la première élection de Hugo Chavez au Venezuela, un nouveau cycle politique s’est ouvert en Amérique latine qui a vu émerger, dans une majorité de pays1, une nouvelle gauche du progrès humain au pouvoir. Partout, elle s’est appuyée sur le développement d’un fort mouvement des idées et des luttes sociales contre les politiques néolibérales et les oligarchies inféodées à Washington. Elle a pour point commun, au-delà de la diversité de ses acteurs et des expériences en cours, d’avoir tiré le bilan de l’échec du communisme d’Etat, en même temps que celui de la conversion de la social-démocratie en un social-libéralisme d’accompagnement et de rafistolage du système capitaliste globalisé. En Amérique latine, la social-démocratie s’est dissoute comme projet théorique et comme stratégie. Ayant renoncé au dépassement du capitalisme, et au nom d’une ruineuse stratégie d’accompagnement et de « régulation » du système, elle a finalement permis et même organisé, le démantèlement de l’Etat social. Elle s’est effondrée électoralement. Enfin, elle s’est parfois retournée contre le peuple.

C’est là le premier enseignement que nous offre le scénario latino-américain. Il nous montre que des peuples écrasés par le rouleau compresseur néolibéral (démantèlement de l’Etat et des services publics, libéralisations et privatisations, austérité généralisée, etc.) peuvent renverser l’ordre établi qu’ils ne sont pas condamnés à subir. Il nous indique également comment des systèmes politiques et institutionnels installés depuis des décennies peuvent, dans certaines conditions historiques, s’effondrer rapidement en emmenant dans leur chute fulgurante des partis (conservateurs et socio-démocrates) incapables de résoudre les problèmes concrets des populations.

Les processus de transformation sociale et démocratique en Amérique latine nous montrent que pour construire un rapport de forces durable dans la société contre les pouvoirs économiques et financiers et leurs représentants et divers relais – qui subsistent en dehors du pouvoir d’Etat -, il faut poursuivre des objectifs qui s’inscrivent dans une radicalité concrète2, elle-même rendue possible par la mise en place d’une méthode permanente : l’implication populaire.

Celle-ci passe en premier lieu par l’organisation de processus constituants pour refonder le système politique et le jeu démocratique, le développement et la multiplication des formes de consultation des populations (élections, référendum, référendums révocatoires, etc.), la démocratisation du spectre médiatique (soutien à la création de médias communautaires, renforcement de services publics de l’information, lois anti-concentration, etc.), le développement de l’éducation, le renforcement de la démocratie participative (« protagonique » disent les latino-américains) à tous les échelons, etc.

De ce point de vue, l’Amérique latine est loin des clichés médiatiques qui abondent sur les supposées dérives « autoritaires » des expériences en cours. Elles inventent au contraire de nouveaux processus politiques historiques dans lesquels les forces populaires – et en particulier les pauvres comme sujet politico-social – construisent leur émancipation à travers la mise en place de politiques concrètes qui, progressivement, ouvrent la voie à une transformation plus profonde des structures de la société. Et ce, dans le cadre d’un vif conflit démocratique assumé dans lequel les forces associées aux régimes antérieurs continuent – avec de nombreux soutiens extérieurs et médiatiques – d’agir dans les sphères politiques, institutionnelles, médiatiques et économiques.

Dans tous les pays où elle agit, la gauche latino-américaine construit l’Etat social lorsque celui-ci disparaît progressivement dans nos sociétés sous la pression de la globalisation. Elle affirme – et c’est aussi un enseignement – que l’investissement dans des politiques de justice sociale et environnementale constitue un facteur de progrès et de prospérité pour la société.

L’Amérique latine est la seule région du monde dans laquelle une fissure s’est produite dans l’hégémonie du néolibéralisme. L’ « autre gauche » latino-américaine fait la démonstration qu’il est possible de faire autrement lorsque la volonté politique s’installe, face aux marchés, au poste de commandement.

Et cette région n’est pas n’importe laquelle. Elle concentre en effet de formidables richesses convoitées dans le nouveau jeu géopolitique mondial à l’heure de la crise systémique du capitalisme. L’Amérique latine rassemble 1/3 des ressources mondiales d’eau potable, d’immenses réserves en hydrocarbure, en gaz, en minerais divers, en métaux rares, la plus grande biodiversité au monde, le plus important potentiel agricole, etc.

Dans ce contexte, elle est le laboratoire de nouvelles formes d’intégration régionale qui cherchent à bâtir la souveraineté et l’indépendance du sous-continent et de ses peuples face aux prétentions hégémoniques des puissances tutélaires traditionnelles de la région (Etats-Unis et pays européens). Qu’il s’agisse de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) crée en 2004, de l’Union des nations sud-américaines (Unasur) fondée en 2008 ou de la Communauté des Etats de l’Amérique latine et de la Caraïbe (Celac) lancée en 2011, toutes ces initiatives et regroupement de pays conçoivent les voies de l’intégration régionale par des mécanismes qui ne placent pas le marché et le libre-échange au cœur des processus, mais les principes de coopération, de solidarité et de complémentarité.

Ce sont notamment pour toutes ces raisons que l’autre gauche française et européenne doit s’intéresser à l’Amérique latine. Celle-ci est une source d’inspiration en ce sens qu’elle offre un terrain d’élaboration et d’expérimentation unique pour certaines politiques que nous voulons promouvoir et mettre en place. Elle permet aussi d’en observer les contradictions, les limites et les réussites. Elle permet enfin de comprendre comment les acteurs se mobilisent et se mettent en mouvement pour faire bouger les lignes dans des sociétés meurtries par les oligarchies et le néolibéralisme. Et ce, tandis que notre continent s’enfonce dans une crise économique, sociale et démocratique d’une ampleur jamais connue depuis les années 1930 et dont les principaux responsables sont les mêmes (Fonds monétaire international, marchés financiers, auxquels s’ajoutent ici la Commission européenne et la Banque centrale européenne) qui ont saccagé les sociétés latino-américaines avant que celles-ci ne se rebellent.

Notes :

1. Argentine, Bolivie, Brésil, Equateur, Nicaragua, Paraguay (avant le coup d’Etat de 2012), Pérou, Uruguay, Venezuela.

2. Il s’agit de politiques visant à organiser une réappropriation par la puissance publique des ressources nationales et des sphères économiques et financières abandonnées à la finance, à élargir le périmètre de la propriété sociale, à consolider l’accès des populations – notamment pauvres et indigènes – aux droits fondamentaux et à développer de nouveaux droits sociaux et environnementaux, etc.

La Semaine du combat budgétaire commence – Espagne: Non au budget d’austérité !

Vendredi dernier, la coordination du 25 Septembre a déposé au Congrès des députés un texte élaboré collectivement par des citoyennes et des citoyens espagnols pour demander aux députés de rejeter le projet de budget d’austérité de Mariano Rajoy. Dimitri Zurstrassen du PG Espagne nous traduit ce texte lourd de sens.

Le même jour, le groupe parlementaire d’Izquierda Unida -Izqueirda Plural déposait un amendement à la totalité du budget 2013 conforme à cette demande. Le Pôle traduction du PG fait son possible pour nous le traduire dans les plus brefs délais. Je ne manquerai pas de vous le transmettre aussitôt traduit.

Une semaine de bataille s’annonce en Espagne. #23O #27O les manifestations iront bon train autour du Congrès cette semaine pour tenter de faire rejeter le budget le plus dur que l’Espagne ait eu à connaître depuis la fin de la dictature franquiste.

No pasaran!

Voici le texte de la Coordination du 25 Septembre :

EspagneNon au budget de la dette générateur d’oppression et misère!

Samedi passé fut présenté au Congrès le projet de Budget Général de l’Etat pour 2013. Il est probable que via un simulacre de débat qu’il sera approuvé en plénière mi novembre sans changements substantiels.

Ce budget a été élaboré sans prendre en compte la situation matérielle dans laquelle se trouve la population. Il accentue la politique fiscale régressive et les coupes dans la santé, l’éducation, la dépendance, la recherche, la culture, l’environnement, … La modification l’année passée de l’article 135 de la Constitution, sans consultation populaire, a hypothéqué notre souveraineté aux marchés et fit passer le pa  yement d’une dette que n’a pas été générée par la population au détriment de nos droits. Il n’y a pas de budget possible qui satisfassent nos besoins dans la situation politique et constitutionnelle actuelle.

Le système institutionnel actuel évite, quand il ne l’empêche pas, la participation dans les décisions qui affectent l’ensemble de la population, la limitant à quelques élections chaque 4 ans à travers lesquelles la majorité des partis ne respectent pas leur programme. Ceux qui devraient être nos représentants politiques et agir en fonction de la demande populaire pour s’occuper des vraies nécessités, sont soumis au diktat de la Troïka (BCE, FMI et UE), étranger à la souveraineté populaire, qui agit comme simple médiateur des intérêts des marchés.

Le projet de budget pour 2013 confirme les irrationalités et injustices dans l’organisation et la distribution des ressources publiques et environnementales et réaffirme que ce sera l’immense majorité de la population qui paiera la dette. Celle-ci, qui est de nature privée à presque 80 %, a été transformée en dette publique, par le sauvetage des banques, et est ainsi illégitime. Le budget pour l’année qui vient a pour but d’exproprier les ressources qui nous appartiennent afin de la payer. Il est indispensable de mettre en marche un audit citoyen public et transparent qui clarifie le fait de savoir quel est le montant de la dette, les raisons de sa génération, à qui doit-elle être remboursée, et qui doit la rembourser.

Le néolibéralisme, devenu la pensée unique depuis les années 80, impose aujourd’hui une spirale d’austérité, de coupes budgétaires, et de remboursement de la dette dans tous les pays du sud de l’Europe qui n’améliorent pas la situation. Est demandé l’effort de paiement de la dette illégitime à la société civile pendant que la fraude fiscale des grandes fortunes atteignent des niveaux énormes avec l’intolérable connivence des pouvoirs publics et une politique fiscale favorable au capital financier. Le projet de budget pour l’année 2013 demande la paiement d’une dette impayable à la population par la biais de nouvelles réductions des droits sociaux et écologiques (avec les plus que probables coupes dans le système de pensions).

L’application de ce budget signifiera  un recul des droits sociaux acquis durant des décennies et la soumission de nombreuses générations au capital financier.  Nous rejetons totalement ce budget anti écologique, antisocial et inhumain et demandons l’ouverture d’un processus constituant, cette fois authentique, avec toute la participation populaire possible.

Pour tout cela,  nous proposons que le projet de budget soit revu.

Traduction: Dimitri Zurstrassen (Pôle traduction du PG)

Espagne – Un front contre l’austérité

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Espagne: lycéens, étudiants, parents, syndicats de travailleurs, mouvements sociaux, tous montent au front contre l’austérité!

La lutte contre les politiques d’austérité s’est encore amplifiée en Espagne ces derniers jours avec les manifestations du #GlobalNoiseDay convoqué le 13 Octobre par le mouvement « des indignés » et l’entrée en grève toute cette semaine des étudiants.
Après trois années d’application des politiques d’austérité de l’UE et sa conséquence directe, deux années de récession économique, le gouvernement Rajoy continue à imposer plus de rigueur. 
Sourd aux manifestations toujours réussies que le peuple organise sans relâche partout dans le pays, le gouvernement a préparé le budget le plus austère jamais vu depuis la dictature pour l’année 2013.

LE 13 OCTOBRE 37 VILLES D’ESPAGNE RESONNAIENT AU SON DES CACEROLADAS
Cacerolada1
Ce sont au total 37 villes espagnoles qui ont participé à la journée « Global Noise » qui se déroulait le 13 octobre dans un nombre important de villes dans 33 pays européens et du monde.
L’objectif de cette journée était d’exprimer un ras le bol général du peuple face aux politiques mises en œuvre par les élites politiques et financières dans le monde. 
A Madrid, des milliers de personnes criant « No debemos, no pagamos » (« On ne doit rien on ne paie rien! ») munis de casseroles et de poêles ont manifesté de la place Emilio Castelar à la Puerta del Sol en passant devant le siège madrilène de l’Union Européenne (en levant les mains en l’air et en criant « Les mains en l’air, ceci est un hold up ») et devant le Ministère de l’Economie et des finances (pointé du doigt aux cris de « Vous ne nous représentez pas »). 
Dans tout le pays et en dépit de la répétition de ce type d’événements (des manifestations ont lieu tous les weekends), ce sont encore des milliers et des milliers d’espagnol-e-s qui sont descendus dans les rues et sur les places afin de faire entendre leur voix contre le paiement « d’une dette illégitime et odieuse ».

SEMAINE DE LUTTES ETUDIANTES ET LYCEENNES CONTRE LA CONTRE REFORME DE L’EDUCATION

Depuis le lundi 15 octobre, les étudiant-e-s sont entrés en grève. Une grève de 72H contre les coupes du ministre Wert à l’appel du syndicat étudiants et des divers collectifs étudiants et de jeunesse et de parents d’élèves. Le mouvement est soutenu par les principaux syndicats de travailleurs: CCOO et UGT. Toute la semaine aura été placée sur le signe de la lutte et le 17 Octobre, pas moins de 100 manifestations rassemblant plus de 250 000 étudiants ont déferlé dans les rues.
En cause: la contre réforme du Minsitre JI Wert qui prévoit des coupes budgétaires drastiques dans l’enseignement public en utilisant notamment:
-la hausse de 66 % des frais d’inscription universitaires 
-le licenciement de plus de 50000 professeurs des centres d’étude et universités de tout le pays
-l’imposition de trois examens supplémentaires pour pouvoir obtenir le Bachillerato et donc entrer à l’Université (un retour en fait à une mesure du franquisme pour limiter le nombre d’étudiants)
-l’imposition de frais d’inscription de centaines d’euros pour la Formation Professionnelle 

Une plateforme revendicative a donc été approuvée lundi passé. Elle se prononce:

-Pour l’accès a l’université du fils d’ouvrier. Contre l’imposition de barrières économiques et académiques pour empêcher notre accès a l’éducation supérieure. Tous les étudiants qui ont réussi leur 1ère et 2 ème année de bachillerato doivent avoir accès a l’université.
-Pour la suppression de l’augmentation des frais d’inscription a l’université publiques 
-Pour le retrait des nouveaux obstacles a l’accès des fils de travailleurs aux bourses d’études.
-Contre l’imposition de frais pour la Formation Professionnelle et Pour une Formation Professionnelle gratuite, démocratique et de qualité dans tout le pays. 
-Contre tout licenciement de professeurs dans l’éducation publique. 
-Pour la réadmission immédiate des plus de 49 000 enseignants qu’a licencie le PP au début de l’année scolaire dans tout le pays. 
-Contre les coupes budgétaires dans l’éducation publique
-Pour l’application des coupes budgétaire aux banquiers. 
-Pour la réinsertion des 4000 millions d’euros que le PP a retire au budget de l’école publique depuis son arrivée au pouvoir et pour l’augmentation drastique du budget de l’éducation publique pour garantir une éducation publique gratuite et de qualité.
-Pour une allocation chômage de durée indéfinie jusqu’à ce que tous les chômeurs trouvent un travail.

MANIFESTATIONS TOUTE LA SEMAINE CONTRE LE BUDGET GENERAL D’AUSTERITE 2013 

Depuis le vendredi 19 Octobre et jusqu’au samedi 27 octobre, de nouvelles manifestations auront lieu autour du Congrès des députés. Affiche_manif_espagneCette manifestation coïncide avec le début du débat sur le nouveau budget d’austérité du gouvernement Rajoy.
Les plans d’austérité à répétition de Rajoy depuis son arrivée au pouvoir le 11 Décembre dernier n’ont pourtant eu aucune incidence positive sur la dette: celle-ci augmente de 68,5% du PIB en 2011 70,2% du PIB pour 2012!
La recette de l’austérité n’en est pas moins appliquée drastiquement au projet de budget 2013, un budget si dur que même à droite des voix s’élèvent contre et que le commissaire à l’Euro, Olli Rehn, l’a salué « car il va plus loin que ce que nous recommandions »…

Il prévoit notamment:

-la baisse de 14,5% du budget de du Ministère de l’éducation
-l’élimination des fonds pour la récupération de la mémoire historique du pays (qui intervient après la supression en Mars dernier de l’office) 
-la baisse de 14% du budget alloué aux services sociaux (concernés: service d’aide à l’autonomie des personnes agées et handicapées, services d’aide aux immigrés, réfugiés et demandeurs d’asile, services de la petite enfance)
-la baisse de 7% des fonds pour la lutte contre les violences faites aux femmes
-la baisse de 6,3% des prestations chômage
-la baisse de 31% des fonds alloués à la garanties du paiement d’indemnisations des anciens employés d’entreprises déclarées insolvables
-la baisse de 0,4% de la formation professionnelle
Le résultat prévu: une hausse de la dette de 70,2% du PIB pour 2012 à 90,5% du PIB pour 2013. L’explication selon le gouvernement: la « nécessaire » recapitalisation des banques via un prêt européen et l’apport de 3,8 millions d’euros au Mécanisme européen de stabilité…

ACCORD ENTRE LES SYNDICATS POUR LA TENUE D’UNE GREVE GENERALE LE 14 NOVEMBRE 

L’ UGT et la CCOO ont décidé de convoquer une grève générale le 14 novembre en même temps que celles célébrée le même jour au Portugal. 
Une journée d’action et solidarité européenne composée de grèves et manifestations sera aussi organisée prochainement. L’idée de l’organisation d’une grande grève générale provient du Comité Exécutif de la Confédération Européenne des Syndicats afin de répondre de manière unitaire, en proposant des solutions, aux différents gouvernements européens qui appliquent des politiques d’austérité. 
Cette grève générale sera la deuxième contre le Gouvernement Rajoy en moins d’un an et la septième depuis le retour à la démocratie.
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Nos camarades d’Izquierda Unida participeront à la manifestation, « marchant toujours aux côtés des syndicats ».

 

Gaza – Le Parti de Gauche condamne l’agression de l’« Estelle »

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Dans la matinée du 20 octobre 2012, le gouvernement israélien a mis sa menace à exécution, en faisant arraisonner par sa marine de guerre dans les eaux internationales, la goélette « Estelle » battant pavillon suédois, ayant à son bord une vingtaine de passagers – dont cinq députés européens et 3 israéliens – dont le but était de rejoindre Gaza pour y livrer du matériel notamment scolaire et médical, qui manquent cruellement dans ce territoire soumis à un blocus inhumain et injustifié depuis plusieurs années.

Navire et passagers ont été emmenés par la force en Israël et y sont actuellement emprisonnés selon les informations dont nous disposons.

Cette agression brutale et préméditée, commise, une fois de plus, en violation du droit maritime et international, doit être dénoncée pour ce qu’elle est : un double acte de piraterie, du fait qu’il ait été perpétré dans les eaux internationales, et du fait que la destination du voyage n’était nullement Israël, mais Gaza.

Le Parti de Gauche condamne avec force cette nouvelle agression dont s’est rendu coupable le gouvernement voyou de Nétanyahou. Celui-ci se croit au-dessus des lois. Il s’est fait une spécialité de ce type d’action puisque c’est la troisième fois qu’il brise une tentative pacifique et humanitaire de mettre fin par la voie maritime à un blocus parfaitement illégal.

Le Parti de Gauche appelle solennellement l’Union européenne et ses Etats-membres, dont la France, à condamner le gouvernement israélien, à exiger la libération immédiate du navire et de ses passagers, à sanctionner le gouvernement voyou de Netanyahou et à refuser de renforcer l’accord de libre échange avec Israël.

Le Parti de Gauche rappelle à l’UE et au gouvernement français qu’il y a urgence à mettre un terme aux violations du droit international dont le gouvernement israelien se rend quotidiennement coupable, à exiger la fin du blocus de Gaza et de la colonisation et à faire respecter le droit au retour des réfugiés palestiniens.

Il demande enfin à l’UE et au gouvernement français d’agir afin de faire admettre la Palestine au nombre des Etats reconnus au sein des Nations-Unies.

Source de la photo

Royaume-Uni – L’austérité ça suffit !

Londres_manif_anti_austerite Ils et elles étaient plus de 150 000, dont plusieurs camarades du Front de Gauche de Londres, à défiler hier dans les rues de Londres pour protester contre les plans d’austérité mis en place pour le gouvernement Cameron. Une austérité qui prouve que l’Euro n’est ailleurs qu’une excuse pour organiser le remboursement prioritaire des intérêts des banques et la casse méthodique des services publics.

« L’austérité, ça ne marche pas », voilà ce que disait avec bon sens la banderole de tête de la manifestation, tirant le bilan de deux ans de coupures budgétaires drastiques. Elle s’est déroulée dans une ambiance de gronde contre le gouvernement conservateur, renforcée par les récentes affaires : « Andrew Mitchell », obligé de démissionner la veille pour avoir traité de « prolo » un policier, et l’affaire « George Osborne », surpris en première classe dans un train avec un billet de seconde.

Si les mots d’ordre des manifestants étaient clairs, le discours du travailliste Ed. Milliband l’était beaucoup moins. Celui qu’on présente comme le « leader » de l’opposition au gouvernement n’est clairement pas un opposant à l’austérité. Il s’est d’ailleurs contenter de dire que le gouvernement Cameron faisait « trop d’austérité trop vite ».

Le discours a fort heureusement été hué par un grand nombre de manifestants. C’est sans doute là la grande victoire de cette journée : la mise en évidence de la nécessité d’une véritable alternative à l’austérité et de la conscience que celle-ci ne viendra pas du Parti Travailliste.

Le Parti de Gauche salue la mobilisation du peuple dans les rues de Londres et sa lutte pour obtenir une vraie alternative à l’austérité. Il est grand temps que l’autre gauche se réunisse et se construise au Royaume-Uni.

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