Communiqué

A Montauban, le Parti de Gauche a participé au 1er tour des élections municipales, avec l’ensemble du Front de Gauche dans la liste « Rassemblement Montauban Citoyenne ».

Notre parti remercie chaleureusement les 3 037électrices et électeurs (11,75%) qui ont accordé leur confiance à ce rassemblement porteur de propositions de gauche, au service du bien commun. Par rapport à 2008, et dans une formation plus large, sous le slogan « A gauche de toutes nos forces » nous avons progressé de 400 voix malgré l’augmentation des abstentions.

Malheureusement, ce 1er tour enregistre une légère progression de Brigitte Barèges, un score non négligeable du Front National tandis que la liste PS-PRG s’effondre et passe de 34% au précédent scrutin à 27,8% aujourd’hui.

Dans cette configuration défavorable, comment défendre les choix de nos électeurs pour la ville et donc nécessairement battre la Maire sortante :

maintenir le Rassemblement Montauban Citoyenne au 2ème tour?
se rapprocher de la liste PS-PRG, sous réserve de conserver dans la majorité ou dans l’opposition la liberté de promouvoir et défendre les points forts de notre projet: la démocratie participative, la transition écologique et le développement des services publics.

Si le Parti de Gauche était favorable au maintien du Rassemblement au 2ème tour, dans la perspective de la construction progressive d’une alternative de gauche, une large majorité du Rassemblement a choisi l’autre solution pour continuer à défendre notre projet pour la ville.

Le Parti de Gauche a accepté ce choix majoritaire, mais il n’a en rien renoncé à combattre la politique austéritaire du gouvernement et le capitalisme afin de construire une société solidaire, démocratique, écologiste.

Il invite donc tous les électeurs du Rassemblement Montauban Citoyenne et tous les progressistes qui se sont abstenus au 1er tour, à se mobiliser.

Le 30mars:

Pas une voix ne doit manquer à la liste

« Rassemblement pour l’avenir de Montauban »

Montauban le 26 mars,
Jeannine Meignan, Catherine Laparre, Jean-Claude Laparre et Jean-Michel Raynal, candidats du PG au sein du « Rassemblement Montauban Citoyenne »

Communiqué

« FAIRE FRONT A GAUCHE »

A CASTELSARRASIN ET A MOISSAC

Mouvement de gauche, écologiste et citoyen pour donner la parole au peuple

Au vu des résultats du premier tour des élections municipales, la détermination de celles et ceux qui se sont engagés aux côtés de Véronique MALANGE à Moissac et Christian DELZERS à Castelsarrasin reste intacte.

C’est pourquoi ils solliciteront les futurs élus, quels qu’ils soient, pour que Castelsarrasin et Moissac soient gérées au cours des six prochaines années dans l’intérêt général des populations.

Les listes en présence au deuxième tour ne semblent pas, hélas, s’orienter vers le type de projet que nous avons proposé et que nous nous efforcerons de faire prendre en compte ;

Comme nous l’avons annoncé avant le premier tour, les électrices et les électeurs sont à même de se déterminer pour choisir telle ou telle liste dont le programme leur paraîtra le moins éloigné de celui qui leur aurait convenu ;

Mais la pire des solutions serait de ne pas aller voter, ce qui laisserait croire aux candidats que les citoyens se désintéressent de la vie communale et que les élus pourront faire ce qu’ils voudront sans être inquiétés ;

Le vote blanc ou nul indiquera au contraire que la population, insatisfaite des listes en présence, ne signe pas un chèque en blanc aux futurs élus.

Nous avons le devoir de rester vigilants face à l’intolérance, voire à la xénophobie.

Pour Faire Front à Gauche à Castelsarrasin et à Moissac,

demain et au cours des six prochaines années

vous pouvez compter sur Véronique MALANGE, Christian DELZERS et leur équipe.

A CASTELSARRASIN ET A MOISSAC

« FAIRE FRONT A GAUCHE »

Mouvement de gauche, écologiste et citoyen pour donner la parole au peuple

Malgré l’accueil très favorable et encourageant des personnes rencontrées sur les marchés ou dans la rue, Véronique MALANGE à Moissac et Christian DELZERS à Castelsarrasin n’ont pas pu, à ce jour, réunir les candidatures nécessaires pour se présenter aux élections municipales du 23 mars prochain.

Mais la détermination de celles et ceux qui se sont engagés à leur côté reste intacte. C’est pourquoi ils solliciteront les futurs élus, quels qu’ils soient, pour que Castelsarrasin et Moissac soient gérées au cours des six prochaines années dans l’intérêt général des populations.

Rappelons ici quels sont nos objectifs essentiels :

Demain, gérer une municipalité dans un contexte politique d’austérité, imposera des choix courageux de résistance.

Les listes en présence aujourd’hui ne semblent pas, hélas, s’orienter vers ce type de projet que nous nous efforcerons de faire prendre en compte ;

Nous ne donnerons pas de consigne de vote, ce serait inutile et prétentieux ; Les électrices et les électeurs sont à même de se déterminer pour choisir telle ou telle liste dont le programme leur paraîtra le moins éloigné de celui qui leur aurait convenu ;

Mais la pire des solutions est de ne pas aller voter, ce qui laisse croire aux candidats que les citoyens se désintéressent de la vie communale et que les élus peuvent faire ce qu’ils veulent sans être inquiétés ; Le vote blanc ou nul indique au contraire que la population insatisfaite des listes en présence ne signe pas un chèque en blanc aux futurs élus

Sur chaque commune, un débat public entre les prétendants, répondant aux questions des personnes présentes dans la salle, serait un excellent moyen, pour les électrices et les électeurs, de se forger une opinion sur les projets et la volonté des candidats d’agir pour le bien commun et l’amélioration des conditions de vie dans un contexte difficile

Faire Front à Gauche à Castelsarrasin et Moissac, demain et dans les prochaines années

avec Véronique MALANGE, Christian DELZERS et leur équipe

Face aux salariés, Hollande ne lâche rien!

Travail dimanche Décidément François Hollande ne lâche rien… aux salariés et leurs syndicats. Alors que tous les syndicats du commerce sont opposés à l’ouverture des magasins le dimanche, voilà le 2ème décret en trois mois l’autorisant dans les magasins de bricolage après que le premier a été retoqué par le conseil constitutionnel.

Mais cette fois pour une durée illimitée ! Pire, le ministre Sapin annonce des discussions en vue d’une loi remettant à plat cette question. Avec ce gouvernement on sait ce que signifient ces négociations où le patronat joue à domicile : on doit donc s’attendre à une remise en cause profonde de cet acquis de la Révolution…

Que les électeurs de l’UMP déroutés par les affaires qui secouent leur parti se rassurent, il y a bien une droite de rechange dans ce pays et elle est au gouvernement ! Car à travers cette autorisation du travail dominical, le gouvernement s’attaque à l’une de nos plus vieilles conquêtes sociales.

Il démontre également son attachement au consumérisme le plus débridé en proposant pour seul modèle une société où les loisirs sont réduits à l’échange marchand.

Adoption homoparentale : pas de discrimination contre les mères par PMA !

Le Parti de Gauche dénonce les attaques de certains parquets contre les femmes ayant recours à la PMA et contre les enfants qui en sont issus. Il réclame l’adoption urgente d’une loi qui ouvre la PMA à toutes les femmes et rénove le droit de la filiation.

Les reculades du gouvernement quant à l’ouverture du droit à la Procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, entérinées par le report de la loi « famille », trouvent aujourd’hui écho dans les tribunaux avec une application à géométrie variable du droit d’adoption homoparentale, ouverte par la loi Taubira du 17 mai 2013. Devant plusieurs tribunaux (Aix, Marseille, Toulouse), des procureurs ont récemment entrepris de cibler l’homoparentalité féminine par PMA pratiquée par des femmes à l’étranger, pour s’opposer à l’établissement de la filiation avec la mère non parturiente de couples lesbiens mariés, au motif qu’il y aurait eu « fraude ». Pourtant, si la PMA pour les lesbiennes n’est pas ouverte par loi française sur le territoire national, a contrario, elle n’est pas explicitement interdite, au même titre que la gestation pour autrui (GPA) prise en référence. Ces prises de position de procureurs qui cherchent à entretenir l’amalgame entre PMA et GPA apparaissent donc comme discriminatoires à l’encontre de l’homoparentalité féminine, qui plus est en s’en prenant scandaleusement aux intérêts des enfants et à la sécurisation de leurs liens familiaux, sous couvert de « punir » les mères d’une prétendue « fraude » qui n’existe pas dans nos textes de droit (loi ?).

Cette situation illustre avec amertume les conséquences du rejet par la majorité PS des amendements du Front de Gauche pendant les débats sur la loi Taubira. Nous proposions alors, en plus d’ouvrir dans le Code de santé publique le droit d’accès à la PMA à toutes les femmes dont les lesbiennes, d’inscrire dans le Code civil la reconnaissance automatique de la filiation par déclaration de la « seconde mère » (la conjointe non parturiente), en cas de PMA. Pour mettre fin à cette invocation discriminante et à géométrie variable du droit par des procureurs, le Parti de Gauche réaffirme sa volonté d’ouvrir sur le territoire français l’accès à la PMA à toutes les femmes, quelles que soient leur situation conjugale ou leur orientation sexuelle. 40 ans après le droit à l’IVG, ce serait un grand pas d’émancipation des femmes, consacrant mieux encore la maîtrise de leurs corps et de leurs droits reproductifs.

Une réforme globale et ambitieuse de la filiation fondée sur l’engagement et la reconnaissance de la parenté, et non sur le lien biologique, permettrait aussi de répondre à toutes les familles renvoyées aujourd’hui devant les tribunaux pour adopter ceux qui sont déjà leurs enfants. Mais la frilosité du gouvernement qui donne des gages au camp réactionnaire ne laisse pas envisager d’avancée prochaine substantielle, en matière de reconnaissance de la diversité des formes de familles.

Déclaration du Secrétariat National du Parti de Gauche

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Notre dernier conseil national a adopté une résolution très claire sur les Européennes. Cette élection, à la suite des précédentes mobilisations politiques électorale et sociale de notre pays, est une occasion décisive pour placer en tête l’opposition de gauche face à la droite et à l’extrême droite. C’est pourquoi nous faisons de la construction du Front de gauche l’axe pioritaire de notre stratégie. Les divergences avec le Parti communiste quand il choisit de retourner faire des alliances avec le Parti socialiste n’y changent rien. Certes, cela n’efface pas le problème des municipales où dans la moitié des villes, le PCF ne part pas avec ses alliés naturels du FDG. Mais notre rôle n’en est que plus décisif : maintenir l’indépendance du Front de gauche pour pouvoir rassembler, unir, préparer une nouvelle majorité politique dans notre pays. Quand dans des villes, le PCF nous tourne le dos, nous faisons quand même vivre la nouvelle maison commune. C’est à ce prix que notre peuple saura qu’il peut se tourner vers nous, notre programme, nos organisations comme vers une alternative sans compromission avec l’injuste et cruel ordre établi actuel. Nous maintenons donc l’expression de notre point de vue : les listes communes impliquant des membres du FDG sous la direction des socialistes aux élections municipales, discréditent notre crédibilité et brouillent notre message.

C’est pourquoi nous nous réjouissons de la déclaration de Pierre Laurent au nom de la direction du PCF. Certes elle intervient bien tard alors que nous aurions pu nous dispenser de plusieurs mois de polémiques publiques. Mais elle n’en a que davantage de valeur puisqu’elle a été soigneusement pesée. Nous croyons que notre débat public, en dépit de ses lourds inconvénients, aura cependant permis de fortifieŕ la prise de conscience parmi nos élécteurs et militants sur les enjeux de la stratégie à appliquer pour changer de majorité de gauche. Nous considérons que notre message, unitaire mais ferme sur la stratégie, a été entendu. Jeudi 20 février, le PCF Paris avait annoncé le retrait du logo FDG sur le matériel officiel de la liste Hidalgo conformément à ce que nous demandions en préalable. Un point dur était ainsi levé. Ce 6 mars c’est maintenant Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, qui nous a transmis son courrier envoyé à tous les adhérents communistes. Dans la conclusion de cette lettre il revient sur « les conditions » (dixit) que posait notre parti à l’ouverture de discussions sur les Européennes. Après avoir cité le retrait du logo à Paris comme l’un de ces signes, le Secrétaire national du PCF reprend, mais cette fois-ci officiellement, les propos que nous avait tenus la délégation du PCF lors de notre rencontre bilatérale du 17 janvier dernier,. Au sujet des scrutins de 2015, il rappelle donc que “la présentation de candidats (au premier tour) est déjà la règle” au PCF. Il poursuit, en prenant pour référence la construction “des listes du Front de gauche en 2010 dans la grande majorité des régions”, élections où en effet le Front de Gauche avait bien proposé à ces Régionales la ligne nationale de l’autonomie. En conséquence, Pierre Laurent confirme que “les enjeux dans les collectivités départementales et régionales conduiront probablement à approfondir les choix dans cette direction”. S’il précise que “ces choix devront être débattus et tranchés par les communistes”, il annonce également qu’ils seront issus d’une “discussion avec toutes les forces du Front de gauche”. Ce dernier point est important pour nous. En effet la décision communiste de faire des listes communes avec le PS avait été prise partout sans aucun débat préalable entre partenaires du Front de gauche. Cela ni avant ni pendant, ni encore moins à l’occasion des abandons de poste comme ceux des têtes de listes communistes à Henin Beaumont, Rouen ou ailleurs.

Ainsi à l’inverse de ce qui s’est passé pour les municipales, nous actons que l’équipe dirigeante du PCF, avec ses mots, se déclare en faveur d’une ligne nationale, discutée dans le cadre du Front de Gauche, pour les élections Régionales et cantonales de 2015, soit les prochaines élections à deux tours. Elle confirme également appeler à des listes du Front de Gauche dès le premier tour de ces élections. Cela nous satisfait pleinement et met un terme à la discussion sur le sujet au niveau national. Cependant, cette prise de position n’engage pas les niveaux de décision statutaires du PCF. Or nous avons connu de sévères retournements de situation localement. Un exemple de ce type d’attitude a été donné dans des conditions très déplorables à d’Hénin Beaumont. Nous resterons donc très attentifs et prévoyants aux cotés de nos partenaires nationaux.

Il n’en reste pas moins que nous enregistrons donc avec satisfaction la déclaration de Pierre Laurent. Nous considérons cet engagement comme la reconnaissance d’un FDG avant tout défini par sa stratégie d’autonomie. C’est le sens du document stratégique adopté par tous il y a quelque mois. Une stratégie qui devra être la ligne nationale du FDG dans les élections à venir. Bien sûr il faudra que ces paroles se transforment en actes. Nous réitérons notre demande que soit formée une liste électorale nationale des personnes engagées au Front de Gauche qui décident par leur vote de la stratégie de ceux qui s’intituleront Front de gauche dans les élections. Le PG ne peut envisager que soit galvaudée la stratégie d’autonomie du Front de Gauche et son sigle usurpé par le PS . C’est la condition pour qu’il soit utile à la recomposition en profondeur de l’espace politique et qu’il puisse espérer devenir la première force à gauche, pour une vraie alternative.

En conséquence nous engageons au plus vite les négociations en vue de la constitution de listes aux Européennes avec nos partenaires du FDG. Nous maintenons l’ambition qu’elles soient les plus larges possibles et ouvertes à toutes les forces et personnalités opposées « à la politique d’austérité du gouvernement et à la politique de l’UE ». Nous affirmons notre confiance en nous même et dans l’énergie de notre peuple pour sortir de l’impasse où la droite et les solfériniens l’ont enfermé.

Menace radioactive sur Paris ?

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Le Projet Cigéo d’enfouissement de déchets nucléaires sur le site de Bure (Meuse) présente un danger gravissime pour nombre de citoyens et particulièrement pour les Parisiens. D’après l’expert indépendant Bertrand Thuillier, docteur ès sciences, professeur associé, les 100 000 m3 d’eau distribués quotidiennement dans les 18e, 19e et 20e arrondissements, et une partie des 9e, 10e, 11e et 12e arrondissements, provenant de l’usine de traitement de Joinville alimentée par la Marne, pourraient faire l’objet de contaminations radioactives. Près d’un million de Parisiens seraient touchés. En effet, le risque d’incendie des alvéoles souterraines d’enfouissement est très élevé. Les conséquences seraient désastreuses pour le bassin de vie et Paris.

Un incendie libérerait une quantité importante de radionucléides, dont Bertrand Thuillier évoque la propagation en deux temps. D’abord se diffusant quasi immédiatement dans l’atmosphère par les puits d’aération, ces radionucléides seraient entraînés dans la vallée de la Marne par ruissellement. Ensuite, la plus grosse part des radionucléides s’échapperaient de l’alvéole incendiée par le biais des galeries et des creusements jusqu’aux nappes phréatiques situées juste au-dessus du niveau de Cigéo, polluant ainsi gravement le bassin versant de la Marne. Par conséquent, les contaminants radioactifs seraient entraînés vers le bassin parisien.

Le Parti de Gauche, par la voix de Danielle Simonnet, candidate à la mairie de Paris, et de ses secrétaires nationaux Corinne Morel-Darleux et Gabriel Amard, alerte vigoureusement le gouvernement, l’ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs), la Ville de Paris, Eau de Paris, les partis politiques et la société civile pour suspendre immédiatement le projet Cigéo. Il est nécessaire de mettre en œuvre une étude complémentaire et indépendante et d’informer l’ensemble des citoyens mais aussi de trouver via un vrai débat public national comment organiser la gestion des déchets nucléaires en toute responsabilité à l’égard des générations futures. Pour notre part cela commence par arrêter d’en produire !

Le Parti de Gauche a réalisé un cahier d’acteur présentant ses propositions en matière de gestion des déchets, consultable sur le site de la CNDP :
http://www.debatpublic-cigeo.org/informer/cahier-acteurs.html

Danielle Simonnet
Candidate du Front de Gauche à la mairie de Paris

Corinne Morel-Darleux,
Secrétaire nationale du PG à l’écosocialisme

Gabriel Amard,
Président de la gauche par l’exemple, l’association des élu-e-s du PG

Pour plus d’informations :
http://www.villesurterre.eu/images/ligny_120613_powerpoint_projete.pdf
« Le projet CiGéo et risque « eau » pour les franciliens », Bertrand Thuillier Téléchargez le document .

 

A-t-on le droit de qualifier Marine Le Pen de « fasciste » ?

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Le terme « fasciste » est-il une injure ou une caractérisation politique ? Maître Wallerand de Saint-Just, l’avocat de Marine Le Pen, laquelle s’était fait porter pâle, et Raquel Garrido, défenseur de Jean-Luc Mélenchon, bien présent, lui, dans la salle d’audience, se sont penchés pendant plus de deux heures sur cette question, jeudi 6 mars, sous l’œil des magistrats de la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

Un mois après le procès des « faux tracts » devant le tribunal de Béthune (Pas-de-Calais), le leader du Parti de gauche affrontait pour la deuxième fois la présidente du FN devant la justice, en qualité de prévenu cette fois-ci. Il lui est reproché d’avoir, le 5 mars 2011, alors qu’un journaliste d’iTélé lui demandait de commenter un sondage plaçant pour la première fois Marine Le Pen en tête du premier tour de la présidentielle à venir, répondu :

« Non, tout ça, c’est une guignolisation de la politique qui est absolument invraisemblable. Pourquoi voulez-vous que le peuple français soit le seul peuple qui ait envie d’avoir un fasciste à sa tête ? Donc tout ça est une espèce de fabrication par les instituts de sondage […], nous sommes en train d’en parler alors que c’est aussi stupide que si on annonçait que le Père Noël est en tête. »

Fraîchement élue à la tête du FN, Marine Le Pen, qui amorce alors sa stratégie de dédiabolisation du parti, décide de porter plainte avec constitution de partie civile pour « injure publique » contre l’auteur de ces mots et la chaîne qui les a diffusés. Une stratégie qui la conduira plus récemment à menacer de poursuites quiconque apposerait l’étiquette « extrême droite » sur son parti, menace qui n’a, jusqu’ici, jamais été suivie d’effet.

UNE « CARACTÉRISATION POLITIQUE »

Qualifier Marine Le Pen de « fasciste » est-il injurieux ? Les deux parties ont adopté des stratégies diamétralement opposées pour trancher la question. Le conseiller de Marine Le Pen a placé l’essentiel de ses arguments sur le terrain du droit et la caractérisation de l’injure, tandis que M. Mélenchon et son avocate ont projeté leur analyse sur le débat politique et la nature profonde du FN.

Pour Wallerand de Saint-Just, qui avait posé sur son pupitre Le Fascisme en action, de l’historien américain Robert Paxton, « Il est illégal de se revendiquer du fascisme ou du nazisme ». « L’imputation péjorative d’une opinion illicite et universellement réprouvée à ma cliente constitue donc une injure », a estimé l’avocat. Un délit défini, en droit, comme « toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait ».

M. Mélenchon a eu beau jeu de rappeler que Marine Le Pen parlait elle-même de « fascisme doré des marchés financiers » et de « fascisme vert » à propos de l’islamisme. Il fut un temps, a-t-il rappelé, où « de Gaulle était traité de fasciste, ce qu’il n’était pourtant pas. Ce n’est certes pas un compliment, mais c’est une opinion » qui a sa place dans le débat public. Le FN se distinguant selon lui par la « négation des conflits de classes » au profit de « communautés mytiques comme la nationalité ou la religion », et la posture « ni droite, ni gauche », il revêt à ses yeux les marqueurs « typiques » du fascisme. Une « caractérisation politique » qui, si elle venait à être interdite, « interdirait tout travail scientifique sur ce thème », a-t-il mis en garde.  .. Lire la suite ..

A-t-on le droit de qualifier Marine Le Pen de « fasciste » ?

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Le terme « fasciste » est-il une injure ou une caractérisation politique ? Maître Wallerand de Saint-Just, l’avocat de Marine Le Pen, laquelle s’était fait porter pâle, et Raquel Garrido, défenseur de Jean-Luc Mélenchon, bien présent, lui, dans la salle d’audience, se sont penchés pendant plus de deux heures sur cette question, jeudi 6 mars, sous l’œil des magistrats de la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

Un mois après le procès des « faux tracts » devant le tribunal de Béthune (Pas-de-Calais), le leader du Parti de gauche affrontait pour la deuxième fois la présidente du FN devant la justice, en qualité de prévenu cette fois-ci. Il lui est reproché d’avoir, le 5 mars 2011, alors qu’un journaliste d’iTélé lui demandait de commenter un sondage plaçant pour la première fois Marine Le Pen en tête du premier tour de la présidentielle à venir, répondu :

« Non, tout ça, c’est une guignolisation de la politique qui est absolument invraisemblable. Pourquoi voulez-vous que le peuple français soit le seul peuple qui ait envie d’avoir un fasciste à sa tête ? Donc tout ça est une espèce de fabrication par les instituts de sondage […], nous sommes en train d’en parler alors que c’est aussi stupide que si on annonçait que le Père Noël est en tête. »

Fraîchement élue à la tête du FN, Marine Le Pen, qui amorce alors sa stratégie de dédiabolisation du parti, décide de porter plainte avec constitution de partie civile pour « injure publique » contre l’auteur de ces mots et la chaîne qui les a diffusés. Une stratégie qui la conduira plus récemment à menacer de poursuites quiconque apposerait l’étiquette « extrême droite » sur son parti, menace qui n’a, jusqu’ici, jamais été suivie d’effet.

UNE « CARACTÉRISATION POLITIQUE »

Qualifier Marine Le Pen de « fasciste » est-il injurieux ? Les deux parties ont adopté des stratégies diamétralement opposées pour trancher la question. Le conseiller de Marine Le Pen a placé l’essentiel de ses arguments sur le terrain du droit et la caractérisation de l’injure, tandis que M. Mélenchon et son avocate ont projeté leur analyse sur le débat politique et la nature profonde du FN.

Pour Wallerand de Saint-Just, qui avait posé sur son pupitre Le Fascisme en action, de l’historien américain Robert Paxton, « Il est illégal de se revendiquer du fascisme ou du nazisme ». « L’imputation péjorative d’une opinion illicite et universellement réprouvée à ma cliente constitue donc une injure », a estimé l’avocat. Un délit défini, en droit, comme « toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait ».

M. Mélenchon a eu beau jeu de rappeler que Marine Le Pen parlait elle-même de « fascisme doré des marchés financiers » et de « fascisme vert » à propos de l’islamisme. Il fut un temps, a-t-il rappelé, où « de Gaulle était traité de fasciste, ce qu’il n’était pourtant pas. Ce n’est certes pas un compliment, mais c’est une opinion » qui a sa place dans le débat public. Le FN se distinguant selon lui par la « négation des conflits de classes » au profit de « communautés mytiques comme la nationalité ou la religion », et la posture « ni droite, ni gauche », il revêt à ses yeux les marqueurs « typiques » du fascisme. Une « caractérisation politique » qui, si elle venait à être interdite, « interdirait tout travail scientifique sur ce thème », a-t-il mis en garde.  .. Lire la suite ..

L’économie de la mer, horizon politique

“Les océans représentent 70% de la surface de la planète. Plus des deux-tiers de la population mondiale vit à moins de 100 kilomètres d’une côte. La mer est obligatoirement la nouvelle frontière de l’humanité“. Voilà comment parle de ce nouvel horizon, J.L. Mélenchon qui n’a de cesse de tenter de faire rentrer la question de la mer dans le débat public [Cf. faire entrer la mer en politique]. Ce positionnement, s’il n’est pas dénué d’universalisme est d’autant plus intéressant et stratégique pour la France que notre territoire national représente la deuxième plus grande surface maritime du monde, juste derrière les États-unis. Pour contribuer au débat, j’ai donc réalisé une carte par anamorphose montrant le poids des états en fonction de la surface de leur zone exclusive économique*. Sur cette carte, la taille des pays est proportionnelle à leur surface maritime territoriale. Les 5 premiers pays sont représentés en bleu foncé.

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(*) D’après le droit de la mer, une zone économique exclusive (ZEE) est un espace maritime sur lequel un État côtier exerce des droits souverains en matière d’exploration et d’usage des ressources. Elle s’étend à partir de la ligne de base de l’État jusqu’à 200 milles marins (environ 370 km) de ses côtes au maximum. Le terme est parfois abusivement appliqué aussi aux eaux territoriales et aux extensions possibles du plateau continental au-delà de ces 200 milles marins.

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